3e des 6 épreuves des Golden Trail Series 2022, le 25km de la Stranda Fjord Trail Race du samedi 6 août s’annonce très disputé, avec de nombreux athlètes élites ayant fait le déplacement en Norvège. Jonathan Albon, vainqueur du Marathon du Mont-Blanc il y a 1 mois, et Davide Magnini, 2e de Zegama-Aizkorri derrière l’intouchable Kilian Jornet, font figure de grands favoris.

Stranda Fjord Trail Race : une vraie course en montagne

Le profil du Stranda Fjord Trail parle de lui-même : avec ses 25 kilomètres pour 1700m de D+, il pourrait se résumer en une longue montée de 10km, suivie d’une très longue descente de 15km. Dans le détail, la course commence à Opshaug, à une altitude de 100m. Les 3 premiers kilomètres du parcours se déroulent sur une route goudronnée avant de rejoindre le sentier de randonnée menant à Lievarden (800m). De Lievarden, le parcours continue sur un sentier de crête au-dessus du fjord jusqu’à Duklidalen, où se situe le premier ravito. C’est ici que commence la vraie montée, bien plus raide, vers Monet (1058m). Certaines sections avoisinent les 45 degrés avant d’atteindre Monet, au sommet d’une falaise, avec plusieurs centaines de mètres de dénivelé côté fjord. Le chemin, très spectaculaire, nécessite une grande prudence.

STRANDA FJORD TRAIL RACE PROFIL
STRANDA FJORD TRAIL RACE
Les décors exceptionnels de la Stranda Fjord Trail Race. © Stranda Fjord Trail Race

À partir de là, le parcours commence à devenir plus accidenté et alpin, montant hors piste sur des éboulis et des dalles jusqu’à pratiquement 1500m à Fremte Blahornet, au 10e kilomètre, point culminant de la course, à 1478 m d’altitude. Le tracé fait alors demi-tour pour rebrousser vers Heimste Blahornet (1330m), sur une partie très technique aussi bien en montée qu’en descente, puis rejoint le second ravito, à Blahornsvatnet. Le parcours continue ensuite sur un plateau montagneux agrémenté de plusieurs marais jusqu’à Vardenakken (878 m), puis descend jusqu’à Dregetua (693m). Ces portions de parcours, par temps humide, peuvent être très boueuses et piégeuses. La suite n’est qu’une longue descente très roulante sur sentier jusqu’à Framhus puis sur la route jusqu’à Stranda.

Stranda Fjord Trail Race : taillé pour Davide Magnini ?

STRANDA FJORD TRAIL RACE DAVIDE MAGNINI FRED TRANCHAND JULIE ROUX
Davide Magnini, en reco avec Fred Tranchand et Julie Roux quelques jours avant la course. © Instagram Davide Magnini / DR

Sur le papier, le profil semble taillé pour le coureur italien, rapide en montée et aimant les parcours qui nécessitent de la relance. On se souviendra que sur le 42km de Zegama Aizkorri, 1ère des 6 épreuves des GTWS 2022, Davide Magnini avait fait jeu égal avec Kilian Jornet sur les 30 premiers kilomètres. Et qu’il l’avait même parfois devancé sur certaines parties très techniques. Mais il devra se méfier de l’imprévisible Jonathan Albon, vainqueur fin juin du 42km du Marathon du Mont-Blanc. L’Anglais, qui avait réussi à se détacher après 25km de course, devra cependant partir très fort pour espérer l’emporter, n’étant pas forcément le meilleur descendeur.

Fred Tranchand sur le podium ?

STRANDA FJORD TRAIL RACE FRED TRANCHAND © GTWS : DR
Frédéric Tranchand à l’arrivée de Zegama, où il a terminé 10e © GTWS / DR

Parmi les autres prétendants au Top 10, voire au podium, voire à la victoire finale, les meilleures chances françaises semblent être entre les mains – et les jambes – de Fred Tranchand. Ce format assez court et technique, avec des montées très sèches, pourrait lui convenir. Mais la concurrence sera rude, avec parmi les athlètes élite présents des coureurs ayant performé sur les 2 premières épreuves des GTWS. On pense particulièrement à Manuel Merillas, 3e à Zegama, et Elhousine Elazzaoui, 4e à Zegama et au Mont-Blanc, qui donnera tout pour monter enfin sur un podium. On suivra également avec intérêt l’entrée en lice de ces GTWS 2022 du Polonais Bartłomiej Przedwojewski, de l’Américain Andy Wacker, spécialiste de course en montagne, et de l’athlète norvégien du team Salomon Anders Kjærevik.

Stranda Fjord Trail Race : qui peut battre Sara Alonso ?

STRANDA FJORD TRAIL RACE sara alonso © GTWS
Sara Alonso, actuelle leader de la GTWS 2022 © GTWS / DR

Chez les féminines, après un incroyable début de saison sur les GTWS (3e à Zegama, 1ère au Mont-Blanc), l’Espagnole Sara Alonso semble intouchable. Mais là aussi, la concurrence sera rude. À commencer par Blandine L’Hirondel, de retour sur ce circuit après son opération. En remportant les championnats d’Europe de trail début juillet aux Canaries, la leader de la Team Women Evadict a montré qu’elle avait retrouvé son meilleur niveau. Côté tricolore, on suivra également la performance de Julie Roux, du team Salomon. A suivre également, l’Américaine Sophia Laukli, les Espagnoles Patricia Pineda Cornejo et Karina Carsolio, la Néo-Zélandaise Caitlin Fieder et bien sûr la Suédoise Emelie Forsberg, pour qui les fjords sont une seconde maison.

Course le 6 août, départ à 11h. Live à partir de 10h30

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Pour sa 3e édition, le Megève Nature Trail, fidèle à sa notoriété, a coché toutes les cases : sportivité, convivialité, accessibilité et originalité. Avec, à l’arrivée, un Mathieu Blanchard en route vers l’UTMB…

74km sur 2 jours pour les plus motivés

Si les 1500 participants pouvaient choisir, selon leur envie et leur niveau, entre 8, 16, 30 et 43km, la particularité du Megève Nature Trail est de pouvoir cumuler les distances entre les courses du samedi et le 30 km (La Cime) du dimanche. Ainsi, certains coureurs chevronnés, comme Mathieu Blanchard, du team Salomon, ont pu parcourir 74 km (43km + 31 km) sur ces 2 jours. Autre particularité de cette épreuve, le nouvel espace dédié à la récupération, équipé de transats, a été pris d’assaut par les coureurs et visiteurs, offrant de beaux moments de partage. Quant aux 5 projections de films outdoor, elles ont mis à l’honneur la montagne et ses chemins, faisant de Megève le rendez-vous immanquable des férus de nature et de sport.

Megève Nature Trail © Guillaume BORGA
Un cadre exceptionnel pour une course de haut niveau. © Guillaume BORGA

L’Aiguille (43 km et 2680m D+), the place to be


En 2021, le Club des Sports de Megève offrait aux traileurs aguerris une nouvelle épreuve technique et sportive de haut vol avec L’Aiguille, une course de skyrunning. Ce trail de 43km et 2680m D+ qui tutoie les plus beaux sommets mégevans inscrivait Megève dans les courses « place to be » de l’été. Un pari réussi et relevé cette année, puisque la ligne de départ présentait quelques athlètes de renom venus en découdre. Et également, pour certains, parfaire leur préparation pour les grands ultras de fin d’été, dont l’UTMB.

