Si la course vedette était l’Intégrale remportée par Jean-Marie Thévenard, petit frère de Xavier, 3 autres épreuves spectaculaires étaient au menu de l’Échappée Belle 2022 : la Traversée Nord, le Parcours des Crêtes et la Skyrace du Rocher Blanc. En voici les podiums.

Voir les résultats de l’Intégrale de L’Échappée Belle et du Du’ô des Cimes

Skyrace du Rocher Blanc : Riccardo Scalet et Jessica Pardin s’imposent sans Rocher Blanc

Pas de Rocher Blanc cette année. Les conditions météo ont obligé les organisateurs à proposer un parcours de repli. © Échappée Belle / DR

La pluie et le brouillard ont joué les trouble-fête sur la Skyrace du Rocher Blanc vendredi 19 août. Les conditions météorologiques compliquées ont en effet contraint l’organisation à basculer sur le parcours de repli. Les coureurs n’ont pas pu monter jusqu’au Rocher Blanc, à 3000m d’altitude. Ils ont dû se contenter d’une course en aller-retour jusqu’au lac des 7 Laux, à 2000m. Le tracé, réduit à 12km pour 1000m de dénivelé environ, restait cependant très technique et glissant. Surtout au vu de la quantité d’eau sur le parcours… À ce petit jeu d’équilibriste, c’est le jeune Italien Ricardo Scalet qui s’en est le mieux sorti. Réussissant à s’échapper dans la descente, il boucle cette Skyrace 2022 en 1h 45mn 04s. Il devance le favori français Gédéon Pochat de la Team Dynafit (1h 52mn 03s). Maxime Vaussenat termine troisième en 1h 54mn 25s.

Chez les féminines, Jessica Pardin, redoutable sur des parcours type montée sèche, finit 28e au scratch en 2h 10mn 52s. La gagnante du KV du Marathon du Mont-Blanc et du KV du High Trail Vanoise 2022 devance assez largement Céline Lafaye (2h 19mn 01s). Julia Garriga Ferrer complète le podium (2h 20mn 15s).

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Gédéon Pochat et Ricardo Scalet à l’arrivée de la Skyrace, rincés l’un comme l’autre. © Echappée Belle / DR

Traversée Nord : Jérôme Vanderschaeghe et Manon Benoît les plus rapides

Même si le départ de Fond-de-France a été retardé de quelques minutes à cause d’un débalisage sauvage, le soulagement était au rendez-vous : il ne pleuvait pas. Les coureurs partis peu après 5h du matin samedi 21 août ont donc pu faire le parcours complet, 84km pour 6140m D+. Parti rapidement, le Belge Jérôme Vanderschaeghe, vainqueur du Trail du Petit Saint-Bernard en 2021, a fait toute la course en tête. Il s’impose à Aiguebelle en 12h 36mn 30s, avec plus d’un quart d’heure d’avance sur Antoine Lamboy-Martin (12h 52mn 50s). Clément Barret complète le podium, en 13h 21mn 37s.

Première féminine, Manon Benoît a franchi la ligne d’arrivée en 14h 54mn 42s. Elle devance sur la ligne Nellie Taleux (15h 17mn 30s) et Justine Rouveyrol (15h 38mn 58s).

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Manon Benoît peut sonner la cloche : elle remporte la Traversée Nord © Echappée Belle / DR

Parcours des Crêtes, Florent Vorger et Clément Desille ex-aequo, Anne-Laure Roux 1ère féminine

C’est ensuite sous un beau ciel bleu que les coureurs se sont élancés à 8h du matin d’Allevard pour affronter les 64km et 4800m D+ du Parcours des Crêtes. Sur un parcours moins technique que la Traversée Nord ou l’Intégrale, sans zones hors sentiers mais avec de nombreux monotraces passant par 4 crêtes principales à 2000m, Florent Vorger et Clément Desille n’ont pas réussi à se départager et ont fini ex-aequo en 8h 40mn 33s. Ils devancent Miguel Balaven, troisième en 8h 49mn 55s.

Côté féminin, c’est Anne-Laure Roux qui s’impose. Elle boucle le parcours en 11h 02mn 52s. Elle devance Agnès Brucher (11h 10mn 25s) et Fanny Tournay (11h 22mn 29s).

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Anne-Laure Roux tout sourire après sa victoire sur le Parcours des Crêtes. © Echappée Belle : DR

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Des athlètes de tous horizons se sont rassemblés les 19, 20 et 21 août dans le village de La Clusaz pour défier le Bélier sur l’une des épreuves du week-end. Sur le Trail 27km, l’épreuve mythique du Bélier, Vincent Bouillard et Anne-Lise Rousset Séguret s’imposent.

Vincent Bouillard sur le Trail 27 km, « une histoire de famille »

C’est samedi à 8h15 que les participants ont pris le départ du Trail 27 km, la course mythique du Bélier, pour aller sillonner les sentiers des Aravis ! Moins de deux heures plus tard, Vincent Bouillard franchissait la ligne en première position avec un temps de 1h 57mn 07s. Il devance de quelques secondes Robin Juillaguet (1h 57mn 23s). Bastien Perez monte sur la troisième marche du podium, en 1h 58mn 25s.

Ému, Vincent Bouillard commentait : « C’est une histoire de famille pour nous, le Bélier. Mes parents le font depuis que je suis tout petit. […] C’est une course qui compte beaucoup donc c’est une grosse émotion de gagner ici. […] Merci à toute l’organisation, c’est une course magnifique.”

