Après sa victoire sur le format 75km en 2021, Benoît Girondel revenait sur l’UTCAM pour s’aligner sur le plus grand format, 125km. Il s’est largement imposé.

Benoît Girondel de bout en bout

Partis vendredi à 18h de Monaco, Benoît Girondel n’a laissé à personne le soin de mener. Sans grande surprise, il a donc été le premier à franchir la ligne d’arrivée à Saint-Martin-Vésubie samedi 9 juillet. Le coureur du team Trail Ascics et Alltricks, récent vainqueur ex-aequo du Swiss Canyon Trail, a avalé les 125km et 7800m D+ en 17h 09mn 3s. Il devance de plus d’une heure le second, François Holzerny, plutôt habitué aux formats courts (18h 17mn 56s). Nicolas Allemeersch, 14e du format 75km en 2021, termine 3e en 19h 1mn 9s. Chez les féminines, Daphnée Derouch s’impose pour la 2e année consécutive. Elle termine 10e au scratch, en 22h 21mn 44s. Dans la version 125km Relais à 2, c’est l’équipe formée par Olivier Sitjas et Philippe Martin qui l’emporte en 20h 12mn.

UTCAM
Après le 75km en 2021, Benoît Girondel, ici au ravito du petit matin, remporte le 125km en 2022. © DR

Pau Capell se rassure sur la Skymarathon

C’était l’autre grosse tête d’affiche de cet UTCAM 2022 ! Et l’Espagnol Pau Capell avait hâte d’oublier sa mésaventure du Lavaredo Ultra Trail. En effet, il avait été contraint à l’abandon, trop entamé physiquement. Grand favori sur ce format court mais exigeant de 50 km pour 4170 m D+, le vainqueur ex-aequo du Black Mountain Trail a assuré en s’imposant largement en 6h 45mn 16s. Il devance Thibault Athane, 5e en 2018 et 7e en 2020 (7h 18mn 53s). Jérémie Bouchard monte sur la troisième marche de la boîte (7h 38mn 20s). Manon Gras, 13e au scratch, remporte la victoire chez les femmes en 9h 01mn 47s. Après avoir fini seconde l’an dernier, elle monte enfin tout en haut du podium.

UTCAM PAU CAPELL
Pau Capell n’a pas douté. © DR

Résultats des autres courses

Sur l’Ultra Trail Côte d’Azur Mercantour 95 km et 5860m D+, la victoire est revenue à Lucas Laforêt. 5e de la version 75km en 2021, il s’impose en 12h 6mn 19s. Sur la Skyultra (75 km, 5120 m D+), c’est Thibault Legarff qui s’impose au finish en 11h 5mn 22s. Il devance de seulement 12 secondes le second, Franck Cardin. Sur la Maremontana, une montée non stop depuis le port de Monaco jusqu’à La Turbie, 5 km pour 500m D+, Alexis Gigant (25mn 47s) et Valérie Raibaut (32mn 11s) se sont imposés. Les 2 dernières courses, le 30 et le 10km, sont programmés le dimanche 10 juillet.

Lien résultats complets

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L’Ultra Trail di Corsica, épreuve reine du Restonica Trail, intégrait cette année le calendrier de l’UTMB World Series. Avec un plateau relevé, l’UTC a vu le triomphe de Beñat Marmissolle. Sous une chaleur écrasante, le champion Basque échoue de 7 petites minutes à battre le record de l’UTC détenu par le Corse Lambert Santelli.

L’Ultra-Trail di Corsica, une découverte pour Marmissolle

Il y a 2 semaines à peine, le Basque Beñat Marmissolle était contraint d’annoncer son forfait à l’UTMB Andorre. La raison : une lombalgie aiguë lui ayant foudroyé le dos la veille du départ. Extrêmement déçu par ce coup du sort, il était donc venu en Corse le couteau entre les dents, très désireux d’effacer cette désillusion. Et c’est sur le parcours le plus long du Restonica Trail, un tracé de 110km et 7200m D+ avec des passages techniques terriblement pentus, que le Basque comptait prendre sa revanche.

3ème sur le Grand Raid à La Réunion en 2021 et vainqueur ex-aequo avec Pau Capell du Black Mountain Trail, il disait quelques heures avant le départ son impatience à s’élancer. « Quelques sorties de repérage m’ont permis de découvrir un paysage exceptionnel de beauté ! Des sentiers extrêmement techniques, truffés de cailloux, le tout assorti d’une chaleur caniculaire qui assomme l’organisme… Ça va être un nouveau combat dans une nouvelle arène que j’ai hâte de découvrir. »

RESTONICA TRAIL MARMISSOLLE
Arrivé en terre corse, le Basque affiche les 2 drapeaux avant d’en découdre avec le local de l’étape Noël Giordano. © Facebook Marmissolle / DR

L’Ultra-Trail di Corsica, un plateau impressionnant

Parmi les 300 participants de l’UTC, figuraient quelques clients sérieux. Premier d’entre eux, le local Noël Giordano, soutenu par toute l’Île de Beauté, vainqueur du format 64km du Restonica Trail en 2021. Auteur d’un début de saison impressionnant, il restait en effet sur 3 victoires consécutives, au 60km du MIUT en avril, au Trail Napoléon début mai et au Trail A Petralbinca début juin.

Le Suisse Diego Pazos, ancien vainqueur du 90km du Marathon du Mont-Blanc en 2016, 8e de l’UTMB Mont-Blanc 2021, affichait également des ambitions.

2e du Grand Raid de La Réunion en 2019, Nicolas Rivière était également un sérieux candidat au podium. De même que Julien Courbet, toujours placé dans les trails des montagnes pyrénéennes.

