La 6e édition du Cimalp Tignes Trail arrive ! Les 20 et 21 août, la station de Tignes vous propose de découvrir des parcours exceptionnels au plus près des sommets et au milieu de paysages à couper le souffle. Envie de prendre de la hauteur ? C’est maintenant !

Cimalp Tignes Trail : ambiance haute montagne garantie

Avec ses 3 parcours de trail Adultes (13, 27 et 44km) le dimanche et ses 3 parcours Jeunes (700m, 1,9 et 3,3km) le samedi, la 6ème édition du Cimalp Tignes Trail est accessible aux sportifs de tout âge et tout niveau. Plus bel atout de cette épreuve, une ambiance « haute montagne » garantie durant la course. Traduisez : des vues panoramiques sur des lacs, glaciers et les plus beaux sommets de plus de 3000m d’altitude. Mais rassurez-vous, si les tracés naturels vous tirent vers les sommets, ils traversent également de magnifiques forêts et des plaines herbeuses. De quoi en prendre plein les yeux et contenter tout le monde.

Cimalp Tignes Trail © Eric Lamugniere
© Eric Lamugnière / DR

Des profils et des dénivelés qui en disent long

Forcément, qui dit haute montagne dit dénivelés. On n’a rien sans rien. Et autant le dire tout de suite, les dénivelés des différents trails proposés sont costauds. Si vous êtes un peu juste, visez les 890m D+ du 13km, ou les 1770m D+ et 2 montées du 27km, qui sont déjà un sacré challenge. Si vous avez le feu dans les jambes, optez pour les 2810m de D+ du 44km. Vous aurez alors droit à 3 montées plutôt violentes, avec 2 passages à 2700m. Et dites-vous bien que pour jouer devant sur ce 44, il va falloir cavaler sévère. L’an dernier, c’est un certain Yoann Stuck qui s’était imposé, ex-aequo avec Anthony Boucard, en 4h 28mn. Et chez les femmes, c’est l’athlète italienne Graziana Pè qui était montée sur la plus haute marche du podium, en 5h 39mn. Cela vous donne une idée du niveau…

Cimalp Tignes Trail 44KM
Profil du 44km du Cimalp Tignes Trail. Ça va piquer dans la dernière montée !

Testez les X-Trail ou les 864 Drop Evolution de Cimalp

Ces deux jours consacrés aux plaisirs de la course à pied seront également l’occasion de faire de belles rencontres. De nombreuses surprises attendent ainsi les visiteurs au village-expo. Ils pourront notamment échanger avec les membres de l’équipe Cimalp, partenaire officiel de la course. Voire même de glaner quelques conseils auprès de leur athlète Benoît Dupraz, qui s’alignera sur le 44km.

CIMALP X-Trail
Vous voulez les tester ? Elles vous attendent le samedi après-midi. Pensez à réserver… © DR

La marque a eu par ailleurs la bonne idée d’organiser un testing le samedi après-midi à partir de 16h30, afin de découvrir leurs équipements. L’occasion pour ces messieurs d’enfiler leurs fameuses X-Trail et participer à une sortie encadrée de 6 à 7 kilomètres avec environ 400m D+, histoire de bien apprécier le confort des chaussures que nous avons testées il y a quelques mois. Sans oublier, pour les femmes, la possibilité de tester également la 864 Drop Evolution et son système de drop adaptatif. Et d’en parler lors du ravito débrief de fin de testing. Voire même, pour ceux qui ne seraient pas inscrits aux courses du lendemain, de se laisser tenter en profitant des quelques dossards de dernière minute que Cimalp a pensé à mettre de côté. Attention, le nombre de places est très limité, et l’inscription obligatoire (voir le lien ci-dessous).


Réservations pour le testing Cimalp ICI

Autre bonne nouvelle, la station a pensé à mettre en place des offres “packagées”, avec séjour en hôtel ou appartement avec 2 nuits incluses à des tarifs vraiment canon. Idéal pour un bon week-end montagne et sport à petit prix…

Informations supplémentaires et inscriptions aux courses ICI

Cimalp-Tignes-Trail-1
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La course des sommets a tenu ses promesses. En s’imposant sur l’épreuve reine des ValTho Summit Games à Val Thorens le 7 août, Thibaut Garrivier annonce la couleur : il est prêt à en découdre sur l’UTMB.

Thibaut Garrivier devant les Chinois

Vainqueur en 2021, Thibaut Garrivier avait choisi cette course pour terminer sa préparation pour l’UTMB. Un test de forme d’autant plus intéressant qu’il pouvait compter sur une belle confrontation avec certains des meilleurs coureurs chinois en stage à Val Thorens pour profiter des bénéfices de l’altitude. Pour preuve, la moyenne UTMB index du Top 4 de la course est très élevée, puisqu’elle se situe à 898.

Satisfait de sa performance (il met près d’un quart d’heure au second), Thibaut Garrivier commentait sur ses réseaux sociaux : « Terminer la préparation par une confrontation de haut niveau est bénéfique car j’aime la compétition et cela permet de me situer sincèrement. C’est satisfaisant de courir 7 minutes plus rapide que l’an dernier à parcours équivalent. Un niveau de performance aux alentours des 900, ce qui semble correct à cette altitude et sur la fatigue. »

De son côté, Julien Chorier, qui venait d’animer une semaine de boostcamp et avait la veille participé au KV, avait finalement décidé de prendre le départ du 42km, malgré la fatigue. Ayant vite compris qu’il ne pourrait suivre le départ extrêmement rapide des 5/6 coureurs de tête, il a tranquillement géré sa course au tempo. Il prend la 7e place derrière l’armada chinoise et le jeune Louis Théron, à plus de 45 minutes du vainqueur.

Val Tho Summit Games - TOP 10 42KM
Val Tho Summit Games : le Top 10 du 42 km.

L’UTMB, Thibaut Garrivier ne pense qu’à ça !

Si la satisfaction de Thibaut Garrivier était réelle, elle ne saurait être totale pour l’athlète Hoka si elle ne se traduit pas par un bon résultat dans moins de 3 semaines du côté de Chamonix. Car l’UTMB, il ne pense qu’à ça. Et il ne le cache pas. « Comme chaque année, la seule et unique chose qui compte est d’être là le jour de l’UTMB Mont-Blanc, la plus grande course du monde. Toute autre performance restera anecdotique. Le plus facile est terminé (la préparation), le plus dur reste à faire ! »

Et quand Thibaut Garrivier parle de performance, ce n’est pas à un Top 20 qu’il pense. Pour mémoire, l’an dernier, il s’était imposé sur la CCC devant Scott Hawker et Thibaut Baronian. C’est dire ses ambitions sur la « grande » course… D’ailleurs, juste avant de s’aligner sur ces ValTho Summit Games, il venait d’achever un bloc de préparation spécifique sur les sentiers de l’UTMB, ayant fait une reconnaissance du parcours sur 3 jours avec, entre autres partenaires d’entraînement, un certain… Jim Walmsley.

Val Tho Summit Games - Garrivier winner © DR
Thibaut Garrivier remporte le 42km, la tête (et les jambes) tournée vers Chamonix © DR

Val Tho Summit Games : une fusée chinoise nommée Fuzhao

Chez les femmes, il n’y a guère eu de suspense. Partie comme une fusée, la Chinoise Fuzhao Xiang a survolé la course et s’impose en 4h 52mn 01s. Elle prend une belle 9e place au général. Laury Eloy termine à la seconde place à pratiquement 1 heure de la Chinoise, en 5h 45mn 34s. Claire Bernard finit 3e en 6h 16mn 42s.

Val Tho Summit Games - Fuzhao Xiang © DR
Val Tho Summit Games – Fuzhao Xiang © DR

Le KV pour Pierre Pollet

41 minutes et 16 secondes. Tel était le record à battre sur ce « sprint » de 4,6 km avec 1000m de dénivelé, partant de 2003m pour monter jusqu’au sommet de Grand Fond. Mais de record, il n’y a pas eu. Pierre Pollet l’emporte en 47mn 34s, devant Julien Chorier (48mn 13s) et Pierre Arz (48mn 25s). Chez les féminines, victoire d’Alice Meignié en 55mn 54s (16e au général). Elle devance Noémie Goyer (58mn 09s) et Anne Vincenot Bucciarelli (1h 06mn 50s).

