La 4e édition de la Diagonale des Yvelines, ou Diag 78, traversée en trail du département des Yvelines du nord au sud, se déroulera le 1er avril 2023. De quoi profiter pleinement des forêts du département, et particulièrement de la forêt de Rambouillet. 4 épreuves sont proposées, de 12 à 100km pour la plus longue.

La Diagonale des Yvelines : promenons-nous dans les bois

Seul ultra de 100 kilomètres d’Île de France, la Diag 78 est de retour pour sa 4e édition, et la 2e dans sa version 100km puisque sur les 2 premières éditions, la distance reine était de 80 kilomètres. Le parcours ayant relativement peu de dénivelé, vous l’aurez compris, il faut majoritairement courir. Lors de l’édition 2022, Damien Cochet s’est imposé en 8h 49mn, soit une moyenne de 11,3 km/h. Mais le paysage vaut le détour, et les amateurs de verdure seront comblés.

En effet, il ne faut pas confondre les Yvelines et Paris. Sur cette Diagonale, les espaces verts et la forêt sont très présents, avec de jolis étangs pour égailler le tracé. Il n’y a que quelques passages sur route pour traverser des petits villages, essentiellement au début et à la fin. Près de 80% du parcours se fait dans des zones forestières, avec notamment un long secteur de près de 30 kilomètres dans la forêt de Rambouillet, où de longues lignes droites bien roulantes attendent les traileurs.

Foret-de-Rambouillet - Photo Yvelines Tourisme : DR
Les grandes allées de la Forêt de Rambouillet sont au programme du parcours. Photo Yvelines Tourisme / DR

La Diagonale des Yvelines : 4 formats au programme

La Diag
Un ultra d’environ 100 km et 1140m D+ avec un départ de Breuil-Bois-Robert à 6h00 du matin et une arrivée à Rochefort-en-Yvelines.

La Diag 50
Un trail longue distance d’environ 50 km et 490m D+ avec un départ des Etangs de Hollande à 13h00 et une arrivée à Rochefort-en-Yvelines.

La Diag 20
Un trail courte distance sur une boucle d’environ 20 km et 220m D+ au départ de Rochefort-en-Yvelines à 10h30 pour les coureurs et pour les marcheurs.

La Diag découverte
Un trail découverte sur une boucle d’environ 12 km et 190m D+ au départ de Rochefort-en-Yvelines à 10h30 pour les coureurs et pour les marcheurs.

Informations et inscriptions ICI

Affiche diagonale des Yvelines
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Saint-Denis de la Réunion, jeudi 20 octobre 2022, 20h50. H-10 mn. Dans son sas de départ, avec les 2600 partants, Pierre Robillard, traileur stéphanois, apprécie pleinement le moment. Le bonheur d’être là, la chance de pouvoir participer à une telle aventure… Il nous raconte sa première Diagonale des Fous.

Dans la nuit, au beau milieu de la foule…

L’ambiance est très festive et nous nous élançons pour une douzaine de kilomètres en bord d’océan avec la foule amassée pour nous encourager. Un mélange entre une soirée du 14 juillet et une étape de tour de France ! 35 000 personnes selon les médias locaux. Assez incroyable ! Le vivre soi-même, c’est inoubliable. Seul bémol de ce début de course, il se déroule sur le goudron pendant quasiment la première heure et demi… L’air est empli d’un mélange de barbecue et de cigarette-qui-fait-rire. À essayer chez vous pour créer une ambiance tropicale !

Un bouchon se forme quand le sentier se resserre. Au premier ravitaillement (km 14), je m’arrête à peine ; j’ai assez de réserves pour tenir largement jusqu’au prochain (km 28). L’air est humide, la nuit totale, je reste concentré sur chacun de mes pas pour éviter la chute. Je m’arrête de temps à autre pour regarder la longue file des lampes frontales derrière moi. A 3h42 du matin, je passe à « Nez de Bœuf » à 2 028m d’altitude, au 40e km. Je profite du ravitaillement et des traditionnelles soupes chaudes de vermicelle présentes sur ce genre d’ultra. Je repars.

Pierre Robillard départ nuit Photo DR
Photo DR

Première panne… de frontale

Progressivement, le faisceau de ma frontale faiblit… La boulette, je n’ai pas vérifié l’état des piles depuis mon dernier trail ! Bien joué, « l’expérimenté » ! Je suis obligé de suivre de près d’autres coureurs pour profiter de leur éclairage. Mais au bout d’un moment, ça n’est plus possible, et si ça continue, je vais sûrement me casser la figure. Je me résous à utiliser les piles neuves que l’organisation nous a obligé à emporter, entamant donc leur capital alors que la deuxième nuit sera plus longue que la première.

Nous sommes en altitude, il ne fait pas très froid, mais cela suffit à raviver mon syndrome de Raynaud qui me fait perdre toute sensibilité des doigts. J’avise une sympathique bénévole qui ouvre ma frontale et remplace les piles à ma place…

870m D+ en moins de 2km !

Il est à peine 5 h, on peut enfin lever le nez et ranger nos frontales dans nos sacs. C’est reparti. Direction le point culminant du parcours (« Coteau Kerveguen »). On va encaisser 870m de D+ en moins de 2km puis enchaîner avec 1000m de D- sur les 5km suivants. Sur le papier (c’est-à-dire le road-book fourni par l’organisation, que j’avais consulté avant mais que j’ai grand plaisir à consulter après), il est indiqué pour cette partie : « Le sentier monte tout régulièrement jusqu’au passage des échelles métalliques. ». On ne doit pas être vraiment d’accord sur le sens de l’adverbe, tandis que la présence d’échelles vous en dit long sur le caractère abrupt du passage…

Lire aussi notre article Résultat de la Diagonale des Fous, Beñat Marmissolle et Courtney Dauwalter couronnés.

