Longtemps, Jim Walmsley a cru qu’il allait enfin gagner la course phare de l’UTMB Mont-Blanc. Hélas pour lui, une terrible défaillance à 40km de l’arrivée a ruiné ses espoirs de victoire. En embuscade, Kilian Jornet l’emporte en moins de 20 heures, record de l’épreuve, devant un impressionnant Mathieu Blanchard.

Walmsley-Jornet, bataille aux avant-postes

L’opposition entre Jornet et Walmsley était le duel le plus attendu de cette édition de l’UTMB. Il a failli ne pas avoir lieu, Kilian Jornet, positif à un Covid asymptomatique, ayant attendu les dernières heures avant le départ pour prendre sa décision de participer à la course. L’autre inconnue était une possible performance de Pau Capell. Mais très vite, il a fallu se rendre à l’évidence : ce ne serait pas l’année de Pau. L’Espagnol, en retrait dès le début, n’a jamais pu se hisser dans le groupe de tête. Lui qui avait méticuleusement préparé son UTMB chez les Kenyans pour pouvoir relever le défi du tour du Mont-Blanc en moins de 20h, n’a rien pu faire face aux 2 champions partis très rapidement. Il a d’ailleurs abandonné à Champex-Lac, au km 126, alors qu’il pointait en 62e position.

UTMB JORNET 71KM
Kilian Jornet au ravitaillement de Maison Vieille, au 72e km. Très méticuleux sur son alimentation, il prend le temps de refaire le plein d’eau. © DR

Derrière le duo Walmsley-Jornet, ce sont 2 autres Américains, Zach Miller et Tom Evans, qui chassaient les leaders, à quelques minutes seulement de la tête. Au milieu de la nuit, à la base de vie de Courmayeur, au 80e kilomètre, c’est donc sans surprise que Jim Walmsley, du team Hoka et Kilian Jornet, du team NNormal, passaient en tête. Miller et Evans passaient 8 minutes plus tard, inséparables. Le 5e était alors Mathieu Blanchard, du team Salomon, qui passait avec plus d’un quart d’heure de retard.

La remontada de Mathieu Blanchard

UTMB blanchard © J @jsaragossa & @martiskka
Mathieu Blanchard a effectué une superbe remontée dans la nuit pour pointer 3e au petit matin. © J @jsaragossa & @martiskka

C’est entre Courmayeur et la base d’Arnouvaz, au pied du Grand Col Ferret, l’épouvantail de cet UTMB, que Mathieu Blanchard, 3e l’an dernier à la surprise générale, allait reprendre les 2 concurrents qui le précédaient. Il s’installait alors à la 3e position, avec toujours le duo Walmsley-Jornet 13 minutes devant. Entre Arnouvaz et la base de vie de Champex-Lac, en Suisse, Kilian Jornet allait connaître un coup de moins bien. Distancé par Walmsley, rattrapé par Blanchard, il se reprenait dans les derniers hectomètres de la montée vers Champex pour reprendre la seconde place, à désormais 13 minutes d’un Walmsley qui semblait s’envoler vers la victoire.

Coup de théâtre : l’incroyable défaillance de Jim Walmsley

Et ce qui était inimaginable est arrivé : Jim Walmsley a connu la panne sèche. Après avoir connu des problèmes gastriques l’empêchant de s’alimenter à Champex-Lac, l’Américain a été contraint de considérablement ralentir sur le sentier vers Trient. Incapable de courir même sur des portions plates, titubant dans les montées, il s’est fait rapidement rattraper et déposer par ses 2 poursuivants directs, voyant s’envoler ses rêves de victoire. Lui qui avait tout fait depuis des mois pour gagner cette course semblait à deux doigts d’abandonner. Il lui fallait serrer les dents pour essayer de sauver sa place sur le podium.

Guerre psychologique entre Kilian Jornet et Mathieu Blanchard

UTMB BLANCHARD JORNET
Kilian Jornet à droite, Mathieu Blanchard à gauche, côte à côte au pied de la dernière montée.

Il n’en restait plus que 2 devant, et le suspense était à son comble. Kilian Jornet, testé positif au Covid mais asymptomatique, semblait quelque peu émoussé, tandis que Mathieu Blanchard donnait une impression de facilité déconcertante. Les 2 athlètes n’allaient plus se lâcher pour foncer ensemble vers la dernière base de vie, à Vallorcine, au km 153. Ne perdant aucune seconde, ils ressortaient ensemble pour arriver côte à côte au pied de la dernière montée, la terrible côte de La Tête aux Vents menant à La Flégère, qui précède la descente finale sur Chamonix.

Dès le début de la montée, l’Espagnol a forcé son allure et creusé rapidement un écart de près de 4 minutes, marquant psychologiquement le Français. Loin derrière, un Jim Walmsley quelque peu retrouvé limitait la casse et passait à Vallorcine avec 35 minutes de retard sur le duo de tête. Mais la menace de ses compatriotes revenant sur lui était réelle.

Résultat UTMB : 10km pour la gloire… et une 4e victoire

UTMB JORNET DESCENTE
Kilian Jornet dans la dernière descente, en route vers sa 4e victoire.

Produisant un effort considérable dans la montée vers La Tête aux Vents, Kilian Jornet faisait le forcing pour creuser l’écart. Certainement pour anticiper sur d’éventuelles crampes en descente, une de ses fragilités. Même s’il se battait comme un lion derrière, Mathieu Blanchard n’arrivait pas à suivre le rythme. Il semblait même craquer un peu, de plus en plus courbé sur ses bâtons. L’Espagnol réussissait à passer en tête avec 7mn20 minutes d’avance à La Tête aux Vents, et même 8mn à La Flégère.

