Il n’y avait eu aucun finisher sur la Barkley Marathon depuis 2017. Mais cette année, ils sont 3 à avoir réussi l’exploit de boucler les 5 tours de la légendaire course américaine en moins de 60 heures. Et c’est un Français, Aurélien Sanchez, qui s’est imposé. Il a battu le légendaire ultra-runner américain John Kelly, qui il y a sept ans était le dernier homme à avoir fini cette épreuve. Retour sur une course épique.

Tout ce que vous devez savoir sur la Barkley Marathon

La Barkley Marathon est une épreuve d’ultra-running unique au monde, de celles qui mènent plus à l’échec qu’à l’exploit. Son créateur et organisateur est le mystique Lazarus « Laz » Lake, de son vrai nom Gary Cantrell. Le principe de la course est simple : effectuer 5 boucles de 20 miles (32 km) en moins de 60 heures. Soit 12 heures par boucle, pas une minute de plus. Tous ceux qui finissent la première boucle en moins de 12 heures peuvent prendre le départ de la seconde, et ainsi de suite. 24 heures pour finir 2 boucles, 36 heures pour finir 3 boucles, 48 heures pour en finir 4 et avoir l’immense honneur de prendre le départ de la 5e. Et rêver de la parcourir en moins de 12 heures bien sûr.

Mais ce qui rend la course si spéciale, c’est qu’il n’y a aucun parcours, aucun balisage. Chaque concurrent doit tailler son propre chemin à travers des forêts de ronces, des montées vertigineuses et des descentes piégeuses dans le comté sauvage et hostile de Morgan, Tennessee. Un véritable enfer, racontent sans exception tous ceux qui s’y sont essayé. Et pour s’assurer qu’ils ont bien suivi le « parcours », Lazarus « Laz » Lake a prévu une petite astuce pour créer des points de contrôle très particuliers. Chaque concurrent doit trouver pendant chaque boucle des livres dissimulés dans la forêt et arracher la page correspondant à son dossard. Le fait de ne pas présenter une page de chaque livre à la fin de chaque boucle entraîne une disqualification !

Barkley Marathon Lazarus Lake Photo instagram
Lazarus Lake. Photo Instagram / DR

Barkley Martahon 2023 : bataille acharnée et victoire du Français Aurélien Sanchez

Pour sa première participation, Aurélien Sanchez est devenu le premier finisher depuis 2017 – et le 16e de l’histoire de la course – après une bataille acharnée. En effet, au terme des 5 boucles, il n’a devancé que de 20 petites minutes l’Américain John Kelly, qui n’est autre que la dernière personne à avoir été finisher de la Barkley, il y a sept ans. Pour la petite histoire, Aurélien Sanchez n’est pas un inconnu. Il est entre autres le détenteur du record sur l’itinéraire sud-nord du sentier John Muir en auto-suffisance, un parcours de 213 miles (343 km) à travers la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada en Californie. Il s’est également illustré en France, en parcourant les Pyrénées en auto-suffisance en 12 jours.

Autre fait marquant, un troisième coureur a réussi à finir cette édition, le Belge Karel Sabbe, qui en était à sa 3e participation. Il a rallié l’arrivée 6 petites minutes seulement avant le gong des 60 heures. 3 finishers sur une même édition, cela ne s’était produit qu’une seule fois, en 2012. Et il faudra encore attendre pour qu’une femme parvienne à finir cette terrible course. Cette année, pour la deuxième fois de l’histoire, une femme, Jasmin Paris, a pris le départ de la 4e boucle. Mais elle n’a pas pu la terminer à temps…

Barkley Marathon John Kelly en 2017
John Kelly, dernier finisher connu, en 2017. Photo DR

Barkley Marathon 2023 : frayeur dans le dernier tour

Aurélien Sanchez a pris le départ de la dernière boucle quelques minutes après John Kelly, qui a eu du coup le privilège de choisir le sens de la boucle. L’Américain est parti dans le sens horaire, qu’il a jugé plus simple, obligeant le Français à partir dans le sens anti-horaire. Autre record cette année, ils étaient 4 à entamer la dernière boucle, puisque l’Américain Damian Hall a également pris le départ. Mais il s’est perdu peu après, et a été contraint à l’abandon. Quant à Aurélien Sanchez, il a parfaitement maîtrisé la dernière boucle, terminant en 58h 23mn 12s, soit avec plus d’une heure et demie d’avance sur le gong final.

Sanchez a cependant eu une frayeur, puisqu’un randonneur, qui croyait que la course était terminée, avait retiré l’un des livres dont les concurrents devaient déchirer des pages. Mais tout est rentré dans l’ordre et le Français a finalement devancé d’un peu moins de 20 minutes la légende américaine de l’ultra-running John Kelly, qui avait pourtant été en tête sur les 4 tours précédents. Kelly devient le troisième coureur de l’histoire de la Barkley Marathon à terminer le parcours plus d’une fois, suivant les traces de Jared Campbell (2012, 2014 et 2016) et Brett Maune (2011 et 2012).

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Karel Sabbe, 3e finisher de la Barkley Marathon 2023. Photo Instagram / DR
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Si la plupart des meilleurs traileurs français n’étaient pas au rendez-vous du Trail du Ventoux 2023, préférant se réserver pour les Championnats de France de Trail du week-end prochain à La Cité des Pierres, courses qualificatives pour les Mondiaux d’Innsbruck en juin, quelques pointures avaient cependant fait le déplacement à Bédoin. Parmi elles, Thibaut Garrivier, Audrey Tanguy et Camille Bruyas faisaient figure de favoris. Ils ont honoré leur statut et offert un combat palpitant sur ce 46km et 2050m D+ passant au sommet du Géant de Provence.

Trail du Ventoux, 1ère étape de la Golden Trail National Series 2023

C’est une tradition vieille de près de 20 ans… À Bédoin, petit village de Provence, la fin de l’hiver annonce le Trail du Ventoux. Cette année, malgré la présence de grosses rafales de vent et d’une température flirtant avec les 0 °C au sommet, les coureurs ont eu le droit au parcours complet. Il faut dire que le soleil brillait ce dimanche 12 mars dans le ciel provençal, et la musique de la sono avait réveillé tôt le matin le village vacances des Florans, lieu de départ de la course. Sur la ligne : plus de 1000 coureurs prêts à en découdre avec le Mont Chauve ; au bout du parcours pour certains, les premiers points marqués pour le compte de la Golden Trail National Series France 2023.