Tant bien que mal, j’atteins Cilaos

Nous sommes au km 72, le village est temporairement baigné de soleil, car jusqu’à présent le ciel était bouché d’une couche nuageuse et emmêlé dans une bruine quasi permanente. Quelle frustration de ne pas pouvoir profiter du paysage et de n’avoir qu’une chose à faire : gérer la technique, regarder ses pieds, enjamber racines, cailloux, et marches taillées dans la roche ou dans les chemins, de profondeur et de hauteur inégales… À Cilaos, on a accès à notre premier sac de rechange. Pour l’instant, c’est difficile. Je gère, mais je ne m’attendais pas à autre chose. C’est parce que la course n’a pas encore commencé. On me l’avait dit, je ne les avais pas cru.

Juste avant de repartir, je fais un crochet par une échoppe pour trouver miraculeusement un paquet de piles neuves. Le road-book indique que la prochaine montée sera « raide ». Je confirme (1200m de D+ en 6km) ! Dans le dur physiquement, je pensais alors que cette portion correspondrait à ma vitesse moyenne la plus faible (2,7km/h). Mais malheureusement, l’avenir proche me montrera que ce fût pire après. Lorsqu’on pointe mon dossard à 18h33 à Marla (point médian du parcours aussi bien en distance qu’en dénivelé), la nuit vient de tomber et c’est le début du pire moment de ma vie sportive qui commence.

diagonale des fous
Le parcours et le profil de la Diagonale des Fous 2022.

Le pire moment de ma vie sportive commence…

Une tempête sous mon crâne. Depuis Marla, il n’y a que 500m de D+ et environ 8km de distance jusqu’à la Plaine des Merles, le ravitaillement suivant. Mais chaque foulée paraît être un effort incommensurable. Je m’approche des 36h sans sommeil, je suis fatigué et les hallucinations visuelles ont débarqué, complètement loufoques. Un gros bulldog en faïence (qui s’avérera être un rocher noir et blanc), des pochoirs à l’effigie de Georges Clémenceau sur les contre- marches des chemins (des tâches de mousse), une grosse trottinette électrique (quelques bambous les uns sur les autres)… L’effet « ombres chinoises » est bien entendu décuplé par le balayage du faisceau des lampes frontales, mais c’est impressionnant.

Jusque-là, et si j’ose dire, rien de particulier. Mais entendre des voix, ça, ça ne m’était jamais arrivé. Et c’est très perturbant. D’autant plus que c’est complètement absurde : des bouts de phrases aléatoires qu’on pourrait entendre dans des journaux télévisés (« Anne Hidalgo pense que… », « les policiers ont décidé de ne pas négocier avec les manifestants… », « c’est l’économie toute entière… »). Elles reviennent toutes les minutes pour aspirer mon âme… Mon cerveau est en train de partir en sucette. Quant à mes jambes, elles tentent de faire leur boulot, mais n’en mènent pas large.

2,12 km/h : aucun risque d’excès de vitesse !

Morceaux de choix : « Attention, roches glissantes », « Prenez les mains courantes », « Une rude ascension vous attend avec quelques passages délicats », « Vous prendrez un raidillon escarpé ». Oubliez tout ce que vous pensiez connaître du vocabulaire courant ; venez plutôt à la Réunion pour apprendre le dialecte ! Ici, les mots ont un sens propre. Rude, c’est vraiment terrible ; délicat, c’est horrible. Les fameuses marches, elles sont toutes de taille, de profondeur et de hauteur différentes. Et surtout, elles sont partout ! À la montée, elles vous font lever les genoux en vous obligeant à appuyer dessus avec les mains pour vous propulser. À la descente, le participant commun dont je fais partie ne veut pas les dévaler comme on descend un escalier classique. Il faut les prendre une par une, une jambe après l’autre, ce qui explique la baisse drastique de ma vitesse, la plus basse sur tout le parcours (2.12km/h sur cette portion).

Pierre Robillard 2 Photo Facebook Pierre Robillard : DR
Photo Facebook Pierre Robillard / DR

Il n’y a plus de pilote dans l’avion

Même si l’avion continue de voler grâce à l’inertie. Je mets un pied devant l’autre par automatisme. Mon instinct de survie me rappelle que je dois dormir pour reprendre des forces – surtout mentales. J’ai essayé dans deux postes de ravitaillement, car entre les hallucinations permanentes, l’effort physique, l’attention de chaque instant pour éviter la chute ou la torsion de cheville, le tout dans un petit crachin qui d’habitude vous fait apprécier le 11 novembre, je me demande pourquoi je suis là. Tous ces efforts, ce temps passé, ces sacrifices (aussi bien personnels, qu’imposés à ma famille) pour souffrir autant !? Évidemment, je savais parfaitement que ça ne serait pas une promenade de santé, mais pas que j’en baverais à ce point…

Vers 3h du matin, je trouve une place dans un des lits de camp d’une tente servant « d’hôtel » du ravitaillement local. L’idée est bien pensée : vous vous inscrivez auprès du bénévole de garde qui note votre emplacement, votre prénom et la durée prévisible de votre réveil. Seul petit souci : les organisateurs n’ont pas imaginé d’arrêter ou même de diminuer le volume de la sono qui passe en permanence des chansons locales, certainement très entraînantes pour les soirées arrosées de rhum local, mais ici assez contreproductives. À quelques mètres de l’arrivée dans le campement, une bande d’adolescents hurlent « ALLLLLLLLLEZ avec le prénom » de chaque participant qui apparaît en gros sur son dossard. Dans ces conditions, je ne peux évidemment pas dormir… La tempête psychologique reprend de plus belle. Comment vais-je terminer ? Et dans quel état ? Et enfin, à quelle heure ? Tiendrai-je le coup d’une troisième nuit dehors dans cet état d’esprit ? Certainement pas.

Recherche motivation désespérément

Mon être tout entier n’est que souffrance. Mais depuis des mois, j’ai évoqué avec de nombreux interlocuteurs ma participation à la Diagonale, suscitant des félicitations alors même que je n’avais pas encore pris le départ. De plus, le dossard m’a été offert pour mon anniversaire. Alors, je ne peux pas lâcher et je ne lâcherai pas. Des corps jonchent le sol lorsque la topographie le permet, loin du tumulte du ravitaillement : des coureurs dorment où ils peuvent. Ça fait bizarre de découvrir des corps inertes qui apparaissent soudainement dans le faisceau de la frontale. On croirait évoluer entre les gisants de la basilique Saint-Denis avec une lampe de poche. Je trouve un rocher qui fait office de dossier pour m’y asseoir un instant pour une pause d’une dizaine de minutes, je suis trop las. Insuffisant pour que la tempête se calme puisque ce n’est pas un sommeil réparateur, mais une exigence instinctive de survie.