Hugo Altmeyer vainqueur, en route vers l’OCC

Côté résultats, on retiendra la belle victoire de Hugo Altmeyer, qui a littéralement survolé la course dès le départ. Vainqueur du dernier Trail des Passerelles, il y a 3 semaines, le Drômois de 30 ans du team Scott Running confirme sa grande forme physique sur cette distance et s’offre une victoire en 4h 6mn 20s. « Je prépare l’OCC (56 km de l’UTMB, NDLR) qui aura lieu dans 4 semaines. Là, je me suis senti bien, c’est une course en altitude avec un parcours magnifique, technique qui permet d’affiner son adresse. Notamment avec cette descente du Mont Joly, ultra raide, technique, qui ne permet pas les écarts. C’est une belle course ! J’adore courir ici, je viens souvent. »

Hugo Altmeyer Megeve Nature Trail © Fred Azzolin
Hugo Altmeyer © Fred Azzolin

Tony Moulay deuxième, l’UTMB en tête

La deuxième place de l’Aiguille a été accrochée par une légende du triathlon, Tony Moulay. Avec plusieurs podiums en Coupe du monde dans sa discipline, le jeune retraité de 46 ans affiche une reconversion prometteuse dans le trail. Il termine en 4h 12mn 28s, avec également l’UTMB en tête. « C’est un parcours très roulant, et puissant. Ça fait longtemps que je n’avais couru avec ce seuil d’intensité, j’ai eu du mal à accrocher Hugo ! Les descentes très pentues se font bien ressentir dans les cuisses ! Une course rythmée qui permet de fournir un bel effort pour ma préparation à l’UTMB. »

Mathieu Blanchard 3e et vainqueur au cumulé

Connu pour sa participation à Kho Lanta et ultra-traileur confirmé, Mathieu Blanchard, du team Salomon, s’est adjugé la 3e place du 43km du samedi en 4h 14mn 22s, avant de l’emporter dimanche sur le 30km. Il monte ainsi sur la première marche de la Yaute (le cumulé des 2 jours de course) en 6h 38mn 57s. Le traileur, qui a fait trembler l’UTMB 2021 en créant la surprise avec une troisième place, s’est senti très à l’aise sur les chemins mégevans. Depuis le début de l’année, il s’affaire à une préparation drastique en vue de battre son record sur le tour du Mont-Blanc. Ainsi, le Megève Nature Trail était pour lui le format idéal pour atteindre ses objectifs !

Podium de la Yaute © Instagram Mathieu Blanchard : DR
Le podium de la Yaute © Instagram Mathieu Blanchard / DR

Mathieu Blanchard rassuré et confiant

« Je m’entraîne beaucoup plus cette année, cette course est parfaite pour moi pour affiner ma condition. Je me suis senti vraiment à l’aise sur ce parcours d’altitude technique ! À la fin du week-end, j’aurai cumulé 250 km en une semaine de préparation ! L’avantage de cet événement est de pouvoir enchaîner plusieurs courses et kilomètres. Tous les feux sont au vert pour accroÎtre mes performances. Simplement ma course de ce dimanche a été plus complexe, j’avais les jambes lourdes de la veille, j’ai dû m’accrocher pour doubler Thibault Jean et faire la différence dans la dernière descente. J’étais vraiment venu chercher ce dépassement de soi ici à Megève. Cette super course m’a rassuré pour mes futurs objectifs ! C’est vraiment une belle expérience ici ! »

Trio de tête Thibault Jean © Instagram Mathieu Blanchard / Fred Azzolin / DR
Dans le 30km du dimanche, un trio de tête avec Thibault Jean et Mathieu Blanchard en 3e position, qui finira par faire la différence dans la descente. © Instagram Mathieu Blanchard / Fred Azzolin / DR

Géraldine Prost loin devant

Chez les féminines, c’est la performance de Géraldine Prost, en 05h 05mn 36s, qu’il faut retenir. La Bisontine et militaire de carrière termine cette “Aiguille” loin devant la deuxième féminine, l’Australienne Shiri Leventhal (5h 44mn 31s). L’Anglaise Emma Hogben (6h 03mn 02s) complète le podium. De retour de blessure, elle s’offre une belle 15e place au scratch final, sur 205 participants.

Résultat Megève Nature Trail : les podiums des autres courses

L’autre course du samedi 30 juillet, La Dooble (8km /16km), a également offert un beau moment sportif. Il a été marqué par un duel au coude à coude sur le 16km entre Victor Olivier et Edouard Loison. Le premier, outsider l’an passé, l’emporte cette année en 1h 25mn 16s. Il devance de moins d’une minute Edouard Loison (1h 26mn 09s).

Sur l’épreuve de dimanche (La Cime – 30km), la ligne d’arrivée a été franchie en premier par Mathieu Blanchard. Mais celui-ci était engagé sur l’épreuve totale du 74 km (La Yaute). La victoire de l’épreuve du 30km revient donc à Thibault Jean du Team North Face. Avec un temps de 2h 25mn 46s, il termine presque 1 minute après Mathieu. Quant à la première féminine, Raquel Rivas, espagnole d’origine basée à Chamonix, elle termine en 3h 15mn 18s. Elle prend la 34e place au scratch final sur 286 partants. La jeune mégevanne Marine Gachet du team Socquet Sport monte sur la deuxième marche du podium, avec un temps de 3h 21mn 46s.

Voir tous les classements ICI

Stéphane Picot, un organisateur satisfait

Le mot de la fin revient à Stéphane Picot, Directeur du Club des Sports de Megève :
“La star du week-end fut la météo avec des conditions parfaites permettant aux athlètes de s’exprimer et performer. On notera l’énorme performance sportive de Mathieu Blanchard qui explose le chrono le deuxième jour ! Le Megève Nature Trail remet le sport au centre de Megève, loin de son image sur papier glacé. Le temps d’un week-end, cette course sublime et technique sur 43 km évoluant entre plusieurs massifs alpins de toute beauté, redonne de l’éclat à cet environnement exceptionnel qui entoure le village.

Notre événement ne cesse de grandir sous de beaux auspices avec toujours plus d’inscrits chaque année. Le Megève Nature Trail rentre dans le top 5 des courses haut-savoyardes ! Les courses du 8km et 16Km sont un vrai succès avec 680 inscrits cette année (chronométrés ou non). C’est une fierté et un bonheur de rendre accessible le trail à tous ! »

La 4ème édition est déjà dans les starting blocks. Elle se tiendra le 5 et 6 août 2024, avec toujours la promesse de grands moments sportifs et conviviaux !

Le site de l’épreuve ICI

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La 6000D courue le 30 juillet à La Plagne, surnommée « Course des Géants », a sacré 2 géants : Beñat Marmissolle et Lucie Bidault. Résultats des autres courses de la 6000D.

La 6000D, une course qui consacre les meilleurs

Ne cherchez pas, la 6000D, avec ses 67,4 km et 3400m D+, est une course qui ne se gagne pas par hasard. Sa principale difficulté réside dans son profil, une très longue montée depuis les 670m du départ, dans la vallée, jusqu’au point culminant de la course, au 33e kilomètre, à plus de 3060m d’altitude. Ces 33 premiers kilomètres offrent assez peu de répit, et les rares plats ou descentes nécessitent des relances permanentes.

Mais il faut aussi en garder sous la pédale pour avaler l’immense descente quasi non stop depuis l’Arpette, au 42e kilomètre, soit près de 25km à tombeau ouvert pour rallier l’arrivée. À ce petit jeu, les athlètes qui se sont distingués ces dernières années ne sont pas des inconnus. Sébastien Spehler par 3 fois, en 2014, 2015 et 2016, Germain Grangier en 2017, la sensation camerounaise Eric Mangeh Mbacha en 2018, Martin Kern en 2019 et Stéphane Ricard en 2021. Même topo chez les féminines, où le palmarès regorge de beaux noms, tels que Mimmi Kotka en 2019 et 2021, ou Maryline Nakache en 2018.

Voir le teaser vidéo ICI

Profil_6000D

3 hommes pour un podium

Le départ a donc été donné le 30 juillet à 5h du matin du village d’Aime La Plagne, dans la vallée, à 677 mètres d’altitude, pour entamer la longue montée vers la station. Petite attraction durant cette longue ascension, le passage, toujours spectaculaire, dans la piste de bobsleigh olympique. Un trio de tête allait petit à petit se détacher, qui pointait au ravito de Plagne Centre, au 20e kilomètre, après moins de 2 heures de course. Les 3 hommes, Jan Baudet, Beñat Marmissolle et Jarno Legros se tenaient en moins d’une minute et avaient déjà creusé un écart de plus de 4 minutes sur le 4e.

À la Roche de Mio, à 2700m d’altitude, le podium commençait à se dessiner. Jan Baudet comptait alors 1m30 d’avance sur le Basque et 3mn 10 sur Jarno Legros, toujours dans le coup. Le 4e était quant à lui déjà relégué à plus de 13 minutes. Mais il restait encore la terrible ascension du glacier, véritable juge de paix de la 6000D, une portion extrêmement raide pour monter jusqu’à 3064 mètres d’altitude. C’est dans cette montée que Marmissolle rejoint Jan Baudet, tandis que Jarno Legros se fait distancer, à près de 8 minutes.

