Dimanche 3 juillet a lieu la 5e édition du Trail des Bauges, au départ du Châtelard, en Savoie. Une épreuve conviviale, loin des grands événements et des raz-de-marée humains. Et un trail idéal pour parcourir un parc naturel peu fréquenté et renouer avec l’essence même de la course nature. Voici 3 bonnes raisons de courir le Trail des Bauges.

1/ L’occasion de découvrir le Massif des Bauges

Entre Annecy et Chambéry, le Massif des Bauges est un parc naturel régional à cheval entre la Savoie et la Haute-Savoie qui mérite le détour. En effet, il s’agit d’un massif montagneux calcaire offrant à la vue de belles parois, et culminant à plus de 2200m d’altitude. Il est délimité au nord-est par la chaîne des Aravis et le massif des Bornes, et au sud-ouest par le massif de la Chartreuse. Le cœur du massif, appelé Pays des Bauges, est façonné par l’élevage laitier traditionnel. De fait, il se présente comme un véritable écrin de verdure où le temps ralentit et où il fait bon vivre. Partout autour de vous, règnent les grandes prairies herbeuses et des vues superbes à 360° sur les pentes externes qui l’entourent. Le Châtelard, principal village des Bauges, niche dans une cluse traversée par la rivière Chéran. C’est ici que commencera votre périple dans le Massif des Bauges.

2/ Trail des Bauges, 3 distances pour un événement convivial

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© Trail des Bauges 2019 / DR

Ici, pas de sas de départ, de record à battre et d’embouteillages sur les passages étroits. L’événement, à taille humaine, rassemble des sportifs amoureux de la nature et désireux de partager, le temps d’une journée, leur passion de la course nature. Et l’organisation fait tout pour que ce moment soit le plus convivial possible. Outre la disponibilité des bénévoles, vous apprécierez les encouragements au son de cloches et des ravitos offrant des produits de la région à ne pas manquer. Dont, bien sûr, la fameuse et incontournable tome des Bauges.

Pour cette 5e édition, entre 700 et 800 participants sont attendus, répartis sur les 3 distances du jour, toutes au départ du Châtelard.
Le p’tit Chéran, un tracé de 10 km et 350m D+ pour une découverte accessible à tous.
Le Trail Sportif, un parcours de 21km et 1270m D+ pour avoir un bon aperçu du Massif des Bauges.
– Le Trail Expert, une boucle de 48km et 2750m D+ pour ceux qui ont envie de tutoyer les sommets et s’en mettre plein la vue – et les jambes.

L’organisation 100% bénévole mise en place par le Club de Ski de Fond Bauges Ski Nordique permet, grâce aux revenus générés par le trail, de financer des actions vers les jeunes du club (école sport nature et biathlon sur 4 saisons).

3 Initiez-vous au biathlon

Parce qu’il n’y a pas que le trail dans l’esprit des organisateurs, le Club de Ski de Fond Bauges Ski Nordique a prévu le coup. En effet, ce petit club d’environ 70 adhérents, qui compte depuis cette année de 2 sociétaires en équipe de France de Biathlon, Océane Michelon et Rémi Broutier, a pensé à tout. Ainsi, pour les spectateurs et les familles, une initiation au biathlon est prévue sur le village départ. Idéal pour découvrir ce sport pourvoyeur de médailles olympiques !

Pour en savoir plus sur le Trail des Bauges, c’est ici

Découvrez la vidéo de l’édition 2019

https://www.youtube.com/watch?v=MAEGYNaIIYI

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© Trail des Bauges 2019 / DR
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David Gonthier est un des meilleurs photographes dans l’univers du trail en France. Présent sur pratiquement toutes les courses importantes, il était bien sûr derrière son objectif pour l’édition 2022 du 42km du Marathon du Mont-Blanc. Diaporama de ses plus beaux clichés.

Sur le même sujet, lire aussi le résumé de la course et les réactions des vainqueurs

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    2 – Dans la monte vers Les Posettes, le Britannique Jonathan Albon mène le train, devant le Marocain Elhousine Elazzaoui, le Kenyan Robert Pkemboi et le Français Thibaut Baronian, qui termineront respectivement 4e, 6e et 5e à Chamonix.
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    9 – Vous avez dit épuisant ?
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    10 – 6e à Zegama, 5e à Chamonix, Thibaut Baronian, du Team Salomon, confirme course après course son statut d'athlète leader de l'armada française sur ce format marathon.
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    11 – Spécialiste du 30km, l'Espagnole Sara Alonso a confirmé sa superbe 3e place de Zegama en s'imposant assez largement à Chamonix. Une course parfaitement maîtrisée, malgré une chute à 4 km de l'arrivée.
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Plus que quelques heures pour réserver votre dossard pour l’une des courses du Restonica Trail 2022. L’épreuve, nouvellement labellisée UTMB, se tiendra du 7 au 9 juillet au départ de Corte, au centre de la Corse. L’occasion de vivre une aventure inoubliable dans des décors somptueux. Et de mettre vos pieds dans les traces d’Anne-Lise Rousset et son record féminin du GR20 établi il y a quelques semaines.