Une nuit au coude à coude

Partis jeudi à 23h du centre de Corte, le peloton s’est vite étiré pour ne laisser que 2 hommes en tête, Marmissolle et Giordano. Durant toute la nuit, ils sont restés dans les pas l’un de l’autre, passant tous les CP dans la même seconde. Ce n’est qu’au petit matin, après le point de contrôle de Calacuccia, que le Basque a peu à peu décroché son rival. C’est dans la 2e grande difficulté du parcours, la montée vers Bocca Crucetta, point culminant du parcours à 2415m, que Marmissolle a définitivement lâché Giordano, juste avant de rejoindre le tracé du mythique GR20. Avec une chaleur bien plus intense que lors de l’exploit de FKT féminin réalisé mi-juin par Anne-Lise Rousset, Marmissolle a alors affronté seul avec plus de 30 minutes d’avance la terrible montée du col de Bocca Alle Porte, à 2250m, point culminant du GR20.

RESTONICA TRAIL depart
Jeudi 23h à Corte, un départ haut en couleurs… © DR

Résultat Ultra-Trail di Corsica : Marmissolle à 7 petites minutes du record de Santelli

Au 86e kilomètre de course, le plus dur était derrière lui et le Basque avait course gagnée. En effet, il comptait près de 1h20 d’avance sur Giordano et 1h30 sur le Suisse Diego Pazos, toujours en embuscade. S’il pouvait encore rêver de record, Marmissolle devait cependant avaler la dernière difficulté du jour, la montée de 3 km et 800m D+ vers le plateau d’Alzu. Il ne lui resterait alors plus qu’à foncer le long de la vallée du Tavignanu en direction de Corte. Hélas, la chaleur a eu raison de l’organisme et des ambitions de Marmissolle. Il signe finalement un chrono de 16h 48mn 15s. Il échoue à 7 petites minutes du record de l’épreuve, toujours détenu par Lambert Santelli en 15h 41mn. Marmissolle termine avec 1h 52 d’avance sur Giordano et Diego Pazos ex-aequo, le Suisse étant revenu sur le Corse dans les derniers kilomètres.

UTC vainqueur BERNAT MARMISSOLLE
Le vainqueur Beñat Marmissolle. © DR

Le Restonica Trail 2022, record d’affluence

Avec un total supérieur à 1800 participants, record historique, le succès de l’événement est total. Trois autres courses sont encore au programme :

U Giru di Tumbonu (17km, 650D+), départ vendredi 8 juillet à 18h
Le Restonica Trail (69 km, 4000D+), départ samedi 9 juillet
Le Tavignanu Trail (33 km, 2500D+), départ samedi 9 juillet

Rendez-vous pour suivre les courses en live ici

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Si pour beaucoup trail en Bretagne rime avec Ultra Marin, Trail de Guerlédan ou Urban Trail de Rennes, il existe d’autres courses un peu moins populaires mais qui permettent de découvrir différentes facettes de la Bretagne. Le Trail du Kreiz Breizh, TKB pour les intimes, fait partie de ces pépites qui méritent d’être mises en lumière. S’il ne bénéficie pas de l’attrait de la côte, sa qualité lui a cependant permis d’acquérir, dans sa version longue de 66km, la réputation de trail le plus exigeant de Bretagne. Retour sur l’édition 2022 du TKB 66.

Le Trail du Kreiz Breizh, une histoire de copains

Le TKB est une histoire de cinq copains, traileurs passionnés. En 2014, ils prennent l’initiative de mettre sur pied un trail qui relie la ville de Pontivy au village touristique de Saint-Nicolas-des-Eaux. Objectifs : faire découvrir le patrimoine de la région, mais aussi faire du dénivelé de part et d’autre de la rivière du Blavet, qui a creusé ses méandres et dessiné une vallée encaissée en bordure d’un massif granitique. Sans doute une des vallées les plus méconnues de Bretagne, véritable échappée verte pleine de charme.

TKB 1 © Cyrille Quintard
© Cyrille Quintard

Le TKB 66, le trail le plus exigeant de Bretagne

Ne pouvant bénéficier de l’attrait de la côte bretonne, le TKB s’est ainsi bâti sur d’autres atouts. Premiers d’entre eux, la technicité du parcours, la qualité des sentiers et la mise en valeur des paysages de la vallée du Blavet. Avec 66 km et presque 2000 m de dénivelé, l’épreuve phare du TKB permet d’engranger 3 points ITRA et est devenue qualificative pour la Diagonale des Fous à La Réunion, ainsi que plusieurs trails du World Trail Tour comme le Verbier Saint-Bernard ou le Lavaredo Ultra Trail. Des « lettres de noblesse » qui lui ont donné une visibilité supplémentaire. Puis, très rapidement, les coureurs l’ont catalogué comme le trail le plus exigeant de Bretagne. Sa réputation était faite.

TKB 4 © Cyrille Quintard
© Cyrille Quintard

2022, retour du TKB et affluence record

Après deux éditions annulées en raison de la crise sanitaire, le Trail du Kreiz Breizh revenait cette année dans le circuit des épreuves bretonnes. Avec presque 1300 inscrits sur les 4 distances proposées, il a dépassé son affluence record de 2019. Outre le 66 km et 1900m D+, le TKB comporte également un 28 km avec 1000m D+, un 18 km et un 10 km. Les amoureux de la marche ne sont pas oubliés, avec 3 circuits de randonnée pédestre, 10, 15 et 25 km, avec un départ et une arrivée de Pontivy. Cependant, la course à l’affluence n’est pas une préoccupation majeure des organisateurs. En effet, pour préserver la qualité des sentiers très techniques et la qualité de la course, le nombre de dossards est limité à seulement 350 pour les deux plus grandes distances

Pontivy, 27 mars 2022, 7h du matin

En ce dimanche très printanier, les coureurs du TKB 66 partent à la frontale depuis le Gymnase du Drogo, à Pontivy. Et tout de suite, il faut monter, pendant 6 kilomètres. La Bretagne, plat pays ? Oh que  non ! Aux premières lueurs du jour, les frontales s’éteignent les unes après les autres dans les chemins séculaires et les sentiers monotraces des sous-bois de Malguénac puis de Guern. La file des traileurs s’allonge petit à petit en direction de la chapelle Notre-Dame-de-Quelven, où se tient le premier ravitaillement, au 22e kilomètre. 