Pierre Robillard Photo DR
Photo DR

Je me réveille dans un autre monde

Le jour se lève sur Mafate, sec et sans brouillard, dévoilant les immenses remparts constitués par les éruptions, les éboulements et l’érosion de ce site classé au patrimoine mondial de l’Unesco. L’endroit est incroyable ! C’est pour ce décor que je suis venu. Psychologiquement, tout a changé. À « Deux Bras » (km 127, 7716 D+), un ravitaillement du même type que celui de Cilaos a été installé par les militaires du deuxième régiment parachutiste d’Infanterie de Marine. J’en profite pour faire une vraie pause, en particulier me faire masser les jambes par les élèves kinés qui ont installé de nombreuses tables sous les tentes. Ça fait un bien fou, aussi bien physiquement que psychologiquement. Comme sur un appareil électronique, je maintiens enfoncé le bouton « marche forcée » de mon corps pour attaquer la grosse montée vers « Dos d’Âne » et sortir du cirque de Mafate. Après (soit 800m de D+ à parcourir en 5km), ce sera l’océan. Évidemment, c’est encore des marches, des marches et des marches, mais ma perception a totalement switché, le sommeil m’a donné un coup de boost.

Le soleil chauffe sur le « Chemin Ratineaud »

Il y a des mains courantes sans lesquelles on ne pourrait tout simplement pas passer. C’est vous dire si le chemin est « escarpé », selon la définition du road-book ! Avant d’arriver vraiment dans la ville de la Possession, on emprunte quelques kilomètres de voie goudronnée. Quel plaisir d’avoir sous les pieds un terrain lisse ! Il ne reste alors que deux difficultés sur environ 21km et 1 500m de D+, sans problème en temps normal. Mais la « normalité » n’existe pas ici !

J’allonge la foulée sur les roches volcaniques du Chemin des Anglais qui sont autant de « pavés » de cette large voie ascendante. On dirait un peu une voie romaine où la roche noire aurait remplacé le pavé gris. Rapidement, la chaleur du soleil ainsi que celle emmagasinée par les roches et qu’elles réverbèrent, me font prendre un coup de chaud aggravé par un coup de fatigue. Je dois faire une pause de quelques minutes, adossé contre un gros bloc de pierre où je ne trouve pas la moindre ombre. On finit par redescendre à « Chaloupe », il est 13h ce samedi, j’ai démarré il y a 40 heures. Mes paupières tombent, je lutte.

Pierre Robillard Photo Facebook Pierre Robillard : DR
Photo Facebook Pierre Robillard / DR

Bienvenue dans « le Colorado » !

Pour y accéder, il faut d’abord emprunter une autre partie du Chemin des Anglais. Les pierres sont encore plus brûlantes et inégales, difficile de trouver des appuis. Ce final est interminable… Cette fois-ci, il ne reste qu’un peu plus de 5km et demi jusqu’à l’arrivée dans le stade de « La Redoute » de Saint-Denis. Euphorique, je me prends à courir sur les quelques hectomètres d’une voie cimentée avant d’être rattrapé par l’implacable réalité de l’île. C’est le retour du triptyque infernal : marches, racines, cailloux éparpillés et instables.

La pente est globalement descendante, je reste extrêmement prudent, ce n’est pas le moment de se blesser. Bien sûr, je suis rattrapé et doublé par plusieurs concurrents, dont j’admire l’agilité. Je rattrape un gars avec une jambe strappée qui avance avec deux béquilles. Comment fait-il pour les poser sur ce sol ? Si près du but, je sais qu’il ira au bout, quelle que soit la durée restante…

Je pose enfin le pied sur la ligne d’arrivée après 43h 53mn 55s, soit 1 heure de moins que mon objectif le plus optimiste. 532e au général… J’essuie un fugace sanglot d’émotion ; c’était tellement dur et beau à la fois. Ce genre d’épreuve me fait me sentir totalement « vivant » ! J’y ressens des émotions extraordinaires qui donnent sa pleine valeur à la vie. De la joie et de la douleur, des rencontres avec les autres et… moi-même.

Cet article est paru dans le magazine Esprit Trail N°129.

Pour commander le magazine complet en version papier ou digitale, c’est ICI

Pierre Robillard 4 Photo Facebook Pierre Robillard : DR
Pierre Robillard à son arrivée. Photo Facebook Pierre Robillard / DR
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Pour sa 4e édition, l’Ultra Trail des Montagnes du Jura voit grand. Avec plus de 500 inscriptions déjà enregistrées sur les 5 courses désormais officielles de l’événement qui se déroulera les 29, 30 septembre et 1er octobre 2023, les organisateurs de l’UTMJ se réjouissent de l’engouement suscité. Et espèrent bien battre le chiffre de participation de 2022 avec 1775 inscrits. Pour rendre cette fête du trail accessible au plus grand nombre, ils ont prévu 2 nouveautés sportives : un parcours de 10km, la Chamois, et la mise en place d’une version relais sur l’UTMJ (175km) pouvant aller de 2 à 6 personnes maximum par équipe (dont une féminine obligatoire).

Ultra Trail des Montagnes du Jura : 6 distances pour 7 épreuves

L’association Espace Mont d’Or, organisateur de cet événement, propose 6 distances et 7 épreuves qui se dérouleront dans 2 pays, la France et la Suisse et trois départements, le Doubs, le Jura et l’Ain. Si l’épreuve-reine de 175 km reste la vitrine, d’autant qu’il s’agit du seul ultra-trail organisé dans les montagnes du Jura, l’organisation souhaite aller encore plus loin, pour sa 4e édition, afin d’attirer plus de traileurs dans cette magnifique région, terrain de jeu pour tous les amoureux de sport et de nature.