Trail du Ventoux 2023 Photo David Gonthier
Photo David Gonthier

Résultat Trail du Ventoux 2023 : l’Italie en force

Ce sont des habitués… Le Team Salomon Italie aime faire sa rentrée sur le Trail du Ventoux. Mais cette année, les Italiens ont frappé fort en s’adjugeant deux des trois places sur le podium chez les hommes. En effet, alors qu’il s’était calmement calé dans la foulée de Thibaut Garrivier (team Hoka, France) dans la montée, Andrea Rota (team Salomon, Italie) a fourni son effort dans la longue descente qui ramène à Bédoin.

« Je suis vraiment content de ma performance aujourd’hui, a déclaré l’Italien. J’avais de très bonnes sensations et ça a payé. J’ai adoré la météo et le soutien des gens sur les sentiers. Il y avait un très fort vent au somment mais c’était pour tout le monde la même chose. Je me suis contenté de courir avec Thibaut en vue, je savais qu’il était fort mais sur la fin j’ai eu de très bonnes sensations donc je suis content. Je reviendrai l’année prochaine, c’est sûr ! »

Résultat Trail du Ventoux 2023 : belle course de rentrée pour Thibaut Garrivier

Thibaut Garrivier, qui est déjà qualifié pour les Mondiaux de trail, avait choisi le Ventoux comme course de rentrée avant d’aller au Madeira Islan Ultra Trail (MIUT) en avril puis de participer aux Mondiaux de trail long en Autriche en juin et d’axer sa seconde partie de saison sur l’UTMB. Il doit se contenter de la seconde place, et termine à 50 secondes de l’Italien. « J’ai fait une assez bonne course même si j’ai senti que les jambes n’étaient pas au mieux dans la montée. J’ai essayé de faire le forcing et on est passé à six ensemble au sommet avant de se détacher à trois puis à deux. Dans la descente c’était compliqué, les jambes ne répondaient pas forcément. Il me lâchait à chaque descente, j’ai essayé de revenir mais il en a manqué cette fois. Il faut prendre ce qu’il y a à prendre, ça reste une course de rentrée. »

Mattia Bertoncini (team Salomon, Italie), partenaire d’Andrea, termine quant à lui à la troisième position. « Comme chaque année au Ventoux on a eu beaucoup de vent au sommet, mais la météo était finalement plutôt bonne avec même une descente assez chaude. J’ai essayé de gérer l’allure dans la montée puis j’ai tout donné dans la deuxième partie de course pour décrocher cette troisième place. Je suis très content de ce résultat. »

Top 5 Trail du Ventoux 2023 Photo DR
Top 5 masculin, du premier (à droite) au cinquième (à gauche). Photo DR

Résultat Trail du Ventoux 2023 : duel au sommet chez les féminines

Chez les filles on annonçait un duel palpitant entre Audrey Tanguy (team Hoka, France), déjà qualifiée pour les Mondiaux, et Camille Bruyas (team Salomon, France), qui a fait de la Western States son principal objectif de début de saison. Il a bel et bien eu lieu, les deux filles se livrant une lutte sans merci, intervertissant les places dans la montée, puis dans la descente. C’est finalement Audrey Tanguy qui s’impose au bout du suspense.

« Franchement c’était génial !, déclarait la Française à l’arrivée. J’ai fait ma course du début à la fin. J’ai juste accéléré les 4 derniers kilomètres parce que j’avais peur que Camille me reprenne, mais sinon c’était ma course. Elle m’a doublée dans la montée, mais je ne me suis pas affolée. En plus, j’ai eu un souci de ravitaillement, et je n’ai pas pu prendre de veste pour le sommet, mais je suis restée concentrée et je suis contente pour ça. J’adore ce parcours, c’est pour ça que je commence toujours ma saison ici, c’est un régal. »

Trail du Ventoux 2023 Tanguy Photo David Gonthier
Victoire d’Audrey Tanguy sur le 46km du Trail du Ventoux 2023. Photo David Gonthier

Résultat Trail du Ventoux 2023 : Camille Bruyas tournée vers la Western States

Camille Bruyas se contente donc de la deuxième place à 2mn30 d’Audrey Tanguy pour sa course de rentrée. Satisfaite de ce résultat, elle déclarait : « Une petite remise en jambes bien costaude ! Ça fait du bien et c’était cool de batailler avec Audrey. J’ai eu quelques crampes à la fin qui me montrent qu’on sort de l’hiver. Je passe au sommet et au deuxième ravitaillement en tête mais elle me double dans les 15 derniers kilomètres, avec une allure folle. Clairement, elle était meilleure aujourd’hui. »

En troisième position, à plus de 30 minutes du duo de tête, on retrouve Stéphanie Reymond. « J’ai essayé de monter à mon rythme mais c’est quand même un parcours exigeant. Malgré tout, le beau temps et la bonne ambiance m’ont motivée pour tout donner jusqu’au bout. »

Trail du Ventoux 2023 Bruyas Photo David Gonthier
Camille Bruyas. Photo David Gonthier

Résultat Trail du Ventoux 2023 : Top 5 et classement de la GTNS 2023

Hommes

1 – Andrea Rota (Salomon): 3:48:01 (+100 pts)
2 – Thibaut Garrivier (Hoka One One): 3:48:51 (+88 pts)
3 – Mattia Bertoncini (Salomon) : 3:50:16 (+78 pts)
4 – Léandre Santin (Brooks) : 3:51:02 (+72 pts)
5 – Eliot Retulli (Salomon) : 3:52:27 (+68 pts)

Femmes

1 – Audrey Tanguy (Hoka One One) : 4:25:49 (+100 pts)
2 – Camille Bruyas (Salomon) : 4:28:19 (+88 pts)
3 – Stéphanie Reymond : 5:01:45 (+78 pts)
4 – Amandine Ginouves (Asptt Nice Côte d’Azur) : 5:09:30 (+72 pts)
5 – Céline Finas (Evadict) : 5:15:10 (+68 pts)

Les prochaines courses de la GTNS France 2023

28 mai : Maxi-Race Salomon – Annecy – 41 km / 3300 m D+
25 juin : Marathon du Mont-Blanc, France – Chamonix – 42 km / 2540 m D+
06 août : Championnat du Canigó – Vernet-les-bains –34 km / 2100 m D+
23 septembre : Skyrhune (finale) – Ascain –21 km / 1700 m D+

Trail du Ventoux 2023 : les résultats de l’Intégrale – 72km

Sur le 72 km, victoire chez les hommes de Clément Mathieu (7h 27mn 05s). Il devance de 5 petites minutes Rémy Gardier (7h 33mn 19s) et de 12 minutes Jean-Baptiste Lalart (7h 39mn 07s). A noter la 4e place de Sange Sherpa, vainqueur il y a 3 semaines de l’Amazean Jungle Thailand by UTMB, devant Patrick Bohard, 5e.