6000D MARMISSOLLE ET 2E
Beñat Marmissolle et Jan Baudet auront fait les 2/3 de la course ensemble. © Facebook 6000D / DR

Résultat 6000D : Beñat Marmissolle au finish

Après avoir basculé ensemble au sommet du glacier, les deux leaders ont fait jeu égal dans la descente vers le Chalet du Carroley, avant d’entamer le « coup de cul » de L’Arpette. Une fois cette dernière difficulté passée, le coureur du Team Asics Trail a lâché les chevaux et s’est détaché dans la descente pour pointer à Montchavin avec 2mn20 d’avance sur Jan Baudet, tandis que Jarno Legros stabilisait son écart, à 15 minutes de la tête de course. Ayant course gagnée, Beñat Marmissolle terminait fort pour s’imposer en 6h 20mn 58s, avec 5mn 32 d’avance sur Jan Baudet. Jarno Legros complète le podium, à 15mn 07 s du vainqueur.

6000D PODIUM
© Facebook 6000D / DR
TOP 10 HOMMES
Le Top 10 Hommes. © Livetrail

À l’arrivée, le Basque commentait, heureux : « Aujourd’hui, j’ai découvert une nouvelle montagne en courant la mythique 6000D à La Plagne. La 32ème édition a tenu toutes ses promesses avec une organisation sans faille. Un grand merci à tous les bénévoles pour leur accueil et leurs encouragements. Maintenant place à la récup avant de revenir dans un mois du côté de Chamonix pour la grande fête du trail. » Avis aux amateurs, il faudra compter sur Marmissolle, qui a fait jeu égal avec Pau Capell au Black Mountain Trail et s’est imposé en Corse sur l’Ultra Trail di Corsica, dans un mois à l’UTMB !

Lucie Bidault tout en gestion

6000D LUCIE BIDAULT
Lucie Bidault © Facebook 6000D / DR

Tout aussi indécise que chez les hommes, la course féminine a mis du temps à se décanter. Au passage à la Roche de Mio, les 2 leaders, Charlotte Dauchot et Lucie Bidault, étaient séparées de moins de 20 secondes, tandis que la 3e, Ludivine Conrie, pointait à moins de 3 minutes de la tête de course. C’est au niveau du Glacier que la victoire s’est jouée, Lucie Bidault parvenant à prendre le dessus pour pointer avec plus de 4mn30 d’avance sur Charlotte Dauchot, désormais en point de mire de Ludivine Conrie. Lucie Bidault s’impose en 7h 41mn 08s et prend la 22e place au scratch. Elle devance finalement Ludivine Conrie, revenue dans la descente du glacier, de près de 10 minutes. Charlotte Dauchot termine quant à elle 3e à 13mn 02s de la gagnante.

TOP 10 FEMMES
Le Top 10 féminin. © Livetrail

6000D : résultats et podiums des autres courses

La 6000D en relais à 2

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Team HOKA/TDR ACL TASSIN
2 – TDR Craponne
3 – Les coureurs d’avalanche

RESULTATS FEMMES
1 – Super mamans
2 – Les étoiles du trail
3 – Pinkladies

La 6D Marathon (42,91km et 2080m D+)

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Moha AARAB
2 – Yoann STUCK
3 – Théo ARNAUD

RESULTATS FEMMES
1 – Laura MOUGEL
2 – Marie-Anne BIGOT-SAZY
3 – Amélie TRAVIER

La 6D Lacs (28,2km et 1520m D+)

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Nicolas REYMOND
2 – Hansen HANS
3 – Robin FEIGNE

RESULTATS FEMMES
1 – Marie GONCALVES
2 – Anaïs GUILLOT
3 – Alanis DUC

La 6 Découverte (11km et 600m D+)

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Aurélien OLIVIER
2 – Yoann STUCK
3 – Stephane RICARD

RESULTATS FEMMES
1 – Alexandra WHITAKER
2 – Lucy BEDNALL
3 – Marie-Charlotte COMPTDAER-BONNAIRE

La 6D Bob (1,5km et 125m D+), remontée de la piste olympique de bobsleigh

RESULTATS GÉNÉRAL
1 – Flavio DALLA-COSTA
2 – Stephane RICARD
3 – Camille JACOB

RESULTATS FEMMES
1 – Manon ULLIEL
2 – Jessica MARTIN
3 – Sarah BOKKEN

Pour les classements complets, c’est ICI

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Avec un concept « Find your limit » unique en France, le Hoka XTrail Courchevel qui s’est déroulé le 24 juillet a bousculé les codes des épreuves trail et sacré un champion, Aurélien Dunand-Pallaz. Retour sur une course pas comme les autres.

« Find your limit », à vous de choisir votre distance

Né de plusieurs années de réflexion au sein de l’équipe d’organisation du club Courchevel Sports Outdoor, le concept « Find your limit » du Hoka XTrail Courchevel est une formule idéale pour s’initier à l’ultra en montagne. Le principe est simple : 6 distances sont proposées (11, 22, 33, 44, 55 et 66 km), avec un seul tarif d’inscription et un départ unique à 5h30 du matin, à la lueur de la frontale. La suite, c’est à la carte. En effet, en arrivant sur les différentes barrières horaires réparties le long du parcours, le coureur a la possibilité de poursuivre sur une distance plus longue ou de basculer sur un parcours inférieur. Quant au traileur arrivé hors délai, il est automatiquement orienté sur le parcours inférieur. Sachant que, dans un souci d’équité, une fois la ligne d’arrivée franchie, les participants sont remboursés au prorata de la distance effectuée.

Ce format novateur a permis à la plupart des participants de trouver leur limite et de se familiariser à l’ultra-trail en douceur au milieu de paysages exceptionnels, dont un passage dans le parc national de la Vanoise. Et le départ aux aurores, sous un magnifique ciel étoilé, suivi d’une belle journée ensoleillée et chaude, a comblé l’ensemble du peloton qui a pu profiter des différents panoramas de ce trail classé parmi les plus beaux de l’Hexagone.

HOKA XTRAIL PAYSAGE © Olivier Brajon
© Olivier Brajon

Résultats Hoka XTrail Courchevel : 500 au départ, 13 à l’arrivée !

Près de 500 traileurs se sont donc élancés le 24 juillet dernier de Courchevel Le Praz, déterminés à aller le plus loin possible pour certains, à performer sur les distances les plus courtes pour d’autres. Ce concept de choix de distance en cours de route a d’ailleurs largement contribué à dynamiser la course dès les premiers kilomètres pour les concurrents qui avaient pour objectif les petites distances.

En revanche, pour ceux qui avaient décidé de s’engager sur les longues distances, le suspense était total. En effet, pour décrocher le titre de « XTrailer 2022 » en franchissant les 7 cols et en gravissant les 4100m D+ du 66km, chacun devait appliquer sa propre stratégie en fonction de sa forme physique. D’autant que différents classements étaient accessibles, chacun pouvant décider de se rabattre sur une distance inférieure à celle initialement visée pour monter sur l’un des podiums. Maîtriser à ce point sa destinée n’a jamais été aussi simple.

11 km : victoire d’Audrey Delaye et Théo Bourgeois

Vainqueur à Courchevel sur le XTrail 54km en 2017, le champion de France de Trail long 2018 Aurélien Dunand-Pallaz, également lauréat de la Transgrancanaria (128km) et second de l’UTMB (170km) en 2021, est parti très fort dans le sillage de Sébastien Fayolle. Alors que les deux athlètes passaient en tête au sommet de la Dent du Villard, première grosse difficulté de la journée après 10,9km, les premiers arrivants du 11km bouclaient leur course. L’espoir Théo Bourgeois du team Brooks Trail Runners s’impose en 53mn 07s devant Edgar Cognaud (59mn 45s) et le local de l’étape Mickaël Chapuis (1h 11mn 14s). Chez les féminines, Audrey Delaye décroche la victoire en 1h 10mn 32s, suivie de Lucie Boisier (1h 13mn 24s) et Juliette Gente (1h 14mn 02s).

Dixandra Magisson et Sébastien Fayolle s’imposent sur le 22 km

Dixandra Magisson © CSO
Dixandra Magisson s’impose avec plus de 30 minutes d’avance sur la deuxième. © CSO

Arrivé à la seconde porte horaire au Col de la Chal (11,7km), Sébastien Fayolle (Terre de Running Albertville) décide de jeter son dévolu sur le parcours du 22km. Il l’emporte assez facilement en 2h 16mn 34s, devançant Pierre Paym (2h 22mn 25s) et Louis Travaillot (2h 24mn 28s). De retour à la compétition après blessure, Dixandra Magisson s’impose très largement en 3h 07mn 26s devant Marie-Xavière Saffre (3h 37mn 54s) et Aline Olgard (3h 48mn 12s).