En effet, faire de l’UMTJ une référence dans le milieu du trail et des ultras est le défi que s’est lancée il y a 4 ans l’association Espace Mont d’Or. Et le pari semble gagné puisque qu’après 1309 participants en 2021 et 1775 en 2022, la 4e édition a déjà enregistré un pic d’inscription sans précédent sur la fin d’année 2022.

ULTRA TRAIL DES MONTAGNES DU JURA 2 PHOTO Ben Becker
Photo Ben Becker

Ultra Trail des Montagnes du Jura : Johan Fernandez et Casquette Verte pour le triplé

Le vainqueur de l’UTMJ 2021 et 2022, Johan Fernandez, a d’ores et déjà annoncé sa présence pour 2023. Ce sera également le cas de la Suissesse Kerstin Dutch, première femme en 2022. Et bien sûr d’Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, qui s’alignera de nouveau sur la Renarde, après l’avoir emporté en 2021 et 2022…

Pour revivre l’édition 2022, c’est ICI

Alexandre Boucheix - Casquette Verte 3 arrivee vainqueur Renarde
Casquette Verte à l’arrivée de la Renarde en 2022. Photo Ben Becker / DR

Ultra Trail des Montagnes du Jura : les différentes épreuves

L’épreuve reine, l’UTMJ : 175 km et 7000m D+
Au départ de Lancrans (01) le vendredi 29 septembre avec Métabief (25), en semi-autonomie. Traversée de 2 pays, la France et la Suisse, de 2 régions, la Franche-Comté et l’Auvergne Rhône-Alpes et de 3 départements, l’Ain, le Jura et le Doubs. Limité à 500 coureurs. En solo (pacer autorisé à partir du km 77) et en relais (de 2 à 6 personnes avec une féminine minimum dans l’équipe).

La Franco-Suisse :105 km et 4000m D+
Départ des Rousses (39) le samedi 30 septembre 2023, le tracé emprunte la fin du parcours de l’UTMJ. Traversée de 2 pays, la France et la Suisse et de 2 départements, le Jura et le Doubs. Limité à 800 coureurs.

La Renarde : 75 km et 2600m D+
Départ des Rousses (39) le samedi 30 septembre 2023 pour une arrivée à Métabief (25). Limité à 900 coureurs.

La CMM : 40km et 1100m D+
Départ de Chapelle des Bois (25) le dimanche 1er octobre 2023 pour une arrivée à Métabief (25). Limité à 900 coureurs.

La Lynx : 20 km et 800m D+
Départ de la source du Doubs à Mouthe (25) le dimanche 1er octobre 2023. Limité à 900 coureurs.

La Chamois : 10 km et 400m D+
Départ des Granges Raguin (25) le samedi 30 septembre 2023 pour une arrivée à Métabief (25). Limité à 500 coureurs.

Informations sur les parcours et inscriptions ICI

affiche UTMJ-2023
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2023 commence comme 2022 avait terminé pour Courtney Dauwalter : par une victoire. Après La Diagonale des Fous à La Réunion, c’est sur une autre île, celle de Grande Canarie, en Espagne, que l’Américaine s’est imposée sur la Classic 128, un parcours de 128km et 7060m D+, premier ultra de la saison. Victoire de l’Espagnol Andreu Simon Aymerich chez les hommes.

Résultat TransGranCanaria : Courtney Dauwalter déjà intouchable

Elle n’était jamais venue, et abordait cette course comme une sortie de « préparation » pour son défi de l’année : enchaîner la Hardrock 100 en juin et la Western States en juillet, les 2 ultras monumentaux américains. Et comme Courntney Dauwalter fait rarement le voyage pour rien, elle s’est très largement imposée, en 14h 40mn et 39s, avec près de 2 heures d’avance sur la seconde, la Canadienne Jazmine Lowther (16h 26mn 41s). L’Espagnole Claudia Tremps monte sur la 3e marche du podium, en 16h 33mn 34s.

Belle performance de l’inusable Claire Bannwarth, première Française, qui s’offre la 7e place sur cette « courte » distance. En effet, la Tricolore a remporté en janvier dernier le classement féminin d’une course plus à sa (dé)mesure, la Montane Winter Spine Race, en Angleterre, sur un tracé de 431 km et 11000m D+. Le tout après plus de 97 heures de course !

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Courtney Dauwalter en plein effort. Photo Organisation / DR
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Première participation, première victoire. Photo Organisation / DR

Résultat TransGranCanaria : Andreu Simon Aymerich de peu

Chez les hommes, on attendait avec impatience le retour de Pau Capell, quadruple vainqueur de l’épreuve, qui signait son retour après une année 2022 compliquée, marquée par son abandon à l’UTMB. Le Catalan n’a pas décu, mais n’a pu faire mieux qu’une 4e place. Grand vainqueur du jour, le jeune Espagnol Andreu Simon Aymerich, vainqueur en décembre dernier de la SaintéLyon, confirme son arrivée au plus haut niveau sur longue distance. Il signe un chrono de 13h 39mn 33s. Il ne devance le second, le Portugais Miguel Arsénio, que de 5 petites minutes (13h 44mn 37s). L’Américain Tyler Green prend la 3e place en 14h 06mn 46s, privant Pau Capell du podium (14h 15mn 40s). Beau résultat pour Arthur Joyeux-Bouillon, premier Français, qui prend la 8e place, juste derrière Courtney Dauwalter.

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Andreu Simon à la bagarre. Photo Organisation / DR
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Le podium hommes de la Classic 128. Photo Organisation / DR

Résultats des 3 autres épreuves de la TransGranCanaria

3 autres épreuves étaient programmées durant cet événement, la Advanced 84km, la Maraton 45km et la Start 24km.

Sur la Advanced 84km, c’est le Britannique George Foster qui s’est imposé en 8h 29mn 14s, avec plus d’un quart d’heure d’avance sur l’Autrichien Alexander Hutter et un autre Britannique, Tom Joly. Cédric Chavet, premier Français, termine 6e tandis qu’Antoine Guillon prend une belle 13e place en 9h 25mn 21s.

Chez les femmes, c’est la favorite, l’Espagnole Azara García De los Salmones, deux fois victorieuse du grand format, qui s’est imposée sur la distance. Elle a devancé la Finlandaise Johanna Antila et la Suissesse Kathrin Götz.