Val Tho Summit Games - KV © ValTho Summit Games : DR
Le KV des ValTho Summit Games : un effort violent rendu encore plus difficile par l’altitude, avec une arrivée à plus de 3000m. © ValTho Summit Games / DR

Val Tho Summit Games : résultats des autres courses

Outre la distance reine des 42km, 2 autres formats étaient proposés le dimanche 7 août : le 10 k et le 20 km. Voici les podiums.

VT TRAIL PURSUIT 10 KM

Général
Pierre Pollet : 49mn 32s
David Drost : 55mn 22s
Sylvain Daurat : 55mn 50s

Femmes
Carole Stephan : 1h 06mn 10s (29e au scratch)
Bertille Laurent : 1h 08mn 45s
Véronique Jacquin : 1h 09mn 40s

VT TRAIL PURSUIT 20 KM

Général
Thomas Schuh Benini : 1h 48mn 23s
Matthieu Gouttefarde : 1h 51mn 44s
Rémy Chabaud : 1h 58mn 12s

Femmes
Céline Coves Chatard : 2h 18mn 39s (18e au scratch)
Marine Noret : 2h 27mn 22s
Anne Vincenot Bucciarelli : 2h 27mn 48s

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Vainqueur du Marathon du Mont-Blanc il y a 5 semaines, Jonathan Albon s’impose de nouveau sur la 3e étape des Golden Trail World Series 2022, en Norvège. Frédéric Tranchand, 1er Français, termine 4e. Victoire de l’Américaine Sophia Laukli chez les féminines, Elise Poncet superbe 2e.

Stranda Fjord Trail Race : dans le froid, le vent et la pluie

Les coureurs s’attendaient à un temps froid et humide, ils ont été gâtés. Bienvenue en Norvège, son ciel bas et gris, ses températures inférieures à 10°, alors que la canicule règne en France. C’est dans cette ambiance de ciel plombé que les athlètes se sont élancés le samedi 6 août à 11h pour les 25km et 1700m D+ de cette 3e épreuve des GTWS. Après Zegama-Aizkorri et le Marathon du Mont-Blanc, la Stranda Fjord Trail Race marque la mi-parcours de la saison, avant Sierre-Zinal en Suisse le 13 août, puis Pikes Peak Ascent et Flagstaff Sky Peaks aux États-Unis en septembre.

Voir le profil précis de la course ICI

Neutralisation en montée

Tous les spécialistes le disent : la Stranda Fjord Trail Race commence au 10e kilomètre. Plus précisément, après le « demi-tour » de Fremte Blahornet, point culminant de la course à 1478 m d’altitude. Bref, lorsque commence la descente très technique. Et c’est donc sans surprise que les meilleurs grimpeurs ont pris les devants pour virer en tête au sommet, après à peine une heure de course. Le peloton masculin était très compact, personne ne lâchant rien. L’Anglais Jonathan Albon a fait demi-tour en premier, quelques secondes devant l’Italien Davide Magnini et le Marocain Elhoussine Elazzaoui, suivis de près par le Polonais Bartlomiej Przedwojewski. Les Français Frédéric Tranchand et Thibaut Baronian étaient dans le coup, distancés de moins d’une minute. Autre favori, Manuel Merillas pointait en 7e position, légèrement décroché mais toujours en course pour un podium. La bataille annoncée pouvait alors commencer.

STRANDA FJORD TRAIL RACE MONTEE
En vert, Jonathan Albon mène le peloton des leaders en fin de montée. © DR

Une descente très technique qui fait la différence

C’est dans la première descente que Jonathan Albon a fait la différence. Sur un secteur extrêmement technique et piégeux de 2km, avec de nombreux rochers instables et glissants, l’Anglais a mis pratiquement 3 minutes à tous ses concurrents directs. Ils ne le reverront jamais. Les principales victimes de cette terrible descente ont été Davide Magnini et Elhoussine Elazzaoui, visiblement peu à l’aise. Ils ne pointaient plus qu’en 4e et 6e position au passage au 2e ravitaillement, après 14,5km de course. Le grand vainqueur, à l’inverse, était Manuel Merillas, revenu comme un boulet de canon pour s’installer en 2e position. Côté Français, Frédéric Tranchand maintenait une belle 5e place et talonnait Davide Magnini.

Stranda Fjord Trail Race : victoire et record pour Jonathan Albon

STRANDA FJORD TRAIL RACE ALBON
Jonathan Albon, 2e victoire sur les GTWS 2022 après le Marathon du Mont-Blanc. © DR

Les 10 derniers kilomètres allaient être une formalité pour Jonathan Albon. L’athlète The North Face, très puissant sur les entiers herbeux et marécageux, allait maintenir son avance sans fléchir. Il s’offre à l’arrivée à la fois la victoire et le record de l’épreuve en 2h 24mn 02s. Certes, le précédent record établi en 2021 par Anders Haga en 2h 31mn 01s l’avait été par temps très chaud et sec, donc des conditions moins favorables, mais cela n’enlève rien à la superbe performance d’Albon.

Un résultat d’autant plus remarquable que l’Anglais s’était engagé au dernier moment sur cette épreuve, doutant de son état de forme après un Covid contracté juste après sa victoire au Marathon du Mont-Blanc, il y a 4 semaines. Pour la petite histoire, ce n’est qu’après s’être entraîné et avoir fait un super temps sur un segment Strava de l’épreuve quelques jours avant la course qu’il a décidé d’y participer, ne sachant pas s’il tiendrait la distance à bloc. Son chrono apporte la réponse. Albon devance de près de 3 minutes Manuel Merillas et termine à peine 14 secondes devant Bartlomiej Przedwojewski, qui complète le podium. Frédéric Tranchand s’adjuge finalement la 4e place, ayant repris Davide Magnini sur les derniers kilomètres. Thibaut Baronian franchit la ligne en 6e position. À noter les belles 14e et 17e places d’Adrien Michaud et Noé Rogier.

STRANDA FJORD TRAIL RACE PODIUM HOMMES
Le Top 5 masculin, avec de gauche à droite Frédéric Tranchand, Manuel Merillas, Jonathan Albon, Bartlomiej Przedwojewski et Davide Magnini. © DR
STRANDA FJORD TRAIL RACE TOP 10 HOMMES
Le Top 10 général.

Sophia Laukli reine des fjords

STRANDA FJORD TRAIL RACE SOPHIA
Sophia Laukli à l’arrivée, victoire et record de l’épreuve à la clé. © DR

Si la course masculine s’est jouée dans la première descente, la course féminine a livré son verdict beaucoup plus tôt. En effet, l’Américaine Sophia Laukli a surpris tout le monde avec une entame de course très rapide. Vite détachée, elle allait effectuer un cavalier seul, tant en montée qu’en descente, sans jamais être inquiétée par la concurrence. L’athlète Salomon comptait déjà plus de 4 minutes d’avance sur ses rivales au demi-tour du 10e kilomètre. Tout comme Jonathan Albon quelques minutes plus tôt, elle l’emporte en battant le record de l’épreuve, détenu depuis 2021 par Lilleskare Iversen en 3h 12mn 17s.

C’est donc derrière que le spectacle allait avoir lieu. Seconde en haut de la montée, l’Espagnole Sara Alonso, grande favorite, allait commettre une erreur de débutante en préférant ne pas se couvrir, malgré une température proche de 2° au sommet. Dépensant plus d’énergie que ses adversaires, toutes bien couvertes, elle allait payer cash sa négligence sur la fin de course.

Stranda Fjord Trail Race : superbe podium pour Elise Poncet

STRANDA FJORD TRAIL RACE ELISE PONCET
Grâce à une exceptionnelle 2e partie de course, Elise Poncet termine 2e. © DR

C’est Elise Poncet, du team Sidas Matryx, qui allait être la grande animatrice de la seconde partie de course. Partie prudemment, la Française allait réaliser un incroyable retour pour pointer en 3e position au ravito du 14e kilomètre. Elle talonnait alors Emelie Forsberg, la compagne de Kilian Jornet et membre du team NNormal. Poursuivant sur sa lancée, Elise Poncet allait rattraper et doubler la Suédoise au 17e kilomètre pour monter finalement sur la 2e marche du podium, à 2mn 37 de la gagnante. La 4e place reviendra à Blandine L’Hirondel, revenue à quelques secondes d’Emelie Forsberg à la faveur d’une belle fin de course. Sara Alonso termine finalement 5e, à plus de 6 minutes de Sophia Laukli. Julie Roux prend quant à elle une belle 7e place, Lucille Germain la 15e place et Iris Pessey la 19e place, confirmant la belle prestation globale des Françaises.