TKB 3 © Cyrille Quintard
© Cyrille Quintard

Pierre Legendre loin devant

Après avoir passé le village le Bieuzy-les-Eaux et son église gothique taillée dans ce granit gris typique de la région, le tracé descend vers la vallée du Blavet et la chapelle troglodyte de Saint-Gildas, inscrite au patrimoine des monuments historiques de la région. Son histoire remonte au 6e siècle, à l’évangélisation de la Bretagne par des moines venus d’outre-Manche. Sur cette première partie très roulante, Pierre Legendre, le Rennais vainqueur du 177 km du Grand Raid du Golfe du Morbihan en 2021 et du Raid (100km) en 2022, a pris les devants en s’assurant près d’un quart d’heure d’avance à mi-parcours. Il en a besoin, car il sait qu’il sera moins à son avantage dans les passages plus techniques de la deuxième partie de course.

TKB © GM
© GM

Et au milieu coule une rivière

Au 38e kilomètre, les coureurs atteignent Saint-Nicolas-des-Eaux, escale batelière sur le Blavet canalisé et étape sur l’ancienne ligne de chemin de fer reliant Pontivy à Auray. C’est ici qu’a lieu le deuxième ravitaillement du TKB 66, mais aussi le point de départ du TKB 28 prévu à 9h30. Débute alors la remontée vers Pontivy, en oscillant entre les versants ouest et est du Blavet, franchi à plusieurs reprises. Entre les deux rives, les traileurs affrontent une partie très technique, qui cumule mille mètres de dénivelé jusqu’à Pontivy. Pierre Legendre gardera son quart d’heure d’avance sur son poursuivant et franchira la ligne d’arrivée après 5h46 de course. Il devancera finalement Nicolas Le Rocher, un athlète venu de Loire Atlantique, de 23 minutes. Chez les féminines, la victoire reviendra à l’athlète originaire des Côtes-d’Armor Angélique Poulouin, qui en 8h17 devancera de 3 petites minutes seulement Marie-Thérèse Connan.

TKB © Cyrille Quintard
© Cyrille Quintard

Le TKB, loin des côtes, près du cœur

Depuis le début, la philosophie du TKB peut se résumer en trois mots : sentiers, paysages et patrimoine. Ici, en plein cœur de la Bretagne, il n’y a pas la côte qui fait la carte postale idéale de la Bretagne, et sur laquelle s’appuient tous les trails côtiers de la région. En revanche, ce territoire pontivyen est le pays des chapelles, presque basiliques pour certaines comme celle de Quelven. Le TKB permet de découvrir des paysages inconnus dans les méandres du Blavet, ce fleuve côtier de 150km qui prend sa source dans les Côtes d’Armor. Il permet surtout d’arpenter un dédale de sentiers et de chemins creux qui parcourent cette Bretagne méconnue et pleine de charme. 

99% de satisfaction, une organisation appréciée et reconnue

Parce que la satisfaction des participants est une préoccupation majeure des organisateurs, le TKB a effectué à trois reprises (sur les 6 éditions) une enquête de satisfaction post événement. Objectif : conforter les points forts et corriger les points faibles. Mais encore faut-il qu’il y ait des points faibles… Les deux dernières enquêtes avaient révélé un taux de satisfaction supérieur à 99%. À la question « Conseilleriez-vous le TKB à vos amis ? », les organisateurs ont récolté 199 réponses positives pour une seule réponse négative. Qui dit mieux ? 

Le prochain TKB aura lieu le dimanche 26 mars 2023. Attention, à l’ouverture des inscriptions, en décembre, les dossards partent très vite, du fait de leur limitation à 350. En 2022, ils s’étaient arrachés en une journée à peine pour le 28km, et quelques jours seulement pour le 66km. 

Retrouvez plus d’infos sur le site de l’épreuve ici

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Avec près de 9000 inscrits et 7096 finishers sur l’ensemble des courses, l’Ultra Marin 2022 était LE grand rassemblement de la famille trail ce week-end. Sous la météo radieuse du Golfe du Morbihan, les records des éditions précédentes ont été pulvérisés. Champions du week-end, les vainqueurs du Grand Raid – 175 km sont Fabien Carpentier et Christelle Bourreau. Résultats des différentes épreuves.

Un Ultra Marin ultra rapide

Le Grand Raid 175 km 3 ©Cyrille Quintard: L’Ultra Marin
© Cyrille Quintard Ultra Marin / DR

Lâchés vendredi 1er juillet à 18h, les 1286 coureurs de la plus grande boucle n’avaient qu’un seul objectif : sillonner les 175 km qui les séparent de la ligne d’arrivée à Vannes. Et c’est le champion du monde des 24h de course à pied Fabien Carpentier qui a été le plus rapide, en 15h 43mn 27s. Il détrône ainsi Pierre Legendre, qui détenait le record en 16h 17mn 49s. Fabien Carpentier termine avec plus de 30 mn d’avance sur son compatriote Antoine Toublanc. Chez les féminines, la première à traverser la ligne d’arrivée a été Christelle Bourreau. Elle finit 22e au scratch, avec un chrono de 20h 40mn 30s. Le record féminin de l’épreuve, qui date de 2019, en 19h 43mn 18s, reste la propriété de Nathalie Mauclair.