Et au milieu coule une rivière

Flashback, juillet 2019. Le jour se lève à peine et je viens d’avaler 1400m de D+ en 6 kilomètres ! Pour un début de course, difficile de faire plus hard que ce Restonica Trail. Les Corses ne plaisantent pas. Mais qu’est-ce que c’est beau ! Dans mon dos, Corte, quitté 2 heures plus tôt, s’éveille tranquillement, tandis qu’au loin la mer commence à scintiller aux premiers rayons du soleil. Comme tous les coureurs – enfin, marcheurs, vu le pourcentage de la pente -, je fouille le décor des yeux, à la recherche de l’arche du scandulaghju, une curiosité géologique à ne pas rater. Mais c’est plus tard, en longeant le Tavignanu, ce majestueux torrent de montagne, avec ses vasques d’eau couleur émeraude appelant la baignade, que je serai définitivement conquis. Une certaine idée du paradis.

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La terrible montée vers le col de Bocca Alla Porte, situé tout en haut, étroit passage entre 2 crêtes. © Patrick Guérinet

À l’assaut du col de Bocca Alla Porte, point culminant du GR20

Mais ce paradis, il faut en profiter ! Car 15 kilomètres plus loin, c’est une certaine idée de l’enfer que j’allais affronter. En effet, le tracé de ce 69km et 4000m D+ passe alors par la montée vers le col de Bocca Alla Porte, point culminant du GR20, à 2250m d’altitude. Une punition violente, brutale, quasi verticale, dans un univers minéral extrême. Adieu torrents, chevaux, vertes prairies, c’est soleil de feu, cailloux et gros rochers. Avec pour unique mantra « mettre un pied devant l’autre ». De toutes les épreuves que j’ai courues, je n’ai pas souvenir d’un passage aussi éprouvant. Mais une fois la brèche atteinte, de nouvelles merveilles m’attendent, avec en contrebas les lacs d’altitude de Capitellu et Melu, nichés dans leurs écrins de pierres. Je pourrais écrire des dizaines de lignes sur ce trail, tellement il m’a marqué – dans tous les sens du terme… Et si vous avez la chance de prendre le départ, il vous marquera certainement aussi. Alors n’hésitez pas.

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Depuis Bocca Alla Porte, point culminant du GR20, à 2250m, vue plongeante sur les lacs de Capitellu et, au fond, de Melu. © Patrick Guérinet

Des cailloux et des running stones

Les sentiers corses se distinguent par leurs cailloux et leurs pierriers, dans lesquels seules les traces de peinture blanche et rouge, signalétique du GR20, permettent de distinguer le chemin. Mais ici, d’autres cailloux attendent les participants. En effet, le Restonica Trail intègre cette année les UTMB World Series Events. Ce label est une belle récompense pour les organisateurs qui œuvrent, dans le respect de l’esprit montagnard et du développement durable, pour offrir des conditions de course de qualité tout en conservant une dimension humaine et la convivialité de ses bénévoles. Mais il est aussi une belle récompense pour les coureurs, qui pourront y acquérir les running stones, sésame pour accéder aux courses de l’UTMB tout en profitant de paysages exceptionnels et en dégustant les produits « nustrale ».

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© Restonica Trail / DR

Restonica Trail : 6 épreuves au choix

Si j’ai évoqué avec émotion mon expérience de la course de 69km, il y a bien d’autres options pour découvrir cette magnifique région de Corse. Ainsi, 6 épreuves sont proposées :
L’Ultra-Trail di Corsica (110km, 7200D+), départ le jeudi 7 juillet
Le relais Ultra-Trail di Corsica par équipe de 4, départ le jeudi 7 juillet
Le Restonica Trail (69 km, 4000D+), départ le samedi 9 juillet
Le Tavignanu Trail (33 km, 2500D+), départ le samedi 9 juillet
U Giru di Tumbonu (17km, 650D+), départ le vendredi 8 juillet
L’Andata, une marche de 6km organisée au profit d’Inseme (Association reconnue d’utilité publique qui soutient les personnes vivant en Corse et devant se rendre sur le continent pour raison médicale), le samedi 9 juillet

Il reste encore des dossards sur toutes les distances et les inscriptions sont ouvertes jusqu’à vendredi 1er juillet minuit. Forza !