STRANDA FJORD TRAIL RACE PODIUM FEMMES
Les 5 premières du classement féminin, avec de gauche à droite Blandine L’Hirondel, Élise Poncet, Sophia Laukli, Emelie Forsberg et Sara Alonso. © GTWS / DR
STRANDA FJORD TRAIL RACE TOP 10 FEMMES
Le Top 10 féminin.

Tous les résultats ICI

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On connaît tous La Grande Trace Hiver, course de ski alpinisme de renommée. On connaît moins sa petite sœur, La Grande Trace Été. Pour sa 4e édition, cette version trail, avec plusieurs passages aériens et techniques, se déroulera dans le Dévoluy les 3 et 4 septembre 2022. Une occasion en or de découvrir un massif authentique.

Grande Trace Été : entre trail et alpinisme

Singulière tant par son tracé que par l’alternance d’alpinisme et de trail, la Grande Trace Été est une épreuve qui se court en binôme. Elle est réservée aux sportifs et coureurs aguerris. Et surtout, elle constitue un sacré challenge physique pour celles et ceux qui auront choisi de porter le dossard. D’ailleurs, les casques et baudriers seront de rigueur, notamment pour les passages dans les fameux chourums, ces cavités naturelles creusées par l’action conjuguée du vent et de la pluie sur la roche calcaire propres au Dévoluy. Ces mêmes chourums constitueront, avec les passages sur crêtes et les nombreux singles, la roadmap d’un week-end qui s’annonce fort en sensations. L’occasion de sillonner un massif encore préservé, à la frontière de l’Isère et de la Drôme, entre La Provence et Les Écrins.

GRANDE TRACE ETE CHOURUM
Passage dans un chourum, caractéristique du massif du Dévoluy. © DR

Grande Tracé Été : 2 étapes, un tracé secret

Autre singularité de l’épreuve, le fait qu’elle se déroule en 2 étapes. Pour chacune d’entre elles, les concurrents devront parcourir entre 20 et 30km pour environ 2000 mètres de dénivelé positif. Pour être plus précis, la première étape, « Saint-Gicon », fera environ 30km et 1900m D+. La seconde, « Bure », environ 21km et 1800m D+. En revanche, aucun profil n’est disponible. Et, pour corser plus encore la compétition, aucun repérage n’est possible. En effet, le tracé ne sera pas dévoilé avant la course. Mais, entièrement situés dans une zone classée Natura 2000, ces parcours sauront combler tous les amateurs de vie sauvage et d’authenticité. Pour vous en convaincre, prenez le temps de regarder les superbes vidéos des éditions précédentes proposées ci-dessous.

GRANDE TRACE ETE CRETE
Une nature sauvage et authentique pour une épreuve technique et engagée. © DR

Retrouvez toutes les conditions d’inscription et les informations sur le site dédié à l’événement ICI

Découvrez l’univers de la Grande Trace Été en vidéo ICI

Voir le teaser réalisé à partir de l’édition 2021

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3e des 6 épreuves des Golden Trail Series 2022, le 25km de la Stranda Fjord Trail Race du samedi 6 août s’annonce très disputé, avec de nombreux athlètes élites ayant fait le déplacement en Norvège. Jonathan Albon, vainqueur du Marathon du Mont-Blanc il y a 1 mois, et Davide Magnini, 2e de Zegama-Aizkorri derrière l’intouchable Kilian Jornet, font figure de grands favoris.

Stranda Fjord Trail Race : une vraie course en montagne

Le profil du Stranda Fjord Trail parle de lui-même : avec ses 25 kilomètres pour 1700m de D+, il pourrait se résumer en une longue montée de 10km, suivie d’une très longue descente de 15km. Dans le détail, la course commence à Opshaug, à une altitude de 100m. Les 3 premiers kilomètres du parcours se déroulent sur une route goudronnée avant de rejoindre le sentier de randonnée menant à Lievarden (800m). De Lievarden, le parcours continue sur un sentier de crête au-dessus du fjord jusqu’à Duklidalen, où se situe le premier ravito. C’est ici que commence la vraie montée, bien plus raide, vers Monet (1058m). Certaines sections avoisinent les 45 degrés avant d’atteindre Monet, au sommet d’une falaise, avec plusieurs centaines de mètres de dénivelé côté fjord. Le chemin, très spectaculaire, nécessite une grande prudence.

STRANDA FJORD TRAIL RACE PROFIL
STRANDA FJORD TRAIL RACE
Les décors exceptionnels de la Stranda Fjord Trail Race. © Stranda Fjord Trail Race

À partir de là, le parcours commence à devenir plus accidenté et alpin, montant hors piste sur des éboulis et des dalles jusqu’à pratiquement 1500m à Fremte Blahornet, au 10e kilomètre, point culminant de la course, à 1478 m d’altitude. Le tracé fait alors demi-tour pour rebrousser vers Heimste Blahornet (1330m), sur une partie très technique aussi bien en montée qu’en descente, puis rejoint le second ravito, à Blahornsvatnet. Le parcours continue ensuite sur un plateau montagneux agrémenté de plusieurs marais jusqu’à Vardenakken (878 m), puis descend jusqu’à Dregetua (693m). Ces portions de parcours, par temps humide, peuvent être très boueuses et piégeuses. La suite n’est qu’une longue descente très roulante sur sentier jusqu’à Framhus puis sur la route jusqu’à Stranda.

Stranda Fjord Trail Race : taillé pour Davide Magnini ?

STRANDA FJORD TRAIL RACE DAVIDE MAGNINI FRED TRANCHAND JULIE ROUX
Davide Magnini, en reco avec Fred Tranchand et Julie Roux quelques jours avant la course. © Instagram Davide Magnini / DR

Sur le papier, le profil semble taillé pour le coureur italien, rapide en montée et aimant les parcours qui nécessitent de la relance. On se souviendra que sur le 42km de Zegama Aizkorri, 1ère des 6 épreuves des GTWS 2022, Davide Magnini avait fait jeu égal avec Kilian Jornet sur les 30 premiers kilomètres. Et qu’il l’avait même parfois devancé sur certaines parties très techniques. Mais il devra se méfier de l’imprévisible Jonathan Albon, vainqueur fin juin du 42km du Marathon du Mont-Blanc. L’Anglais, qui avait réussi à se détacher après 25km de course, devra cependant partir très fort pour espérer l’emporter, n’étant pas forcément le meilleur descendeur.

Fred Tranchand sur le podium ?

STRANDA FJORD TRAIL RACE FRED TRANCHAND © GTWS : DR
Frédéric Tranchand à l’arrivée de Zegama, où il a terminé 10e © GTWS / DR

Parmi les autres prétendants au Top 10, voire au podium, voire à la victoire finale, les meilleures chances françaises semblent être entre les mains – et les jambes – de Fred Tranchand. Ce format assez court et technique, avec des montées très sèches, pourrait lui convenir. Mais la concurrence sera rude, avec parmi les athlètes élite présents des coureurs ayant performé sur les 2 premières épreuves des GTWS. On pense particulièrement à Manuel Merillas, 3e à Zegama, et Elhousine Elazzaoui, 4e à Zegama et au Mont-Blanc, qui donnera tout pour monter enfin sur un podium. On suivra également avec intérêt l’entrée en lice de ces GTWS 2022 du Polonais Bartłomiej Przedwojewski, de l’Américain Andy Wacker, spécialiste de course en montagne, et de l’athlète norvégien du team Salomon Anders Kjærevik.

Stranda Fjord Trail Race : qui peut battre Sara Alonso ?

STRANDA FJORD TRAIL RACE sara alonso © GTWS
Sara Alonso, actuelle leader de la GTWS 2022 © GTWS / DR

Chez les féminines, après un incroyable début de saison sur les GTWS (3e à Zegama, 1ère au Mont-Blanc), l’Espagnole Sara Alonso semble intouchable. Mais là aussi, la concurrence sera rude. À commencer par Blandine L’Hirondel, de retour sur ce circuit après son opération. En remportant les championnats d’Europe de trail début juillet aux Canaries, la leader de la Team Women Evadict a montré qu’elle avait retrouvé son meilleur niveau. Côté tricolore, on suivra également la performance de Julie Roux, du team Salomon. A suivre également, l’Américaine Sophia Laukli, les Espagnoles Patricia Pineda Cornejo et Karina Carsolio, la Néo-Zélandaise Caitlin Fieder et bien sûr la Suédoise Emelie Forsberg, pour qui les fjords sont une seconde maison.