De plus, deux courses en relais s’engageaient sur cette distance : le Grand Relais à 4 et le Grand Défi Solidaire à 10. C’est l’équipe “Asec la Pommeraye” qui s’est imposée sur la première, tandis que “Les Marsouins de Vannes” ont remporté la seconde.

TOP 10 175 K © Livetrail.net
TOP 10 175 K © Livetrail.net

Le Raid pour Pierre Legendre et Isabelle Molles

ULTRA MARIN OPEN ©Cyrille Quintard : L’Ultra Marin
© Cyrille Quintard Ultra Marin / DR

Partis du port du Crouesty à Arzon. plus de 1400 ultra-traileurs se sont élancés sur cette distance mythique de 100 kilomètres. Le vainqueur n’est autre que Pierre Legendre, ancien détenteur du record du 175 km. Parti comme une fusée, il a explosé le record de cette course en terminant en 7h 29mn 33s, loin devant le deuxième, Christian Drean. Côté féminin, Isabelle Molles termine 16e au scratch et gagne en 9h 41mn 42s. Elle bat de seulement quelques minutes sa rivale Charlotte Allain.

TOP 10 100K © Livetrail.net
TOP 10 100K © Livetrail.net

2 records sur le Trail – 56 km

© Cyrille Quintard Ultra Marin / DR

Ils étaient 1 871 coureurs à s’aligner sur le format Trail de cette édition de l’Ultra Marin. C’est Julien Cougnaud qui remporte la course en 3h 50mn 46s chez les hommes. Chez les femmes, la victoire revient à Camille Thire-Monnier, 4e au scratch. Elle s’offre un chrono de 4h 12mn 39s. Ce sont bel et bien deux nouveaux records qui ont été établis, et de la plus belle des manières.

TOP 10 56 K © Livetrail.net
TOP 10 56 K © Livetrail.net

La Ronde des Douaniers – 34 km

Les derniers participants du week-end se sont élancés dimanche matin à 8h depuis Baden Port Blanc pour la plus petite course de L’Ultra Marin, la Ronde des Douaniers. Sur un parcours inédit, ils ont pu découvrir les sentiers côtiers bien connus des Morbihannais. C’est le coureur originaire de Baden Florian Le Vigouroux qui remporte ce format en 2h 03mn 16s. Chez les féminines, la première place revient à Pauline Melin, sur le podium l’année passée. Elle s’offre une très belle victoire en 2h 30mn 13s.

Plus de 7000 finishers !

  • 8935 concurrents inscrits sur les différentes courses
  • 7096 finishers sur l’ensemble des épreuves
  • 757 finishers du Grand Raid – 175 km
  • 676 finishers (169 équipes de 4) au Grand Relais – 175 km
  • 280 finishers (28 équipes de 10) au Grand Défi Solidaire – 175 km
  • 1063 finishers du Raid – 100 km
  • 1485 finishers du Trail – 56 km
  • 1705 participants à la Ronde des Douaniers – 34 km
  • 1056 finishers de la Marche Nordique – 29 km
  • 74 finishers de la course enfants les P’tits Marins

L’édition 2022 en chiffres

  • Moyenne d’âge des participants : 46 ans
  • Âge du participant le plus jeune : 18 ans
  • Âge du participant le plus vieux : 84 ans
  • 1300 bénévoles
  • 30% de femmes
  • 70% d’hommes
  • 16 communes traversées
  • 12 partenaires privés
  • 6 partenaires institutionnels
  • Plus de 30000 visiteurs sur le village exposant

Accès au site de l’épreuve

Le Grand Raid 175 km 2 © Cyrille Quintard : L’Ultra Marin
© Cyrille Quintard Ultra Marin / DR
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Dimanche 3 juillet a lieu la 5e édition du Trail des Bauges, au départ du Châtelard, en Savoie. Une épreuve conviviale, loin des grands événements et des raz-de-marée humains. Et un trail idéal pour parcourir un parc naturel peu fréquenté et renouer avec l’essence même de la course nature. Voici 3 bonnes raisons de courir le Trail des Bauges.

1/ L’occasion de découvrir le Massif des Bauges

Entre Annecy et Chambéry, le Massif des Bauges est un parc naturel régional à cheval entre la Savoie et la Haute-Savoie qui mérite le détour. En effet, il s’agit d’un massif montagneux calcaire offrant à la vue de belles parois, et culminant à plus de 2200m d’altitude. Il est délimité au nord-est par la chaîne des Aravis et le massif des Bornes, et au sud-ouest par le massif de la Chartreuse. Le cœur du massif, appelé Pays des Bauges, est façonné par l’élevage laitier traditionnel. De fait, il se présente comme un véritable écrin de verdure où le temps ralentit et où il fait bon vivre. Partout autour de vous, règnent les grandes prairies herbeuses et des vues superbes à 360° sur les pentes externes qui l’entourent. Le Châtelard, principal village des Bauges, niche dans une cluse traversée par la rivière Chéran. C’est ici que commencera votre périple dans le Massif des Bauges.

2/ Trail des Bauges, 3 distances pour un événement convivial

TRAIL DES BAUGES 2
© Trail des Bauges 2019 / DR

Ici, pas de sas de départ, de record à battre et d’embouteillages sur les passages étroits. L’événement, à taille humaine, rassemble des sportifs amoureux de la nature et désireux de partager, le temps d’une journée, leur passion de la course nature. Et l’organisation fait tout pour que ce moment soit le plus convivial possible. Outre la disponibilité des bénévoles, vous apprécierez les encouragements au son de cloches et des ravitos offrant des produits de la région à ne pas manquer. Dont, bien sûr, la fameuse et incontournable tome des Bauges.