Vincent Bouillard © Clément Hudry
La victoire pour Vincent Bouillard sur le 27km. © Clément Hudry

Le Bélier 2022 : Anne-Lise Rousset en grande patronne sur le Trail 27 km

Chez les féminines, c’est la recordwoman du GR20, Anne-Lise Rousset Séguret, qui remporte la course. Elle s’impose assez nettement avec un temps canon de 2h 21mn 14s. Elle est suivie de Marina Rebollo en 2h 29mn 05s. Jess Anand prend la troisième place en 2h 30mn 10s. “Je me suis régalée, c’était vraiment bien ! » a commenté Anne-Lise Rousset Séguret, qui comptait déjà 5 minutes d’avance sur les autres concurrentes à mi-parcours. « J’étais un peu dans le dur au début mais c’est allé mieux ensuite. C’était top, merci pour cette belle course ! »

PODIUM FEMMES © Clément Hudry
Le podium Femmes du Trail 27km, l’épreuve mythique du Bélier. © Clément Hudry

Thomas Renoud et Mylène Bacon remportent le Trail 15 km

Après une course très serrée, c’est Thomas Renoud qui s’impose au sprint en 1h 00mn 35s, juste devant Louis Pujo-Masci, vainqueur du 7 km la veille. Hugo Dejour termine 3e en 1h 00mn 58s. Chez les femmes, Mylène Bacon monte sur la première marche en 1h 10mn 41s. La seconde, Tania Kurek, termine en 1h 13mn 19s. Enfin, en troisième position avec un temps de 1h 17mn 23s, Lison Vulliet complète le podium.

Le marathon du Bélier pour Nicolas Moreau et Laury Eloy

C’est dimanche à 7h00 que se sont élancés les concurrents du Marathon du Bélier, sur un parcours qui traverse le village de La Clusaz et les Aravis avec des paysages à couper le souffle. Le plus rapide a été Nicolas Moreau, du club d’athlétisme de Thonon. Rapidement seul aux commandes, il a peu à peu creusé l’écart pour s’imposer en 3h 34mn 40s, à une vitesse moyenne de 11,7km/h. Il devance de plus de 8 minutes Vincent Vittoz (3h 42mn 41s). La troisième marche du podium revient à Dylan Regny, en 3h 43mn 42s.

Chez les femmes, c’est Laury Eloy qui s’impose en 4h 39mn 45s. Elle devance de près de 10 minutes Fanny Arnould (4h 49mn 24s). Pauline Grardel prend la troisième place en 4h 45mn 11s.

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Malgré des conditions météo difficiles, les favoris ont marqué de leur empreinte de L’Échappée Belle 2022, tant sur la version solo que sur la version duo de la traversée du Massif de Belledonne. Résultat : Jean-Marie Thévenard s’impose sur l’Intégrale, François D’Haene et Alexis Traub sur le Du’ô des Cimes.

Échappée Belle 2022 : Jean-Marie Thévenard intouchable sur l’Intégrale

Dans la famille Thévenard, quand le grand frère est au repos forcé , c’est le petit frère qui prend le relais. Moins médiatique que Xavier, Jean-Marie était là pour la gagne. Et une revanche à prendre, après avoir connu un revers lors de l’édition 2020, où il avait dû abandonner. Très serein tout au long de la course sur un tracé de 149k et 11400m D+ qu’il connaissait bien, avec 15 cols et 40 km à plus de 2000m d’altitude, Jean-Marie Thévenard a pris la tête de la course vers le 30e kilomètre pour ne plus la lâcher. Il s’impose en 23h 51mn, avec plus d’1h40 d’avance sur le second, Christophe Anselmo, vainqueur de l’édition 2018. Matthieu Durand, troisième, termine à plus de 2h20 du vainqueur.

« En 2020, j’étais parti un peu fort et je l’avais payé. Cette année je suis allé tranquille, à la cool. Je suis resté à une allure entraînement pour ne pas me mettre dans le rouge », a expliqué le Jurassien à l’arrivée. « J’ai d’abord fait ma course contre moi-même, sans vraiment regarder ce qui se passait derrière », a-t-il ajouté. Interrogé sur 2020, il a précisé que les conditions de course de cette année (froid et pluie) lui correspondaient bien mieux que celles de 2020, où les concurrents avaient dû affronter de fortes chaleurs. Constant de bout en bout, Jean-Marie Thévenard a tenu à rendre hommage à ce parcours magnifique, « un terrain que j’affectionne, encore bien sauvage, très minéral et technique ».

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Jean-Marie Thévenard conjure le sort : il l’emporte enfin ! © DR

L’Intégrale féminine : exploit de Sarah Vieuille

Avec plus de 2h 40 d’avance sur la seconde, l’Espagnole Silvia Ainhoa Trigueros Garrote, première féminine en 2021, la Française Sarah Vieuille a réalisé un véritable exploit dans cette traversée du massif de Belledonne. En tête de bout en bout, elle termine en 27h 26mn. Avec un tel chrono, elle se hisse à la 6e place du classement général. De bonne augure pour cette ultra-traileuse du team Evadict, qui construit de la meilleure des manières sa préparation pour le Grand Raid de la Réunion, début novembre.

Tous les résultats de l’Intégrale ICI

Du’ô des Cimes : D’Haene et Traub rois de l’orientation

La pluie et le vent ont joué les trouble-fêtes sur le début de cette 10e édition du Du’ô des Cimes, obligeant l’organisation à basculer sur le parcours de l’Intégrale pour la première partie de course. Mais le duo favori de l’épreuve n’a pas été troublé outre mesure. Ainsi, François D’Haene, vainqueur de l’Intégrale 2019 et détenteur du record en 23h55, associé à son beau-frère Alexis Traub, se sont imposés au bout de l’effort. Mais la course, volontairement sans chronométrage, n’a pas été simple. Et tout s’est joué dans la partie d’orientation, sans balisage. Alors que le binôme formé par Antoine Guillon, vainqueur de la Traversée Nord 2016 et Cédric Chavet, vainqueur de l’Intégrale 2020, était devant, une erreur d’orientation pendant la nuit les a fait partir dans une mauvaise direction. Et les a contraint à abandonner.