Sur la Maraton 45km, le Kényan Robert Pkemoi Matayango a fait parler sa vitesse pour s’imposer en 3h 25mn 30s. Il devance le Suisse Roberto Delorenzi de 8 minutes, et le Finlandais Juho Ylinen de 9 minutes. Deux Français, Valentin Benard et Matthieu Simon, intègrent le top 10, respectivement à la 9e et 10e place.

Dans la course féminine, c’est l’Espagnole Nuria Gil qui s’est montrée la plus rapide. En 4h 08mn, elle devance de 10 minutes la Suédoise Johanna Aström et de 13 minutes sa compatriote Gemma Arenas.

Sur la Starter 24 km, le Polonais Bart Przedwojewski, grand spécialiste de la course en montagne, et l’Espagnol Alex Garcia Carrillo ont partagé la première place en 2h 02 48. Le Britannique Christopher Richards a pris la 3e place, 2 minutes plus tard. Belle perf du Français Mael Allaire, qui termine 5e. A noter que Bart Przedwojewski s’était imposé la veille dans le KV El Gigante.

Chez les femmes, c’est la Suissesse Rea Iseli qui est montée en haut de la boîte, en 2h 35mn 33s. Elle a devancé l’Espagnole Mireia Pons Torres de 5 minutes, et la Française Noémie Vachon de 9 minutes.

Pour voir les résultats complets des courses, c’est ICI

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2 formats par événement, 3 destinations entre Var et Alpes-Maritimes, 4 étapes entre mars et décembre, les duo trails sont de retour en 2023. Formez votre binôme et… partagez votre passion du trail.

Duo Trails, le principe

Les Duo Trails sont des courses qui se courent à 2, pour un plaisir partagé. Chaque événement Duo Trail propose deux parcours : un 10km découverte ouvert aux coureurs et randonneurs, et un 22km ouvert aux traileurs. Des formats qui restent très accessibles pour privilégier la convivialité. Ce qui n’empêche pas la performance. Chaque parcours se décline en trois catégories : duo hommes, duo femmes et duo mixte, avec un classement et des récompenses pour chaque catégorie. Certaines éditions Duo Trail proposeront également un challenge inter-entreprise.

affiches duo trails
Les 4 dates de la saison Duo Trails.

Duo Trails : les 4 dates de la saison 2023

Samedi 25 mars – Duo Trail Sainte-Baume
2 parcours de 10,5km et 480m D+ ou 22km et 850m D+ dans le cadre exceptionnel et protégé du Parc Naturel Régional de la Sainte Baume. Départ de Pourrières.

Samedi 24 juin – Duo Trail Mercantour – Isola 2000
2 parcours de 9km et 500m D+ ou 22km et 1350m D+ dans une station mythique des Alpes, avec des panoramas exceptionnels.

Samedi 28 octobre – Duo Trail Côte d’Azur – Cavalère-sur-Mer
2 parcours de 10km et 300m D+ ou 22km et 875m D+

Samedi 2 décembre – Snow Duo Trail Mercantour – Isola 2000
Retour dans les Alpes mais pour une version hiver, avec 2 parcours de 10km et 560m D+ ou 19km et 980m D+.

Possibilité de s’inscrire pour le challenge Duo Trails sur 4 étapes.

Renseignements et inscriptions ICI

duo trail Photo Raphaelle Savard
Dans le froid du Snow Duo Trail, être à 2, c’est mieux ! Photo Raphaelle Savard
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Après une première édition couronnée de succès, la Trace des Maquisards de l’Ain revenait ce 18 février avec son concept unique : une course à pied de nuit à la frontale comme moyen d’évasion et d’hommage à la Résistance et à celles et ceux qui ont combattu l’occupant nazi. Un terrain sur lequel Mathieu Augier et Alexandre Boucheix ont montré qu’en matière de résistance, ils étaient imbattables.

La Trace des Maquisards, un concept unique

C’est au travers d’une épreuve nocturne unique que les participants de La Trace des Maquisards ont eu l’occasion de partir à la conquête des sites réputés du maquis se trouvant entre les deux villes les plus emblématiques de la résistance dans l’Ain, et Ambérieu-en-Bugey et Oyonnax. Si la Trace des Maquisards propose différents formats, tous les regards étaient tournés vers Alexandre Boucheix, donné favori de l’épreuve reine, le 100km et 4000m D+. Vainqueur des 79km de la première édition en 2022, il portait logiquement le dossard N°1. Et même si ce dernier a annoncé en début d’année avoir décidé de « ne pas avoir d’objectif » cette saison, il était difficile de ne pas l’imaginer aux avant-postes. La ville du départ, il déclarait encore : « Pas d’objectif de performance, comme dit en début d’année. Envie de passer une belle nuit en extérieur. De courir comme je sais le faire… »

Lire notre article Casquette Verte 2023 : OBJECTIF… 0 OBJECTIF

La Trace des Maquisards : « s’évader » à 2, c’est mieux

Et ce qui devait arriver arriva. Partant bille en tête et occupant les avants-postes du début à la fin, Casquette Verte a franchi la ligne d’arrivée en vainqueur. Mais l’ultra-traileur parisien ne s’est « évadé » tout seul sur ce long chemin de la Résistance. En effet, du premier au dernier des kilomètres du parcours (94,7 et 3832m D+ pour être exact), il a été accompagné de Mathieu Augier. Ce dernier, habitué des top 10 sur les formats de 50 à 100km, avait d’ailleurs fini 3e de La Trace des Maquisards 2022. Les 2 hommes ont donc partagé la victoire. Ils sont crédités d’un temps de 9h 18mn 11s, soit une moyenne de 10,24km/h. Charly Guérin, qui était au contact de ce duo pendant les 3 premières heures de course, n’a pu suivre leur rythme infernal. Il termine 3e à plus de 25 minutes des vainqueurs.