Héloïse Péricarde et Jonas Forot en patrons sur le 33 km

Suite à une erreur de parcours, Aurélien Dunad-Pallaz est distancé de 8 minutes par l’Américain David Hedges au pied le l’Aiguille de Mey, au km 19. À la même heure, les concurrents du 33 km se bousculent à l’arrivée. Et c’est au sprint que Jonas Forot (3h 57mn 12s) règle Thomas Pituello (3h 57mn 22s). Clément Jeannin complète le podium en 4h 14mn 34s. Côté féminin, Héloïse Péricarde signe une belle victoire en 5h 34mn 43s devant Charlotte Campanella (5h 37mn 55s) et Gwenaëlle Gaudillère Le Dain (5h 43mn 56s).

Oana Mihalcea et Clément Allard au top sur le 44 km

Oana Mihalcea © Patrick Pachod
Intouchable, Oana Mihalcea s’envole vers la victoire et prend la 2er place au scratch. © Patrick Pachod

De retour au refuge du Grand Plan après être passé par le col du Râteau (2688m d’altitude), Aurélien Dunand-Pallaz poursuit sa remontada avec un écart réduit à 4 minutes sur David Hedges. Alors que la course poursuite continue entre les 2 hommes sur le 55km, les coureurs du 44km sont annoncés. Clément Allard s’impose en 5h 47mn 45s devant Nicolas Georg (6h 03mn 36s) et Bruno Goddin (6h 07mn 30s). Chez les filles, grosse performance de la Roumaine Oana Mihalcea (Team Uglow Sport France) qui, en 5h 55mn 09s, l’emporte avec le 2e temps du scratch. Elle devance Coline Pasteur (6h 58mn 36s) et Adèle Hadjali (7h 04mn 16s).

Le graal pour Léa Germain et Aurélien Dunand-Pallaz sur le 55 km

Victoire de Léa Germain sur le 55km. © CSO

Après 6h 14mn 40s de course, Aurélien Dunand-Pallaz s’offre la victoire sur le 55km avec un peu moins de 4 minutes d’avance sur David Hedges (6h 18mn 05s). Le Colombien John Barrera, également en pleine préparation pour l’UTMB, aurait pu continuer sur la dernière boucle de 11km pour jouer le podium du 66km. Mais, après avoir connu quelques soucis gastriques au bout de 20 km, il a préféré s’arrêter sur la ligne du 55km, prenant la troisième place en 6h 50mn 29s. Chez les traileuses, Léa Germain a fait la différence en 9h 09mn 54s devant Lucile Magnaldo (9h 36mn 07s) et Carole Millet (9h 49mn 15s).

Aurélien Dunand-Pallaz décroche le titre de XTrailer 2022

HOKA XTRAIL DUNAND PALLAZ © Patrick Pachod
Au terme d’une course palpitante, Aurélien Dunand-Pallaz décroche le titre devant David Hedges. © Patrick Pachod

Si aucune féminine n’a pu poursuivre après le 55e kilomètre pour tenter d’aller chercher le titre de Xtraileuse 2022, 13 hommes se sont élancés pour conquérir le titre de « Finisher ». Parmi eux, la bataille continue entre Aurélien Dunand-Pallaz et David Hedges. L’Américain ne lâche rien et met les watts pour revenir sur le Français. Il comble d’ailleurs une partie de son retard, mais au final, il va lui manquer 1mn 20s. Aurélien Dunand-Pallaz décroche donc le titre de XTrailer 2022 en 7h 31mn 42s. David Hedges termine sur la seconde marche du podium en 7h 33mn 03s. Quant à la médaille de bronze, elle revient à Olivier Jouffrey, très loin derrière, en 9h54min.

Les résultats complets de toutes les courses ICI

Revivez la course grâce à la vidéo officielle ICI

HOKA XTRAIL LES PODIUMS © Olivier Brajon
Des podiums en pagaille et le trio du 66km au centre de la photo pour ce Hoka Xtrail 2022. © Olivier Brajon
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Véritable concentré de cailloux, de lacs et de paysages à couper le souffle, L’Echappée Belle est une épreuve hors norme que tout traileur doit avoir courue une fois dans sa vie. Une sorte de voyage initiatique vers l’ultra, caractérisé par sa haute technicité, son engagement sur des sentiers difficiles d’accès, et l’altitude à laquelle la course se déroule. À quelques jours de la 10e édition qui aura lieu du 19 au 21 août, Esprit Trail vous offre une reconnaissance des parcours en mots, photos et vidéos. Et pose la question qui brûle toutes les lèvres : le record de François D’Haene peut-il être battu ?

L’Echappée Belle, une course hors-norme

Créée en 2013, L’Échappée Belle s’est imposée dès sa première édition comme une course à part dans le monde de l’ultra. Très technique, avec 15 cols et 40 km à plus de 2000m d’altitude, une traversée de glacier (Freydane) et un point culminant à 2930m (la Croix de Belledonne), cette traversée de part en part du massif de Belledonne est unanimement considérée comme l’un des plus beaux trails des Alpes. Et si la distance est légèrement inférieure aux mythiques 100 miles (160km), les 149 km du parcours imposent quant à eux un redoutable dénivelé positif de 11400 mètres ! Soit un D+ bien supérieur à celui des 100 miles alpins les plus réputés, qui plafonnent généralement à 10000.


Pour le plaisir des yeux, regardez le film de l’édition 2021 ICI

ECHAPPEE BELLE
Des lacs, des cailloux, des sommets : L’Échappée Belle est une véritable échappée loin des sentiers battus. © DR

Le record de l’Intégrale détenu par François D’Haene peut-il être battu ?

Qu’on se le dise, L’Échappée Belle intégrale n’est pas une course de vitesse. Ou alors, de vitesse relative, tant la moyenne horaire des élites peut paraître faible. Jugez plutôt : le record, détenu par François D’Haene depuis 2019, est de pratiquement 24 heures (23h 55min 11s très précisément). Soit une moyenne de 6,20 km/h seulement. Rappelons que le même François a mis presque 5 heures de moins (19h 01mn 54s) pour établir le record de l’UTMB sur les 167km de l’édition 2017. Soit presque 8,20 km/h de moyenne. Certes, les profils sont totalement différents, mais un écart de 2km/h chez un tel champion en dit long sur la technicité du parcours. Et les derniers finishers, qui franchissent la ligne d’arrivée en pratiquement 56h, soit une moyenne de 2,66 km/h, ne diront pas le contraire !

D'HAENE © Thomas Vigliano
François D’Haene à l’arrivée de l’Intégrale 2019, record à la clé. © Thomas Vigliano

Autant dire qu’il faudra un sacré champion pour venir détrôner le grand François. Lors de l’édition 2021, Thibault Marquet, classé 859 à l’index UTMB, vainqueur du trail Noir de l’EDF Cenis Tour et 6e du 90km du Marathon du Mont-Blanc 2021, avait établi le second meilleur temps de l’histoire de l’Échappée Belle intégrale. Son chrono : 25h 12mn 03s. Soit plus d’1h15 de plus que D’Haene. Mais peut-être qu’ici, cette course contre le temps n’a pas lieu d’être. Car plus encore que la difficulté de l’épreuve et leur chrono, c’est la beauté du parcours, qualifié par tous de spectaculaire, avec d’incroyables panoramas sur les paysages de Belledonne, que retiennent les participants. Une fois les douleurs aux jambes oubliées, bien sûr…

Revivez en vidéo l’Echappée Belle 2019 et le record de François D’Haene ICI

D'HAENE © Rieux
François D’Haene en plein effort, lors de l’édition 2019. © Rieux