Alexis Traub, visiblement épuisé, ne cachait pas son soulagement d’en terminer : « J’ai eu du plaisir les 8 premières heures, puis un passage à vide d’environ 6h, compliqué. François a essayé de me rebooster, mais j’avais envie d’arrêter, je n’en pouvais plus. » De son côté, François D’Haene a rendu hommage à son beau-frère : « Ça me faisait plaisir de vivre cette expérience avec Alexis. Le parcours était assez exigeant, et il a connu 6 vraies heures de passage à vide. C’était plus mon milieu à moi qu’à lui, mais l’envie était d’aller au bout ensemble était plus forte, qu’importe le temps et le résultat. La fin du parcours était très belle, il fallait jouer avec la cartographie, être attentif. Il fallait trouver les goulets, les couloirs, ce n’était pas facile. »

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Alexis Traub et François D’Haene font sonner la cloche des finishers. © DR
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À moins d’une semaine du départ de la 10e édition de L’Échappée Belle, le point sur les favoris des différentes courses, avec un certain nombre d’anciens vainqueurs de retour sur les sentiers du massif de Belledonne. Dont François D’Haene, détenteur du record de l’Intégrale, qui fera équipe avec son beau-frère Alexis Traub sur le format Du’ô des cimes…

5 courses à suivre à partir de vendredi matin

C’est vendredi 19 août à 5h du matin, du Domaine de Vizille, en Isère, que s’élanceront les 700 participants du parcours intégral de L’Échappée Belle 2022. Au menu, 149km et 11300m de D+ jusqu’à Aiguebelle, en Savoie. Ils seront rejoints le samedi par les traileurs des 2 autres parcours : la Traversée Nord (84km) et le Parcours des crêtes (64 km).

Les coureurs de la Skyrace du Rocher Blanc partiront quant à eux le vendredi à 9h30 de Fond-de-France pour une montée de 2000mD+ jusqu’au Rocher Blanc.

Enfin, les 50 binômes sélectionnés pour le Du’ô des cimes s’élanceront le vendredi à 7h00 de l’Arselle. Ils découvriront un parcours alpin inédit, une traversée unique de 120km et 11000mD+, non balisée, en quasi-autonomie, mêlant aventure et technicité et passant par tous les points clés des 4 autres parcours.

De nombreux excellents coureurs seront à suivre sur l’ensemble de ces courses qui s’annoncent déjà pleines de suspense.

Un sacré plateau de prétendants sur L’Intégrale

Chez les hommes, seront au départ Jean-Marie Thévenard, l’Espagnol Jonatan Tejada Ocedo, Stéphane Eveque-Mourroux, Aurélien Jacoutot, Matthieu Durand, Nicolas Perrier, Camille Verrier, Yoann Lecauchois, le Tchèque Radek Chrobàk et Christophe Anselmo, vainqueur de l’édition 2018.

Chez les femmes, on suivra Sarah Vieuille, la Polonaise Marta Wenta, Estelle Patou, mais aussi l’Espagnole Silvia Ainhoa Trigueros Garrote, première féminine en 2021, Juliette Blanchet, première féminine en 2020 et l’Italienne Patricia Pensa, première féminine de l’édition 2016, qui revient sur la course pour la 6ème fois. 

ÉCHAPPÉE BELLE 2021 © Bruno Lavit
Départ de L’Échappée Belle 2021. © Bruno Lavit

À suivre sur la Traversée Nord

Tout comme pour l’Intégrale, d’autres anciens vainqueurs sont de retour. Chez les hommes, Florentin Le Provost (vainqueur en 2015) devra se méfier du Belge Jérôme Vanderschaegh, de Théo Le Boudec, Roberto Alberio et Fabien Feutrier.

Chez les femmes, Manon Benoît, qui a gagné la Skyrace en 2021, tentera cette année d’obtenir un résultat sur le 84km. Tout comme Nadège Capri, qui avait remporté le Parcours des Crêtes en 2019. Il faudra également suivre de près Agathe Lebel.

Dawa Sherpa sur le Parcours des Crêtes ?

Sur le tracé de 64 km d’Allevard à Aiguebelle, chez les hommes, les favoris sont Dawa Sherpa, Ludovic Colomb, Benoît Amiot, Jérémy Pieau, Pierre Bonbonny, Clément Desille et Joffrey Ginoux.

Chez les femmes, il faudra suivre Camille Guy, Anne-Laure Roux et Nathalie Faure, qui devraient faire de belles performances.

Gédéon Pochat favori sur la Skyrace

L‘athlète du team Dynafit Gédéon Pochat fait figure de favori, mais aura fort à faire avec Paul Jay, Pierre Reygade et Paul Burette, 3ème l’an passé.

C’est les féminines, les sœurs jumelles suédoise Sanna et Lina El Kott Helander s’annoncent parmi les favorites.

Une pléiade d’anciens vainqueurs sur le Du’ô des Cimes

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Cédric Chavet, vainqueur de l’Intégrale 2020, à suivre sur le format Du’ô des cimes 2022. © Bruno Lavit

La technicité et le tracé majoritairement non balisé de cette épreuve exigent une expérience de haute montagne. D’ailleurs, un finisher de l’Intégrale doit obligatoirement faire partie du binôme, condition sine qua non pour être sélectionné. On retrouvera donc sur la ligne de départ, parmi les 50 binômes sélectionnés, un gros plateau d’anciens vainqueurs de l’Intégrale.

Et parmi eux, François D’Haene, vainqueur 2019 et détenteur du record de l’Intégrale en 23h55, qui fera équipe avec son beau-frère Alexis Traub. Parmi les autres binômes très en vue, Sandrine Béranger, première féminine en 2013 et 2018, sera en duo avec Sébastien Raichon (2e de l’Intégrale en 2018). On suivra aussi les Portugais David Quelhas et Guilherme Lourenço, et le binôme formé par Antoine Guillon, vainqueur de la Traversée Nord 2016 et Cédric Chavet, vainqueur de l’Intégrale 2020.