Dans la course féminine, victoire de Marie-Hélène Posta. Elle s’impose en 9h 47mn 13s, devançant Lucile Magnaldo de 20 minutes (10h 06mn 32s) et Hannah Derksen de 26 minutes (10h 13mn 41s).

Retrouvez tous les classements du Trail du Ventoux 2023 ICI

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Les 2 et 3 juin 2023, plus de 4 000 participants sont attendus pour la 11ème édition du Trail du Saint-Jacques by UTMB, en quête de dépassement de soi et de victoire. Depuis 2012, ce trail fédère les coureurs et leur propose un voyage dans le temps, culturel et spirituel sur le célèbre chemin de pèlerinage. Inspirant…

Trail du Saint-Jacques by UTMB : à contresens du mythique GR65

Situé au cœur d’une nature verdoyante et ancré dans son histoire patrimoniale, le Trail du Saint-Jacques s’impose depuis 10 ans comme une valeur sûre des trails en France. Du plateau du Gévaudan aux spectaculaires gorges de l’Allier ou encore du mont Devès aux pierriers des Chibottes, les coureurs évoluent au cœur de paysages façonnés par les volcans le long d’un parcours escarpé sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Une itinérance à contresens du mythique GR65 qui se termine en haut des marches de la célèbre cathédrale du Puy-en-Velay, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

trail du saint-jacques by UTMB 2022. Photo Peignee Verticale : D. Gonthiertrail du saint-jacques by UTMB 2022. Photo Peignee Verticale : D. Gonthier
Photo Peignée Verticale / D. Gonthier

Les différentes courses du Trail du Saint-Jacques

C’est en 2022 que le Trail du Saint-Jacques a pris un nouveau tournant en rejoignant les 5 trails français (l’Alsace, la Corse, Nice et l’UTMB Mont-Blanc) du circuit UTMB World Séries, regroupant 34 courses à travers le globe. Il propose 4 formats pour tous niveaux.

Ultra du Saint-Jacques : 126km et 5250m D+
Un ultra trail intimiste au cœur du pays du Gévaudan.

Grand Trail du Saint-Jacques : 75km et 3100m D+
Un véritable défi sportif pour ne rien rater de la richesse et de la diversité d’un parcours mythique

Maratrail : 46km et 1450m D+
Un concentré de difficultés et de défis pour découvrir l’esprit du Saint-Jacques sur une distance intermédiaire.

Le trail des Chibottes : 18km et 600m D+
18km inédits sur la formule ludique et accessible de l’événement.

Plus d’infos et inscriptions ICI

Découvrez le teaser de l’édition 2023

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Initié par le Club des Sports de Megève, le Megève Nature Trail 2023, 4ème édition de l’événement, se tiendra les 29 et 30 juillet prochains. Une fête en baskets qui réunit tous les adeptes de trail-running, quel que soit leur niveau. 4 parcours sont proposés, de 8 km à 43 km. Avec la possibilité de courir sur les deux jours en doublant les départs et les distances ! A vous de choisir…

Megève Nature Trail 2023 : 4 courses pour les amoureux du trail

L’Aiguille : 43 km / 2600m D+
Le samedi 29 juillet sonnera le départ de la première course, dès 6 heures du matin. Ce parcours aérien place le Megève Nature Trail dans la dimension du skyrunning. Avec un sommet à 2479 m d’altitude, le parcours offre des paysages et des sensations à couper le souffle.

La Dooble : 8 ou 16 km / 423 ou 910m D+
Une course, deux distances. Le choix de la distance se fait pendant la course. Au bout des 8 premiers kilomètres, les participants font le choix soit de s’arrêter, soit de continuer sur le second parcours de 8 kilomètres supplémentaires. Le départ de cette course à choix multiples sera donné le samedi 29 juillet à 9 heures.

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Photo Guillaume Borga

La Cîme : 30 km / 1500m D+
Cette dernière course du week-end démarrera à 8 heures pétantes dimanche matin. Son parcours sauvage qui débouche sur des lieux absolument magiques et sa distance de 30km, seront parfaits pour les amateurs de trail.

A noter, pour les petits champions en herbe, plusieurs formats de course le 29 juillet de 16h30 à 18h avec la Kids BAMBINI. 4 catégories sont proposées, en fonction de l’année de naissance.
5-6 ans (né en 2017 et 2018) – Distance : 500 mètres
7-8 ans (né en 2015 et 2016) – Distance : 0,925 km / 11mD+
9-10 ans (né en 2013 et 2014) – Distance : 1,85 km / 22mD+
11-12 ans (né en 2011 et 2012) – Distance : 2,7 km / 91mD+

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Photo Guillaume Borga

Megève Nature Trail 2023 : pour ceux qui en ont encore sous la basket…

Le Megève Nature Trail propose également 2 formules pour ceux qui veulent courir durant les 2 jours de l’événement.

La Yaute : 43 km le samedi sur la course de l’Aiguille et 30 km le dimanche avec celle de la Cîme, soit 74 km de course en tout.
La Dooble Cîme : 16 km le samedi avec la Dooble et 30 km le dimanche avec la course de la Cîme, soit 46 km en totalité.

En 2022, c’est Mathieu Blanchard qui s’était imposé sur la Yaute, dans le cadre de sa préparation à l’UTMB, sur lequel on connaît sa formidable performance.

Megève Nature Trail 2023 : un espace unique dédié à la récupération

Depuis sa création, le Megève Nature Trail a pour signature la convivialité. C’est dans cette continuité, qu’un espace exclusivement dédié à la récupération accueillera les coureurs qui pourront savourer leur exploit dans un transat avec boisson à la main. Un plaisir simple de la vie pour un pur moment de bonheur, entouré des autres traileurs. Des stands voués au bien-être accompagneront ce moment de récupération et détente. A cette occasion, une soirée est organisée le samedi soir avec comme programme apéritifs et projection de films dans une ambiance 100% champêtre.