La Du’o des Cimes, L’Échappée Belle 2022 en mode aventure

À l’occasion des 10 ans de L’Échappée Belle, l’organisation propose un format original avec la Du’o des Cimes. Il s’agit là d’un tracé majoritairement non balisé avec un mix des 4 parcours existants. Cette aventure à vivre en duo, en quasi-autonomie, offre un magnifique voyage d’environ 120 km et 11000m D+ sur les hauteurs de Belledonne. Mais attention, ne se lance pas dans une telle aventure qui veut ! La sélection des binômes se fait sur dossier, plusieurs mois avant le départ de l’épreuve (en janvier). Et impose une expérience de haute-montagne pour chacun et qu’au moins un des 2 membres du binôme soit déjà finisher de l’Intégrale. D’ailleurs, la présence d’un baudrier, d’une longe, d’un casque et de crampons traduit bien le fait qu’il ne s’agit pas là d’un trail ordinaire…

Du'O des Cimes
Des cimes plein l’horizon pour les duos de la Du’o des Cimes. © DR

L’Échappée Belle 2022, 2 autres formats d’ultra tout aussi exceptionnels

Qu’on ne s’y trompe pas, si les 2 autres formats d’ultra proposés par L’Échappée Belle sont plus courts, ils n’ont rien à envier à l’Intégrale. Ainsi, la Traversée Nord (84km et 6140m D+) offre un parcours qualifié par les participants de « magnifique ». Le nouveau tracé, dessiné en 2021, propose une succession des lacs, blanc, noir et glacé. Mais là aussi, parvenir à sonner la cloche des finishers se mérite, et l’enchaînement des cols de Valloire (2751m), Comberousse (2669m) et Morétan (2503m) est redoutable.

Quant au Parcours des Crêtes (62km et 4700m D+), le plus petit format de L’Échappée Belle, il n’est « petit » que sur le papier. Les concurrents qui s’y frottent son là aussi unanimes, cette épreuve surprend par sa technicité et son engagement. Sa particularité : beaucoup de pierriers. Mais une récompense à la hauteur de l’effort avec l’ascension de la pointe Rognier et son panorama à couper le souffle.

En vedette, la 2e édition de la Skyrace du Rocher Blanc

Grande nouveauté de l’édition 2021, la Skyrace du Rocher Blanc, 21km et 2000m D+, a immédiatement trouvé son public et conquis ses participants. Considérée comme un véritable concentré de Belledonne, cette course reste dans l’ADN des épreuves Échappée Belle. Comprendre technique et exigeante, avec un sommet à plus de 2900m et des cailloux partout. « C’est un beau parcours, il faut vraiment la faire, cette course ! » a confié Lucas Dupuy, le vainqueur. Une course très spectaculaire et qui s’est jouée au finish, puisqu’il n’a devancé Nicolas Martin que de 6 petites secondes !

Revivez en vidéo la première édition de la Skyrace du Rocher Blanc ICI

Lucas Dupuy vainqueur de la Skyrace du Rocher Blanc 2021 © Bruno Lavit
Lucas Dupuy vainqueur de la Skyrace du Rocher Blanc 2021. © Bruno Lavit

L’Échappée Belle 2022, 10 recommandations pour devenir finisher

Avec 51% de finishers sur l’Intégrale, 64% sur la Traversée Nord et 72% sur le Parcours des Crêtes en 2021, L’Échappée Belle enregistre chaque année un nombre assez importants d’abandons. Sur le site de l’épreuve, l’organisation a eu la bonne idée de publier 10 recommandations pour devenir finisher. 10 conseils à lire et relire avant de tenter l’aventure de cette 10e édition.

1 Dans une très bonne frontale (avec des batteries de rechange) tu investiras !
Les sentiers de Belledonne sont parfois peu marqués, voir absents. De nuit il vous faudra une frontale irréprochable pour accrocher les fanions réfléchissants et vous guider.

2 L’altitude tu ne négligeras pas !
40km consécutifs au dessus de 2 000 m, de nombreux cols à plus de 2 400 m… cela explique en partie le faible pourcentage de finishers. L’altitude use physiquement et mentalement et frappe aussi bien les physiques entraînés que les non entraînés. On peut s’y préparer spécifiquement, mais cela ne s’improvise pas. Ici on vous conseille de la lecture : S’entraîner en altitude, de Grégoire Millet et Laurent Schmidt.

3 Très bien reposé et en forme ascendante le départ tu prendras !
Pour nombre d’entre vous il va falloir gérer 2 nuits dehors. Sans compter un levé très tôt le premier jour. Arrivez reposés et tranquilles dans votre tête. La méthode « post-it » fonctionne bien : accouchez sur papier ce qui peut éventuellement vous tracasser avant l’épreuve, cela mettra une pause provisoire à vos tracas.

4 Des sorties longues et à allure lente tu feras !
Ne négligez pas les sorties à allure lente, type « rando-course ». En Belledonne, on marche beaucoup. La vertu de la marche est qu’elle est moins traumatisante. Sa faiblesse est qu’on peut vite perdre ses repères si l’on ne maîtrise pas bien les allures lentes. Marchez vite longtemps, ça s’apprend ! La relance également.

5 Le road book, le plan de marche et le profil tu étudieras !
Sur les précédentes éditions, nombre de participants se sont inscrits uniquement en additionnant les KM et le D+ afin d’évaluer leur vitesse de progression. La composante « terrain » est essentielle. Nous fournissons une table de marche avec des coloris de difficulté et des annotations… Ce n’est pas pour faire joli !

6 Un mental et un physique tu te forgeras !
Côté physique, agilité et résistance sont les maîtres mots dans ces terrains techniques. Travaillez votre souplesse, vos qualités de pied, vous en sortirez moins usé. Des postures rapides et simples d’assouplissement en haut de chaque col vous feront gagner beaucoup de temps. Un tronc tonique (gainage) vous évitera bien des soucis. Côté mental, forgez-vous des images positives (souvenirs de lignes d’arrivées, de moments de solidarité). Pour les mélomanes, associez-les le plus possible à des musiques que vous pourrez réécouter le jour de la course dans les moments difficiles.

7 La gestion de course tu ne mépriseras pas !
Chacun sa gestion, sa petite popote interne. Quelques basiques cependant sont offerts par la base vie et les ravitos (des lits picots, de la soupe chaude…). Abusez-en le plus tôt possible. Belledonne en non-stop est une approche très élitiste. Les vitesses lentes préservent le tube digestif, vous risquez donc d’avoir bien plus faim que sur d’autres courses plus rapides, et d’être en capacité à manger, alors profitez-en avec raison.

8 Des bénévoles et du paysage tu te délecteras !
En Belledonne on a le sens de l’accueil. Les habitants du massif sont pleins de ressources pour vous proposer des petites attentions. Profitez-en !
Les paysages traversés ne sont pas anodins, laissez-vous porter !

9 La montagne et ton corps tu respecteras !
Inutile de le rappeler, toute coupe de sentier et jet de détritus sera disqualificatif. Par ailleurs, votre sécurité est notre priorité, mais elle devrait aussi être la vôtre ! Nous vous invitons à vous responsabiliser car bien que tout soit mis en œuvre pour vous faire partager Belledonne dans de très bonnes conditions. La montagne reste la montagne, avec ses incertitudes.

10 Et enfin, tes repères d’allure tu oublieras !
Belledonne se gagne à la vitesse vertigineuse d’environ 5km/h. Les 60 premiers kilomètres sont engloutis à 6km/h de moyenne par les premiers et certaines descentes sont plus lentes que les montées. Vous êtes au royaume de la lenteur… mais de ces lenteurs qui vous transcenderont !

Pour plus d’informations et inscriptions, c’est ICI

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Amateurs et élites de la course en montagne, la course des sommets approche. Du 5 au 7 août, rendez-vous dans la station de Val Thorens pour vivre au rythme de l’outdoor. Si vous hésitez encore, voici 4 raisons de viser plus haut et de participer aux ValTho Summit Games.

1/ ValTho Summit Games : faites le plein de globules rouges

Située dans le massif alpin de la Vanoise, la station de Val Thorens est la station la plus haute d’Europe, avec un village culminant à 2300 mètres d’altitude. Plusieurs fois distinguée comme « Meilleure station de ski du Monde » et « Meilleure station de ski Française », Val Thorens, qui fait partie du domaine des 3 Vallées, a depuis longtemps développé les activités d’été, se positionnant résolument sur le créneau « sports et sensations ».

Et pour les sportifs, cette station est une véritable usine à fabriquer des globules rouges. En effet, s’entraîner en altitude génère de nombreux bénéfices d’ordre physiologique. Cela permet d’augmenter la masse totale d’hémoglobine (comprenez « de globules rouges »), donc la capacité de l’organisme à transporter l’oxygène dans le sang. Vous l’aurez compris, cela permet de produire davantage d’énergie, cette « petite » chose qui change tout dans les performances des coureurs à pied (ou des cyclistes, voire des sportifs en général).