À suivre également, Renaud Rouanet et Sébastien Gérard (vainqueur de l’Intégrale 2016), Joris Botton (vainqueur de la Traversée Nord en 2014), Mélanie Rousset (première féminine de l’Intégrale 2019), Édouard Laudier (vainqueur du Parcours des Crêtes 2019 et de la Traversée Nord en 2020) et Luca Papi.

L’Échappée Belle : comment suivre la course à distance

Vous pourrez suivre les coureurs et avoir des informations durant les 3 jours via CE LIEN

À noter également, 2 rendez-vous par jour sur le Facebook de L’Echappée Belle et d’Esprit Trail, du jeudi au dimanche, avec des vidéos résumées des courses.

L’Échappée Belle : les chiffres clés de la 10e édition

  • 2163 coureurs sur l’ensemble des courses dont 305 femmes.
  • 204 étrangers / 21 nationalités (avec une forte représentation de la Belgique : 96 belges), soit 9,5% d’étrangers.
  • 650 bénévoles.
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Très attendue, la 49e édition de Sierre-Zinal est venue chambouler la donne dans l’univers du trail. Partis sur un rythme fou, les Kenyans, tant chez les hommes que chez les femmes, ont fait sensation et ont dominé la course de bout en bout. Ils placent 4 coureurs dans les 7 premiers.

Les Kenyans étaient les plus forts

C’était la grande inconnue de cette édition de Sierre-Zinal : les Kenyans, venus en nombre, allaient-ils être capables de performer sur une telle course certes rapide, mais également très exigeante dans sa première partie. La réponse a été claire : oui. Dominateurs de bout en bout tant chez les hommes que chez les femmes, les Kenyans n’ont laissé que les miettes aux coureurs du Vieux Continent.

À l’arrivée, Mark Kangogo, 33 ans, qui pointait déjà en tête à Chandolin (km 12,3) en compagnie de Patrick Kipngeno, l’emporte en 2h 27mn 31s. S’il a semblé marquer le pas sur la descente finale, il termine tout de même avec 1mn 48s d’avance sur le second, l’inattendu Espagnol Andreu Blanes Reig (2h 29mn 19s). Patrick Kipngeno monte sur la 3e marche du podium, en 2h 29mn 35s.

Kangogo et Kipngeno avaient déjà envoyé des signes de leur forme la semaine dernière, le second s’étant imposé devant le premier lors de la course Thyon-Dixence, une épreuve de 16,3km pour 700m D+.

sierre zinal départ © GTWS : DR
Dès le départ, les Kenyans sont aux premières places. © GTWS / DR

Kilian Jornet “seulement” 5e

L’Érythréen Petro Mamu, revenu sur Kilian Jornet dans la descente finale, termine dans le même temps que le recordman de l’épreuve, en 2h 30mn 18s. L’Espagnol, qui a déjà remporté 9 fois cette course, enregistre aujourd’hui son moins bon classement. Ce sont 2 autres Kenyans, Philemon Ombogo Kiriago et Robert Pkemoi, respectivement second et vainqueur de la Montée du Nid d’Aigle 2022, qui prennent les 6 et 7e places. Parmi les autres prétendants, Rémi Bonnet termine 9e, Robbie Simpson 10e, Francesco Puppi 14e et Cesare Maestri 22e. Côté français, Anthony Felber termine 12e et Sylvain Cachard 13e. Frédéric Tranchand ne termine qu’à la 38e place.

Maude Mathys battue de 31 secondes !

Ester Chesang © GTWS : DR
rattrapée sur la fin, Ester Chesang s’impose tout de même devant la tenante du titre Maude Mathys. © GTWS / DR

Chez les féminines, le suspense a été total mais c’est également une Kenyane, Esther Chesang, qui l’emporte en 2h 52mn 01s, 58e au général. Dominatrice depuis le début de la course, elle a cependant marqué le pas sur la fin et a vu revenir la Suissesse Maude Mathys, détentrice du record de l’épreuve. Mais à l’arrivée, la Kenyane a su conserver 31 secondes d’avance sur la championne suisse (2h 52mn 32s). C’est une autre Kenyane, Philiaries Kinsang, qui prend la 3e place. Côté français, la première Tricolore est Mathilde Sagnes, 13e en 3h 09mn 35s. Julie Roux est 15e, Anaïs Sabrié 21e et Louise Serban-Penhoat 24e.

Voir tous les classements complets ICI

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Sierre-Zinal, 4e épreuve des Golden Trail World Series 2022, est une des plus attendues de l’année. Surnommée la « course des cinq 4000 », elle est aussi mythique que Zegama-Aizkorri. Et comme à Zegama, Kilian Jornet prendra le départ pour tenter de décrocher une 10e victoire. Qui pourra l’en empêcher ?

Sierre-Zinal : l’une des plus belles courses de montagne au monde

Si la doyenne des grandes épreuves de montagne d’Europe est réputée pour la beauté de ses paysages, le parcours de 31km pour 2200m D+ et 1100m D- n’en reste pas moins très exigeant. En effet, pas le temps de s’échauffer. Il faut directement avaler près de 1600m de D+ sur les 11 premiers kilomètres, avant d’atteindre le ravitaillement de Chandolin, au km 12. Une fois cet effort colossal fourni, les 12 kilomètres suivants sont beaucoup plus roulants. Mais ils nécessitent de relancer sans cesse. Les coureurs enchaînent des faux plats montants et descentes pour parvenir à Nava, point culminant de la course, à 2424m.

Ceux qui auront le temps de lever les yeux du chemin en profiteront pour contempler les fameux 5 sommets de plus de 4000m. Par ordre d’apparition, citons le Weisshorn (4505m), le Zinalrothorn (4221m), l’Obergabelhorn (4063m), le Cervin (4478m) et la Dent Blanche (4357m). Une fois Nava passé, les 7 derniers kilomètres sont très rapides. Ils consistent en une longue descente de plus en plus raide pour rejoindre Zinal, situé à 1680m d’altitude.