Inscriptions sur le site du Restonica Trail : http://www.restonicatrail.fr/

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Ils étaient partis à la conquête de l’Ouest en mode découverte, ils auront tenu leur rang d’athlètes élite tricolores. Ludovic Pommeret, Vincent Viet et Camille Bruyas terminent tous les 3 dans le Top 10. Voici les résultats de la Western 100 édition 2022.

Adam Peterman, premier ultra, première victoire

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Adam Peterman peut exulter : il succède au roi Jim Walmsley au palmarès de cet ultra prestigieux. © Facebook Western States Endurance Run / DR

En l’absence du maître de la course, Jim Walmsley, triple vainqueur de la Western 100, détenteur du record de l’épreuve mais occupé à arpenter les montagnes de Chamonix pour préparer son UTMB, l’opportunité était trop belle. De nombreux Américains rêvaient en effet d’inscrire leur nom au palmarès du plus vieil ultra-trail des USA, qui en est à sa 49e édition. Mais rien ne présageait que le jeune athlète du team Hoka Adam Peterman, 26 ans seulement, soit le plus rapide d’entre eux. Pour sa première participation, l’Américain qui n’avait jamais couru un ultra s’impose largement devant son compatriote Hayden Hawks, mais à plus d’une heure du record de Maître Jim. Un autre Américain, Arlen Glick, se hisse sur la 3e marche du podium.

Podium masculin
Adam Peterman : 15:13:47
Hayden Hawks : 15:47:27
Arlen Glick : 15:56:15

Victoire de Ruth Croft chez les féminines

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Deuxième l’an dernier, Ruth Croft s’impose avec le 3e chrono féminin de l’histoire de l’épreuve. © Facebook Western States Endurance Run / DR

Elle ne court pas vraiment d’ultras depuis longtemps, mais elle les court bien ! Deux ans seulement après être passée du format court à l’ultra-long, la Néo-Zélandaise Ruth Croft, deuxième l’an dernier, s’est largement imposée cette année. Postée en tête dès le début de la course, elle termine 12e au scratch et réalise la 3e meilleure performance féminine sur la Western 100. Elle domine de plus de 24 minutes la Canadienne Ailsa MacDonald, auteure du 10e chrono le plus rapide de l’histoire de la Western 100. La première Américaine, Marianne Hogan, termine 3e de l’épreuve pour son premier 100 miles.

Podium féminin
Ruth Croft : 17:21:30
Ailsa MacDonald : 17:46:45
Marianne Hogan : 18:05:47

Les Français sur le devant de la scène

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7e, Vincent Viet s’est offert une sacrée conquête de l’Ouest américain. © DR

Ils y allaient pour découvrir le grand Ouest américain, ils n’ont pas été déçus du voyage. A ce jeu, Ludovic Pommeret s’est distingué, puisqu’il a même mené durant près de 50km en début de course. « J’ai pris mes responsabilités pour monter à mon allure », a déclaré le Français, surpris de la passivité des favoris américains. Rattrapé après 60 km de course dans les parties plus roulantes, le Savoyard de 46 ans prend la 6e place, juste devant Vincent Viet, 7e. Quant à l’Alsacien Sébastien Spehler, qui a accompagné Pommeret au début, a été contraint à l’abandon au 80e kilomètre. Pour la Française Camille Bruyas, la Western 100 était surtout l’occasion de partir à l’aventure, sa préparation n’ayant pas pu être celle espérée pour jouer devant. Elle termine 10e féminine, à plus de 2 heures de Ruth Croft.

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Avec des températures caniculaires, les gués étaient les meilleurs spots pour encourager les concurrents. © Facebook Western States Endurance Run / DR
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Cette nouvelle version du 42km du Marathon du Mont-Blanc, avec son arrivée au cœur de Chamonix, a tenu toutes ses promesses ! Les 3 premiers du classement masculin et les 3 premières du classement féminin analysent leur course.