Kilian Jornet a assuré une descente de rêve, creusant encore plus l’écart pour franchir la ligne d’arrivée au bout de 19h 49mn 32s de course. En passant sous la barre des 20 heures, il réalise pour son compte le défi de Pau Capell. Il établit un nouveau record de l’épreuve sur le parcours intégral et remporte sa 4e victoire, sa première depuis 2011. Il devance Mathieu Blanchard, qui passe également sous la barre des 20 heures, en 19h 54mn 50s. Jim Walmsley ne peut finalement sauver sa 3e place. C’est un autre Américain, Thomas Evans, qui monte sur la troisième marche du podium.

Voir les résultats complets de la course ICI

© UTMB Mont-Blanc - Paul Brechu
LE PATRON ! © UTMB Mont-Blanc / Paul Brechu
Les derniers articles

Très attendu, le Britannique Jonathan Albon a trouvé plus fort que lui sur cette édition de la CCC. Le Suédois Petter Engdahl l’emporte et explose au passage le record de l’épreuve. Chez les femmes, exploit de Blandine L’Hirondel qui domine de bout en bout pour son premier 100 K.

Résultat CCC : Engdahl impressionnant 

Battre Jonathan Albon semblait mission impossible, tant le Britannique avait été dominateur sur ses dernières épreuves. Mais le Suédois Petter Engdahl n’a pas hésité à prendre la course à son compte. Parti en tête, il n’a jamais lâché les premières places et a fini par faire craquer ses concurrents un par un. Il l’emporte avec un chrono stratosphérique de 9h 53mn 02s, nouveau record de l’épreuve. Il est le premier athlète à courir les 100km et 6100m D+ de la CCC en moins de 10h, donc à plus de 10km/h ! Le précédent record, détenu par Thibaut Garrivier depuis 2021, était de 10h 23mn 26s. Il termine surtout avec plus de 23 minutes d’avance sur Albon ! L’Italien Andreas Reiterer termine 3e.

CCC PODIUM
Le podium de la CCC, avec de gauche à droite Albon, Engdahl et Reiterer. © UTMB / DR

Déception pour Thibaut Baronian, 1 seul Français dans le Top 10

Parti dans le groupe de tête, Thibaut Baronian a longtemps été dans le coup, passant même en seconde position à mi-course. Hélas, un malaise l’a contraint à l’abandon peu après. La meilleure chance française envolée, c’est Baptiste Chassagne qui termine premier Tricolore, en 10e position. 2 autres Français rentrent dans le Top 20, Benjamin Roubiol, 14e, et Yannick Noël, 15e.

TOP 10 CCC
Le Top 10 de la CCC © Livetrail / DR

Blandine L’Hirondel au sommet

Si on connaît les capacités de Blandine l’Hirondel sur des courses de 50 km, sur 100 km, format qu’elle ne connaissait pas, il était difficile de se faire une opinion. Mais la championne d’Europe de trail 2022 a remarquablement bien mené sa course, en tête de bout en bout. Un temps menacée par la Népalaise Sunmaya Budha, elle l’emporte en 11h 40mn 55s. Elle termine à une remarquable 24e position au général. Sunmaya Budha est seconde à 5 minutes de la Française, tandis que l’Américaine Abby Hall monte sur la 3e marche du podium (12h 12mn 56s).

CCC L'HIRONDEL
L’émotion de Blandine L’Hirondel à l’arrivée de la CCC. © DR

Les résultats complets ICI

Les derniers articles

Après une course très rapide et de nombreux rebondissments, Manuel Merillas s’impose devant Antonio Martinez chez les hommes. Victoire espagnole également chez les féminines, avec Sheila Avilés devant Nuria Gil.

OCC : La Flégère en juge de paix

Il aura fallu attendre les tout derniers kilomètres pour que l’OCC livre son verdict. Après une première partie de course dominée par un trio composé de l’Érythréen Petro Mamu, l’Écossais Robbie Simpson, 2e en 2021 et le Français Arnaud Bonin, c’est l’Espagnol Manuel Merillas qui a pris la tête au 33e kilomètre, au passage du Col de Balme. Petro Mamu, pour sa première expérience sur un 50km, a explosé et a été distancé. Très solide sur les parties techniques et habitué des longues distances, Merillas semblait se diriger vers une victoire tranquille. Expert en course de montagne, Merillas a fait un début de saison remarquable, terminant 3e à Zegama et 2e sur la Stranda Fjord Trail Race, avec le meilleur temps sur la descente technique.

Pourtant, à la surprise générale, il a été rattrapé et doublé dans la dernière montée vers la Flégère par son compatriote Antonio Martinez, champion de course d’orientation. Hélas pour Martinez, dans un ultime rebondissement dans la descente vers Chamonix, il a été victime de crampes violentes et a dû laisser passer et s’envoler Manuel Merillas. Ce dernier l’emporte en 5h 18mn 29s, un chrono exceptionnel par rapport aux 5h35mn de Jonathan Albon en 2021, même si le parcours était légèrement différent. Antonio Martinez sauve sa place et, au bout de la souffrance, termine second à 2mn30 du vainqueur. L’Écossais Robbie Simpson finit 3e en 5h 24mn.