Voir la vidéo du parcours ICI

SIERRE ZINAL PROFIL
Le profil de la course.

Kilian Jornet pour une 10e victoire ?

Avec 9 victoires au compteur, Kilian Jornet semble invincible sur un tel parcours. Il a aligné 5 victoires sur ses 5 dernières participations. Et il détient de plus le record de l’épreuve, 2h 25mn 35s, réalisé en 2019. Son état de forme ? Il a montré depuis le début de l’année, entre le court à Zegama et le long sur la Hardrock 100, qu’il était au sommet de son art. Certes, l’athlète leader du team NNormal doit avoir l’esprit à l’UTMB, où il est très attendu. Mais il y a fort à parier qu’il mettra un point d’honneur à envoyer un nouveau signal à ses adversaires lors de cette traversée des Alpes valaisannes.

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Kilian Jornet à l’arrivée en 2019, record de l’épreuve battu. © GTWS / DR

Sierre-Zinal : des prétendants au podium à la pelle

Comme pour les précédentes, cette 4e étape des GTWS propose un plateau très relevé. Seront donc présents quelques-uns des meilleurs athlètes au monde. Ainsi, pour pouvoir monter en haut de la boîte, Kilian Jornet devra se défaire de ses habituels concurrents pour le podium, avec lesquels il a bataillé à Zegama. Parmi eux, citons Davide Magnini, Rémi Bonnet, Elhousine Elazzaoui, Ruy Ueda, Francesco Puppi et Frédéric Tranchand, récent 4e à la Stranda Fjord Trail Race. On observera également avec intérêt la performance de Sylvain Cachard, notre champion d’Europe de course en montagne, sacré début juillet aux Canaries, qui voudra certainement briller. Sans oublier Petter Engdahl, Anthony Felber, Petro Mamu ou encore Johann Baujard, qui viendront batailler pour le haut du classement.

Surprise : le marathonien Hassan Chahdi se lance en trail

C’est la petite bombe que personne n’attendait : le marathonien Hassan Chahdi prendra le départ de son premier trail à Sierre-Zinal. Il y a 3 semaines, il terminait 17e des Championnats du monde d’athlétisme à Eugene (États-Unis). Bien entendu, il ne s’imagine pas rivaliser avec Kilian Jornet. Mais le Haut-sSavoyard, qui a déjà fait des courses en montagne dans sa jeunesse, avoue tout de même espérer terminer dans les 10 premiers. Si ses aptitudes se confirment, l’athlète de 33 ans pourrait même envisager de mettre un terme à sa carrière sur route. Pour se lancer dans le trail, bien sûr…

Sierre-Zinal : la passe de 4 pour Maude Mathys ?

Chez les féminines, la locale de l’étape, la Suissesse Maude Mathys, fait figure de grande favorite. A l’instar de Kilian Jornet, sa domination sur cette course ces dernières années est impressionnante. Elle cherchera surtout à aller glaner une 4e victoire consécutive. Elle devra cependant se méfier de Sara Alonso, 3e à Zegama, 1ère au Marathon du Mont-Blanc. L’Espagnole aura soif de revanche, après sa déconvenue en Norvège (5e place tout de même!). Autre prétendante au podium, l’Italienne Fabiola Conti, 5e à Zegama et 7e au Mont-Blanc. Sans oublier les chances françaises, avec Anaïs Sabrié, Mathilde Sagnes, Julie Roux, Lucile Germain et Louise Serban-Penhoat.

SIERRE ZINAL MAUDE MATHYS
Maude Mathys en 2021. © Sierre Zinal / DR
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La 6e édition du Cimalp Tignes Trail arrive ! Les 20 et 21 août, la station de Tignes vous propose de découvrir des parcours exceptionnels au plus près des sommets et au milieu de paysages à couper le souffle. Envie de prendre de la hauteur ? C’est maintenant !

Cimalp Tignes Trail : ambiance haute montagne garantie

Avec ses 3 parcours de trail Adultes (13, 27 et 44km) le dimanche et ses 3 parcours Jeunes (700m, 1,9 et 3,3km) le samedi, la 6ème édition du Cimalp Tignes Trail est accessible aux sportifs de tout âge et tout niveau. Plus bel atout de cette épreuve, une ambiance « haute montagne » garantie durant la course. Traduisez : des vues panoramiques sur des lacs, glaciers et les plus beaux sommets de plus de 3000m d’altitude. Mais rassurez-vous, si les tracés naturels vous tirent vers les sommets, ils traversent également de magnifiques forêts et des plaines herbeuses. De quoi en prendre plein les yeux et contenter tout le monde.

Cimalp Tignes Trail © Eric Lamugniere
© Eric Lamugnière / DR

Des profils et des dénivelés qui en disent long

Forcément, qui dit haute montagne dit dénivelés. On n’a rien sans rien. Et autant le dire tout de suite, les dénivelés des différents trails proposés sont costauds. Si vous êtes un peu juste, visez les 890m D+ du 13km, ou les 1770m D+ et 2 montées du 27km, qui sont déjà un sacré challenge. Si vous avez le feu dans les jambes, optez pour les 2810m de D+ du 44km. Vous aurez alors droit à 3 montées plutôt violentes, avec 2 passages à 2700m. Et dites-vous bien que pour jouer devant sur ce 44, il va falloir cavaler sévère. L’an dernier, c’est un certain Yoann Stuck qui s’était imposé, ex-aequo avec Anthony Boucard, en 4h 28mn. Et chez les femmes, c’est l’athlète italienne Graziana Pè qui était montée sur la plus haute marche du podium, en 5h 39mn. Cela vous donne une idée du niveau…

Cimalp Tignes Trail 44KM
Profil du 44km du Cimalp Tignes Trail. Ça va piquer dans la dernière montée !