Pour cette 5e édition, entre 700 et 800 participants sont attendus, répartis sur les 3 distances du jour, toutes au départ du Châtelard.
Le p’tit Chéran, un tracé de 10 km et 350m D+ pour une découverte accessible à tous.
Le Trail Sportif, un parcours de 21km et 1270m D+ pour avoir un bon aperçu du Massif des Bauges.
– Le Trail Expert, une boucle de 48km et 2750m D+ pour ceux qui ont envie de tutoyer les sommets et s’en mettre plein la vue – et les jambes.

L’organisation 100% bénévole mise en place par le Club de Ski de Fond Bauges Ski Nordique permet, grâce aux revenus générés par le trail, de financer des actions vers les jeunes du club (école sport nature et biathlon sur 4 saisons).

3 Initiez-vous au biathlon

Parce qu’il n’y a pas que le trail dans l’esprit des organisateurs, le Club de Ski de Fond Bauges Ski Nordique a prévu le coup. En effet, ce petit club d’environ 70 adhérents, qui compte depuis cette année de 2 sociétaires en équipe de France de Biathlon, Océane Michelon et Rémi Broutier, a pensé à tout. Ainsi, pour les spectateurs et les familles, une initiation au biathlon est prévue sur le village départ. Idéal pour découvrir ce sport pourvoyeur de médailles olympiques !

Pour en savoir plus sur le Trail des Bauges, c’est ici

Découvrez la vidéo de l’édition 2019

https://www.youtube.com/watch?v=MAEGYNaIIYI

TRAIL DES BAUGES
© Trail des Bauges 2019 / DR
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David Gonthier est un des meilleurs photographes dans l’univers du trail en France. Présent sur pratiquement toutes les courses importantes, il était bien sûr derrière son objectif pour l’édition 2022 du 42km du Marathon du Mont-Blanc. Diaporama de ses plus beaux clichés.

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Plus que quelques heures pour réserver votre dossard pour l’une des courses du Restonica Trail 2022. L’épreuve, nouvellement labellisée UTMB, se tiendra du 7 au 9 juillet au départ de Corte, au centre de la Corse. L’occasion de vivre une aventure inoubliable dans des décors somptueux. Et de mettre vos pieds dans les traces d’Anne-Lise Rousset et son record féminin du GR20 établi il y a quelques semaines.

Et au milieu coule une rivière

Flashback, juillet 2019. Le jour se lève à peine et je viens d’avaler 1400m de D+ en 6 kilomètres ! Pour un début de course, difficile de faire plus hard que ce Restonica Trail. Les Corses ne plaisantent pas. Mais qu’est-ce que c’est beau ! Dans mon dos, Corte, quitté 2 heures plus tôt, s’éveille tranquillement, tandis qu’au loin la mer commence à scintiller aux premiers rayons du soleil. Comme tous les coureurs – enfin, marcheurs, vu le pourcentage de la pente -, je fouille le décor des yeux, à la recherche de l’arche du scandulaghju, une curiosité géologique à ne pas rater. Mais c’est plus tard, en longeant le Tavignanu, ce majestueux torrent de montagne, avec ses vasques d’eau couleur émeraude appelant la baignade, que je serai définitivement conquis. Une certaine idée du paradis.

RESTONICA TRAIL BOCCA
La terrible montée vers le col de Bocca Alla Porte, situé tout en haut, étroit passage entre 2 crêtes. © Patrick Guérinet

À l’assaut du col de Bocca Alla Porte, point culminant du GR20

Mais ce paradis, il faut en profiter ! Car 15 kilomètres plus loin, c’est une certaine idée de l’enfer que j’allais affronter. En effet, le tracé de ce 69km et 4000m D+ passe alors par la montée vers le col de Bocca Alla Porte, point culminant du GR20, à 2250m d’altitude. Une punition violente, brutale, quasi verticale, dans un univers minéral extrême. Adieu torrents, chevaux, vertes prairies, c’est soleil de feu, cailloux et gros rochers. Avec pour unique mantra « mettre un pied devant l’autre ». De toutes les épreuves que j’ai courues, je n’ai pas souvenir d’un passage aussi éprouvant. Mais une fois la brèche atteinte, de nouvelles merveilles m’attendent, avec en contrebas les lacs d’altitude de Capitellu et Melu, nichés dans leurs écrins de pierres. Je pourrais écrire des dizaines de lignes sur ce trail, tellement il m’a marqué – dans tous les sens du terme… Et si vous avez la chance de prendre le départ, il vous marquera certainement aussi. Alors n’hésitez pas.

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Depuis Bocca Alla Porte, point culminant du GR20, à 2250m, vue plongeante sur les lacs de Capitellu et, au fond, de Melu. © Patrick Guérinet

Des cailloux et des running stones

Les sentiers corses se distinguent par leurs cailloux et leurs pierriers, dans lesquels seules les traces de peinture blanche et rouge, signalétique du GR20, permettent de distinguer le chemin. Mais ici, d’autres cailloux attendent les participants. En effet, le Restonica Trail intègre cette année les UTMB World Series Events. Ce label est une belle récompense pour les organisateurs qui œuvrent, dans le respect de l’esprit montagnard et du développement durable, pour offrir des conditions de course de qualité tout en conservant une dimension humaine et la convivialité de ses bénévoles. Mais il est aussi une belle récompense pour les coureurs, qui pourront y acquérir les running stones, sésame pour accéder aux courses de l’UTMB tout en profitant de paysages exceptionnels et en dégustant les produits « nustrale ».