OCC PODIUM
Le podium de l’OCC 2022 : Martinez à gauche, Merillas au centre, Bonin à droite. © DR

4 Français dans le Top 10

Quatre Français prennent les 4 places suivantes. 4e et premier Français, Arnaud Bonin devance Paul Mathou, 5e, Nicolas Martin, 6e et Antoine Thiriat, 7e. Grosse déception pour Thomas Cardin, insuffisamment remis de ses blessures suite à deux torsions de cheville survenues début juin, et qui a préféré ne pas prendre le départ.

CLASSEMENT OCC
Top 10 de l’OCC 2022.

Doublé espagnol chez les féminines

Même scénario à rebondissement chez les féminines. L’Américaine Allie McLaughlin a en effet dominé la course quasiment de bout en bout et paraissait se diriger vers une large victoire. Pour sa première participation à une course de l’UTMB, elle semblait parfaitement gérer son effort. Mais sans doute victime de la chaleur, elle a explosé dans la dernière montée vers La Flégère. Elle a été doublée d’abord par l’Espagnole Sheila Avilés, puis par Nuria Gil. Malgré un gros coup de stress dans la descente, avec une chute assez violente, Sheila Avilés s’impose à Chamonix en 6h 10mn 16s. Nuria Gil termine 2e 6minutes plus tard. Et c’est une autre Américaine, Dani Moreno, qui prend la 3e place 1 minute après l’Espagnole. À noter que la grande favorite des Tricolores, Anaïs Sabrié, n’a pas pris le départ.

OCC SHEILA AVILES
Victoire de l’Espagnole Sheila Avilés. © DR

Les résultats complets de l’OCC ICI

Les derniers articles

Il faisait partie des favoris, il a su attendre son heure. Appliquant une stratégie d’attente, Ludovic Pommeret s’impose largement sur la TDS avec près d’une heure d’avance sur le second. 4 Français figurent dans le Top 5, dont la révélation Elias Kadi, 3e.

Hugo Deck devant, Ludovic Pommeret en attente

Il ne fallait pas se précipiter, et l’expérimenté Ludovic Pommeret le savait. Venu pour gagner, le Français a su parfaitement gérer sa course. Parti à minuit mardi matin, Pommeret a passé la nuit dans le Top 20, comptant entre 3 et 5 minutes de retard sur la tête de course, sans jamais se mettre dans le rouge. Au petit matin, il pointait le bout de ses chaussures dans le Top 10. Ainsi, il passait au Cornet de Roselend, après 8h de course, en 6e position. Il comptait alors 5 petites minutes de retard sur un duo formé par le Chinois Min Qi et l’Équatorien Joaquim Lopez. De son côté Hugo Deck faisait le forcing pour revenir sur la tête de course. Dans le sillage de Pommeret, Elias Kadi semblait calquer sa course sur celle du « Maître ».

TDS PROFIL
TDS NUIT
Durant la nuit, Pommeret a su rester “au chaud” dans le peloton de tête. © DR

« Monsieur » Pommeret seul au monde

Revenu sur Min Qi, Joachim Lopez et Hugo Deck au CP de Beaufort, au 92e km, Pommeret décidait de produire son effort. Hugo Deck, de son côté, jetait l’éponge. En à peine 6 km, l’athlète Hoka allait mettre 10 minutes à l’Équatorien, solide 2e. Le Chinois perdait plus de 30 minutes. Quant à Elias Kadi, il faisait désormais route avec Martin Kern, à un peu moins de 30 minutes de la tête de course.

La suite n’allait être qu’une confirmation de la forme éclatante de « Monsieur » Pommeret, comme on l’appelle respectueusement dans le milieu. 30 minutes d’avance au 112e km, 48 au 130e, Pommeret pouvait dérouler dans la descente du Col du Tricot et fondre vers Chamonix. Il a franchi la ligne d’arrivée en solitaire après 18h 37mn 04s de course. Joaquim Lopez prend la 2ème place en 19h 32mn 9s. Et c’est finalement Elias Kadi qui, pour sa première participation à une course de l’UTMB, monte sur la 3e marche du podium, en 19h 49mn 51s. Soit 1h 12mn après le « Patron ». Martin Kern et Guillaume Beauxis complètent le Top 5.

TDS PODIUM
Le podium de la TDS, avec de gauche à droite Joaquim Lopez, Ludovic Pommeret et Elias Kadi. © UTMB / DR

Exploit de Martina Valmassoi chez les féminines

L’Italienne Martina Valmassoi a réalisé une course exceptionnelle et très serrée pour terminer première féminine, à la 13e place du général. Elle s’impose, un peu plus de 4 heures après l’arrivée de Ludovic Pommeret. Son temps : 22h 42mn 47s. Valmassoi devance l’Espagnole Claudia Tremps (22h 59mn 38s). L’Allemande Katharina Hartmuth termine 3e (23h 22mn 18s, 21e au scratch). La première Française, Julia Rezzi, termine au pied du podium, en 24h 03mn 12s.

TDS TOP 10
Le Top 10 de la TDS 2022. © Livetrail

Le classement complet de la course ICI

Les derniers articles

Si la course vedette était l’Intégrale remportée par Jean-Marie Thévenard, petit frère de Xavier, 3 autres épreuves spectaculaires étaient au menu de l’Échappée Belle 2022 : la Traversée Nord, le Parcours des Crêtes et la Skyrace du Rocher Blanc. En voici les podiums.