Course le 6 août, départ à 11h. Live à partir de 10h30

Suivre le live ICI

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Pour sa 3e édition, le Megève Nature Trail, fidèle à sa notoriété, a coché toutes les cases : sportivité, convivialité, accessibilité et originalité. Avec, à l’arrivée, un Mathieu Blanchard en route vers l’UTMB…

74km sur 2 jours pour les plus motivés

Si les 1500 participants pouvaient choisir, selon leur envie et leur niveau, entre 8, 16, 30 et 43km, la particularité du Megève Nature Trail est de pouvoir cumuler les distances entre les courses du samedi et le 30 km (La Cime) du dimanche. Ainsi, certains coureurs chevronnés, comme Mathieu Blanchard, du team Salomon, ont pu parcourir 74 km (43km + 31 km) sur ces 2 jours. Autre particularité de cette épreuve, le nouvel espace dédié à la récupération, équipé de transats, a été pris d’assaut par les coureurs et visiteurs, offrant de beaux moments de partage. Quant aux 5 projections de films outdoor, elles ont mis à l’honneur la montagne et ses chemins, faisant de Megève le rendez-vous immanquable des férus de nature et de sport.

Megève Nature Trail © Guillaume BORGA
Un cadre exceptionnel pour une course de haut niveau. © Guillaume BORGA

L’Aiguille (43 km et 2680m D+), the place to be


En 2021, le Club des Sports de Megève offrait aux traileurs aguerris une nouvelle épreuve technique et sportive de haut vol avec L’Aiguille, une course de skyrunning. Ce trail de 43km et 2680m D+ qui tutoie les plus beaux sommets mégevans inscrivait Megève dans les courses « place to be » de l’été. Un pari réussi et relevé cette année, puisque la ligne de départ présentait quelques athlètes de renom venus en découdre. Et également, pour certains, parfaire leur préparation pour les grands ultras de fin d’été, dont l’UTMB.

Hugo Altmeyer vainqueur, en route vers l’OCC

Côté résultats, on retiendra la belle victoire de Hugo Altmeyer, qui a littéralement survolé la course dès le départ. Vainqueur du dernier Trail des Passerelles, il y a 3 semaines, le Drômois de 30 ans du team Scott Running confirme sa grande forme physique sur cette distance et s’offre une victoire en 4h 6mn 20s. « Je prépare l’OCC (56 km de l’UTMB, NDLR) qui aura lieu dans 4 semaines. Là, je me suis senti bien, c’est une course en altitude avec un parcours magnifique, technique qui permet d’affiner son adresse. Notamment avec cette descente du Mont Joly, ultra raide, technique, qui ne permet pas les écarts. C’est une belle course ! J’adore courir ici, je viens souvent. »

Hugo Altmeyer Megeve Nature Trail © Fred Azzolin
Hugo Altmeyer © Fred Azzolin

Tony Moulay deuxième, l’UTMB en tête

La deuxième place de l’Aiguille a été accrochée par une légende du triathlon, Tony Moulay. Avec plusieurs podiums en Coupe du monde dans sa discipline, le jeune retraité de 46 ans affiche une reconversion prometteuse dans le trail. Il termine en 4h 12mn 28s, avec également l’UTMB en tête. « C’est un parcours très roulant, et puissant. Ça fait longtemps que je n’avais couru avec ce seuil d’intensité, j’ai eu du mal à accrocher Hugo ! Les descentes très pentues se font bien ressentir dans les cuisses ! Une course rythmée qui permet de fournir un bel effort pour ma préparation à l’UTMB. »

Mathieu Blanchard 3e et vainqueur au cumulé

Connu pour sa participation à Kho Lanta et ultra-traileur confirmé, Mathieu Blanchard, du team Salomon, s’est adjugé la 3e place du 43km du samedi en 4h 14mn 22s, avant de l’emporter dimanche sur le 30km. Il monte ainsi sur la première marche de la Yaute (le cumulé des 2 jours de course) en 6h 38mn 57s. Le traileur, qui a fait trembler l’UTMB 2021 en créant la surprise avec une troisième place, s’est senti très à l’aise sur les chemins mégevans. Depuis le début de l’année, il s’affaire à une préparation drastique en vue de battre son record sur le tour du Mont-Blanc. Ainsi, le Megève Nature Trail était pour lui le format idéal pour atteindre ses objectifs !

Podium de la Yaute © Instagram Mathieu Blanchard : DR
Le podium de la Yaute © Instagram Mathieu Blanchard / DR

Mathieu Blanchard rassuré et confiant

« Je m’entraîne beaucoup plus cette année, cette course est parfaite pour moi pour affiner ma condition. Je me suis senti vraiment à l’aise sur ce parcours d’altitude technique ! À la fin du week-end, j’aurai cumulé 250 km en une semaine de préparation ! L’avantage de cet événement est de pouvoir enchaîner plusieurs courses et kilomètres. Tous les feux sont au vert pour accroÎtre mes performances. Simplement ma course de ce dimanche a été plus complexe, j’avais les jambes lourdes de la veille, j’ai dû m’accrocher pour doubler Thibault Jean et faire la différence dans la dernière descente. J’étais vraiment venu chercher ce dépassement de soi ici à Megève. Cette super course m’a rassuré pour mes futurs objectifs ! C’est vraiment une belle expérience ici ! »

Trio de tête Thibault Jean © Instagram Mathieu Blanchard / Fred Azzolin / DR
Dans le 30km du dimanche, un trio de tête avec Thibault Jean et Mathieu Blanchard en 3e position, qui finira par faire la différence dans la descente. © Instagram Mathieu Blanchard / Fred Azzolin / DR

Géraldine Prost loin devant

Chez les féminines, c’est la performance de Géraldine Prost, en 05h 05mn 36s, qu’il faut retenir. La Bisontine et militaire de carrière termine cette “Aiguille” loin devant la deuxième féminine, l’Australienne Shiri Leventhal (5h 44mn 31s). L’Anglaise Emma Hogben (6h 03mn 02s) complète le podium. De retour de blessure, elle s’offre une belle 15e place au scratch final, sur 205 participants.

Résultat Megève Nature Trail : les podiums des autres courses

L’autre course du samedi 30 juillet, La Dooble (8km /16km), a également offert un beau moment sportif. Il a été marqué par un duel au coude à coude sur le 16km entre Victor Olivier et Edouard Loison. Le premier, outsider l’an passé, l’emporte cette année en 1h 25mn 16s. Il devance de moins d’une minute Edouard Loison (1h 26mn 09s).

Sur l’épreuve de dimanche (La Cime – 30km), la ligne d’arrivée a été franchie en premier par Mathieu Blanchard. Mais celui-ci était engagé sur l’épreuve totale du 74 km (La Yaute). La victoire de l’épreuve du 30km revient donc à Thibault Jean du Team North Face. Avec un temps de 2h 25mn 46s, il termine presque 1 minute après Mathieu. Quant à la première féminine, Raquel Rivas, espagnole d’origine basée à Chamonix, elle termine en 3h 15mn 18s. Elle prend la 34e place au scratch final sur 286 partants. La jeune mégevanne Marine Gachet du team Socquet Sport monte sur la deuxième marche du podium, avec un temps de 3h 21mn 46s.

Voir tous les classements ICI

Stéphane Picot, un organisateur satisfait

Le mot de la fin revient à Stéphane Picot, Directeur du Club des Sports de Megève :
“La star du week-end fut la météo avec des conditions parfaites permettant aux athlètes de s’exprimer et performer. On notera l’énorme performance sportive de Mathieu Blanchard qui explose le chrono le deuxième jour ! Le Megève Nature Trail remet le sport au centre de Megève, loin de son image sur papier glacé. Le temps d’un week-end, cette course sublime et technique sur 43 km évoluant entre plusieurs massifs alpins de toute beauté, redonne de l’éclat à cet environnement exceptionnel qui entoure le village.