Autre point intéressant de l’entraînement en altitude, il permet, lorsque l’on séjourne suffisamment longtemps, un gain de force et une augmentation de la taille des muscles, parallèlement à leur capacité à être mieux irrigués. Bon, vous ne reviendrez peut-être pas de Val Thorens avec des cuisses XXL, mais vous serez certainement capable de répéter plus de sprints à haute intensité qu’en vous entraînant au niveau de la mer.

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Profitez de votre participation à l’une des courses des ValTho Summit Games pour prolonger votre séjour en altitude, vous en ressentirez les effets sur votre organisme ! © OT Val Thorens / DR

2/ ValTho Summit Games : 4 parcours trail au choix

Qu’on se le dise, les ValTho Summit Games sont bien plus attractifs qu’une simple participation à une course. En effet, vous ne rallierez pas la plus haute station d’Europe juste pour accrocher un dossard, mais pour partager une véritable expérience, en famille ou entre amis. Avec du trail au milieu, rassurez-vous ! Car au-delà des multiples activités sportives proposées tout l’été à Val Thorens (vélo, VTT, rando, escalade, canyoning, parapente, etc), les ValTho Summit Games offrent 4 expériences trail pour tous les niveaux.

La VT Speed 3200, l’emblématique kilomètre vertical de Val Thorens
C’est LE challenge du week-end, programmé samedi 6 août. Au menu, un tracé de 4,6 km et 1000 D+ pour une arrivée à 3 003m d’altitude. Le graal ? Une vue magnifique sur les sommets. Mais pour y avoir droit, va falloir pousser sur les cuisses. Record à battre : 41mn 16s.

Les VT Trail Pursuit, 3 parcours trail, 3 défis à relever
Des prairies au sommets enneigés, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. En effet, des tracés de 10, 20 et 42km sont proposés le dimanche 7 août, qui permettent par leur variété et leur dénivelé de garantir de belles expériences à tous les participants.
10km et 500 D+ : Le trail accessible à tous, idéal pour un premier challenge en montagne.
20km et 1000 D+ : Ça commence à se corser mais, comme on dit là-bas, rien ne vaut le dépassement de soi.
42km et 2200 D+ : Là, on ne rigole plus. Course qualificative UTMB et Prize Money à la clé, c’est LA course phare du dimanche, sur laquelle élites et amateurs avertis vont se défier.

ValTho Summit Games
Des courses pour tous les niveaux, des panoramas sublimes pour tous les yeux. © OT Val Thorens

3/ ValTho Summit Games : l’esprit de famille

Cerise sur le gâteau, les ValTho Summit Games s’adressent aussi aux familles et aux enfants en proposant des activités sportives dédiées. Ainsi, le vendredi 5 août, le week-end commence avec le très ludique VT Crazy Cross. Le principe ? Courir, ramper, escalader, garder l’équilibre…, le tout en moins de 2 minutes. Une course folle sur un parcours à obstacles spectaculaire. Suspens et émotions garantis.

Autres points forts, le VT Trail Kids du dimanche 7 août, un trail découverte pour les 12-17 ans sous forme de boucle à effectuer de 1 à 3 fois selon la catégorie.

Enfin, les marcheurs ne sont pas oubliés avec la VT Family Fun Marche, également programmée le 7 août. Vous pourrez emprunter les remontées mécaniques puis profiter des 6 km de balade sans forcer. Tout au long du parcours, des animations inédites vous seront proposées. Et à l’arrivée, Pasta Pic Nic pour tous ! Une escale savoyarde à ne pas manquer…

VT Crazy Cross 2021 - T.Loubere OT Val Thorens - 16
Le VT Crazy Cross, un bon délire pour démarrer le week-end des ValTho Summit Games. © T. Loubere OT Val Thorens

4/ Participez à un Boost Camp avec Julien Chorier

Encore plus excitant, pour les plus déterminés d’entre vous, les ValTho Summit Games sont l’occasion rêvée de participer à un stage trail avec l’illustre Julien Chorier, premier Européen à avoir vaincu les Raramuri sur leur terrain de jeu, au Mexique, en début d’année. (Lire notre article relatant son exploit ici) Véritable figure emblématique du trail et de l’ultra, Julien Chorier a en effet choisi Val Thorens pour peaufiner sa préparation à l’UTMB Mont-Blanc.

En participant à l’une des 2 sessions de VT Boost Camp (la première du 1er au 5 août, la seconde du 8 au 12 août), vous bénéficierez de nombreux conseils lors d’ateliers techniques, nutrition et lors de conférences de Julien Chorier et de Jean-Pierre Camm, D.E. Athlétisme instructeur en marche nordique. Une occasion unique d’acquérir les bases pour améliorer vos performances trail !

VALTHO SUMMIT GAMES CHORIER
Le Boost Camp, une occasion en or de profiter des conseils de Julien Chorier. © DR

Alors, prêts à prendre de la hauteur et relever le défi ?

Infos et inscription ICI

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Malgré la canicule qui a sévi sur Grenoble, plus de 3 500 coureurs ont pris le départ de l’UT4M qui se déroulait du 21 au 24 juillet dans les 4 massifs autour de la capitale des Alpes : Vercors, Taillefer, Belledonne et la Chartreuse. Dans ces conditions dantesques, la bataille a fait rage entre Sylvain Court et Yoann Stuck dans l’UT4M 160 Challenge, un format original où les concurrents enchaînaient les 4 massifs sur 4 jours de course.

UT4M 160 Challenge : un format passionnant pour le suspense

Le principe de l’UT4M 160 Challenge est d’effectuer le même parcours que la version non-stop 160 Xtrem, à savoir 173km et 11 510m de dénivelé positif, mais en 4 étapes, une par massif. Donc environ 40 à 45 km par jour. Le classement général, établi après chaque étape, cumule les temps des coureurs, un peu comme sur un Marathon des Sables. En fonction des stratégies de chacun, le général pouvait donc être bouleversé d’un jour à l’autre. Ce qui n’a pas manqué d’arriver.

Lire aussi : Résultat 160 Xtrem : Casquette Verte sans trembler

UT4M 4 massifs
4 étapes pour 4 massifs, 171km au total.

Yoann Stuck en tête à mi-course

Si Sylvain Court a remporté la 1ère étape dans le massif du Vercors, avec 4mn30 d’avance sur Yoann Stuck et 15mn15 sur Régis Ruchaud, le traileur lyonnais savait que la seconde étape lui serait plus favorable. Malgré un format raccourci d’une vingtaine de kilomètres pour des raisons de sécurité (alerte canicule), Yoann Stuck s’est effectivement imposé dans le massif de Taillefer. En terminant avec 5mn 01s d’avance sur Sylvain Court, l’athlète I-run a pris la tête du général, pour moins d’une minute. Comme la veille, Régis Ruchaud a pris la 3e place, à 22mn 49 du vainqueur. Au temps cumulé, il pointait désormais à plus de 38 minutes du leader.

YOANN STUCK 1 © instagram
Yoann Stuck en plein effort. © instagram

Belledonne : une 3e étape qui change tout

Le mano a mano entre Yoann Stuck et Sylvain Court allait continuer sur la 3e étape, dans le massif de Belledonne. Un massif que Yoann Stuck craignait tout particulièrement. Il avait d’ailleurs annoncé la veille que cette 3e étape risquait de lui faire perdre pas mal de temps sur son principal rival. L’athlète du Team Kinetik n’a pas laissé passer sa chance et a repris le lead à la faveur de sa victoire, avec 6mn 34 d’avance sur le plus barbu des traileurs. Au cumulé, Sylvain Court comptait alors un peu plus de 5 minutes d’avance sur Yoann Stuck à l’aube de la dernière étape, décisive, dans le massif de la Chartreuse. Quant à Régis Ruchaud, classé une nouvelle fois 3e à 20mn des 2 leaders, il pointait désormais à près d’une heure.