Voir les résultats de l’Intégrale de L’Échappée Belle et du Du’ô des Cimes

Skyrace du Rocher Blanc : Riccardo Scalet et Jessica Pardin s’imposent sans Rocher Blanc

Pas de Rocher Blanc cette année. Les conditions météo ont obligé les organisateurs à proposer un parcours de repli. © Échappée Belle / DR

La pluie et le brouillard ont joué les trouble-fête sur la Skyrace du Rocher Blanc vendredi 19 août. Les conditions météorologiques compliquées ont en effet contraint l’organisation à basculer sur le parcours de repli. Les coureurs n’ont pas pu monter jusqu’au Rocher Blanc, à 3000m d’altitude. Ils ont dû se contenter d’une course en aller-retour jusqu’au lac des 7 Laux, à 2000m. Le tracé, réduit à 12km pour 1000m de dénivelé environ, restait cependant très technique et glissant. Surtout au vu de la quantité d’eau sur le parcours… À ce petit jeu d’équilibriste, c’est le jeune Italien Ricardo Scalet qui s’en est le mieux sorti. Réussissant à s’échapper dans la descente, il boucle cette Skyrace 2022 en 1h 45mn 04s. Il devance le favori français Gédéon Pochat de la Team Dynafit (1h 52mn 03s). Maxime Vaussenat termine troisième en 1h 54mn 25s.

Chez les féminines, Jessica Pardin, redoutable sur des parcours type montée sèche, finit 28e au scratch en 2h 10mn 52s. La gagnante du KV du Marathon du Mont-Blanc et du KV du High Trail Vanoise 2022 devance assez largement Céline Lafaye (2h 19mn 01s). Julia Garriga Ferrer complète le podium (2h 20mn 15s).

ECHAPPEE BELLE skyrace © Echappée Belle : DR
Gédéon Pochat et Ricardo Scalet à l’arrivée de la Skyrace, rincés l’un comme l’autre. © Echappée Belle / DR

Traversée Nord : Jérôme Vanderschaeghe et Manon Benoît les plus rapides

Même si le départ de Fond-de-France a été retardé de quelques minutes à cause d’un débalisage sauvage, le soulagement était au rendez-vous : il ne pleuvait pas. Les coureurs partis peu après 5h du matin samedi 21 août ont donc pu faire le parcours complet, 84km pour 6140m D+. Parti rapidement, le Belge Jérôme Vanderschaeghe, vainqueur du Trail du Petit Saint-Bernard en 2021, a fait toute la course en tête. Il s’impose à Aiguebelle en 12h 36mn 30s, avec plus d’un quart d’heure d’avance sur Antoine Lamboy-Martin (12h 52mn 50s). Clément Barret complète le podium, en 13h 21mn 37s.

Première féminine, Manon Benoît a franchi la ligne d’arrivée en 14h 54mn 42s. Elle devance sur la ligne Nellie Taleux (15h 17mn 30s) et Justine Rouveyrol (15h 38mn 58s).

ECHAPPEE BELLE MANON BENOIT © Echappée Belle : DR
Manon Benoît peut sonner la cloche : elle remporte la Traversée Nord © Echappée Belle / DR

Parcours des Crêtes, Florent Vorger et Clément Desille ex-aequo, Anne-Laure Roux 1ère féminine

C’est ensuite sous un beau ciel bleu que les coureurs se sont élancés à 8h du matin d’Allevard pour affronter les 64km et 4800m D+ du Parcours des Crêtes. Sur un parcours moins technique que la Traversée Nord ou l’Intégrale, sans zones hors sentiers mais avec de nombreux monotraces passant par 4 crêtes principales à 2000m, Florent Vorger et Clément Desille n’ont pas réussi à se départager et ont fini ex-aequo en 8h 40mn 33s. Ils devancent Miguel Balaven, troisième en 8h 49mn 55s.

Côté féminin, c’est Anne-Laure Roux qui s’impose. Elle boucle le parcours en 11h 02mn 52s. Elle devance Agnès Brucher (11h 10mn 25s) et Fanny Tournay (11h 22mn 29s).

ECHAPPEE BELLE anne laure roux © Echappée Belle : DR
Anne-Laure Roux tout sourire après sa victoire sur le Parcours des Crêtes. © Echappée Belle : DR

Voir les résultats complets des courses ICI

Les derniers articles

Des athlètes de tous horizons se sont rassemblés les 19, 20 et 21 août dans le village de La Clusaz pour défier le Bélier sur l’une des épreuves du week-end. Sur le Trail 27km, l’épreuve mythique du Bélier, Vincent Bouillard et Anne-Lise Rousset Séguret s’imposent.

Vincent Bouillard sur le Trail 27 km, « une histoire de famille »

C’est samedi à 8h15 que les participants ont pris le départ du Trail 27 km, la course mythique du Bélier, pour aller sillonner les sentiers des Aravis ! Moins de deux heures plus tard, Vincent Bouillard franchissait la ligne en première position avec un temps de 1h 57mn 07s. Il devance de quelques secondes Robin Juillaguet (1h 57mn 23s). Bastien Perez monte sur la troisième marche du podium, en 1h 58mn 25s.

Ému, Vincent Bouillard commentait : « C’est une histoire de famille pour nous, le Bélier. Mes parents le font depuis que je suis tout petit. […] C’est une course qui compte beaucoup donc c’est une grosse émotion de gagner ici. […] Merci à toute l’organisation, c’est une course magnifique.”