Notre événement ne cesse de grandir sous de beaux auspices avec toujours plus d’inscrits chaque année. Le Megève Nature Trail rentre dans le top 5 des courses haut-savoyardes ! Les courses du 8km et 16Km sont un vrai succès avec 680 inscrits cette année (chronométrés ou non). C’est une fierté et un bonheur de rendre accessible le trail à tous ! »

La 4ème édition est déjà dans les starting blocks. Elle se tiendra le 5 et 6 août 2024, avec toujours la promesse de grands moments sportifs et conviviaux !

Le site de l’épreuve ICI

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La 6000D courue le 30 juillet à La Plagne, surnommée « Course des Géants », a sacré 2 géants : Beñat Marmissolle et Lucie Bidault. Résultats des autres courses de la 6000D.

La 6000D, une course qui consacre les meilleurs

Ne cherchez pas, la 6000D, avec ses 67,4 km et 3400m D+, est une course qui ne se gagne pas par hasard. Sa principale difficulté réside dans son profil, une très longue montée depuis les 670m du départ, dans la vallée, jusqu’au point culminant de la course, au 33e kilomètre, à plus de 3060m d’altitude. Ces 33 premiers kilomètres offrent assez peu de répit, et les rares plats ou descentes nécessitent des relances permanentes.

Mais il faut aussi en garder sous la pédale pour avaler l’immense descente quasi non stop depuis l’Arpette, au 42e kilomètre, soit près de 25km à tombeau ouvert pour rallier l’arrivée. À ce petit jeu, les athlètes qui se sont distingués ces dernières années ne sont pas des inconnus. Sébastien Spehler par 3 fois, en 2014, 2015 et 2016, Germain Grangier en 2017, la sensation camerounaise Eric Mangeh Mbacha en 2018, Martin Kern en 2019 et Stéphane Ricard en 2021. Même topo chez les féminines, où le palmarès regorge de beaux noms, tels que Mimmi Kotka en 2019 et 2021, ou Maryline Nakache en 2018.

Voir le teaser vidéo ICI

Profil_6000D

3 hommes pour un podium

Le départ a donc été donné le 30 juillet à 5h du matin du village d’Aime La Plagne, dans la vallée, à 677 mètres d’altitude, pour entamer la longue montée vers la station. Petite attraction durant cette longue ascension, le passage, toujours spectaculaire, dans la piste de bobsleigh olympique. Un trio de tête allait petit à petit se détacher, qui pointait au ravito de Plagne Centre, au 20e kilomètre, après moins de 2 heures de course. Les 3 hommes, Jan Baudet, Beñat Marmissolle et Jarno Legros se tenaient en moins d’une minute et avaient déjà creusé un écart de plus de 4 minutes sur le 4e.

À la Roche de Mio, à 2700m d’altitude, le podium commençait à se dessiner. Jan Baudet comptait alors 1m30 d’avance sur le Basque et 3mn 10 sur Jarno Legros, toujours dans le coup. Le 4e était quant à lui déjà relégué à plus de 13 minutes. Mais il restait encore la terrible ascension du glacier, véritable juge de paix de la 6000D, une portion extrêmement raide pour monter jusqu’à 3064 mètres d’altitude. C’est dans cette montée que Marmissolle rejoint Jan Baudet, tandis que Jarno Legros se fait distancer, à près de 8 minutes.

6000D MARMISSOLLE ET 2E
Beñat Marmissolle et Jan Baudet auront fait les 2/3 de la course ensemble. © Facebook 6000D / DR

Résultat 6000D : Beñat Marmissolle au finish

Après avoir basculé ensemble au sommet du glacier, les deux leaders ont fait jeu égal dans la descente vers le Chalet du Carroley, avant d’entamer le « coup de cul » de L’Arpette. Une fois cette dernière difficulté passée, le coureur du Team Asics Trail a lâché les chevaux et s’est détaché dans la descente pour pointer à Montchavin avec 2mn20 d’avance sur Jan Baudet, tandis que Jarno Legros stabilisait son écart, à 15 minutes de la tête de course. Ayant course gagnée, Beñat Marmissolle terminait fort pour s’imposer en 6h 20mn 58s, avec 5mn 32 d’avance sur Jan Baudet. Jarno Legros complète le podium, à 15mn 07 s du vainqueur.

6000D PODIUM
© Facebook 6000D / DR
TOP 10 HOMMES
Le Top 10 Hommes. © Livetrail

À l’arrivée, le Basque commentait, heureux : « Aujourd’hui, j’ai découvert une nouvelle montagne en courant la mythique 6000D à La Plagne. La 32ème édition a tenu toutes ses promesses avec une organisation sans faille. Un grand merci à tous les bénévoles pour leur accueil et leurs encouragements. Maintenant place à la récup avant de revenir dans un mois du côté de Chamonix pour la grande fête du trail. » Avis aux amateurs, il faudra compter sur Marmissolle, qui a fait jeu égal avec Pau Capell au Black Mountain Trail et s’est imposé en Corse sur l’Ultra Trail di Corsica, dans un mois à l’UTMB !

Lucie Bidault tout en gestion

6000D LUCIE BIDAULT
Lucie Bidault © Facebook 6000D / DR

Tout aussi indécise que chez les hommes, la course féminine a mis du temps à se décanter. Au passage à la Roche de Mio, les 2 leaders, Charlotte Dauchot et Lucie Bidault, étaient séparées de moins de 20 secondes, tandis que la 3e, Ludivine Conrie, pointait à moins de 3 minutes de la tête de course. C’est au niveau du Glacier que la victoire s’est jouée, Lucie Bidault parvenant à prendre le dessus pour pointer avec plus de 4mn30 d’avance sur Charlotte Dauchot, désormais en point de mire de Ludivine Conrie. Lucie Bidault s’impose en 7h 41mn 08s et prend la 22e place au scratch. Elle devance finalement Ludivine Conrie, revenue dans la descente du glacier, de près de 10 minutes. Charlotte Dauchot termine quant à elle 3e à 13mn 02s de la gagnante.

TOP 10 FEMMES
Le Top 10 féminin. © Livetrail

6000D : résultats et podiums des autres courses

La 6000D en relais à 2

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Team HOKA/TDR ACL TASSIN
2 – TDR Craponne
3 – Les coureurs d’avalanche

RESULTATS FEMMES
1 – Super mamans
2 – Les étoiles du trail
3 – Pinkladies

La 6D Marathon (42,91km et 2080m D+)

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Moha AARAB
2 – Yoann STUCK
3 – Théo ARNAUD

RESULTATS FEMMES
1 – Laura MOUGEL
2 – Marie-Anne BIGOT-SAZY
3 – Amélie TRAVIER

La 6D Lacs (28,2km et 1520m D+)

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Nicolas REYMOND
2 – Hansen HANS
3 – Robin FEIGNE

RESULTATS FEMMES
1 – Marie GONCALVES
2 – Anaïs GUILLOT
3 – Alanis DUC

La 6 Découverte (11km et 600m D+)

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Aurélien OLIVIER
2 – Yoann STUCK
3 – Stephane RICARD

RESULTATS FEMMES
1 – Alexandra WHITAKER
2 – Lucy BEDNALL
3 – Marie-Charlotte COMPTDAER-BONNAIRE

La 6D Bob (1,5km et 125m D+), remontée de la piste olympique de bobsleigh

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Flavio DALLA-COSTA
2 – Stephane RICARD
3 – Camille JACOB

RESULTATS FEMMES
1 – Manon ULLIEL
2 – Jessica MARTIN
3 – Sarah BOKKEN

Pour les classements complets, c’est ICI

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Avec un concept « Find your limit » unique en France, le Hoka XTrail Courchevel qui s’est déroulé le 24 juillet a bousculé les codes des épreuves trail et sacré un champion, Aurélien Dunand-Pallaz. Retour sur une course pas comme les autres.

« Find your limit », à vous de choisir votre distance

Né de plusieurs années de réflexion au sein de l’équipe d’organisation du club Courchevel Sports Outdoor, le concept « Find your limit » du Hoka XTrail Courchevel est une formule idéale pour s’initier à l’ultra en montagne. Le principe est simple : 6 distances sont proposées (11, 22, 33, 44, 55 et 66 km), avec un seul tarif d’inscription et un départ unique à 5h30 du matin, à la lueur de la frontale. La suite, c’est à la carte. En effet, en arrivant sur les différentes barrières horaires réparties le long du parcours, le coureur a la possibilité de poursuivre sur une distance plus longue ou de basculer sur un parcours inférieur. Quant au traileur arrivé hors délai, il est automatiquement orienté sur le parcours inférieur. Sachant que, dans un souci d’équité, une fois la ligne d’arrivée franchie, les participants sont remboursés au prorata de la distance effectuée.