UT4M 160 Challenge : Sylvain Court au finish

UT4M PODIUM © DR
Clément Dieudonné, Sylvain Court et Yoann Stuck, le podium de cette 160 Challenge 2022. © DR

Tout pouvait donc arriver entre les 2 leaders sur la dernière étape. C’est finalement Sylvain Court qui s’impose dans le massif de la Chartreuse, devançant Yoann Stuck avec le plus gros écart enregistré entre les 32 coureurs : 9mn 50s. En temps cumulé, Sylvain Court l’emporte avec 15mn 53 d’avance sur Yoann Stuck. Clément Dieudonné (Team CS Megève), 7e de l’étape, s’empare de la 3e place au général, à la faveur de la défaillance de Régis Ruchaud, contraint à l’abandon. Il termine avec 1h23 de retard sur le vainqueur. Sylvain Court signe ainsi de la plus belle des manières sa préparation pour l’UTMB, tandis que Yoann Stuck, lui, tentera de briller sur le format CCC.

UT4M CHALLENGE PODIUM HOMMES © livetrail
Le Top 10 hommes © livetrail

Magali Mellon impériale sur la 160 Challenge féminine

magali mellon ©Ut4M-Y.Gaige
Magali Mellon tout sourire. La 160 Challenge est pour elle ! © Ut4M / Y.Gaige

Si le suspense a été total chez les hommes, il n’y en aura guère eu chez les femmes. La faute à une Magali Mellon impressionnante. Dès le premier jour, l’athlète du Team FK Studenterna s’est en effet imposée avec 33mn d’avance sur Françoise Piney et Aline Coquard. Seule la seconde étape, dans le Taillefer, allait lui échapper, Aline Coquard terminant 3mn 50 devant elle. Mais Magali Mellon allait remporter les 2 dernières étapes, creusant au temps cumulé un écart d’un peu plus d’1 heure sur sa dauphine, Aline Coquard. Pélagie Olivier, 3e des 3 dernières étapes, monte sur la 3e marche du podium, à 1h24 de la gagnante. Avec un temps cumulé de 21h 20mn, Magali Mellon se hisse à la 26e place du général, à 4h 43 de Sylvain Court.

UT4M CHALLENGE PODIUM FEMMES © livetrail
Le Top 10 femmes © livetrail

Les podiums des autres courses

L’Ut4M 2022 proposait 12 formats de courses différents, du « à la carte » de 20km à 173km, avec des dénivelés allant de 730 à 11 510 mètres et des passages jusqu’à 2 645 mètres d’altitude. Voici les podiums des autres courses.

CASQUETTE VERTE © UT4M / Nacho Grez
Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, triomphant sur la 160 Xtrem. © UT4M / Nacho Grez

UT4M Xtrem

Hommes
Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte
Nicolas Prin
Steeve Gobert

Femmes
Valentina Michielli
Maria Ilaria Fossati
Ghislaine Trilliat

UT4M 100 Master

Hommes
Stéphane Évêque Mourroux
Nicolas Perrier
Hugo Smets

Femmes
Christine Selman
Céline Gibard-Grobaud
Guislaine Verrier

UT4M Challenge 80

Hommes
Romaric Pelloux Thygat
Mathieu Esmieu
Robin Dieumegard

Femmes
Rachel Pain 
Marie Duthel
Pauline Astruc

UT4M Chartreuse 40

Hommes
Fabrice Arène 
Nicolas Hairon 
Tibère Debizet 

Femmes
Flora Barboche
Camille Poulain 
Margaux Mentec Bette

UT4M Chartreuse 20

Hommes
Kevin Roux
Anthony Isabelle 
Jonathan Virapin

Femmes
Emma Durand-Poudret
Isabelle Teddy 
Pauline Kordalski

Pour retrouver les résultats complets de toutes les courses, c’est ici

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Il était donné favori, il n’a pas fait mentir les bookmakers. En remportant la course phare de l’UT4M 2022, Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, s’installe un peu plus dans la cour des grands de l’ultra-trail. Chez les féminines, exploit de l’Italienne Valentina Michielli pour son premier trail de plus de 150 kilomètres.

UT4M et météo : scénario inattendu

Rien n’était gagné d’avance. En effet, les conditions climatiques difficiles sur le début du parcours du 160 Xtrem auraient pu rebattre les cartes. Et les 256 coureurs du grand format de l’UT4M ont dû encaisser une grande amplitude thermique. Imaginez plutôt : le départ, vendredi 22 juillet, a été donné sous une chaleur accablante, dépassant les 40°C à Seyssins. Mais quelques heures plus tard, en début de soirée, les températures chutaient à l’approche du Pic Saint-Michel. Les bénévoles ont même accueilli les concurrents… en doudoune. En cause, un vent s’accélérant sur les crêtes du Vercors. Et la pluie, non loin…

DEPART UT4M © UT4M / Benoit Audiger
Un départ sous une chaleur accablante, et une Casquette Verte déjà devant. © UT4M / Benoît Audiger

Ce scénario météo inattendu sur le premier massif a déboussolé 61 des traileurs engagés. Ils ont préféré abandonner le parcours. Pour les athlètes toujours en course, c’est à la frontale qu’ils ont sillonné le massif du Taillefer. Durant la nuit, les écarts allaient alors se creuser en fonction des stratégies adoptées par chacun, et une tête de course se dessiner avec 5 hommes. Mais en rejoignant le Massif de Belledonne, les choses allaient changer. Ainsi, parmi ces hommes de tête, Pierre Legendre, positionné 4e, abandonnera au ravitaillement de La Croix de Chamrousse. Il confiera avoir passé une nuit éprouvante, qui l’a entamé physiquement : « Je n’ai plus les jambes suffisamment sûres pour les prochaines descentes techniques et cassantes du massif de Belledonne », a-t-il déclaré juste après sa défection.

Résultat UT4M : Casquette verte infatigable

Ut4M : B. Audiger
© UT4M / B. Audiger

À peine un mois après sa victoire sur l’Ultra 01, l’infatigable Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, était le grand favori de cet ultra dans les 4 massifs. Parti raisonnablement, il a pris la tête du peloton après 5 heures de course. Il ne la quittera plus jusqu’à Grenoble. Il a franchi la ligne d’arrivée place Victor Hugo samedi à 19h30, après moins de 30 heures de course. Objectif atteint donc, et récup prévue en prenant le départ dimanche du 40 Chartreuse. Inusable, le gars ! Il devance Nicolas Prin, ancien cycliste professionnel et compétiteur de ski de fond, de presque 1h30. Steeve Dobert s’adjuge la 3e place, environ 4 heures après Casquette Verte.

Résultat UT4M : Exploit de Valentina Michielli

VALENTINA MICHIELLI © DR
Très belle perf de Valentina Michielli, régulière du début à la fin de ce 160 Xtrem. © DR

Si Valentina Michielli faisait partie des favorites, elle a créé une sacrée surprise en signant une performance hors normes pour son premier trail de plus de 150 kilomètres. Partie en milieu de peloton, l’Italienne allait effectuer une belle remontée à la faveur de la nuit, pour pointer à la 21e place au scratch au petit matin. Grâce à une allure sans faille, elle allait ensuite grignoter des places dans la journée. Positionnée 5ème au scratch au ravitaillement de l’Emeindras dans le massif final de la Chartreuse, elle termine finalement à la 6e place, à un peu moins de 5 heures du vainqueur du jour.

Le classement complet de la course ici

TOP 10 UT4M 160 XTREM
TOP 10 UT4M 160 XTREM © Livetrail
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En remportant la course en moins de 36 heures, Grégoire Curmer signe un véritable exploit sur les 171km et 11000 de D+ du parcours, qui empruntait sur 95% de sa distance le mythique GR20. Mais la prouesse de Sandrine Béranger, 3e au général, est encore plus impressionnante.

Terre des Dieux : Grégoire Curmer « gavé » de cailloux !

« Actuellement indisponible, juste le temps de digérer les 189 900 millions de cailloux que je viens de manger. » Tel est, en substance, le message laissé par le chef cuisinier Grégoire Curmer sur son instagram, après sa victoire sur le Terre des Dieux 2022. Il faut dire que le Haut-savoyard n’a pas ménagé sa peine, établissant un chrono exceptionnel. Malgré une chaleur étouffante, il l’emporte avec plus de 9 heures d’avance sur le temps mis par le vainqueur de la première édition, le Corse Jean-Baptiste Simonetti. Ce dernier avait rallié l’an dernier Calenzana à Zonza en 45h 22 minutes.