Côté féminin, la victoire revient à Caroline Sebert. Une belle satisfaction pour celle qui n’avait plus connu de podium depuis sa performance en octobre 2021 sur la Renarde, le format de 78 km de l’Ultra Trail des Montagnes du Jura. Elle s’impose en 12h 34mn 13s, à une moyenne de 7,58km/h. Un temps qui lui vaut la 26e place au scratch. Elle devance Maud Mery-de-Montigny d’un peu plus d’un quart d’heure. Sarah Charles monte sur la 3e marche du podium, à une demi-heure de la gagnante.

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Les 2 vainqueurs en mode selflie ! Photo DR

Casquette Verte : « Tout simplent du plaisir »

Pas de déclaration fracassante ni de provocation à l’arrivée, Casquette Verte était simplement heureux de cette course de nuit si particulière. D’autant qu’elle ne ressemblait en rien au tracé de l’an dernier, où il s’était imposé. Avant course, il déclarait : « Il n’y a pas 100 mètres semblables. Pas de repère. Pas d’habitude. Et ce n’est pas très important. Ça va découvrir de nouveaux chemins… » Après course, la conclusion était à la hauteur de la satisfaction. « C’était tout simplement du plaisir. Pas forcer. Avancer quand même. Passer un bon moment avec Mathieu Augier. Pas de bobo pour la suite. Découverte d’une superbe trace bien cool. Bref, tout était bien. »

Pour voir les résultats des autres courses de La Trace des Maquisards de l’Ain (100km en relais à 2 ou à 4, 42km, 25km et 10km, c’est ici

La Trace des maquisards visuel
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C’est en Isère, au départ de Voiron, que le Trail du Circuit de la Sure vous invite le dimanche 4 juin à découvrir les sentiers de Chartreuse et les balcons de la Sure. Une course historique dont la première édition a eu lieu en… 1906 !

1906 – 2006 – 2015 : un siècle d’exploits en Sure

Le Trail du Circuit de la Sure s’inscrit dans la droite ligne des éditions précédentes. Mais si c’est la 7e édition dans sa version contemporaine, la toute première édition a eu lieu en… 1906 ! À l’époque, Joseph Michallat créait le 1er circuit de la Sure au départ de Voiron. Il prenait le départ et remportait la course en 6h 08mn 45s, devançant alors 45 coureurs. Bon an mal an, l’épreuve perdurait, jusqu’en 1983, date de la dernière édition dans la tradition où marche et course alternaient.

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1906, date de la première édition du Circuit de la Sure. Photo Archives / DR

Une nouvelle formule, lancée en 1984 pour contrer la concurrence des courses sur route, proposait alors une épreuve sous forme de relais un marcheur / un coureur. Jusqu’à ce qu’en 2006 le Spiridon Dauphinois Voiron Chartreuse redonne vie au fameux Circuit de la Sure en créant le Roc de Chartreuse. Le Roc reprenait en partie le mythique parcours. Mais 3 éditions plus tard, le Circuit retombait dans l’anonymat.

Ce n’est qu’en 2015 que l’association Objectif Sure, formée d’anciens du Roc de Chartreuse, décide de relancer le Circuit de la Sure. Autant d’aléas mais aussi de persévérance qui expliquent pourquoi, si plus d’un siècle sépare 1906 de 2023, la course est autant ancrée dans l’esprit et la mémoire des Voironnais.

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La Sure, un des sommets du Massif de la Chartreuse. Photo Organisation / DR

Trail du Circuit de la Sure : 3 formules de courses au choix

Le parcours phare du Trail du Circuit de la Sure est un 55km et 3500m D+. Son point culminant est la Sure, l’un des sommets de Chartreuse. S’il existe en version solo, d’autres formules sont néanmoins proposées tant sur cette distance que sur des distances inférieures, afin que tout coureur puisse participer.

• Le Grand Trail : 55km et 3500m D+
Un trail depuis Voiron pour découvrir ou redécouvrir les sentiers de Chartreuse ainsi que les balcons de la Sure et ses piémonts. À réaliser en solo, en patrouille de 2, donc en duo du départ à l’arrivée, ou en relais de 3, avec 3 sections de respectivement 12, 24 et 19km.

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Arthur Joyeux-Bouillon, 3e du Grand Trail 2022. Photo Organisation / DR


• Le Moyen Trail : 30km et 1300m D+
Un format idéal pour découvrir la région du Voironnais, en quête de performance ou simplement pour le plaisir.

• Le P’tit Trail : 10km et 600m D+
Une boucle simple et accessible qui vous emmène sur les hauteurs du Voironnais, à la découverte des paysages.

Renseignements et inscriptions ICI

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Premier des 34 événements des UTMB World Series 2023, le Tarawera Ultramarathon by UTMB était l’un des principaux rendez-vous du calendrier. Il a rassemblé plus de 5 000 coureurs de 76 nationalités sur les spectaculaires sentiers de Nouvelle-Zélande. L’Américain Zach Miller, 5e du dernier UTMB, s’est imposé sur la plus longue des épreuves en battant le record, se qualifiant ainsi directement pour la finale des UTMB World Series 2023 qui se tiendra début septembre à Chamonix. Chez les femmes, exploit similaire de l’Australienne Lucy Bartholomew.

Tarawera Ultramarathon by UTMB : retour après 2 ans d’absence

Pour sa 14e édition, après 2 ans d’absence pour cause de Covid, le Tarawera Ultramarathon by UTMB a tenu toutes ses promesses. C’est de la ville de Rotorua, en Nouvelle-Zélande, que partaient les différentes épreuves au programme, un 21, un 50, un 102 et un 161 kilomètres. Entre lacs, chutes d’eau et forêts luxuriantes, la magie a opéré.

Mitch Murcott, directeur de course, a déclaré : « Après deux ans d’absence en raison du COVID, nous sommes très heureux de réunir la communauté des coureurs de trail à Rotorua. Notre événement est idéal pour donner le coup d’envoi de la saison 2023 des UTMB World Series avec des parcours roulants, un esprit communautaire génial, certains des meilleurs ravitaillements et bénévoles au monde, et de superbes sentiers. »

A noter la participation d’un grand nombre de femmes, puisque 49% des participants du format 102 kilomètres étaient des coureuses féminines.