Renseignements et inscriptions ICI

Affiche Megève Nature Trail 2023
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La 4e édition de la Diagonale des Yvelines, ou Diag 78, traversée en trail du département des Yvelines du nord au sud, se déroulera le 1er avril 2023. De quoi profiter pleinement des forêts du département, et particulièrement de la forêt de Rambouillet. 4 épreuves sont proposées, de 12 à 100km pour la plus longue.

La Diagonale des Yvelines : promenons-nous dans les bois

Seul ultra de 100 kilomètres d’Île de France, la Diag 78 est de retour pour sa 4e édition, et la 2e dans sa version 100km puisque sur les 2 premières éditions, la distance reine était de 80 kilomètres. Le parcours ayant relativement peu de dénivelé, vous l’aurez compris, il faut majoritairement courir. Lors de l’édition 2022, Damien Cochet s’est imposé en 8h 49mn, soit une moyenne de 11,3 km/h. Mais le paysage vaut le détour, et les amateurs de verdure seront comblés.

En effet, il ne faut pas confondre les Yvelines et Paris. Sur cette Diagonale, les espaces verts et la forêt sont très présents, avec de jolis étangs pour égailler le tracé. Il n’y a que quelques passages sur route pour traverser des petits villages, essentiellement au début et à la fin. Près de 80% du parcours se fait dans des zones forestières, avec notamment un long secteur de près de 30 kilomètres dans la forêt de Rambouillet, où de longues lignes droites bien roulantes attendent les traileurs.

Foret-de-Rambouillet - Photo Yvelines Tourisme : DR
Les grandes allées de la Forêt de Rambouillet sont au programme du parcours. Photo Yvelines Tourisme / DR

La Diagonale des Yvelines : 4 formats au programme

La Diag
Un ultra d’environ 100 km et 1140m D+ avec un départ de Breuil-Bois-Robert à 6h00 du matin et une arrivée à Rochefort-en-Yvelines.

La Diag 50
Un trail longue distance d’environ 50 km et 490m D+ avec un départ des Etangs de Hollande à 13h00 et une arrivée à Rochefort-en-Yvelines.

La Diag 20
Un trail courte distance sur une boucle d’environ 20 km et 220m D+ au départ de Rochefort-en-Yvelines à 10h30 pour les coureurs et pour les marcheurs.

La Diag découverte
Un trail découverte sur une boucle d’environ 12 km et 190m D+ au départ de Rochefort-en-Yvelines à 10h30 pour les coureurs et pour les marcheurs.

Informations et inscriptions ICI

Affiche diagonale des Yvelines
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Saint-Denis de la Réunion, jeudi 20 octobre 2022, 20h50. H-10 mn. Dans son sas de départ, avec les 2600 partants, Pierre Robillard, traileur stéphanois, apprécie pleinement le moment. Le bonheur d’être là, la chance de pouvoir participer à une telle aventure… Il nous raconte sa première Diagonale des Fous.

Dans la nuit, au beau milieu de la foule…

L’ambiance est très festive et nous nous élançons pour une douzaine de kilomètres en bord d’océan avec la foule amassée pour nous encourager. Un mélange entre une soirée du 14 juillet et une étape de tour de France ! 35 000 personnes selon les médias locaux. Assez incroyable ! Le vivre soi-même, c’est inoubliable. Seul bémol de ce début de course, il se déroule sur le goudron pendant quasiment la première heure et demi… L’air est empli d’un mélange de barbecue et de cigarette-qui-fait-rire. À essayer chez vous pour créer une ambiance tropicale !

Un bouchon se forme quand le sentier se resserre. Au premier ravitaillement (km 14), je m’arrête à peine ; j’ai assez de réserves pour tenir largement jusqu’au prochain (km 28). L’air est humide, la nuit totale, je reste concentré sur chacun de mes pas pour éviter la chute. Je m’arrête de temps à autre pour regarder la longue file des lampes frontales derrière moi. A 3h42 du matin, je passe à « Nez de Bœuf » à 2 028m d’altitude, au 40e km. Je profite du ravitaillement et des traditionnelles soupes chaudes de vermicelle présentes sur ce genre d’ultra. Je repars.

Pierre Robillard départ nuit Photo DR
Photo DR

Première panne… de frontale

Progressivement, le faisceau de ma frontale faiblit… La boulette, je n’ai pas vérifié l’état des piles depuis mon dernier trail ! Bien joué, « l’expérimenté » ! Je suis obligé de suivre de près d’autres coureurs pour profiter de leur éclairage. Mais au bout d’un moment, ça n’est plus possible, et si ça continue, je vais sûrement me casser la figure. Je me résous à utiliser les piles neuves que l’organisation nous a obligé à emporter, entamant donc leur capital alors que la deuxième nuit sera plus longue que la première.

Nous sommes en altitude, il ne fait pas très froid, mais cela suffit à raviver mon syndrome de Raynaud qui me fait perdre toute sensibilité des doigts. J’avise une sympathique bénévole qui ouvre ma frontale et remplace les piles à ma place…

870m D+ en moins de 2km !

Il est à peine 5 h, on peut enfin lever le nez et ranger nos frontales dans nos sacs. C’est reparti. Direction le point culminant du parcours (« Coteau Kerveguen »). On va encaisser 870m de D+ en moins de 2km puis enchaîner avec 1000m de D- sur les 5km suivants. Sur le papier (c’est-à-dire le road-book fourni par l’organisation, que j’avais consulté avant mais que j’ai grand plaisir à consulter après), il est indiqué pour cette partie : « Le sentier monte tout régulièrement jusqu’au passage des échelles métalliques. ». On ne doit pas être vraiment d’accord sur le sens de l’adverbe, tandis que la présence d’échelles vous en dit long sur le caractère abrupt du passage…

Lire aussi notre article Résultat de la Diagonale des Fous, Beñat Marmissolle et Courtney Dauwalter couronnés.

Tant bien que mal, j’atteins Cilaos

Nous sommes au km 72, le village est temporairement baigné de soleil, car jusqu’à présent le ciel était bouché d’une couche nuageuse et emmêlé dans une bruine quasi permanente. Quelle frustration de ne pas pouvoir profiter du paysage et de n’avoir qu’une chose à faire : gérer la technique, regarder ses pieds, enjamber racines, cailloux, et marches taillées dans la roche ou dans les chemins, de profondeur et de hauteur inégales… À Cilaos, on a accès à notre premier sac de rechange. Pour l’instant, c’est difficile. Je gère, mais je ne m’attendais pas à autre chose. C’est parce que la course n’a pas encore commencé. On me l’avait dit, je ne les avais pas cru.