Vincent Bouillard © Clément Hudry
La victoire pour Vincent Bouillard sur le 27km. © Clément Hudry

Le Bélier 2022 : Anne-Lise Rousset en grande patronne sur le Trail 27 km

Chez les féminines, c’est la recordwoman du GR20, Anne-Lise Rousset Séguret, qui remporte la course. Elle s’impose assez nettement avec un temps canon de 2h 21mn 14s. Elle est suivie de Marina Rebollo en 2h 29mn 05s. Jess Anand prend la troisième place en 2h 30mn 10s. “Je me suis régalée, c’était vraiment bien ! » a commenté Anne-Lise Rousset Séguret, qui comptait déjà 5 minutes d’avance sur les autres concurrentes à mi-parcours. « J’étais un peu dans le dur au début mais c’est allé mieux ensuite. C’était top, merci pour cette belle course ! »

PODIUM FEMMES © Clément Hudry
Le podium Femmes du Trail 27km, l’épreuve mythique du Bélier. © Clément Hudry

Thomas Renoud et Mylène Bacon remportent le Trail 15 km

Après une course très serrée, c’est Thomas Renoud qui s’impose au sprint en 1h 00mn 35s, juste devant Louis Pujo-Masci, vainqueur du 7 km la veille. Hugo Dejour termine 3e en 1h 00mn 58s. Chez les femmes, Mylène Bacon monte sur la première marche en 1h 10mn 41s. La seconde, Tania Kurek, termine en 1h 13mn 19s. Enfin, en troisième position avec un temps de 1h 17mn 23s, Lison Vulliet complète le podium.

Le marathon du Bélier pour Nicolas Moreau et Laury Eloy

C’est dimanche à 7h00 que se sont élancés les concurrents du Marathon du Bélier, sur un parcours qui traverse le village de La Clusaz et les Aravis avec des paysages à couper le souffle. Le plus rapide a été Nicolas Moreau, du club d’athlétisme de Thonon. Rapidement seul aux commandes, il a peu à peu creusé l’écart pour s’imposer en 3h 34mn 40s, à une vitesse moyenne de 11,7km/h. Il devance de plus de 8 minutes Vincent Vittoz (3h 42mn 41s). La troisième marche du podium revient à Dylan Regny, en 3h 43mn 42s.

Chez les femmes, c’est Laury Eloy qui s’impose en 4h 39mn 45s. Elle devance de près de 10 minutes Fanny Arnould (4h 49mn 24s). Pauline Grardel prend la troisième place en 4h 45mn 11s.

Voir tous les résultats ICI

Les derniers articles

Malgré des conditions météo difficiles, les favoris ont marqué de leur empreinte de L’Échappée Belle 2022, tant sur la version solo que sur la version duo de la traversée du Massif de Belledonne. Résultat : Jean-Marie Thévenard s’impose sur l’Intégrale, François D’Haene et Alexis Traub sur le Du’ô des Cimes.

Échappée Belle 2022 : Jean-Marie Thévenard intouchable sur l’Intégrale

Dans la famille Thévenard, quand le grand frère est au repos forcé , c’est le petit frère qui prend le relais. Moins médiatique que Xavier, Jean-Marie était là pour la gagne. Et une revanche à prendre, après avoir connu un revers lors de l’édition 2020, où il avait dû abandonner. Très serein tout au long de la course sur un tracé de 149k et 11400m D+ qu’il connaissait bien, avec 15 cols et 40 km à plus de 2000m d’altitude, Jean-Marie Thévenard a pris la tête de la course vers le 30e kilomètre pour ne plus la lâcher. Il s’impose en 23h 51mn, avec plus d’1h40 d’avance sur le second, Christophe Anselmo, vainqueur de l’édition 2018. Matthieu Durand, troisième, termine à plus de 2h20 du vainqueur.

« En 2020, j’étais parti un peu fort et je l’avais payé. Cette année je suis allé tranquille, à la cool. Je suis resté à une allure entraînement pour ne pas me mettre dans le rouge », a expliqué le Jurassien à l’arrivée. « J’ai d’abord fait ma course contre moi-même, sans vraiment regarder ce qui se passait derrière », a-t-il ajouté. Interrogé sur 2020, il a précisé que les conditions de course de cette année (froid et pluie) lui correspondaient bien mieux que celles de 2020, où les concurrents avaient dû affronter de fortes chaleurs. Constant de bout en bout, Jean-Marie Thévenard a tenu à rendre hommage à ce parcours magnifique, « un terrain que j’affectionne, encore bien sauvage, très minéral et technique ».

THEVENARD
Jean-Marie Thévenard conjure le sort : il l’emporte enfin ! © DR

L’Intégrale féminine : exploit de Sarah Vieuille

Avec plus de 2h 40 d’avance sur la seconde, l’Espagnole Silvia Ainhoa Trigueros Garrote, première féminine en 2021, la Française Sarah Vieuille a réalisé un véritable exploit dans cette traversée du massif de Belledonne. En tête de bout en bout, elle termine en 27h 26mn. Avec un tel chrono, elle se hisse à la 6e place du classement général. De bonne augure pour cette ultra-traileuse du team Evadict, qui construit de la meilleure des manières sa préparation pour le Grand Raid de la Réunion, début novembre.