Lire aussi : Le récit de course du Marathon du Mont-Blanc 2022

Jonathan ALBON (Grande-Bretagne), vainqueur du 42km du Marathon du Mont-Blanc

« J’aime le profil de cette course où l’on peut vraiment courir y compris à la montée. J’ai essayé de contrôler la course, de ne pas laisser mon mental trop calculer car j’avais quand même la pression. J’ai été un peu déconcentré car j’ai percuté un cameraman et suis tombé ! A part ça, j’ai essayé de garder mon rythme même si certains moments m’ont paru plus laborieux que d’autres, notamment à Vallorcine où j’avais les jambes dures. Dans ces moments, tu avances pas à pas en attendant de voir. Moi je n’aime pas les débuts de course, jusqu’à la moitié j’attends de voir à quel moment arrivera la fatigue. Sur la 2ème partie, je ne réfléchis plus, je suis “mort” et j’avance, je me relaxe et je laisse filer jusqu’à l’arrivée. Maintenant, pour récupérer j’ai besoin d’une bière, d’un gros burger et même d’un verre de vin français ! Je suis hyper heureux ! »

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© David Gonthier

Davide MAGNINI (Italie), 2ème, à deux doigts de l’abandon

« C’est sûrement l’une des courses les plus dures que j’ai vécues ! Moi qui ne suis pas un coureur de plat je suis parti vite et pour une fois ça allait vraiment bien. J’ai peut-être un peu trop forcé et je me suis mis à beaucoup souffrir sur la première montée dans la forêt du Tour, mais aussi dans les Posettes. Avec des douleurs d’estomac, des douleurs musculaires dans le dos et dans mes jambes. Je n’arrivais pas à suivre le rythme, je ne pouvais même plus courir, j’ai dû marcher. J’avais plus de 5mn de retard à Vallorcine et je me suis dit que j’allais abandonner… Je n’avais plus de jambes du tout. Puis j’ai pu enfin boire et progressivement c’est revenu, j’ai pu remettre du rythme et j’ai commencé à remonter dans le classement, ça m’a boosté. C’est sûr que j’aurai préféré une arrivée en haut à Plan Praz car cela correspond plus à mon physique mais c’est génial de finir au centre de Chamonix avec tout ce public. Je me sens un peu chez moi ici : je suis né dans le monde du trail à Chamonix en 2019 et le public m’a vraiment aidé à tout donner aujourd’hui. Finalement je suis très content de ce que j’ai pu faire avec cette deuxième place, synonyme également de la première place au classement général de la Golden Trail World Series. »

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© Gaetan Haugeard

Ruy UEDA (Japon), 3ème, l’inattendu

« Je suis venu pour la première fois à Chamonix en 2016, je connais donc un peu le terrain même si je vis près de Tokyo. Ma force c’est la montée et ma stratégie, c’était de faire MA course. Le début a été très rapide, j’ai essayé de garder mon rythme. Ensuite je me suis senti de mieux en mieux. A Vallorcine, je me suis dit que je pouvais faire dans le top 10 mais de là à faire un podium, c’est dingue ! »

Sara ALONSO (Espagne), 1ère féminine du 42km du Marathon du Mont-Blanc

« C’est la première fois que je gagne une épreuve de la Golden Trail World Series et je suis hyper heureuse ! J’avais annoncé que j’essaierai de suivre le rythme des filles sur la partie plate et d’accélérer ensuite… Ce n’était pas évident car j’étais seule devant avec la crainte de me faire rattraper. La dernière montée vers la Flégère m’a semblé interminable, je me suis dit que ça n’allait jamais finir ! Je me suis fait une petite frayeur en tombant à moins de 4km de l’arrivée mais au final je suis là et j’ai gagné pour ma première venue dans la vallée de Chamonix ! En arrivant, j’avais envie de monter partout, d’aller sur les chemins en montagne, j’ai trouvé cela si beau ! Mais évidemment je me suis concentrée sur la course et aujourd’hui j’avoue que pendant la course je n’ai pas trop eu le temps d’admirer le paysage ! Maintenant je vais profiter de l’ambiance de Chamonix et de cette finish line en plein centre ! »

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© David Gonthier

Caitlin FIELDER (Nouvelle-Zélande), 2ème féminine, convaincue par le parcours

« J’ai toujours eu des expériences positives ici à Chamonix donc j’espérais vraiment que cette fois encore ça allait être le cas, car j’adore courir ici. L’année dernière j’ai terminé 7ème mais avec une arrivée en haut à Plan Praz. Je me sens toujours bien en descente, alors le parcours de cette année me convient parfaitement. Je me suis sentie super bien les 20 premiers kilomètres, j’étais un peu inquiète d’être allée trop vite et puis j’ai arrêté de penser : j’ai suivi mon rythme en me disant que je verrais bien. Et voilà, je suis 2ème, c’est incroyable ! »