Juste avant de repartir, je fais un crochet par une échoppe pour trouver miraculeusement un paquet de piles neuves. Le road-book indique que la prochaine montée sera « raide ». Je confirme (1200m de D+ en 6km) ! Dans le dur physiquement, je pensais alors que cette portion correspondrait à ma vitesse moyenne la plus faible (2,7km/h). Mais malheureusement, l’avenir proche me montrera que ce fût pire après. Lorsqu’on pointe mon dossard à 18h33 à Marla (point médian du parcours aussi bien en distance qu’en dénivelé), la nuit vient de tomber et c’est le début du pire moment de ma vie sportive qui commence.

diagonale des fous
Le parcours et le profil de la Diagonale des Fous 2022.

Le pire moment de ma vie sportive commence…

Une tempête sous mon crâne. Depuis Marla, il n’y a que 500m de D+ et environ 8km de distance jusqu’à la Plaine des Merles, le ravitaillement suivant. Mais chaque foulée paraît être un effort incommensurable. Je m’approche des 36h sans sommeil, je suis fatigué et les hallucinations visuelles ont débarqué, complètement loufoques. Un gros bulldog en faïence (qui s’avérera être un rocher noir et blanc), des pochoirs à l’effigie de Georges Clémenceau sur les contre- marches des chemins (des tâches de mousse), une grosse trottinette électrique (quelques bambous les uns sur les autres)… L’effet « ombres chinoises » est bien entendu décuplé par le balayage du faisceau des lampes frontales, mais c’est impressionnant.

Jusque-là, et si j’ose dire, rien de particulier. Mais entendre des voix, ça, ça ne m’était jamais arrivé. Et c’est très perturbant. D’autant plus que c’est complètement absurde : des bouts de phrases aléatoires qu’on pourrait entendre dans des journaux télévisés (« Anne Hidalgo pense que… », « les policiers ont décidé de ne pas négocier avec les manifestants… », « c’est l’économie toute entière… »). Elles reviennent toutes les minutes pour aspirer mon âme… Mon cerveau est en train de partir en sucette. Quant à mes jambes, elles tentent de faire leur boulot, mais n’en mènent pas large.

2,12 km/h : aucun risque d’excès de vitesse !

Morceaux de choix : « Attention, roches glissantes », « Prenez les mains courantes », « Une rude ascension vous attend avec quelques passages délicats », « Vous prendrez un raidillon escarpé ». Oubliez tout ce que vous pensiez connaître du vocabulaire courant ; venez plutôt à la Réunion pour apprendre le dialecte ! Ici, les mots ont un sens propre. Rude, c’est vraiment terrible ; délicat, c’est horrible. Les fameuses marches, elles sont toutes de taille, de profondeur et de hauteur différentes. Et surtout, elles sont partout ! À la montée, elles vous font lever les genoux en vous obligeant à appuyer dessus avec les mains pour vous propulser. À la descente, le participant commun dont je fais partie ne veut pas les dévaler comme on descend un escalier classique. Il faut les prendre une par une, une jambe après l’autre, ce qui explique la baisse drastique de ma vitesse, la plus basse sur tout le parcours (2.12km/h sur cette portion).

Pierre Robillard 2 Photo Facebook Pierre Robillard : DR
Photo Facebook Pierre Robillard / DR

Il n’y a plus de pilote dans l’avion

Même si l’avion continue de voler grâce à l’inertie. Je mets un pied devant l’autre par automatisme. Mon instinct de survie me rappelle que je dois dormir pour reprendre des forces – surtout mentales. J’ai essayé dans deux postes de ravitaillement, car entre les hallucinations permanentes, l’effort physique, l’attention de chaque instant pour éviter la chute ou la torsion de cheville, le tout dans un petit crachin qui d’habitude vous fait apprécier le 11 novembre, je me demande pourquoi je suis là. Tous ces efforts, ce temps passé, ces sacrifices (aussi bien personnels, qu’imposés à ma famille) pour souffrir autant !? Évidemment, je savais parfaitement que ça ne serait pas une promenade de santé, mais pas que j’en baverais à ce point…

Vers 3h du matin, je trouve une place dans un des lits de camp d’une tente servant « d’hôtel » du ravitaillement local. L’idée est bien pensée : vous vous inscrivez auprès du bénévole de garde qui note votre emplacement, votre prénom et la durée prévisible de votre réveil. Seul petit souci : les organisateurs n’ont pas imaginé d’arrêter ou même de diminuer le volume de la sono qui passe en permanence des chansons locales, certainement très entraînantes pour les soirées arrosées de rhum local, mais ici assez contreproductives. À quelques mètres de l’arrivée dans le campement, une bande d’adolescents hurlent « ALLLLLLLLLEZ avec le prénom » de chaque participant qui apparaît en gros sur son dossard. Dans ces conditions, je ne peux évidemment pas dormir… La tempête psychologique reprend de plus belle. Comment vais-je terminer ? Et dans quel état ? Et enfin, à quelle heure ? Tiendrai-je le coup d’une troisième nuit dehors dans cet état d’esprit ? Certainement pas.

Recherche motivation désespérément

Mon être tout entier n’est que souffrance. Mais depuis des mois, j’ai évoqué avec de nombreux interlocuteurs ma participation à la Diagonale, suscitant des félicitations alors même que je n’avais pas encore pris le départ. De plus, le dossard m’a été offert pour mon anniversaire. Alors, je ne peux pas lâcher et je ne lâcherai pas. Des corps jonchent le sol lorsque la topographie le permet, loin du tumulte du ravitaillement : des coureurs dorment où ils peuvent. Ça fait bizarre de découvrir des corps inertes qui apparaissent soudainement dans le faisceau de la frontale. On croirait évoluer entre les gisants de la basilique Saint-Denis avec une lampe de poche. Je trouve un rocher qui fait office de dossier pour m’y asseoir un instant pour une pause d’une dizaine de minutes, je suis trop las. Insuffisant pour que la tempête se calme puisque ce n’est pas un sommeil réparateur, mais une exigence instinctive de survie.