TERRE DES DIEUX CURMER RAVITO
Au ravito de Col de Verde, après 116km de course, Grégoire Curmer semble très serein. © Instagram Terre des Dieux / DR

Abandon de Jules-Henri Gabioud

Si une centaine de coureurs étaient au départ mercredi 20 juillet, tout le monde attendait un duel serré entre Grégoire Curmer et le Suisse Jules-Henri Gabioud. Le premier, a été révélé au grand public après sa victoire en 2019 à la Diagonale des Fous. Le second, spécialiste des ultras XXL, est notamment vainqueur du dernier Tor des Glaciers (450km). Hélas, la confrontation a tourné court. Le Suisse du team Scarpa a dû abandonner à la 2e base de vie du Terre des Dieux, après 13h de course.

Le cavalier seul de Grégoire Curmer

Seul en tête, l’athlète du team Compressport International comptait 1h30 d’avance sur le second à mi-course, à Vizzavona. Il l’emporte finalement en 35h52 minutes. Un chrono remarquable vu les conditions climatiques de ce mois de juillet. Il termine avec plus de 7 heures d’avance sur Renaud Rouanet, second. Ce dernier, vainqueur des 118km de l’UTCAM et 2e du grand Raid des Pyrénées 2021, bat également le meilleur chrono de la première édition du Terre des Dieux.

TERRE DES DIEUX CURMER : DR
Le “Dieu” Curmer à l’arrivée de la course. © instagram Grégoire Curmer / DR

Résultat Terre des Dieux : l’exploit de Sandrine Béranger

On connaissait le potentiel de l’Iséroise Sandrine Béranger, qui ces trois dernières années accumulait les Top 10. Comme par exemple sa 7e place à l’UTMB et sa 5e place au Grand Raid en 2019. Ou encore sa 3e place du 176 km de l’UT4M, et la seconde de l’Echappée Belle en 2021. Une course qu’elle avait déjà remporté en 2013 et 2017. Sandrine Béranger visait donc la plus haute marche du podium sur ce Terre des Dieux. Et elle l’a atteinte. De la plus belle des manières.

En effet, elle a survolé la course, terminant en 47h 09. Elle devance de près de 24 heures la seconde, Emma Thillens. Mais surtout, elle prend une fantastique 3e place au scratch, signant ainsi un exploit à la Courtney Dauwalter. « Il y a eu des moments durs, des petits coups de chaud », a-t-elle commenté. « Mais c’était vraiment merveilleux pour les yeux avec un petit plus pour les levers et couchers de soleil. »

TERRE DES DIEUX SANDRINE
Sandrine Béranger à l’arrivée, avec une superbe troisième place au général. © instagram Terre des Dieux / DR
TERRE DES DIEUX TOP 10
Le Top 10. © Livetrail

Les résultats complets sur Livetrail ici

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Parmi les 12 courses proposées par l’UT4M du 21 au 24 juillet, tous les regards seront tournés vers la plus prestigieuse d’entre elles, l’ultra faisant le tour des 4 massifs. En vedette dans la version Xtrem non-stop, Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, tentera de l’emporter. Dans la version Challenge en 4 étapes, Yoann Stuck, favori, devra batailler ferme face à la concurrence.

UT4M 2022 : plus de 3500 traileurs sur 12 courses

Événement phare du monde du trail autour de Grenoble, l’UT4M 2022 propose 12 formats différents sur des parcours allant de 20 à 172 kilomètres. Avec 4 massifs autour de Grenoble, Belledonne, Chartreuse, Taillefer et Vercors, la région propose des sentiers techniques, parfois aériens, toujours spectaculaires. Mais l’épreuve reine est bien sûr celle qui cumule la traversée des 4 massifs, la 160 Xtrem. Une course qui mérite bien son appellation d’Xtrem, puisque le parcours de plus de 173 kilomètres impose un dénivelé positif impressionnant de 11 510 mètres.

UT4M CARTE
Les 4 massifs de l’UT4M, en non-stop pour le 160 Xtrem, en 4 étapes pour la version 160 Challenge.

Casquette Verte mieux qu’en 2021 ?

Troisième de l’édition 2021, Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, prendra le départ avec l’étiquette de favori. Une pression pas forcément simple à gérer pour l’ultra-traileur parisien plutôt impulsif, capable de partir en live sur un coup de casquette. Après sa victoire à l’Ultra 01 il y a quelques semaines, il confiait d’ailleurs il y a peu sur les réseaux sociaux son ras-le-bol des avant-courses et son impatience d’être sur les sentiers.

UT4M CASQUETTE VERTE
L’attente, il n’aime pas. Avant l’UTMB 2021, Casquette Verte en mode “je ronge mon frein”… © Instagram Casquette Verte / DR

La complainte de l’ultra-traileur avant sa course

Extrait du post de Casquette Verte du 19 juillet 2022  : « Petit coup de fatigue mentale là ! Je suis quelqu’un d’assez stressé.. Et préparer mes affaires avant une course a toujours été un délicieux enfer livré aux caprices de mon impatience. Mais depuis 1- 2 ans, avec la répétition des courses qui s’enchaînent tous les quelques jours où quelques semaines, je tombe dans un léger raz-le-bol de la préparation des affaires et de la logistique. Défaire les valises, faire tourner les machines, bien ranger les différentes affaires, vérifier le matos obligatoire pour la prochaine, lister les affaires à prendre, étudier le profil, préparer les sacs de délestage en amont, préparer les bonnes chaussures, surveiller la météo, racheter la bonne quantité de consommable, couper le bord des gels, faire une traditionnelle photo d’avant course, gérer l’hôtel, le transport, plastifier deux profils, charger la trace dans la montre, ne pas oublier le cellophane, nettoyer les flasques, vérifier à nouveau le matos obligatoire, booker les timings pour les shootings, les interviews, imprimer les cartes de retrait de dossards, tester que les bâtons ne soit pas gripper, se faire un planning d’avant course, préparer les messages pour les proches, pour le suivi-live, tenter de dormir un maximum, prendre du malto, aller pisser, reprendre du malto, retourner pisser.. Gérer l’absence de l’appartement, vérifier le MP3, ne pas oublier de prendre un précieux chouchou, tenter de ne pas trop mal manger et de bien dormir, jeter un coup d’œil aux favoris, noter les dossards des copains, penser à bien récupérer la balise GPS élite… Et encore, là, on est vraiment sur ce qui me passe par la tête… Bref, parfois, vous l’avez compris, je suis fatigué de cette préparation nécessaire qui se répète. Et je n’ai qu’une envie : être déjà sur les sentiers pour ne plus avoir à penser à tout cela ! Ne pas se prendre la tête. Ne pas se prendre la tête. Et encore ne pas se prendre le tête. »

Qu’on se le dise, avec, dans les semaines qui viennent, l’UTMB, l’UTMJ et la Diagonale des Fous parmi les énormes rendez-vous qui l’attendent, Casquette verte n’a pas fini de râler…

Yoann Stuck en mode UT4M 160 Challenge

Parmi les 12 courses de l’UTMB, l’une des plus passionnantes à suivre sera certainement la 160 Challenge. En effet, le concept, original, promet un suspense durant 4 jours, puisque l’épreuve se déroule sur les 4 massifs, à raison d’un massif par jour, avec un classement temporaire évoluant au fil des jours. C’est sur ce format que l’on retrouve cette année Yoann Stuck, qui fait figure de favori. Mais l’opposition sera rude, puisqu’il sera confronté au redoutable Benjamin Polin, vainqueur entre autres de l’Ecotrail de Paris 2021, et au non moins redoutable Sylvain Court, toujours aussi performant sur tout type de parcours.

YOANN STUCK © wissemjaubert
Yoann Stuck aura fort à faire pendant 4 jours pour s’imposer. © wissemjaubert / instagram Yoann Stuck / DR

Sacré challenge chez les féminines

Si le suspense sera total chez les hommes, la 160 Challenge sera tout aussi passionnante à suivre chez les femmes. Ainsi, il faut s’attendre à une lutte intense entre Magali Mellon, 2e de l’Ultra-Trail du Haut-Giffre 2022, et Aline Coquard, 3e de la MaXi-Race d’Annecy cette année. Les deux athlètes devront se méfier de Pélagie Olivier, qui cumule depuis l’an dernier les places sur le podium, dont le 105km du Festival des Templiers (3e) ou, il y a un mois, la seconde place du Trail du Gypaète (57km).

POUR SUIVRE LE LIVE

Voir la présentation vidéo du format 160 Challenge

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