Tous les résultats de l’Intégrale ICI

Du’ô des Cimes : D’Haene et Traub rois de l’orientation

La pluie et le vent ont joué les trouble-fêtes sur le début de cette 10e édition du Du’ô des Cimes, obligeant l’organisation à basculer sur le parcours de l’Intégrale pour la première partie de course. Mais le duo favori de l’épreuve n’a pas été troublé outre mesure. Ainsi, François D’Haene, vainqueur de l’Intégrale 2019 et détenteur du record en 23h55, associé à son beau-frère Alexis Traub, se sont imposés au bout de l’effort. Mais la course, volontairement sans chronométrage, n’a pas été simple. Et tout s’est joué dans la partie d’orientation, sans balisage. Alors que le binôme formé par Antoine Guillon, vainqueur de la Traversée Nord 2016 et Cédric Chavet, vainqueur de l’Intégrale 2020, était devant, une erreur d’orientation pendant la nuit les a fait partir dans une mauvaise direction. Et les a contraint à abandonner.

Alexis Traub, visiblement épuisé, ne cachait pas son soulagement d’en terminer : « J’ai eu du plaisir les 8 premières heures, puis un passage à vide d’environ 6h, compliqué. François a essayé de me rebooster, mais j’avais envie d’arrêter, je n’en pouvais plus. » De son côté, François D’Haene a rendu hommage à son beau-frère : « Ça me faisait plaisir de vivre cette expérience avec Alexis. Le parcours était assez exigeant, et il a connu 6 vraies heures de passage à vide. C’était plus mon milieu à moi qu’à lui, mais l’envie était d’aller au bout ensemble était plus forte, qu’importe le temps et le résultat. La fin du parcours était très belle, il fallait jouer avec la cartographie, être attentif. Il fallait trouver les goulets, les couloirs, ce n’était pas facile. »

TRAUB D'HAENE
Alexis Traub et François D’Haene font sonner la cloche des finishers. © DR
Les derniers articles

À moins d’une semaine du départ de la 10e édition de L’Échappée Belle, le point sur les favoris des différentes courses, avec un certain nombre d’anciens vainqueurs de retour sur les sentiers du massif de Belledonne. Dont François D’Haene, détenteur du record de l’Intégrale, qui fera équipe avec son beau-frère Alexis Traub sur le format Du’ô des cimes…

5 courses à suivre à partir de vendredi matin

C’est vendredi 19 août à 5h du matin, du Domaine de Vizille, en Isère, que s’élanceront les 700 participants du parcours intégral de L’Échappée Belle 2022. Au menu, 149km et 11300m de D+ jusqu’à Aiguebelle, en Savoie. Ils seront rejoints le samedi par les traileurs des 2 autres parcours : la Traversée Nord (84km) et le Parcours des crêtes (64 km).

Les coureurs de la Skyrace du Rocher Blanc partiront quant à eux le vendredi à 9h30 de Fond-de-France pour une montée de 2000mD+ jusqu’au Rocher Blanc.

Enfin, les 50 binômes sélectionnés pour le Du’ô des cimes s’élanceront le vendredi à 7h00 de l’Arselle. Ils découvriront un parcours alpin inédit, une traversée unique de 120km et 11000mD+, non balisée, en quasi-autonomie, mêlant aventure et technicité et passant par tous les points clés des 4 autres parcours.

De nombreux excellents coureurs seront à suivre sur l’ensemble de ces courses qui s’annoncent déjà pleines de suspense.

Un sacré plateau de prétendants sur L’Intégrale

Chez les hommes, seront au départ Jean-Marie Thévenard, l’Espagnol Jonatan Tejada Ocedo, Stéphane Eveque-Mourroux, Aurélien Jacoutot, Matthieu Durand, Nicolas Perrier, Camille Verrier, Yoann Lecauchois, le Tchèque Radek Chrobàk et Christophe Anselmo, vainqueur de l’édition 2018.

Chez les femmes, on suivra Sarah Vieuille, la Polonaise Marta Wenta, Estelle Patou, mais aussi l’Espagnole Silvia Ainhoa Trigueros Garrote, première féminine en 2021, Juliette Blanchet, première féminine en 2020 et l’Italienne Patricia Pensa, première féminine de l’édition 2016, qui revient sur la course pour la 6ème fois. 

ÉCHAPPÉE BELLE 2021 © Bruno Lavit
Départ de L’Échappée Belle 2021. © Bruno Lavit

À suivre sur la Traversée Nord

Tout comme pour l’Intégrale, d’autres anciens vainqueurs sont de retour. Chez les hommes, Florentin Le Provost (vainqueur en 2015) devra se méfier du Belge Jérôme Vanderschaegh, de Théo Le Boudec, Roberto Alberio et Fabien Feutrier.

Chez les femmes, Manon Benoît, qui a gagné la Skyrace en 2021, tentera cette année d’obtenir un résultat sur le 84km. Tout comme Nadège Capri, qui avait remporté le Parcours des Crêtes en 2019. Il faudra également suivre de près Agathe Lebel.

Dawa Sherpa sur le Parcours des Crêtes ?

Sur le tracé de 64 km d’Allevard à Aiguebelle, chez les hommes, les favoris sont Dawa Sherpa, Ludovic Colomb, Benoît Amiot, Jérémy Pieau, Pierre Bonbonny, Clément Desille et Joffrey Ginoux.

Chez les femmes, il faudra suivre Camille Guy, Anne-Laure Roux et Nathalie Faure, qui devraient faire de belles performances.

Gédéon Pochat favori sur la Skyrace

L‘athlète du team Dynafit Gédéon Pochat fait figure de favori, mais aura fort à faire avec Paul Jay, Pierre Reygade et Paul Burette, 3ème l’an passé.

C’est les féminines, les sœurs jumelles suédoise Sanna et Lina El Kott Helander s’annoncent parmi les favorites.