Pierre Robillard Photo DR
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Je me réveille dans un autre monde

Le jour se lève sur Mafate, sec et sans brouillard, dévoilant les immenses remparts constitués par les éruptions, les éboulements et l’érosion de ce site classé au patrimoine mondial de l’Unesco. L’endroit est incroyable ! C’est pour ce décor que je suis venu. Psychologiquement, tout a changé. À « Deux Bras » (km 127, 7716 D+), un ravitaillement du même type que celui de Cilaos a été installé par les militaires du deuxième régiment parachutiste d’Infanterie de Marine. J’en profite pour faire une vraie pause, en particulier me faire masser les jambes par les élèves kinés qui ont installé de nombreuses tables sous les tentes. Ça fait un bien fou, aussi bien physiquement que psychologiquement. Comme sur un appareil électronique, je maintiens enfoncé le bouton « marche forcée » de mon corps pour attaquer la grosse montée vers « Dos d’Âne » et sortir du cirque de Mafate. Après (soit 800m de D+ à parcourir en 5km), ce sera l’océan. Évidemment, c’est encore des marches, des marches et des marches, mais ma perception a totalement switché, le sommeil m’a donné un coup de boost.

Le soleil chauffe sur le « Chemin Ratineaud »

Il y a des mains courantes sans lesquelles on ne pourrait tout simplement pas passer. C’est vous dire si le chemin est « escarpé », selon la définition du road-book ! Avant d’arriver vraiment dans la ville de la Possession, on emprunte quelques kilomètres de voie goudronnée. Quel plaisir d’avoir sous les pieds un terrain lisse ! Il ne reste alors que deux difficultés sur environ 21km et 1 500m de D+, sans problème en temps normal. Mais la « normalité » n’existe pas ici !

J’allonge la foulée sur les roches volcaniques du Chemin des Anglais qui sont autant de « pavés » de cette large voie ascendante. On dirait un peu une voie romaine où la roche noire aurait remplacé le pavé gris. Rapidement, la chaleur du soleil ainsi que celle emmagasinée par les roches et qu’elles réverbèrent, me font prendre un coup de chaud aggravé par un coup de fatigue. Je dois faire une pause de quelques minutes, adossé contre un gros bloc de pierre où je ne trouve pas la moindre ombre. On finit par redescendre à « Chaloupe », il est 13h ce samedi, j’ai démarré il y a 40 heures. Mes paupières tombent, je lutte.

Pierre Robillard Photo Facebook Pierre Robillard : DR
Photo Facebook Pierre Robillard / DR

Bienvenue dans « le Colorado » !

Pour y accéder, il faut d’abord emprunter une autre partie du Chemin des Anglais. Les pierres sont encore plus brûlantes et inégales, difficile de trouver des appuis. Ce final est interminable… Cette fois-ci, il ne reste qu’un peu plus de 5km et demi jusqu’à l’arrivée dans le stade de « La Redoute » de Saint-Denis. Euphorique, je me prends à courir sur les quelques hectomètres d’une voie cimentée avant d’être rattrapé par l’implacable réalité de l’île. C’est le retour du triptyque infernal : marches, racines, cailloux éparpillés et instables.

La pente est globalement descendante, je reste extrêmement prudent, ce n’est pas le moment de se blesser. Bien sûr, je suis rattrapé et doublé par plusieurs concurrents, dont j’admire l’agilité. Je rattrape un gars avec une jambe strappée qui avance avec deux béquilles. Comment fait-il pour les poser sur ce sol ? Si près du but, je sais qu’il ira au bout, quelle que soit la durée restante…

Je pose enfin le pied sur la ligne d’arrivée après 43h 53mn 55s, soit 1 heure de moins que mon objectif le plus optimiste. 532e au général… J’essuie un fugace sanglot d’émotion ; c’était tellement dur et beau à la fois. Ce genre d’épreuve me fait me sentir totalement « vivant » ! J’y ressens des émotions extraordinaires qui donnent sa pleine valeur à la vie. De la joie et de la douleur, des rencontres avec les autres et… moi-même.

Cet article est paru dans le magazine Esprit Trail N°129.

Pour commander le magazine complet en version papier ou digitale, c’est ICI

Pierre Robillard 4 Photo Facebook Pierre Robillard : DR
Pierre Robillard à son arrivée. Photo Facebook Pierre Robillard / DR
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Pour sa 4e édition, l’Ultra Trail des Montagnes du Jura voit grand. Avec plus de 500 inscriptions déjà enregistrées sur les 5 courses désormais officielles de l’événement qui se déroulera les 29, 30 septembre et 1er octobre 2023, les organisateurs de l’UTMJ se réjouissent de l’engouement suscité. Et espèrent bien battre le chiffre de participation de 2022 avec 1775 inscrits. Pour rendre cette fête du trail accessible au plus grand nombre, ils ont prévu 2 nouveautés sportives : un parcours de 10km, la Chamois, et la mise en place d’une version relais sur l’UTMJ (175km) pouvant aller de 2 à 6 personnes maximum par équipe (dont une féminine obligatoire).

Ultra Trail des Montagnes du Jura : 6 distances pour 7 épreuves

L’association Espace Mont d’Or, organisateur de cet événement, propose 6 distances et 7 épreuves qui se dérouleront dans 2 pays, la France et la Suisse et trois départements, le Doubs, le Jura et l’Ain. Si l’épreuve-reine de 175 km reste la vitrine, d’autant qu’il s’agit du seul ultra-trail organisé dans les montagnes du Jura, l’organisation souhaite aller encore plus loin, pour sa 4e édition, afin d’attirer plus de traileurs dans cette magnifique région, terrain de jeu pour tous les amoureux de sport et de nature.

En effet, faire de l’UMTJ une référence dans le milieu du trail et des ultras est le défi que s’est lancée il y a 4 ans l’association Espace Mont d’Or. Et le pari semble gagné puisque qu’après 1309 participants en 2021 et 1775 en 2022, la 4e édition a déjà enregistré un pic d’inscription sans précédent sur la fin d’année 2022.