Testez les X-Trail ou les 864 Drop Evolution de Cimalp

Ces deux jours consacrés aux plaisirs de la course à pied seront également l’occasion de faire de belles rencontres. De nombreuses surprises attendent ainsi les visiteurs au village-expo. Ils pourront notamment échanger avec les membres de l’équipe Cimalp, partenaire officiel de la course. Voire même de glaner quelques conseils auprès de leur athlète Benoît Dupraz, qui s’alignera sur le 44km.

CIMALP X-Trail
Vous voulez les tester ? Elles vous attendent le samedi après-midi. Pensez à réserver… © DR

La marque a eu par ailleurs la bonne idée d’organiser un testing le samedi après-midi à partir de 16h30, afin de découvrir leurs équipements. L’occasion pour ces messieurs d’enfiler leurs fameuses X-Trail et participer à une sortie encadrée de 6 à 7 kilomètres avec environ 400m D+, histoire de bien apprécier le confort des chaussures que nous avons testées il y a quelques mois. Sans oublier, pour les femmes, la possibilité de tester également la 864 Drop Evolution et son système de drop adaptatif. Et d’en parler lors du ravito débrief de fin de testing. Voire même, pour ceux qui ne seraient pas inscrits aux courses du lendemain, de se laisser tenter en profitant des quelques dossards de dernière minute que Cimalp a pensé à mettre de côté. Attention, le nombre de places est très limité, et l’inscription obligatoire (voir le lien ci-dessous).


Réservations pour le testing Cimalp ICI

Autre bonne nouvelle, la station a pensé à mettre en place des offres “packagées”, avec séjour en hôtel ou appartement avec 2 nuits incluses à des tarifs vraiment canon. Idéal pour un bon week-end montagne et sport à petit prix…

Informations supplémentaires et inscriptions aux courses ICI

Cimalp-Tignes-Trail-1
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La course des sommets a tenu ses promesses. En s’imposant sur l’épreuve reine des ValTho Summit Games à Val Thorens le 7 août, Thibaut Garrivier annonce la couleur : il est prêt à en découdre sur l’UTMB.

Thibaut Garrivier devant les Chinois

Vainqueur en 2021, Thibaut Garrivier avait choisi cette course pour terminer sa préparation pour l’UTMB. Un test de forme d’autant plus intéressant qu’il pouvait compter sur une belle confrontation avec certains des meilleurs coureurs chinois en stage à Val Thorens pour profiter des bénéfices de l’altitude. Pour preuve, la moyenne UTMB index du Top 4 de la course est très élevée, puisqu’elle se situe à 898.

Satisfait de sa performance (il met près d’un quart d’heure au second), Thibaut Garrivier commentait sur ses réseaux sociaux : « Terminer la préparation par une confrontation de haut niveau est bénéfique car j’aime la compétition et cela permet de me situer sincèrement. C’est satisfaisant de courir 7 minutes plus rapide que l’an dernier à parcours équivalent. Un niveau de performance aux alentours des 900, ce qui semble correct à cette altitude et sur la fatigue. »

De son côté, Julien Chorier, qui venait d’animer une semaine de boostcamp et avait la veille participé au KV, avait finalement décidé de prendre le départ du 42km, malgré la fatigue. Ayant vite compris qu’il ne pourrait suivre le départ extrêmement rapide des 5/6 coureurs de tête, il a tranquillement géré sa course au tempo. Il prend la 7e place derrière l’armada chinoise et le jeune Louis Théron, à plus de 45 minutes du vainqueur.

Val Tho Summit Games - TOP 10 42KM
Val Tho Summit Games : le Top 10 du 42 km.

L’UTMB, Thibaut Garrivier ne pense qu’à ça !

Si la satisfaction de Thibaut Garrivier était réelle, elle ne saurait être totale pour l’athlète Hoka si elle ne se traduit pas par un bon résultat dans moins de 3 semaines du côté de Chamonix. Car l’UTMB, il ne pense qu’à ça. Et il ne le cache pas. « Comme chaque année, la seule et unique chose qui compte est d’être là le jour de l’UTMB Mont-Blanc, la plus grande course du monde. Toute autre performance restera anecdotique. Le plus facile est terminé (la préparation), le plus dur reste à faire ! »

Et quand Thibaut Garrivier parle de performance, ce n’est pas à un Top 20 qu’il pense. Pour mémoire, l’an dernier, il s’était imposé sur la CCC devant Scott Hawker et Thibaut Baronian. C’est dire ses ambitions sur la « grande » course… D’ailleurs, juste avant de s’aligner sur ces ValTho Summit Games, il venait d’achever un bloc de préparation spécifique sur les sentiers de l’UTMB, ayant fait une reconnaissance du parcours sur 3 jours avec, entre autres partenaires d’entraînement, un certain… Jim Walmsley.

Val Tho Summit Games - Garrivier winner © DR
Thibaut Garrivier remporte le 42km, la tête (et les jambes) tournée vers Chamonix © DR

Val Tho Summit Games : une fusée chinoise nommée Fuzhao

Chez les femmes, il n’y a guère eu de suspense. Partie comme une fusée, la Chinoise Fuzhao Xiang a survolé la course et s’impose en 4h 52mn 01s. Elle prend une belle 9e place au général. Laury Eloy termine à la seconde place à pratiquement 1 heure de la Chinoise, en 5h 45mn 34s. Claire Bernard finit 3e en 6h 16mn 42s.

Val Tho Summit Games - Fuzhao Xiang © DR
Val Tho Summit Games – Fuzhao Xiang © DR

Le KV pour Pierre Pollet

41 minutes et 16 secondes. Tel était le record à battre sur ce « sprint » de 4,6 km avec 1000m de dénivelé, partant de 2003m pour monter jusqu’au sommet de Grand Fond. Mais de record, il n’y a pas eu. Pierre Pollet l’emporte en 47mn 34s, devant Julien Chorier (48mn 13s) et Pierre Arz (48mn 25s). Chez les féminines, victoire d’Alice Meignié en 55mn 54s (16e au général). Elle devance Noémie Goyer (58mn 09s) et Anne Vincenot Bucciarelli (1h 06mn 50s).