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© Restonica Trail / DR

Restonica Trail : 6 épreuves au choix

Si j’ai évoqué avec émotion mon expérience de la course de 69km, il y a bien d’autres options pour découvrir cette magnifique région de Corse. Ainsi, 6 épreuves sont proposées :
L’Ultra-Trail di Corsica (110km, 7200D+), départ le jeudi 7 juillet
Le relais Ultra-Trail di Corsica par équipe de 4, départ le jeudi 7 juillet
Le Restonica Trail (69 km, 4000D+), départ le samedi 9 juillet
Le Tavignanu Trail (33 km, 2500D+), départ le samedi 9 juillet
U Giru di Tumbonu (17km, 650D+), départ le vendredi 8 juillet
L’Andata, une marche de 6km organisée au profit d’Inseme (Association reconnue d’utilité publique qui soutient les personnes vivant en Corse et devant se rendre sur le continent pour raison médicale), le samedi 9 juillet

Il reste encore des dossards sur toutes les distances et les inscriptions sont ouvertes jusqu’à vendredi 1er juillet minuit. Forza !

Inscriptions sur le site du Restonica Trail : http://www.restonicatrail.fr/

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Ils étaient partis à la conquête de l’Ouest en mode découverte, ils auront tenu leur rang d’athlètes élite tricolores. Ludovic Pommeret, Vincent Viet et Camille Bruyas terminent tous les 3 dans le Top 10. Voici les résultats de la Western 100 édition 2022.

Adam Peterman, premier ultra, première victoire

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Adam Peterman peut exulter : il succède au roi Jim Walmsley au palmarès de cet ultra prestigieux. © Facebook Western States Endurance Run / DR

En l’absence du maître de la course, Jim Walmsley, triple vainqueur de la Western 100, détenteur du record de l’épreuve mais occupé à arpenter les montagnes de Chamonix pour préparer son UTMB, l’opportunité était trop belle. De nombreux Américains rêvaient en effet d’inscrire leur nom au palmarès du plus vieil ultra-trail des USA, qui en est à sa 49e édition. Mais rien ne présageait que le jeune athlète du team Hoka Adam Peterman, 26 ans seulement, soit le plus rapide d’entre eux. Pour sa première participation, l’Américain qui n’avait jamais couru un ultra s’impose largement devant son compatriote Hayden Hawks, mais à plus d’une heure du record de Maître Jim. Un autre Américain, Arlen Glick, se hisse sur la 3e marche du podium.

Podium masculin
Adam Peterman : 15:13:47
Hayden Hawks : 15:47:27
Arlen Glick : 15:56:15

Victoire de Ruth Croft chez les féminines

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Deuxième l’an dernier, Ruth Croft s’impose avec le 3e chrono féminin de l’histoire de l’épreuve. © Facebook Western States Endurance Run / DR

Elle ne court pas vraiment d’ultras depuis longtemps, mais elle les court bien ! Deux ans seulement après être passée du format court à l’ultra-long, la Néo-Zélandaise Ruth Croft, deuxième l’an dernier, s’est largement imposée cette année. Postée en tête dès le début de la course, elle termine 12e au scratch et réalise la 3e meilleure performance féminine sur la Western 100. Elle domine de plus de 24 minutes la Canadienne Ailsa MacDonald, auteure du 10e chrono le plus rapide de l’histoire de la Western 100. La première Américaine, Marianne Hogan, termine 3e de l’épreuve pour son premier 100 miles.

Podium féminin
Ruth Croft : 17:21:30
Ailsa MacDonald : 17:46:45
Marianne Hogan : 18:05:47

Les Français sur le devant de la scène

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7e, Vincent Viet s’est offert une sacrée conquête de l’Ouest américain. © DR

Ils y allaient pour découvrir le grand Ouest américain, ils n’ont pas été déçus du voyage. A ce jeu, Ludovic Pommeret s’est distingué, puisqu’il a même mené durant près de 50km en début de course. « J’ai pris mes responsabilités pour monter à mon allure », a déclaré le Français, surpris de la passivité des favoris américains. Rattrapé après 60 km de course dans les parties plus roulantes, le Savoyard de 46 ans prend la 6e place, juste devant Vincent Viet, 7e. Quant à l’Alsacien Sébastien Spehler, qui a accompagné Pommeret au début, a été contraint à l’abandon au 80e kilomètre. Pour la Française Camille Bruyas, la Western 100 était surtout l’occasion de partir à l’aventure, sa préparation n’ayant pas pu être celle espérée pour jouer devant. Elle termine 10e féminine, à plus de 2 heures de Ruth Croft.

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Avec des températures caniculaires, les gués étaient les meilleurs spots pour encourager les concurrents. © Facebook Western States Endurance Run / DR
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Cette nouvelle version du 42km du Marathon du Mont-Blanc, avec son arrivée au cœur de Chamonix, a tenu toutes ses promesses ! Les 3 premiers du classement masculin et les 3 premières du classement féminin analysent leur course.

Lire aussi : Le récit de course du Marathon du Mont-Blanc 2022

Jonathan ALBON (Grande-Bretagne), vainqueur du 42km du Marathon du Mont-Blanc

« J’aime le profil de cette course où l’on peut vraiment courir y compris à la montée. J’ai essayé de contrôler la course, de ne pas laisser mon mental trop calculer car j’avais quand même la pression. J’ai été un peu déconcentré car j’ai percuté un cameraman et suis tombé ! A part ça, j’ai essayé de garder mon rythme même si certains moments m’ont paru plus laborieux que d’autres, notamment à Vallorcine où j’avais les jambes dures. Dans ces moments, tu avances pas à pas en attendant de voir. Moi je n’aime pas les débuts de course, jusqu’à la moitié j’attends de voir à quel moment arrivera la fatigue. Sur la 2ème partie, je ne réfléchis plus, je suis “mort” et j’avance, je me relaxe et je laisse filer jusqu’à l’arrivée. Maintenant, pour récupérer j’ai besoin d’une bière, d’un gros burger et même d’un verre de vin français ! Je suis hyper heureux ! »