ULTRA TRAIL DES MONTAGNES DU JURA 2 PHOTO Ben Becker
Photo Ben Becker

Ultra Trail des Montagnes du Jura : Johan Fernandez et Casquette Verte pour le triplé

Le vainqueur de l’UTMJ 2021 et 2022, Johan Fernandez, a d’ores et déjà annoncé sa présence pour 2023. Ce sera également le cas de la Suissesse Kerstin Dutch, première femme en 2022. Et bien sûr d’Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, qui s’alignera de nouveau sur la Renarde, après l’avoir emporté en 2021 et 2022…

Pour revivre l’édition 2022, c’est ICI

Alexandre Boucheix - Casquette Verte 3 arrivee vainqueur Renarde
Casquette Verte à l’arrivée de la Renarde en 2022. Photo Ben Becker / DR

Ultra Trail des Montagnes du Jura : les différentes épreuves

L’épreuve reine, l’UTMJ : 175 km et 7000m D+
Au départ de Lancrans (01) le vendredi 29 septembre avec Métabief (25), en semi-autonomie. Traversée de 2 pays, la France et la Suisse, de 2 régions, la Franche-Comté et l’Auvergne Rhône-Alpes et de 3 départements, l’Ain, le Jura et le Doubs. Limité à 500 coureurs. En solo (pacer autorisé à partir du km 77) et en relais (de 2 à 6 personnes avec une féminine minimum dans l’équipe).

La Franco-Suisse :105 km et 4000m D+
Départ des Rousses (39) le samedi 30 septembre 2023, le tracé emprunte la fin du parcours de l’UTMJ. Traversée de 2 pays, la France et la Suisse et de 2 départements, le Jura et le Doubs. Limité à 800 coureurs.

La Renarde : 75 km et 2600m D+
Départ des Rousses (39) le samedi 30 septembre 2023 pour une arrivée à Métabief (25). Limité à 900 coureurs.

La CMM : 40km et 1100m D+
Départ de Chapelle des Bois (25) le dimanche 1er octobre 2023 pour une arrivée à Métabief (25). Limité à 900 coureurs.

La Lynx : 20 km et 800m D+
Départ de la source du Doubs à Mouthe (25) le dimanche 1er octobre 2023. Limité à 900 coureurs.

La Chamois : 10 km et 400m D+
Départ des Granges Raguin (25) le samedi 30 septembre 2023 pour une arrivée à Métabief (25). Limité à 500 coureurs.

Informations sur les parcours et inscriptions ICI

affiche UTMJ-2023
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2023 commence comme 2022 avait terminé pour Courtney Dauwalter : par une victoire. Après La Diagonale des Fous à La Réunion, c’est sur une autre île, celle de Grande Canarie, en Espagne, que l’Américaine s’est imposée sur la Classic 128, un parcours de 128km et 7060m D+, premier ultra de la saison. Victoire de l’Espagnol Andreu Simon Aymerich chez les hommes.

Résultat TransGranCanaria : Courtney Dauwalter déjà intouchable

Elle n’était jamais venue, et abordait cette course comme une sortie de « préparation » pour son défi de l’année : enchaîner la Hardrock 100 en juin et la Western States en juillet, les 2 ultras monumentaux américains. Et comme Courntney Dauwalter fait rarement le voyage pour rien, elle s’est très largement imposée, en 14h 40mn et 39s, avec près de 2 heures d’avance sur la seconde, la Canadienne Jazmine Lowther (16h 26mn 41s). L’Espagnole Claudia Tremps monte sur la 3e marche du podium, en 16h 33mn 34s.

Belle performance de l’inusable Claire Bannwarth, première Française, qui s’offre la 7e place sur cette « courte » distance. En effet, la Tricolore a remporté en janvier dernier le classement féminin d’une course plus à sa (dé)mesure, la Montane Winter Spine Race, en Angleterre, sur un tracé de 431 km et 11000m D+. Le tout après plus de 97 heures de course !

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Courtney Dauwalter en plein effort. Photo Organisation / DR
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Première participation, première victoire. Photo Organisation / DR

Résultat TransGranCanaria : Andreu Simon Aymerich de peu

Chez les hommes, on attendait avec impatience le retour de Pau Capell, quadruple vainqueur de l’épreuve, qui signait son retour après une année 2022 compliquée, marquée par son abandon à l’UTMB. Le Catalan n’a pas décu, mais n’a pu faire mieux qu’une 4e place. Grand vainqueur du jour, le jeune Espagnol Andreu Simon Aymerich, vainqueur en décembre dernier de la SaintéLyon, confirme son arrivée au plus haut niveau sur longue distance. Il signe un chrono de 13h 39mn 33s. Il ne devance le second, le Portugais Miguel Arsénio, que de 5 petites minutes (13h 44mn 37s). L’Américain Tyler Green prend la 3e place en 14h 06mn 46s, privant Pau Capell du podium (14h 15mn 40s). Beau résultat pour Arthur Joyeux-Bouillon, premier Français, qui prend la 8e place, juste derrière Courtney Dauwalter.

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Andreu Simon à la bagarre. Photo Organisation / DR
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Le podium hommes de la Classic 128. Photo Organisation / DR

Résultats des 3 autres épreuves de la TransGranCanaria

3 autres épreuves étaient programmées durant cet événement, la Advanced 84km, la Maraton 45km et la Start 24km.

Sur la Advanced 84km, c’est le Britannique George Foster qui s’est imposé en 8h 29mn 14s, avec plus d’un quart d’heure d’avance sur l’Autrichien Alexander Hutter et un autre Britannique, Tom Joly. Cédric Chavet, premier Français, termine 6e tandis qu’Antoine Guillon prend une belle 13e place en 9h 25mn 21s.

Chez les femmes, c’est la favorite, l’Espagnole Azara García De los Salmones, deux fois victorieuse du grand format, qui s’est imposée sur la distance. Elle a devancé la Finlandaise Johanna Antila et la Suissesse Kathrin Götz.

Sur la Maraton 45km, le Kényan Robert Pkemoi Matayango a fait parler sa vitesse pour s’imposer en 3h 25mn 30s. Il devance le Suisse Roberto Delorenzi de 8 minutes, et le Finlandais Juho Ylinen de 9 minutes. Deux Français, Valentin Benard et Matthieu Simon, intègrent le top 10, respectivement à la 9e et 10e place.

Dans la course féminine, c’est l’Espagnole Nuria Gil qui s’est montrée la plus rapide. En 4h 08mn, elle devance de 10 minutes la Suédoise Johanna Aström et de 13 minutes sa compatriote Gemma Arenas.

Sur la Starter 24 km, le Polonais Bart Przedwojewski, grand spécialiste de la course en montagne, et l’Espagnol Alex Garcia Carrillo ont partagé la première place en 2h 02 48. Le Britannique Christopher Richards a pris la 3e place, 2 minutes plus tard. Belle perf du Français Mael Allaire, qui termine 5e. A noter que Bart Przedwojewski s’était imposé la veille dans le KV El Gigante.