Val Tho Summit Games - KV © ValTho Summit Games : DR
Le KV des ValTho Summit Games : un effort violent rendu encore plus difficile par l’altitude, avec une arrivée à plus de 3000m. © ValTho Summit Games / DR

Val Tho Summit Games : résultats des autres courses

Outre la distance reine des 42km, 2 autres formats étaient proposés le dimanche 7 août : le 10 k et le 20 km. Voici les podiums.

VT TRAIL PURSUIT 10 KM

Général
Pierre Pollet : 49mn 32s
David Drost : 55mn 22s
Sylvain Daurat : 55mn 50s

Femmes
Carole Stephan : 1h 06mn 10s (29e au scratch)
Bertille Laurent : 1h 08mn 45s
Véronique Jacquin : 1h 09mn 40s

VT TRAIL PURSUIT 20 KM

Général
Thomas Schuh Benini : 1h 48mn 23s
Matthieu Gouttefarde : 1h 51mn 44s
Rémy Chabaud : 1h 58mn 12s

Femmes
Céline Coves Chatard : 2h 18mn 39s (18e au scratch)
Marine Noret : 2h 27mn 22s
Anne Vincenot Bucciarelli : 2h 27mn 48s

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Vainqueur du Marathon du Mont-Blanc il y a 5 semaines, Jonathan Albon s’impose de nouveau sur la 3e étape des Golden Trail World Series 2022, en Norvège. Frédéric Tranchand, 1er Français, termine 4e. Victoire de l’Américaine Sophia Laukli chez les féminines, Elise Poncet superbe 2e.

Stranda Fjord Trail Race : dans le froid, le vent et la pluie

Les coureurs s’attendaient à un temps froid et humide, ils ont été gâtés. Bienvenue en Norvège, son ciel bas et gris, ses températures inférieures à 10°, alors que la canicule règne en France. C’est dans cette ambiance de ciel plombé que les athlètes se sont élancés le samedi 6 août à 11h pour les 25km et 1700m D+ de cette 3e épreuve des GTWS. Après Zegama-Aizkorri et le Marathon du Mont-Blanc, la Stranda Fjord Trail Race marque la mi-parcours de la saison, avant Sierre-Zinal en Suisse le 13 août, puis Pikes Peak Ascent et Flagstaff Sky Peaks aux États-Unis en septembre.

Voir le profil précis de la course ICI

Neutralisation en montée

Tous les spécialistes le disent : la Stranda Fjord Trail Race commence au 10e kilomètre. Plus précisément, après le « demi-tour » de Fremte Blahornet, point culminant de la course à 1478 m d’altitude. Bref, lorsque commence la descente très technique. Et c’est donc sans surprise que les meilleurs grimpeurs ont pris les devants pour virer en tête au sommet, après à peine une heure de course. Le peloton masculin était très compact, personne ne lâchant rien. L’Anglais Jonathan Albon a fait demi-tour en premier, quelques secondes devant l’Italien Davide Magnini et le Marocain Elhoussine Elazzaoui, suivis de près par le Polonais Bartlomiej Przedwojewski. Les Français Frédéric Tranchand et Thibaut Baronian étaient dans le coup, distancés de moins d’une minute. Autre favori, Manuel Merillas pointait en 7e position, légèrement décroché mais toujours en course pour un podium. La bataille annoncée pouvait alors commencer.

STRANDA FJORD TRAIL RACE MONTEE
En vert, Jonathan Albon mène le peloton des leaders en fin de montée. © DR

Une descente très technique qui fait la différence

C’est dans la première descente que Jonathan Albon a fait la différence. Sur un secteur extrêmement technique et piégeux de 2km, avec de nombreux rochers instables et glissants, l’Anglais a mis pratiquement 3 minutes à tous ses concurrents directs. Ils ne le reverront jamais. Les principales victimes de cette terrible descente ont été Davide Magnini et Elhoussine Elazzaoui, visiblement peu à l’aise. Ils ne pointaient plus qu’en 4e et 6e position au passage au 2e ravitaillement, après 14,5km de course. Le grand vainqueur, à l’inverse, était Manuel Merillas, revenu comme un boulet de canon pour s’installer en 2e position. Côté Français, Frédéric Tranchand maintenait une belle 5e place et talonnait Davide Magnini.

Stranda Fjord Trail Race : victoire et record pour Jonathan Albon

STRANDA FJORD TRAIL RACE ALBON
Jonathan Albon, 2e victoire sur les GTWS 2022 après le Marathon du Mont-Blanc. © DR

Les 10 derniers kilomètres allaient être une formalité pour Jonathan Albon. L’athlète The North Face, très puissant sur les entiers herbeux et marécageux, allait maintenir son avance sans fléchir. Il s’offre à l’arrivée à la fois la victoire et le record de l’épreuve en 2h 24mn 02s. Certes, le précédent record établi en 2021 par Anders Haga en 2h 31mn 01s l’avait été par temps très chaud et sec, donc des conditions moins favorables, mais cela n’enlève rien à la superbe performance d’Albon.

Un résultat d’autant plus remarquable que l’Anglais s’était engagé au dernier moment sur cette épreuve, doutant de son état de forme après un Covid contracté juste après sa victoire au Marathon du Mont-Blanc, il y a 4 semaines. Pour la petite histoire, ce n’est qu’après s’être entraîné et avoir fait un super temps sur un segment Strava de l’épreuve quelques jours avant la course qu’il a décidé d’y participer, ne sachant pas s’il tiendrait la distance à bloc. Son chrono apporte la réponse. Albon devance de près de 3 minutes Manuel Merillas et termine à peine 14 secondes devant Bartlomiej Przedwojewski, qui complète le podium. Frédéric Tranchand s’adjuge finalement la 4e place, ayant repris Davide Magnini sur les derniers kilomètres. Thibaut Baronian franchit la ligne en 6e position. À noter les belles 14e et 17e places d’Adrien Michaud et Noé Rogier.