Ce format novateur a permis à la plupart des participants de trouver leur limite et de se familiariser à l’ultra-trail en douceur au milieu de paysages exceptionnels, dont un passage dans le parc national de la Vanoise. Et le départ aux aurores, sous un magnifique ciel étoilé, suivi d’une belle journée ensoleillée et chaude, a comblé l’ensemble du peloton qui a pu profiter des différents panoramas de ce trail classé parmi les plus beaux de l’Hexagone.

HOKA XTRAIL PAYSAGE © Olivier Brajon
© Olivier Brajon

Résultats Hoka XTrail Courchevel : 500 au départ, 13 à l’arrivée !

Près de 500 traileurs se sont donc élancés le 24 juillet dernier de Courchevel Le Praz, déterminés à aller le plus loin possible pour certains, à performer sur les distances les plus courtes pour d’autres. Ce concept de choix de distance en cours de route a d’ailleurs largement contribué à dynamiser la course dès les premiers kilomètres pour les concurrents qui avaient pour objectif les petites distances.

En revanche, pour ceux qui avaient décidé de s’engager sur les longues distances, le suspense était total. En effet, pour décrocher le titre de « XTrailer 2022 » en franchissant les 7 cols et en gravissant les 4100m D+ du 66km, chacun devait appliquer sa propre stratégie en fonction de sa forme physique. D’autant que différents classements étaient accessibles, chacun pouvant décider de se rabattre sur une distance inférieure à celle initialement visée pour monter sur l’un des podiums. Maîtriser à ce point sa destinée n’a jamais été aussi simple.

11 km : victoire d’Audrey Delaye et Théo Bourgeois

Vainqueur à Courchevel sur le XTrail 54km en 2017, le champion de France de Trail long 2018 Aurélien Dunand-Pallaz, également lauréat de la Transgrancanaria (128km) et second de l’UTMB (170km) en 2021, est parti très fort dans le sillage de Sébastien Fayolle. Alors que les deux athlètes passaient en tête au sommet de la Dent du Villard, première grosse difficulté de la journée après 10,9km, les premiers arrivants du 11km bouclaient leur course. L’espoir Théo Bourgeois du team Brooks Trail Runners s’impose en 53mn 07s devant Edgar Cognaud (59mn 45s) et le local de l’étape Mickaël Chapuis (1h 11mn 14s). Chez les féminines, Audrey Delaye décroche la victoire en 1h 10mn 32s, suivie de Lucie Boisier (1h 13mn 24s) et Juliette Gente (1h 14mn 02s).

Dixandra Magisson et Sébastien Fayolle s’imposent sur le 22 km

Dixandra Magisson © CSO
Dixandra Magisson s’impose avec plus de 30 minutes d’avance sur la deuxième. © CSO

Arrivé à la seconde porte horaire au Col de la Chal (11,7km), Sébastien Fayolle (Terre de Running Albertville) décide de jeter son dévolu sur le parcours du 22km. Il l’emporte assez facilement en 2h 16mn 34s, devançant Pierre Paym (2h 22mn 25s) et Louis Travaillot (2h 24mn 28s). De retour à la compétition après blessure, Dixandra Magisson s’impose très largement en 3h 07mn 26s devant Marie-Xavière Saffre (3h 37mn 54s) et Aline Olgard (3h 48mn 12s).

Héloïse Péricarde et Jonas Forot en patrons sur le 33 km

Suite à une erreur de parcours, Aurélien Dunad-Pallaz est distancé de 8 minutes par l’Américain David Hedges au pied le l’Aiguille de Mey, au km 19. À la même heure, les concurrents du 33 km se bousculent à l’arrivée. Et c’est au sprint que Jonas Forot (3h 57mn 12s) règle Thomas Pituello (3h 57mn 22s). Clément Jeannin complète le podium en 4h 14mn 34s. Côté féminin, Héloïse Péricarde signe une belle victoire en 5h 34mn 43s devant Charlotte Campanella (5h 37mn 55s) et Gwenaëlle Gaudillère Le Dain (5h 43mn 56s).

Oana Mihalcea et Clément Allard au top sur le 44 km

Oana Mihalcea © Patrick Pachod
Intouchable, Oana Mihalcea s’envole vers la victoire et prend la 2er place au scratch. © Patrick Pachod

De retour au refuge du Grand Plan après être passé par le col du Râteau (2688m d’altitude), Aurélien Dunand-Pallaz poursuit sa remontada avec un écart réduit à 4 minutes sur David Hedges. Alors que la course poursuite continue entre les 2 hommes sur le 55km, les coureurs du 44km sont annoncés. Clément Allard s’impose en 5h 47mn 45s devant Nicolas Georg (6h 03mn 36s) et Bruno Goddin (6h 07mn 30s). Chez les filles, grosse performance de la Roumaine Oana Mihalcea (Team Uglow Sport France) qui, en 5h 55mn 09s, l’emporte avec le 2e temps du scratch. Elle devance Coline Pasteur (6h 58mn 36s) et Adèle Hadjali (7h 04mn 16s).

Le graal pour Léa Germain et Aurélien Dunand-Pallaz sur le 55 km

Victoire de Léa Germain sur le 55km. © CSO

Après 6h 14mn 40s de course, Aurélien Dunand-Pallaz s’offre la victoire sur le 55km avec un peu moins de 4 minutes d’avance sur David Hedges (6h 18mn 05s). Le Colombien John Barrera, également en pleine préparation pour l’UTMB, aurait pu continuer sur la dernière boucle de 11km pour jouer le podium du 66km. Mais, après avoir connu quelques soucis gastriques au bout de 20 km, il a préféré s’arrêter sur la ligne du 55km, prenant la troisième place en 6h 50mn 29s. Chez les traileuses, Léa Germain a fait la différence en 9h 09mn 54s devant Lucile Magnaldo (9h 36mn 07s) et Carole Millet (9h 49mn 15s).

Aurélien Dunand-Pallaz décroche le titre de XTrailer 2022

HOKA XTRAIL DUNAND PALLAZ © Patrick Pachod
Au terme d’une course palpitante, Aurélien Dunand-Pallaz décroche le titre devant David Hedges. © Patrick Pachod

Si aucune féminine n’a pu poursuivre après le 55e kilomètre pour tenter d’aller chercher le titre de Xtraileuse 2022, 13 hommes se sont élancés pour conquérir le titre de « Finisher ». Parmi eux, la bataille continue entre Aurélien Dunand-Pallaz et David Hedges. L’Américain ne lâche rien et met les watts pour revenir sur le Français. Il comble d’ailleurs une partie de son retard, mais au final, il va lui manquer 1mn 20s. Aurélien Dunand-Pallaz décroche donc le titre de XTrailer 2022 en 7h 31mn 42s. David Hedges termine sur la seconde marche du podium en 7h 33mn 03s. Quant à la médaille de bronze, elle revient à Olivier Jouffrey, très loin derrière, en 9h54min.

Les résultats complets de toutes les courses ICI

Revivez la course grâce à la vidéo officielle ICI

HOKA XTRAIL LES PODIUMS © Olivier Brajon
Des podiums en pagaille et le trio du 66km au centre de la photo pour ce Hoka Xtrail 2022. © Olivier Brajon
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Véritable concentré de cailloux, de lacs et de paysages à couper le souffle, L’Echappée Belle est une épreuve hors norme que tout traileur doit avoir courue une fois dans sa vie. Une sorte de voyage initiatique vers l’ultra, caractérisé par sa haute technicité, son engagement sur des sentiers difficiles d’accès, et l’altitude à laquelle la course se déroule. À quelques jours de la 10e édition qui aura lieu du 19 au 21 août, Esprit Trail vous offre une reconnaissance des parcours en mots, photos et vidéos. Et pose la question qui brûle toutes les lèvres : le record de François D’Haene peut-il être battu ?