Photo Organisation Tarawera Ultra Marathon / DR

La TUM Miler pour Zach Miller

Ce nom lui était-il prédestiné ? La TUM Miler, ainsi nommée pour ses 100 Miles, était dans le viseur de l’Américain Zach Miller. 23ème du championnat du monde de trail court à Chiang Mai en novembre dernier, le petit moustachu de la team The North Face n’a pas laissé passer sa chance d’inscrire son nom au palmarès de l’épreuve. Parti en tête, il n’a jamais semblé être inquiété et a parfaitement géré sa fin de course. Il l’emporte en battant le record de l’épreuve en 14h 41mn 41s. Zach Miller devance de près de 30 minutes le Japonais Hajime Mamba et de plus de 50 minutes le Britannique Nicholas Bamford, troisième.

Côté féminin, c’est un exploit identique qu’a réalisé l’Australienne Lucy Bartholomew, gagnante du format 62km en 2018. Partie également seule en tête, elle s’impose en 17h 13mn 34s, nouveau record de l’épreuve. Elle devance de plus de 40 minutes la Japonaise Kimino Miyazaki. Un chrono qui lui permet de prendre la 9e place au scratch. C’est la Néo-Zélandaise Katie Wright qui complète le podium. À noter que l’une des grandes favorites, la Néerlandaise Ragna Debats, n’a finalement pas pris le départ.

Le nouveau règlement des qualifications pour l’UTMB fait que les 3 premiers de chaque catégorie ont désormais leur ticket pour participer à la grande finale de l’UTMB World Tour 2023 à Chamonix début septembre.

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Podiums de la TUM Miler 2023.

Zach Miller : « Une course, et bien plus… »

Après sa victoire, Zach Miller déclarait, très ému : « Je suis venu pour un shot sur un spot de l’UTMB, et reparti avec tellement plus ! Tarawera Ultra Marathon, tu étais quelque chose de spécial. Ma première course de cent miles en dehors de l’UTMB ! Tu étais si différent de ce que j’ai connu sur cette distance. Bien sûr, beaucoup de choses étaient les mêmes, mais en même temps, il y avait tellement de nouveautés. (…) C’était comme si les gens ici se souciaient vraiment de cette course. C’était comme si ce n’était pas seulement une course, mais un moyen pour les habitants de Rotorua de partager avec le monde ce bel endroit qu’ils appellent leur chez eux. Ils ne se sont pas arrêtés aux forêts luxuriantes et aux pistes roulantes. Non, ils sont allés au-delà. Ils ont partagé la culture de leur peuple natal et la gentillesse de ceux qui habitent cet endroit. Ce fut une expérience de course pas comme les autres, et je suis tellement content d’avoir pu en faire partie ! »

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Zach Miller à son arrivée. Photo Tarawera Ultramarathon / Cameron McKenzie

La TUM 102 pour Daniel Jones devant Hayden Hawks

Sur les 102 km de la deuxième épreuve, Daniel Jones, athlète basé à Welligton, s’est imposé avec un chrono de 7h 27mn 55s, nouveau record de l’épreuve. Trois jours avant le départ, il déclarait : « En fin de compte, nous sommes tous ici pour courir de notre mieux. Ce sera peut-être Hayden, ou les autres Kiwis, Australiens, Américains ou athlètes internationaux qui se battront pour la victoire. 102 km, c’est un long chemin à parcourir, donc on va probablement tester notre forme actuelle, mais nous donnerons tout, ça c’est sûr. Et si je devais gagner Tarawera, cette seule course ferait ma saison ! »

Tarawera Ultra Marathon in Rotorua,  February 11, 2023
Daniel Jones. Photo Tarawera Ultra Marathon / DR

Il a donc fait sa saison ! Et a devancé l’Américain Hayden Hawks, qui s’était imposé à peine 2 mois plus tôt sur le 100 Miles de la dernière course de l’UTMB World Tour 2022, l’Ultra Trail Kosciuszko by UTMB. Il y a quelques jours, Hawks déclarait d’ailleurs : « Cela fait maintenant trois ans que j’attends de participer à cette course. En fait, l’événement figure sur ma liste de courses à faire depuis que j’ai commencé à courir des ultras. Non seulement elle a une histoire riche, avec certains des meilleurs athlètes du monde qui viennent courir, mais elle se trouve dans une partie du monde que j’apprécie, avec une culture incroyable. »

Au terme d’une course remarquable, Hayden Hawks finit second à moins de 15 minutes du vainqueur. La troisième marche du podium est occupée par un autre Américain, Ryan Montgomery.

TUM 102 : 3 femmes en moins de 5 minutes !

Chez les femmes, le suspense a été total jusqu’à la fin. C’est la locale Nancy Jiang qui s’est imposée en 9h 26mn 08s. Elle devance d’à peine 1mn 20 l’Australienne Stephanie Auston. L’Espagnole Aroa Sio prend la 3e place à à peine 4 minutes 30 de la gagnante. La Chinoise Fuzao Xiang, l’une des favorites de l’épreuve, espérait être sur le podium pour se qualifier pour les finales de l’UTMB à Chamonix. Elle n’a pas pu faire mieux qu’une 15e place.

Tarawera Ultra Marathon in Rotorua,  February 11, 2023
Nancy Jiang s’impose sur la TUM 102. Photo Tarawera Ultra Marathon / DR
RESULTAT TARAWERA 102
Podiums de la TUM 102 2023.

Pour les résultats complets de toutes les courses, c’est ICI

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Photo Organisation / DR
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Le Géant de Provence en rêvait sans doute, il va l’avoir. La première édition de l’Ultra Tour du Mont Ventoux, UTMV pour les intimes, se déroulera le 22 septembre 2023. Au programme, une boucle de 165km au départ de Bédoin, un dénivelé de 6800 mètres et, bien entendu, l’ascension de cette montagne mythique dans le final, comme pour une étape folle du Tour de France cycliste.