STRANDA FJORD TRAIL RACE PODIUM HOMMES
Le Top 5 masculin, avec de gauche à droite Frédéric Tranchand, Manuel Merillas, Jonathan Albon, Bartlomiej Przedwojewski et Davide Magnini. © DR
STRANDA FJORD TRAIL RACE TOP 10 HOMMES
Le Top 10 général.

Sophia Laukli reine des fjords

STRANDA FJORD TRAIL RACE SOPHIA
Sophia Laukli à l’arrivée, victoire et record de l’épreuve à la clé. © DR

Si la course masculine s’est jouée dans la première descente, la course féminine a livré son verdict beaucoup plus tôt. En effet, l’Américaine Sophia Laukli a surpris tout le monde avec une entame de course très rapide. Vite détachée, elle allait effectuer un cavalier seul, tant en montée qu’en descente, sans jamais être inquiétée par la concurrence. L’athlète Salomon comptait déjà plus de 4 minutes d’avance sur ses rivales au demi-tour du 10e kilomètre. Tout comme Jonathan Albon quelques minutes plus tôt, elle l’emporte en battant le record de l’épreuve, détenu depuis 2021 par Lilleskare Iversen en 3h 12mn 17s.

C’est donc derrière que le spectacle allait avoir lieu. Seconde en haut de la montée, l’Espagnole Sara Alonso, grande favorite, allait commettre une erreur de débutante en préférant ne pas se couvrir, malgré une température proche de 2° au sommet. Dépensant plus d’énergie que ses adversaires, toutes bien couvertes, elle allait payer cash sa négligence sur la fin de course.

Stranda Fjord Trail Race : superbe podium pour Elise Poncet

STRANDA FJORD TRAIL RACE ELISE PONCET
Grâce à une exceptionnelle 2e partie de course, Elise Poncet termine 2e. © DR

C’est Elise Poncet, du team Sidas Matryx, qui allait être la grande animatrice de la seconde partie de course. Partie prudemment, la Française allait réaliser un incroyable retour pour pointer en 3e position au ravito du 14e kilomètre. Elle talonnait alors Emelie Forsberg, la compagne de Kilian Jornet et membre du team NNormal. Poursuivant sur sa lancée, Elise Poncet allait rattraper et doubler la Suédoise au 17e kilomètre pour monter finalement sur la 2e marche du podium, à 2mn 37 de la gagnante. La 4e place reviendra à Blandine L’Hirondel, revenue à quelques secondes d’Emelie Forsberg à la faveur d’une belle fin de course. Sara Alonso termine finalement 5e, à plus de 6 minutes de Sophia Laukli. Julie Roux prend quant à elle une belle 7e place, Lucille Germain la 15e place et Iris Pessey la 19e place, confirmant la belle prestation globale des Françaises.

STRANDA FJORD TRAIL RACE PODIUM FEMMES
Les 5 premières du classement féminin, avec de gauche à droite Blandine L’Hirondel, Élise Poncet, Sophia Laukli, Emelie Forsberg et Sara Alonso. © GTWS / DR
STRANDA FJORD TRAIL RACE TOP 10 FEMMES
Le Top 10 féminin.

Tous les résultats ICI

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On connaît tous La Grande Trace Hiver, course de ski alpinisme de renommée. On connaît moins sa petite sœur, La Grande Trace Été. Pour sa 4e édition, cette version trail, avec plusieurs passages aériens et techniques, se déroulera dans le Dévoluy les 3 et 4 septembre 2022. Une occasion en or de découvrir un massif authentique.

Grande Trace Été : entre trail et alpinisme

Singulière tant par son tracé que par l’alternance d’alpinisme et de trail, la Grande Trace Été est une épreuve qui se court en binôme. Elle est réservée aux sportifs et coureurs aguerris. Et surtout, elle constitue un sacré challenge physique pour celles et ceux qui auront choisi de porter le dossard. D’ailleurs, les casques et baudriers seront de rigueur, notamment pour les passages dans les fameux chourums, ces cavités naturelles creusées par l’action conjuguée du vent et de la pluie sur la roche calcaire propres au Dévoluy. Ces mêmes chourums constitueront, avec les passages sur crêtes et les nombreux singles, la roadmap d’un week-end qui s’annonce fort en sensations. L’occasion de sillonner un massif encore préservé, à la frontière de l’Isère et de la Drôme, entre La Provence et Les Écrins.

GRANDE TRACE ETE CHOURUM
Passage dans un chourum, caractéristique du massif du Dévoluy. © DR

Grande Tracé Été : 2 étapes, un tracé secret

Autre singularité de l’épreuve, le fait qu’elle se déroule en 2 étapes. Pour chacune d’entre elles, les concurrents devront parcourir entre 20 et 30km pour environ 2000 mètres de dénivelé positif. Pour être plus précis, la première étape, « Saint-Gicon », fera environ 30km et 1900m D+. La seconde, « Bure », environ 21km et 1800m D+. En revanche, aucun profil n’est disponible. Et, pour corser plus encore la compétition, aucun repérage n’est possible. En effet, le tracé ne sera pas dévoilé avant la course. Mais, entièrement situés dans une zone classée Natura 2000, ces parcours sauront combler tous les amateurs de vie sauvage et d’authenticité. Pour vous en convaincre, prenez le temps de regarder les superbes vidéos des éditions précédentes proposées ci-dessous.

GRANDE TRACE ETE CRETE
Une nature sauvage et authentique pour une épreuve technique et engagée. © DR

Retrouvez toutes les conditions d’inscription et les informations sur le site dédié à l’événement ICI

Découvrez l’univers de la Grande Trace Été en vidéo ICI

Voir le teaser réalisé à partir de l’édition 2021

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