L’Echappée Belle, une course hors-norme

Créée en 2013, L’Échappée Belle s’est imposée dès sa première édition comme une course à part dans le monde de l’ultra. Très technique, avec 15 cols et 40 km à plus de 2000m d’altitude, une traversée de glacier (Freydane) et un point culminant à 2930m (la Croix de Belledonne), cette traversée de part en part du massif de Belledonne est unanimement considérée comme l’un des plus beaux trails des Alpes. Et si la distance est légèrement inférieure aux mythiques 100 miles (160km), les 149 km du parcours imposent quant à eux un redoutable dénivelé positif de 11400 mètres ! Soit un D+ bien supérieur à celui des 100 miles alpins les plus réputés, qui plafonnent généralement à 10000.


Pour le plaisir des yeux, regardez le film de l’édition 2021 ICI

ECHAPPEE BELLE
Des lacs, des cailloux, des sommets : L’Échappée Belle est une véritable échappée loin des sentiers battus. © DR

Le record de l’Intégrale détenu par François D’Haene peut-il être battu ?

Qu’on se le dise, L’Échappée Belle intégrale n’est pas une course de vitesse. Ou alors, de vitesse relative, tant la moyenne horaire des élites peut paraître faible. Jugez plutôt : le record, détenu par François D’Haene depuis 2019, est de pratiquement 24 heures (23h 55min 11s très précisément). Soit une moyenne de 6,20 km/h seulement. Rappelons que le même François a mis presque 5 heures de moins (19h 01mn 54s) pour établir le record de l’UTMB sur les 167km de l’édition 2017. Soit presque 8,20 km/h de moyenne. Certes, les profils sont totalement différents, mais un écart de 2km/h chez un tel champion en dit long sur la technicité du parcours. Et les derniers finishers, qui franchissent la ligne d’arrivée en pratiquement 56h, soit une moyenne de 2,66 km/h, ne diront pas le contraire !

D'HAENE © Thomas Vigliano
François D’Haene à l’arrivée de l’Intégrale 2019, record à la clé. © Thomas Vigliano

Autant dire qu’il faudra un sacré champion pour venir détrôner le grand François. Lors de l’édition 2021, Thibault Marquet, classé 859 à l’index UTMB, vainqueur du trail Noir de l’EDF Cenis Tour et 6e du 90km du Marathon du Mont-Blanc 2021, avait établi le second meilleur temps de l’histoire de l’Échappée Belle intégrale. Son chrono : 25h 12mn 03s. Soit plus d’1h15 de plus que D’Haene. Mais peut-être qu’ici, cette course contre le temps n’a pas lieu d’être. Car plus encore que la difficulté de l’épreuve et leur chrono, c’est la beauté du parcours, qualifié par tous de spectaculaire, avec d’incroyables panoramas sur les paysages de Belledonne, que retiennent les participants. Une fois les douleurs aux jambes oubliées, bien sûr…

Revivez en vidéo l’Echappée Belle 2019 et le record de François D’Haene ICI

D'HAENE © Rieux
François D’Haene en plein effort, lors de l’édition 2019. © Rieux

La Du’o des Cimes, L’Échappée Belle 2022 en mode aventure

À l’occasion des 10 ans de L’Échappée Belle, l’organisation propose un format original avec la Du’o des Cimes. Il s’agit là d’un tracé majoritairement non balisé avec un mix des 4 parcours existants. Cette aventure à vivre en duo, en quasi-autonomie, offre un magnifique voyage d’environ 120 km et 11000m D+ sur les hauteurs de Belledonne. Mais attention, ne se lance pas dans une telle aventure qui veut ! La sélection des binômes se fait sur dossier, plusieurs mois avant le départ de l’épreuve (en janvier). Et impose une expérience de haute-montagne pour chacun et qu’au moins un des 2 membres du binôme soit déjà finisher de l’Intégrale. D’ailleurs, la présence d’un baudrier, d’une longe, d’un casque et de crampons traduit bien le fait qu’il ne s’agit pas là d’un trail ordinaire…

Du'O des Cimes
Des cimes plein l’horizon pour les duos de la Du’o des Cimes. © DR

L’Échappée Belle 2022, 2 autres formats d’ultra tout aussi exceptionnels

Qu’on ne s’y trompe pas, si les 2 autres formats d’ultra proposés par L’Échappée Belle sont plus courts, ils n’ont rien à envier à l’Intégrale. Ainsi, la Traversée Nord (84km et 6140m D+) offre un parcours qualifié par les participants de « magnifique ». Le nouveau tracé, dessiné en 2021, propose une succession des lacs, blanc, noir et glacé. Mais là aussi, parvenir à sonner la cloche des finishers se mérite, et l’enchaînement des cols de Valloire (2751m), Comberousse (2669m) et Morétan (2503m) est redoutable.

Quant au Parcours des Crêtes (62km et 4700m D+), le plus petit format de L’Échappée Belle, il n’est « petit » que sur le papier. Les concurrents qui s’y frottent son là aussi unanimes, cette épreuve surprend par sa technicité et son engagement. Sa particularité : beaucoup de pierriers. Mais une récompense à la hauteur de l’effort avec l’ascension de la pointe Rognier et son panorama à couper le souffle.

En vedette, la 2e édition de la Skyrace du Rocher Blanc

Grande nouveauté de l’édition 2021, la Skyrace du Rocher Blanc, 21km et 2000m D+, a immédiatement trouvé son public et conquis ses participants. Considérée comme un véritable concentré de Belledonne, cette course reste dans l’ADN des épreuves Échappée Belle. Comprendre technique et exigeante, avec un sommet à plus de 2900m et des cailloux partout. « C’est un beau parcours, il faut vraiment la faire, cette course ! » a confié Lucas Dupuy, le vainqueur. Une course très spectaculaire et qui s’est jouée au finish, puisqu’il n’a devancé Nicolas Martin que de 6 petites secondes !

Revivez en vidéo la première édition de la Skyrace du Rocher Blanc ICI

Lucas Dupuy vainqueur de la Skyrace du Rocher Blanc 2021 © Bruno Lavit
Lucas Dupuy vainqueur de la Skyrace du Rocher Blanc 2021. © Bruno Lavit

L’Échappée Belle 2022, 10 recommandations pour devenir finisher

Avec 51% de finishers sur l’Intégrale, 64% sur la Traversée Nord et 72% sur le Parcours des Crêtes en 2021, L’Échappée Belle enregistre chaque année un nombre assez importants d’abandons. Sur le site de l’épreuve, l’organisation a eu la bonne idée de publier 10 recommandations pour devenir finisher. 10 conseils à lire et relire avant de tenter l’aventure de cette 10e édition.

1 Dans une très bonne frontale (avec des batteries de rechange) tu investiras !
Les sentiers de Belledonne sont parfois peu marqués, voir absents. De nuit il vous faudra une frontale irréprochable pour accrocher les fanions réfléchissants et vous guider.

2 L’altitude tu ne négligeras pas !
40km consécutifs au dessus de 2 000 m, de nombreux cols à plus de 2 400 m… cela explique en partie le faible pourcentage de finishers. L’altitude use physiquement et mentalement et frappe aussi bien les physiques entraînés que les non entraînés. On peut s’y préparer spécifiquement, mais cela ne s’improvise pas. Ici on vous conseille de la lecture : S’entraîner en altitude, de Grégoire Millet et Laurent Schmidt.

3 Très bien reposé et en forme ascendante le départ tu prendras !
Pour nombre d’entre vous il va falloir gérer 2 nuits dehors. Sans compter un levé très tôt le premier jour. Arrivez reposés et tranquilles dans votre tête. La méthode « post-it » fonctionne bien : accouchez sur papier ce qui peut éventuellement vous tracasser avant l’épreuve, cela mettra une pause provisoire à vos tracas.

4 Des sorties longues et à allure lente tu feras !
Ne négligez pas les sorties à allure lente, type « rando-course ». En Belledonne, on marche beaucoup. La vertu de la marche est qu’elle est moins traumatisante. Sa faiblesse est qu’on peut vite perdre ses repères si l’on ne maîtrise pas bien les allures lentes. Marchez vite longtemps, ça s’apprend ! La relance également.

5 Le road book, le plan de marche et le profil tu étudieras !
Sur les précédentes éditions, nombre de participants se sont inscrits uniquement en additionnant les KM et le D+ afin d’évaluer leur vitesse de progression. La composante « terrain » est essentielle. Nous fournissons une table de marche avec des coloris de difficulté et des annotations… Ce n’est pas pour faire joli !