Une pléiade d’anciens vainqueurs sur le Du’ô des Cimes

CedricChavet-vainqueur2020 © Bruno Lavit
Cédric Chavet, vainqueur de l’Intégrale 2020, à suivre sur le format Du’ô des cimes 2022. © Bruno Lavit

La technicité et le tracé majoritairement non balisé de cette épreuve exigent une expérience de haute montagne. D’ailleurs, un finisher de l’Intégrale doit obligatoirement faire partie du binôme, condition sine qua non pour être sélectionné. On retrouvera donc sur la ligne de départ, parmi les 50 binômes sélectionnés, un gros plateau d’anciens vainqueurs de l’Intégrale.

Et parmi eux, François D’Haene, vainqueur 2019 et détenteur du record de l’Intégrale en 23h55, qui fera équipe avec son beau-frère Alexis Traub. Parmi les autres binômes très en vue, Sandrine Béranger, première féminine en 2013 et 2018, sera en duo avec Sébastien Raichon (2e de l’Intégrale en 2018). On suivra aussi les Portugais David Quelhas et Guilherme Lourenço, et le binôme formé par Antoine Guillon, vainqueur de la Traversée Nord 2016 et Cédric Chavet, vainqueur de l’Intégrale 2020.

À suivre également, Renaud Rouanet et Sébastien Gérard (vainqueur de l’Intégrale 2016), Joris Botton (vainqueur de la Traversée Nord en 2014), Mélanie Rousset (première féminine de l’Intégrale 2019), Édouard Laudier (vainqueur du Parcours des Crêtes 2019 et de la Traversée Nord en 2020) et Luca Papi.

L’Échappée Belle : comment suivre la course à distance

Vous pourrez suivre les coureurs et avoir des informations durant les 3 jours via CE LIEN

À noter également, 2 rendez-vous par jour sur le Facebook de L’Echappée Belle et d’Esprit Trail, du jeudi au dimanche, avec des vidéos résumées des courses.

L’Échappée Belle : les chiffres clés de la 10e édition

  • 2163 coureurs sur l’ensemble des courses dont 305 femmes.
  • 204 étrangers / 21 nationalités (avec une forte représentation de la Belgique : 96 belges), soit 9,5% d’étrangers.
  • 650 bénévoles.
Affiche-EB-2022
Les derniers articles

Très attendue, la 49e édition de Sierre-Zinal est venue chambouler la donne dans l’univers du trail. Partis sur un rythme fou, les Kenyans, tant chez les hommes que chez les femmes, ont fait sensation et ont dominé la course de bout en bout. Ils placent 4 coureurs dans les 7 premiers.

Les Kenyans étaient les plus forts

C’était la grande inconnue de cette édition de Sierre-Zinal : les Kenyans, venus en nombre, allaient-ils être capables de performer sur une telle course certes rapide, mais également très exigeante dans sa première partie. La réponse a été claire : oui. Dominateurs de bout en bout tant chez les hommes que chez les femmes, les Kenyans n’ont laissé que les miettes aux coureurs du Vieux Continent.

À l’arrivée, Mark Kangogo, 33 ans, qui pointait déjà en tête à Chandolin (km 12,3) en compagnie de Patrick Kipngeno, l’emporte en 2h 27mn 31s. S’il a semblé marquer le pas sur la descente finale, il termine tout de même avec 1mn 48s d’avance sur le second, l’inattendu Espagnol Andreu Blanes Reig (2h 29mn 19s). Patrick Kipngeno monte sur la 3e marche du podium, en 2h 29mn 35s.

Kangogo et Kipngeno avaient déjà envoyé des signes de leur forme la semaine dernière, le second s’étant imposé devant le premier lors de la course Thyon-Dixence, une épreuve de 16,3km pour 700m D+.

sierre zinal départ © GTWS : DR
Dès le départ, les Kenyans sont aux premières places. © GTWS / DR

Kilian Jornet “seulement” 5e

L’Érythréen Petro Mamu, revenu sur Kilian Jornet dans la descente finale, termine dans le même temps que le recordman de l’épreuve, en 2h 30mn 18s. L’Espagnol, qui a déjà remporté 9 fois cette course, enregistre aujourd’hui son moins bon classement. Ce sont 2 autres Kenyans, Philemon Ombogo Kiriago et Robert Pkemoi, respectivement second et vainqueur de la Montée du Nid d’Aigle 2022, qui prennent les 6 et 7e places. Parmi les autres prétendants, Rémi Bonnet termine 9e, Robbie Simpson 10e, Francesco Puppi 14e et Cesare Maestri 22e. Côté français, Anthony Felber termine 12e et Sylvain Cachard 13e. Frédéric Tranchand ne termine qu’à la 38e place.

Maude Mathys battue de 31 secondes !

Ester Chesang © GTWS : DR
rattrapée sur la fin, Ester Chesang s’impose tout de même devant la tenante du titre Maude Mathys. © GTWS / DR

Chez les féminines, le suspense a été total mais c’est également une Kenyane, Esther Chesang, qui l’emporte en 2h 52mn 01s, 58e au général. Dominatrice depuis le début de la course, elle a cependant marqué le pas sur la fin et a vu revenir la Suissesse Maude Mathys, détentrice du record de l’épreuve. Mais à l’arrivée, la Kenyane a su conserver 31 secondes d’avance sur la championne suisse (2h 52mn 32s). C’est une autre Kenyane, Philiaries Kinsang, qui prend la 3e place. Côté français, la première Tricolore est Mathilde Sagnes, 13e en 3h 09mn 35s. Julie Roux est 15e, Anaïs Sabrié 21e et Louise Serban-Penhoat 24e.