Chez les femmes, c’est la Suissesse Rea Iseli qui est montée en haut de la boîte, en 2h 35mn 33s. Elle a devancé l’Espagnole Mireia Pons Torres de 5 minutes, et la Française Noémie Vachon de 9 minutes.

Pour voir les résultats complets des courses, c’est ICI

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2 formats par événement, 3 destinations entre Var et Alpes-Maritimes, 4 étapes entre mars et décembre, les duo trails sont de retour en 2023. Formez votre binôme et… partagez votre passion du trail.

Duo Trails, le principe

Les Duo Trails sont des courses qui se courent à 2, pour un plaisir partagé. Chaque événement Duo Trail propose deux parcours : un 10km découverte ouvert aux coureurs et randonneurs, et un 22km ouvert aux traileurs. Des formats qui restent très accessibles pour privilégier la convivialité. Ce qui n’empêche pas la performance. Chaque parcours se décline en trois catégories : duo hommes, duo femmes et duo mixte, avec un classement et des récompenses pour chaque catégorie. Certaines éditions Duo Trail proposeront également un challenge inter-entreprise.

affiches duo trails
Les 4 dates de la saison Duo Trails.

Duo Trails : les 4 dates de la saison 2023

Samedi 25 mars – Duo Trail Sainte-Baume
2 parcours de 10,5km et 480m D+ ou 22km et 850m D+ dans le cadre exceptionnel et protégé du Parc Naturel Régional de la Sainte Baume. Départ de Pourrières.

Samedi 24 juin – Duo Trail Mercantour – Isola 2000
2 parcours de 9km et 500m D+ ou 22km et 1350m D+ dans une station mythique des Alpes, avec des panoramas exceptionnels.

Samedi 28 octobre – Duo Trail Côte d’Azur – Cavalère-sur-Mer
2 parcours de 10km et 300m D+ ou 22km et 875m D+

Samedi 2 décembre – Snow Duo Trail Mercantour – Isola 2000
Retour dans les Alpes mais pour une version hiver, avec 2 parcours de 10km et 560m D+ ou 19km et 980m D+.

Possibilité de s’inscrire pour le challenge Duo Trails sur 4 étapes.

Renseignements et inscriptions ICI

duo trail Photo Raphaelle Savard
Dans le froid du Snow Duo Trail, être à 2, c’est mieux ! Photo Raphaelle Savard
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Après une première édition couronnée de succès, la Trace des Maquisards de l’Ain revenait ce 18 février avec son concept unique : une course à pied de nuit à la frontale comme moyen d’évasion et d’hommage à la Résistance et à celles et ceux qui ont combattu l’occupant nazi. Un terrain sur lequel Mathieu Augier et Alexandre Boucheix ont montré qu’en matière de résistance, ils étaient imbattables.

La Trace des Maquisards, un concept unique

C’est au travers d’une épreuve nocturne unique que les participants de La Trace des Maquisards ont eu l’occasion de partir à la conquête des sites réputés du maquis se trouvant entre les deux villes les plus emblématiques de la résistance dans l’Ain, et Ambérieu-en-Bugey et Oyonnax. Si la Trace des Maquisards propose différents formats, tous les regards étaient tournés vers Alexandre Boucheix, donné favori de l’épreuve reine, le 100km et 4000m D+. Vainqueur des 79km de la première édition en 2022, il portait logiquement le dossard N°1. Et même si ce dernier a annoncé en début d’année avoir décidé de « ne pas avoir d’objectif » cette saison, il était difficile de ne pas l’imaginer aux avant-postes. La ville du départ, il déclarait encore : « Pas d’objectif de performance, comme dit en début d’année. Envie de passer une belle nuit en extérieur. De courir comme je sais le faire… »

Lire notre article Casquette Verte 2023 : OBJECTIF… 0 OBJECTIF

La Trace des Maquisards : « s’évader » à 2, c’est mieux

Et ce qui devait arriver arriva. Partant bille en tête et occupant les avants-postes du début à la fin, Casquette Verte a franchi la ligne d’arrivée en vainqueur. Mais l’ultra-traileur parisien ne s’est « évadé » tout seul sur ce long chemin de la Résistance. En effet, du premier au dernier des kilomètres du parcours (94,7 et 3832m D+ pour être exact), il a été accompagné de Mathieu Augier. Ce dernier, habitué des top 10 sur les formats de 50 à 100km, avait d’ailleurs fini 3e de La Trace des Maquisards 2022. Les 2 hommes ont donc partagé la victoire. Ils sont crédités d’un temps de 9h 18mn 11s, soit une moyenne de 10,24km/h. Charly Guérin, qui était au contact de ce duo pendant les 3 premières heures de course, n’a pu suivre leur rythme infernal. Il termine 3e à plus de 25 minutes des vainqueurs.

Côté féminin, la victoire revient à Caroline Sebert. Une belle satisfaction pour celle qui n’avait plus connu de podium depuis sa performance en octobre 2021 sur la Renarde, le format de 78 km de l’Ultra Trail des Montagnes du Jura. Elle s’impose en 12h 34mn 13s, à une moyenne de 7,58km/h. Un temps qui lui vaut la 26e place au scratch. Elle devance Maud Mery-de-Montigny d’un peu plus d’un quart d’heure. Sarah Charles monte sur la 3e marche du podium, à une demi-heure de la gagnante.

La Trace des maquisards finsih
Les 2 vainqueurs en mode selflie ! Photo DR

Casquette Verte : « Tout simplent du plaisir »

Pas de déclaration fracassante ni de provocation à l’arrivée, Casquette Verte était simplement heureux de cette course de nuit si particulière. D’autant qu’elle ne ressemblait en rien au tracé de l’an dernier, où il s’était imposé. Avant course, il déclarait : « Il n’y a pas 100 mètres semblables. Pas de repère. Pas d’habitude. Et ce n’est pas très important. Ça va découvrir de nouveaux chemins… » Après course, la conclusion était à la hauteur de la satisfaction. « C’était tout simplement du plaisir. Pas forcer. Avancer quand même. Passer un bon moment avec Mathieu Augier. Pas de bobo pour la suite. Découverte d’une superbe trace bien cool. Bref, tout était bien. »

Pour voir les résultats des autres courses de La Trace des Maquisards de l’Ain (100km en relais à 2 ou à 4, 42km, 25km et 10km, c’est ici

La Trace des maquisards visuel
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