Ultra Tour du Mont Ventoux : un final qui s’annonce épique

La première nuit sentira le thym et le romarin, mais ne proposera pas de difficultés insurmontables. Car qui dit Ultra Tour du Mont Ventoux dit forcément passage par le sommet. Et les organisateurs ont bien fait les choses, puisque le sommet en question est calé à moins de 10 kilomètres de l’arrivée, après plus de 150 kilomètres de course. Facile, dans ces conditions, d’imaginer un final de folie, avec une ascension décisive pour la victoire finale. Et tout le monde de penser à la dernière ascension de l’UTMB 2022, quand Kilian Jornet a fini par se défaire de Mathieu Blanchard

Sous l’œil du Géant

Une chose est sûre : les participants de l’Ultra Tour du Mont Ventoux auront le temps de l’admirer. Et sous toutes ses coutures… Sans aucun sommet pour lui faire concurrence à 50 kilomètres à la ronde, le Mont Ventoux, « crâne » chauve sans végétation, se voit de loin. Avec ses 1910 mètres d’altitude, le Géant de Provence se mérite, qui offre des pentes abruptes sur lesquelles les cyclistes adorent venir transpirer.

Ultra Tour du Mont Ventoux Vélo Photo DR
Mythique pour les cyclistes, bientôt mythique pour les amateurs d’ultra-trail… Photo DR

Partant de Bédoin, le tracé emmènera les coureurs dans les Dentelles de Montmirail, un massif rocheux spectaculaire culminant à 700 mètres d’altitude, avant de rejoindre Vaison-la-Romaine puis d’attaquer une première grosse ascension au Nord du Mont Ventoux, puis une seconde au 90e kilomètre. Le parcours redescendra ensuite vers Sault, traditionnelle 3e porte d’entrée du Ventoux cycliste, et restera en plaine jusqu’au 145e kilomètre, à Saint-Estève, où commenceront les choses très sérieuses puisqu’il sera temps de grimper au sommet du Géant de Provence.

Ultra Tour du Mont Ventoux Carte
Ultra Tour du Mont Ventoux Profil

Ultra Tour du Mont Ventoux : nombre de places limité

Attention, il ne faudra pas traîner, l’UTMV se mérite. En effet, les organisateurs ont décidé de limiter le nombre de places, afin de garder une parfaite maîtrise de l’épreuve.

Voir le teaser vidéo ICI

Inscriptions ICI

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C’est un des concepts les plus simples et les plus fous de la planète running : faire courir (ou marcher) en même temps des milliers de personnes dans le monde entier. Avec un départ exactement au même moment, qu’importent les fuseaux horaires. L’objectif : aller aussi loin que possible avant qu’une ligne d’arrivée mobile, la Catcher Car, ne vous dépasse. Le but : aider la recherche afin de trouver un remède aux lésions de la moelle épinière. La date et l’heure de départ de l’édition 2023 sont fixés : ce sera le 7 mai 2023 à 13h00 pile en France métropolitaine. Les inscriptions sont ouvertes.

Courir avant de se faire rattraper

Pour la 9e édition des Wings For Life World Run, la formule reste la même : prendre le départ en solo ou en groupe, dans son coin ou dans le cadre d’une course organisée par l’Application Wings for Life World Run, et aller le plus loin possible, en marchant, en courant ou en fauteuil roulant, avant de se faire rattraper par une Catcher Car virtuelle (sorte de « Voiture Balai « ) qui mettra fin à votre parcours. Vous recevrez votre numéro de dossard personnel par email. Il sera également disponible sur le site web quelques jours avant la course.

Le jour de la course (7 mai à 13h pile en France, 11h UTC), l’Application Wings for Life World Run sera votre chronomètre officiel. La Catcher Car virtuelle partira 30 minutes après le départ des coureurs, à la vitesse de 14km/h dans un premier temps. Elle augmentera progressivement sa vitesse jusqu’à ce que les derniers athlètes soient rattrapés. Les coureurs amateurs, par exemple, seront dépassés aux environs du kilomètre 5, tandis que les coureurs professionnels transpireront jusqu’au kilomètre 60. Vous recevrez un signal clair de l’App dès qu’elle vous rattrapera. Votre résultat ne sera pas un temps, mais la distance que vous aurez parcourue. N’oubliez pas de charger votre téléphone au maximum pour la course, surtout si vous avez l’intention d’aller loin.

Photo Organisation

Wings For Life World Run France : 2 façons de participer

Vous pouvez participer en courant seul(e), où que vous soyez, via l’application Wings for Life World Run. Les frais d’inscription sont de 20 euros. Si vous voulez savoir sur quelles bases courir, vous pouvez sur le site wingsforlifeworldrun.com définir votre objectif (en kilomètres) et le calculateur vous indiquera le temps que vous devrez faire pour atteindre la ligne d’arrivée avant que la Catcher Car virtuelle ne vous rattrape.

Par exemple, si vous décidez de courir 15km, vous devrez effectuer cette distance en maximum 1h31mn avant que la Catcher Car ne vous rattrape. Soit courir au moins en 6mn07 au kilomètre. Et plus vous irez loin, plus vous devrez courir vite, puisque la voiture balai accélère au fil des kilomètres. Ainsi, si vous décidez de faire un marathon (donc 42km), vous n’aurez que 3h04 pour effectuer cette distance.

wings for life objectif
Exemple d’objectif. Plus la distance sera longue, plus la voiture balai roulera vite et plus il faudra courir vite pour ne pas se faire rattraper avant d’atteindre son objectif.

Vous pouvez également participer en courant avec d’autres participants sur un parcours spécifique, sur une course organisée par l’Application Wings for Life World Run. Il vous suffit de vous inscrire au rassemblement de coureurs de l’une des villes proposées. Les frais d’inscription sont de 20 euros. On trouve des courses organisées via l’App à Rennes, Paris – Les quais de Seine, Bordeaux, Lille, Annecy, Nice.

Wings For Life World Run : aider ceux qui ne peuvent pas courir

En tant que fondation caritative, Wings for Life soutient des projets de recherche de pointe partout dans le monde. Leur but : trouver un remède aux lésions de la moelle épinière. Ainsi, 100% des frais d’inscription et des dons réalisés lors du Wings For Life World Run sont reversés à la recherche. La société Red Bull rend tout ça possible en couvrant les frais administratifs.

Voir le film 7 ans de Wings For Life

Plus d’informations et inscriptions ICI

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