Voir tous les classements complets ICI

Les derniers articles

Sierre-Zinal, 4e épreuve des Golden Trail World Series 2022, est une des plus attendues de l’année. Surnommée la « course des cinq 4000 », elle est aussi mythique que Zegama-Aizkorri. Et comme à Zegama, Kilian Jornet prendra le départ pour tenter de décrocher une 10e victoire. Qui pourra l’en empêcher ?

Sierre-Zinal : l’une des plus belles courses de montagne au monde

Si la doyenne des grandes épreuves de montagne d’Europe est réputée pour la beauté de ses paysages, le parcours de 31km pour 2200m D+ et 1100m D- n’en reste pas moins très exigeant. En effet, pas le temps de s’échauffer. Il faut directement avaler près de 1600m de D+ sur les 11 premiers kilomètres, avant d’atteindre le ravitaillement de Chandolin, au km 12. Une fois cet effort colossal fourni, les 12 kilomètres suivants sont beaucoup plus roulants. Mais ils nécessitent de relancer sans cesse. Les coureurs enchaînent des faux plats montants et descentes pour parvenir à Nava, point culminant de la course, à 2424m.

Ceux qui auront le temps de lever les yeux du chemin en profiteront pour contempler les fameux 5 sommets de plus de 4000m. Par ordre d’apparition, citons le Weisshorn (4505m), le Zinalrothorn (4221m), l’Obergabelhorn (4063m), le Cervin (4478m) et la Dent Blanche (4357m). Une fois Nava passé, les 7 derniers kilomètres sont très rapides. Ils consistent en une longue descente de plus en plus raide pour rejoindre Zinal, situé à 1680m d’altitude.

Voir la vidéo du parcours ICI

SIERRE ZINAL PROFIL
Le profil de la course.

Kilian Jornet pour une 10e victoire ?

Avec 9 victoires au compteur, Kilian Jornet semble invincible sur un tel parcours. Il a aligné 5 victoires sur ses 5 dernières participations. Et il détient de plus le record de l’épreuve, 2h 25mn 35s, réalisé en 2019. Son état de forme ? Il a montré depuis le début de l’année, entre le court à Zegama et le long sur la Hardrock 100, qu’il était au sommet de son art. Certes, l’athlète leader du team NNormal doit avoir l’esprit à l’UTMB, où il est très attendu. Mais il y a fort à parier qu’il mettra un point d’honneur à envoyer un nouveau signal à ses adversaires lors de cette traversée des Alpes valaisannes.

SIERRE ZINAL KILIAN 2019
Kilian Jornet à l’arrivée en 2019, record de l’épreuve battu. © GTWS / DR

Sierre-Zinal : des prétendants au podium à la pelle

Comme pour les précédentes, cette 4e étape des GTWS propose un plateau très relevé. Seront donc présents quelques-uns des meilleurs athlètes au monde. Ainsi, pour pouvoir monter en haut de la boîte, Kilian Jornet devra se défaire de ses habituels concurrents pour le podium, avec lesquels il a bataillé à Zegama. Parmi eux, citons Davide Magnini, Rémi Bonnet, Elhousine Elazzaoui, Ruy Ueda, Francesco Puppi et Frédéric Tranchand, récent 4e à la Stranda Fjord Trail Race. On observera également avec intérêt la performance de Sylvain Cachard, notre champion d’Europe de course en montagne, sacré début juillet aux Canaries, qui voudra certainement briller. Sans oublier Petter Engdahl, Anthony Felber, Petro Mamu ou encore Johann Baujard, qui viendront batailler pour le haut du classement.

Surprise : le marathonien Hassan Chahdi se lance en trail

C’est la petite bombe que personne n’attendait : le marathonien Hassan Chahdi prendra le départ de son premier trail à Sierre-Zinal. Il y a 3 semaines, il terminait 17e des Championnats du monde d’athlétisme à Eugene (États-Unis). Bien entendu, il ne s’imagine pas rivaliser avec Kilian Jornet. Mais le Haut-sSavoyard, qui a déjà fait des courses en montagne dans sa jeunesse, avoue tout de même espérer terminer dans les 10 premiers. Si ses aptitudes se confirment, l’athlète de 33 ans pourrait même envisager de mettre un terme à sa carrière sur route. Pour se lancer dans le trail, bien sûr…

Sierre-Zinal : la passe de 4 pour Maude Mathys ?

Chez les féminines, la locale de l’étape, la Suissesse Maude Mathys, fait figure de grande favorite. A l’instar de Kilian Jornet, sa domination sur cette course ces dernières années est impressionnante. Elle cherchera surtout à aller glaner une 4e victoire consécutive. Elle devra cependant se méfier de Sara Alonso, 3e à Zegama, 1ère au Marathon du Mont-Blanc. L’Espagnole aura soif de revanche, après sa déconvenue en Norvège (5e place tout de même!). Autre prétendante au podium, l’Italienne Fabiola Conti, 5e à Zegama et 7e au Mont-Blanc. Sans oublier les chances françaises, avec Anaïs Sabrié, Mathilde Sagnes, Julie Roux, Lucile Germain et Louise Serban-Penhoat.

SIERRE ZINAL MAUDE MATHYS
Maude Mathys en 2021. © Sierre Zinal / DR
Les derniers articles