6 Un mental et un physique tu te forgeras !
Côté physique, agilité et résistance sont les maîtres mots dans ces terrains techniques. Travaillez votre souplesse, vos qualités de pied, vous en sortirez moins usé. Des postures rapides et simples d’assouplissement en haut de chaque col vous feront gagner beaucoup de temps. Un tronc tonique (gainage) vous évitera bien des soucis. Côté mental, forgez-vous des images positives (souvenirs de lignes d’arrivées, de moments de solidarité). Pour les mélomanes, associez-les le plus possible à des musiques que vous pourrez réécouter le jour de la course dans les moments difficiles.

7 La gestion de course tu ne mépriseras pas !
Chacun sa gestion, sa petite popote interne. Quelques basiques cependant sont offerts par la base vie et les ravitos (des lits picots, de la soupe chaude…). Abusez-en le plus tôt possible. Belledonne en non-stop est une approche très élitiste. Les vitesses lentes préservent le tube digestif, vous risquez donc d’avoir bien plus faim que sur d’autres courses plus rapides, et d’être en capacité à manger, alors profitez-en avec raison.

8 Des bénévoles et du paysage tu te délecteras !
En Belledonne on a le sens de l’accueil. Les habitants du massif sont pleins de ressources pour vous proposer des petites attentions. Profitez-en !
Les paysages traversés ne sont pas anodins, laissez-vous porter !

9 La montagne et ton corps tu respecteras !
Inutile de le rappeler, toute coupe de sentier et jet de détritus sera disqualificatif. Par ailleurs, votre sécurité est notre priorité, mais elle devrait aussi être la vôtre ! Nous vous invitons à vous responsabiliser car bien que tout soit mis en œuvre pour vous faire partager Belledonne dans de très bonnes conditions. La montagne reste la montagne, avec ses incertitudes.

10 Et enfin, tes repères d’allure tu oublieras !
Belledonne se gagne à la vitesse vertigineuse d’environ 5km/h. Les 60 premiers kilomètres sont engloutis à 6km/h de moyenne par les premiers et certaines descentes sont plus lentes que les montées. Vous êtes au royaume de la lenteur… mais de ces lenteurs qui vous transcenderont !

Pour plus d’informations et inscriptions, c’est ICI

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Amateurs et élites de la course en montagne, la course des sommets approche. Du 5 au 7 août, rendez-vous dans la station de Val Thorens pour vivre au rythme de l’outdoor. Si vous hésitez encore, voici 4 raisons de viser plus haut et de participer aux ValTho Summit Games.

1/ ValTho Summit Games : faites le plein de globules rouges

Située dans le massif alpin de la Vanoise, la station de Val Thorens est la station la plus haute d’Europe, avec un village culminant à 2300 mètres d’altitude. Plusieurs fois distinguée comme « Meilleure station de ski du Monde » et « Meilleure station de ski Française », Val Thorens, qui fait partie du domaine des 3 Vallées, a depuis longtemps développé les activités d’été, se positionnant résolument sur le créneau « sports et sensations ».

Et pour les sportifs, cette station est une véritable usine à fabriquer des globules rouges. En effet, s’entraîner en altitude génère de nombreux bénéfices d’ordre physiologique. Cela permet d’augmenter la masse totale d’hémoglobine (comprenez « de globules rouges »), donc la capacité de l’organisme à transporter l’oxygène dans le sang. Vous l’aurez compris, cela permet de produire davantage d’énergie, cette « petite » chose qui change tout dans les performances des coureurs à pied (ou des cyclistes, voire des sportifs en général).

Autre point intéressant de l’entraînement en altitude, il permet, lorsque l’on séjourne suffisamment longtemps, un gain de force et une augmentation de la taille des muscles, parallèlement à leur capacité à être mieux irrigués. Bon, vous ne reviendrez peut-être pas de Val Thorens avec des cuisses XXL, mais vous serez certainement capable de répéter plus de sprints à haute intensité qu’en vous entraînant au niveau de la mer.

VALTHO SUMMIT GAMES 2
Profitez de votre participation à l’une des courses des ValTho Summit Games pour prolonger votre séjour en altitude, vous en ressentirez les effets sur votre organisme ! © OT Val Thorens / DR

2/ ValTho Summit Games : 4 parcours trail au choix

Qu’on se le dise, les ValTho Summit Games sont bien plus attractifs qu’une simple participation à une course. En effet, vous ne rallierez pas la plus haute station d’Europe juste pour accrocher un dossard, mais pour partager une véritable expérience, en famille ou entre amis. Avec du trail au milieu, rassurez-vous ! Car au-delà des multiples activités sportives proposées tout l’été à Val Thorens (vélo, VTT, rando, escalade, canyoning, parapente, etc), les ValTho Summit Games offrent 4 expériences trail pour tous les niveaux.

La VT Speed 3200, l’emblématique kilomètre vertical de Val Thorens
C’est LE challenge du week-end, programmé samedi 6 août. Au menu, un tracé de 4,6 km et 1000 D+ pour une arrivée à 3 003m d’altitude. Le graal ? Une vue magnifique sur les sommets. Mais pour y avoir droit, va falloir pousser sur les cuisses. Record à battre : 41mn 16s.

Les VT Trail Pursuit, 3 parcours trail, 3 défis à relever
Des prairies au sommets enneigés, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. En effet, des tracés de 10, 20 et 42km sont proposés le dimanche 7 août, qui permettent par leur variété et leur dénivelé de garantir de belles expériences à tous les participants.
10km et 500 D+ : Le trail accessible à tous, idéal pour un premier challenge en montagne.
20km et 1000 D+ : Ça commence à se corser mais, comme on dit là-bas, rien ne vaut le dépassement de soi.
42km et 2200 D+ : Là, on ne rigole plus. Course qualificative UTMB et Prize Money à la clé, c’est LA course phare du dimanche, sur laquelle élites et amateurs avertis vont se défier.

ValTho Summit Games
Des courses pour tous les niveaux, des panoramas sublimes pour tous les yeux. © OT Val Thorens

3/ ValTho Summit Games : l’esprit de famille

Cerise sur le gâteau, les ValTho Summit Games s’adressent aussi aux familles et aux enfants en proposant des activités sportives dédiées. Ainsi, le vendredi 5 août, le week-end commence avec le très ludique VT Crazy Cross. Le principe ? Courir, ramper, escalader, garder l’équilibre…, le tout en moins de 2 minutes. Une course folle sur un parcours à obstacles spectaculaire. Suspens et émotions garantis.

Autres points forts, le VT Trail Kids du dimanche 7 août, un trail découverte pour les 12-17 ans sous forme de boucle à effectuer de 1 à 3 fois selon la catégorie.

Enfin, les marcheurs ne sont pas oubliés avec la VT Family Fun Marche, également programmée le 7 août. Vous pourrez emprunter les remontées mécaniques puis profiter des 6 km de balade sans forcer. Tout au long du parcours, des animations inédites vous seront proposées. Et à l’arrivée, Pasta Pic Nic pour tous ! Une escale savoyarde à ne pas manquer…

VT Crazy Cross 2021 - T.Loubere OT Val Thorens - 16
Le VT Crazy Cross, un bon délire pour démarrer le week-end des ValTho Summit Games. © T. Loubere OT Val Thorens

4/ Participez à un Boost Camp avec Julien Chorier

Encore plus excitant, pour les plus déterminés d’entre vous, les ValTho Summit Games sont l’occasion rêvée de participer à un stage trail avec l’illustre Julien Chorier, premier Européen à avoir vaincu les Raramuri sur leur terrain de jeu, au Mexique, en début d’année. (Lire notre article relatant son exploit ici) Véritable figure emblématique du trail et de l’ultra, Julien Chorier a en effet choisi Val Thorens pour peaufiner sa préparation à l’UTMB Mont-Blanc.

En participant à l’une des 2 sessions de VT Boost Camp (la première du 1er au 5 août, la seconde du 8 au 12 août), vous bénéficierez de nombreux conseils lors d’ateliers techniques, nutrition et lors de conférences de Julien Chorier et de Jean-Pierre Camm, D.E. Athlétisme instructeur en marche nordique. Une occasion unique d’acquérir les bases pour améliorer vos performances trail !

VALTHO SUMMIT GAMES CHORIER
Le Boost Camp, une occasion en or de profiter des conseils de Julien Chorier. © DR

Alors, prêts à prendre de la hauteur et relever le défi ?

Infos et inscription ICI

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