42km_du_Mont_Blanc_Jonathan Albon 2 © David Gonthier
© David Gonthier

Davide MAGNINI (Italie), 2ème, à deux doigts de l’abandon

« C’est sûrement l’une des courses les plus dures que j’ai vécues ! Moi qui ne suis pas un coureur de plat je suis parti vite et pour une fois ça allait vraiment bien. J’ai peut-être un peu trop forcé et je me suis mis à beaucoup souffrir sur la première montée dans la forêt du Tour, mais aussi dans les Posettes. Avec des douleurs d’estomac, des douleurs musculaires dans le dos et dans mes jambes. Je n’arrivais pas à suivre le rythme, je ne pouvais même plus courir, j’ai dû marcher. J’avais plus de 5mn de retard à Vallorcine et je me suis dit que j’allais abandonner… Je n’avais plus de jambes du tout. Puis j’ai pu enfin boire et progressivement c’est revenu, j’ai pu remettre du rythme et j’ai commencé à remonter dans le classement, ça m’a boosté. C’est sûr que j’aurai préféré une arrivée en haut à Plan Praz car cela correspond plus à mon physique mais c’est génial de finir au centre de Chamonix avec tout ce public. Je me sens un peu chez moi ici : je suis né dans le monde du trail à Chamonix en 2019 et le public m’a vraiment aidé à tout donner aujourd’hui. Finalement je suis très content de ce que j’ai pu faire avec cette deuxième place, synonyme également de la première place au classement général de la Golden Trail World Series. »

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© Gaetan Haugeard

Ruy UEDA (Japon), 3ème, l’inattendu

« Je suis venu pour la première fois à Chamonix en 2016, je connais donc un peu le terrain même si je vis près de Tokyo. Ma force c’est la montée et ma stratégie, c’était de faire MA course. Le début a été très rapide, j’ai essayé de garder mon rythme. Ensuite je me suis senti de mieux en mieux. A Vallorcine, je me suis dit que je pouvais faire dans le top 10 mais de là à faire un podium, c’est dingue ! »

Sara ALONSO (Espagne), 1ère féminine du 42km du Marathon du Mont-Blanc

« C’est la première fois que je gagne une épreuve de la Golden Trail World Series et je suis hyper heureuse ! J’avais annoncé que j’essaierai de suivre le rythme des filles sur la partie plate et d’accélérer ensuite… Ce n’était pas évident car j’étais seule devant avec la crainte de me faire rattraper. La dernière montée vers la Flégère m’a semblé interminable, je me suis dit que ça n’allait jamais finir ! Je me suis fait une petite frayeur en tombant à moins de 4km de l’arrivée mais au final je suis là et j’ai gagné pour ma première venue dans la vallée de Chamonix ! En arrivant, j’avais envie de monter partout, d’aller sur les chemins en montagne, j’ai trouvé cela si beau ! Mais évidemment je me suis concentrée sur la course et aujourd’hui j’avoue que pendant la course je n’ai pas trop eu le temps d’admirer le paysage ! Maintenant je vais profiter de l’ambiance de Chamonix et de cette finish line en plein centre ! »

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© David Gonthier

Caitlin FIELDER (Nouvelle-Zélande), 2ème féminine, convaincue par le parcours

« J’ai toujours eu des expériences positives ici à Chamonix donc j’espérais vraiment que cette fois encore ça allait être le cas, car j’adore courir ici. L’année dernière j’ai terminé 7ème mais avec une arrivée en haut à Plan Praz. Je me sens toujours bien en descente, alors le parcours de cette année me convient parfaitement. Je me suis sentie super bien les 20 premiers kilomètres, j’étais un peu inquiète d’être allée trop vite et puis j’ai arrêté de penser : j’ai suivi mon rythme en me disant que je verrais bien. Et voilà, je suis 2ème, c’est incroyable ! »

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© David Gonthier

Dani MORENO (USA), 3ème féminine, au courage

« Je ne suis pas déçue évidemment mais je pense que j’aurais pu faire mieux. Pas forcément gagner mais lors des premières accélérations des filles, je me suis dit c’est trop tôt pour moi et je me suis trop laissée distancer. Je pensais pouvoir remonter mais je n’ai pas réussi à revenir sur Caitlin et Sara. C’était génial d’avoir ma famille sur le parcours même si apparemment je les ai fait stresser ! Sur la fin ça a été une vraie bataille avec Anaïs. Les gens l’encourageaient, je me suis retournée et je ne pouvais pas la voir au début, puis les gens ont applaudi plus fort et j’ai pensé « oh ! mon dieu », parce que je sentais que je n’avais plus de vitesse, que je ne relançais plus. J’ai tout donné, j’y suis allée au courage ! »

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Après Zegama-Aizkorri, le 42km du Marathon du Mont-Blanc était la 2e des 6 épreuves des Golden Trail World Series 2022. Dans le SAS de départ, un nombre impressionnant d’athlètes élite ont livré une course palpitante. Avec, au final, la victoire de Jonathan Albon chez les hommes et Sara Alonso chez les femmes. Voici le résumé de la course et le résultat du 42km du Marathon du Mont-Blanc.

Un nouveau parcours, avec une arrivée au centre de Chamonix

C’était la grande nouveauté de cette année : le mythique 42 km du Mont-Blanc proposait un D+ de 2540m et une finish line au centre de Chamonix. Une bonne initiative pour pouvoir partager le spectacle avec le public. De fait, les records de l’épreuve, détenus par Stian Angermund-Vik (3h 18mn 8s) et Maude Mathys (3h 51m 4s) ne pouvaient être battus. De nouveaux temps de référence allaient donc être établis. Et nombreux étaient ceux qui s’alignaient au départ pour écrire cette nouvelle page de l’histoire du Marathon du Mont-Blanc. Pas moins de 2300 coureurs ont ainsi pris le départ de la course sous un soleil radieux, contrastant avec la tempête de vendredi ayant obligé l’organisation à annuler le 90km. Pour rappel, les 10 premiers hommes et 10 premières femmes de l’épreuve sont automatiquement sélectionnés pour participer aux finales des GTWS en octobre à Madère.

Découvrez le nouveau parcours du 42km du Marathon du Mont-Blanc

100 athlètes élite au départ

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Au départ du 42km, place du Triangle de l’Amitié, à Chamonix, les visages concentrés. On reconnaît Davide Magnini, Sara Alonso, Rémi Bonnet, Nadir Maguet, Thibaut Baronian… © DR

Il y avait du beau monde dans le sas élite au départ de ce Marathon du Mont-Blanc. Vainqueur en 2019 et 2e en 2021, Davide Magnini faisait figure de grand favori. Un statut conforté par sa prestation à Zegama, où il avait fait le show en tête pendant plus de 30km, rivalisant avec Kilian Jornet, avant de céder sur la fin. En l’absence du roi Kilian et de Stian Angermund-Vik, vainqueur en 2021, la concurrence s’annonçait cependant rude. En effet, au départ, on retrouvait le Marocain Elhousine Elazzaoui (4e à Zegama), le Kenyan Robert Pkemboi (5e), le Français Thibaut Baronian (6e), le Suisse Rémi Bonnet (6e ex-aequo) et l’Italien Nadir Maguet (8e). Chez les féminines, les 2 premières de Zegama, Nienke Brinckmann et Maude Mathys étant absentes, le dossard de favorite revenait à l’Espagnole Sara Alonso. Bien que peu habituée aux formats supérieurs à 30km, elle avait impressionné avec sa 3e place à Zegama. Autre favorite, la Française Anaïs Sabrié, qui s’était imposée la semaine dernière sur l’exigeante course de montagne de Neirivue-Moléon, en Suisse. Mais n’allait-elle pas payer ses efforts ?

Jonathan Albon tout en maîtrise

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Le podium hommes © Facebook Marathon Mont-Blanc / DR

S’il ne faisait pas partie de la short list des favoris, l’Anglais Jonathan Albon a démontré toute sa maîtrise de la course avec une stratégie parfaitement appliquée. Vainqueur de l’OCC en 2021, il connaît parfaitement les sentiers de la région de Chamonix. Mais il partait dans l’inconnu, ayant peu couru en ce début d’année 2022. L’athlète du team The North Face a pointé son dossard au 10e kilomètre de course pour rejoindre un trio de tête composé du Kenyan Robert Pkemoi Matayango, de l’Erythréen Mamu Shaku Petro et du Mexicain Juan Carlos Carera. Et il n’a plus quitté les premières places. Un temps revenu au contact, le Suisse Rémi Bonnet a dû abandonner un peu après la mi-course.

“La course commence à La Flégère”

Tous les spécialistes s’accordaient à dire que la course commencerait à La Flégère, à 10km de l’arrivée. Resterait alors un sentier en balcon assez rythmé suivi d’une longue descente vers Chamonix. La fraîcheur des athlètes y serait déterminante. Mais c’est un peu avant, dans la montée de la Trappe vers le ravitaillement de La Flégère, après 30km de course, que Jonathan Albon a porté son attaque. Il s’est irrémédiablement détaché pour ne plus être rejoint. Très à l’aide en descente, il a réussi à contenir le retour de Davide Magnini, auteur d’une spectaculaire remontée au classement dans les 10 derniers kilomètres. Le Japonais Ruy Ueda, auteur d’un beau finish en descente, monte sur la troisième marche du podium, juste devant Elhousine Elazzaoui, longtemps second mais qui a craqué sur la fin.

TOP 10 HOMMES © Livetrail
TOP 10 HOMMES © Livetrail

Les Français bien placés

En tête de l’armada française, Thibaut Baronian a justifié son statut de favori tricolore en terminant à une belle 5e place. Toujours positionné dans le Top 10, Thibaut a semblé un peu juste dans les montées pour pouvoir suivre le rythme des premiers, mais a su gérer sa course avec intelligence. Parmi les autres Français, on notera le très beau tir groupé des places 8 à 12 d’Anthony Felber, Antoine Charvolin, Adrien Michaud, Johann Baujard et Clovis Chaverot.

Après Zegama, Sara Alonso confirme

Le podium femmes © Facebook Marathon Mont-Blanc / DR
Ls 5 première féminines. De gauche à droite, Anaïs Sabrié, 4e, Caitlin Fielder, 2e, Sara Alonso, 1ère, Dani Moreno, 3e et Martela Vasinova, 5e © Facebook Marathon Mont-Blanc / DR

L’athlète espagnole avait quelque peu surpris avec sa 3e place à Zegama, et était très attendue à Chamonix. Elle a confirmé sa forme éclatante en s’imposant assez facilement, malgré une chute spectaculaire dans la dernière descente. Détachée à mi-course après avoir fait jeu égal avec Anaïs Sabrié durant la première partie du parcours, Sara Alonso s’impose devant la Néo-zélandaise de la team Salomon Caitlin Fielder. La troisième place revient à l’Américaine Dani Moreno, à peine quelques secondes devant Anaïs Sabrié, qui échoue de peu au pied du podium. Les Françaises Theres Lebœuf (8e) et Julie Roux (10e) gagnent également leur qualification pour les finales des GTWS en octobre prochain.

TOP 10 FEMMES © Livetrail
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