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© David Gonthier

Dani MORENO (USA), 3ème féminine, au courage

« Je ne suis pas déçue évidemment mais je pense que j’aurais pu faire mieux. Pas forcément gagner mais lors des premières accélérations des filles, je me suis dit c’est trop tôt pour moi et je me suis trop laissée distancer. Je pensais pouvoir remonter mais je n’ai pas réussi à revenir sur Caitlin et Sara. C’était génial d’avoir ma famille sur le parcours même si apparemment je les ai fait stresser ! Sur la fin ça a été une vraie bataille avec Anaïs. Les gens l’encourageaient, je me suis retournée et je ne pouvais pas la voir au début, puis les gens ont applaudi plus fort et j’ai pensé « oh ! mon dieu », parce que je sentais que je n’avais plus de vitesse, que je ne relançais plus. J’ai tout donné, j’y suis allée au courage ! »

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Après Zegama-Aizkorri, le 42km du Marathon du Mont-Blanc était la 2e des 6 épreuves des Golden Trail World Series 2022. Dans le SAS de départ, un nombre impressionnant d’athlètes élite ont livré une course palpitante. Avec, au final, la victoire de Jonathan Albon chez les hommes et Sara Alonso chez les femmes. Voici le résumé de la course et le résultat du 42km du Marathon du Mont-Blanc.

Un nouveau parcours, avec une arrivée au centre de Chamonix

C’était la grande nouveauté de cette année : le mythique 42 km du Mont-Blanc proposait un D+ de 2540m et une finish line au centre de Chamonix. Une bonne initiative pour pouvoir partager le spectacle avec le public. De fait, les records de l’épreuve, détenus par Stian Angermund-Vik (3h 18mn 8s) et Maude Mathys (3h 51m 4s) ne pouvaient être battus. De nouveaux temps de référence allaient donc être établis. Et nombreux étaient ceux qui s’alignaient au départ pour écrire cette nouvelle page de l’histoire du Marathon du Mont-Blanc. Pas moins de 2300 coureurs ont ainsi pris le départ de la course sous un soleil radieux, contrastant avec la tempête de vendredi ayant obligé l’organisation à annuler le 90km. Pour rappel, les 10 premiers hommes et 10 premières femmes de l’épreuve sont automatiquement sélectionnés pour participer aux finales des GTWS en octobre à Madère.

Découvrez le nouveau parcours du 42km du Marathon du Mont-Blanc

100 athlètes élite au départ

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Au départ du 42km, place du Triangle de l’Amitié, à Chamonix, les visages concentrés. On reconnaît Davide Magnini, Sara Alonso, Rémi Bonnet, Nadir Maguet, Thibaut Baronian… © DR

Il y avait du beau monde dans le sas élite au départ de ce Marathon du Mont-Blanc. Vainqueur en 2019 et 2e en 2021, Davide Magnini faisait figure de grand favori. Un statut conforté par sa prestation à Zegama, où il avait fait le show en tête pendant plus de 30km, rivalisant avec Kilian Jornet, avant de céder sur la fin. En l’absence du roi Kilian et de Stian Angermund-Vik, vainqueur en 2021, la concurrence s’annonçait cependant rude. En effet, au départ, on retrouvait le Marocain Elhousine Elazzaoui (4e à Zegama), le Kenyan Robert Pkemboi (5e), le Français Thibaut Baronian (6e), le Suisse Rémi Bonnet (6e ex-aequo) et l’Italien Nadir Maguet (8e). Chez les féminines, les 2 premières de Zegama, Nienke Brinckmann et Maude Mathys étant absentes, le dossard de favorite revenait à l’Espagnole Sara Alonso. Bien que peu habituée aux formats supérieurs à 30km, elle avait impressionné avec sa 3e place à Zegama. Autre favorite, la Française Anaïs Sabrié, qui s’était imposée la semaine dernière sur l’exigeante course de montagne de Neirivue-Moléon, en Suisse. Mais n’allait-elle pas payer ses efforts ?

Jonathan Albon tout en maîtrise

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Le podium hommes © Facebook Marathon Mont-Blanc / DR

S’il ne faisait pas partie de la short list des favoris, l’Anglais Jonathan Albon a démontré toute sa maîtrise de la course avec une stratégie parfaitement appliquée. Vainqueur de l’OCC en 2021, il connaît parfaitement les sentiers de la région de Chamonix. Mais il partait dans l’inconnu, ayant peu couru en ce début d’année 2022. L’athlète du team The North Face a pointé son dossard au 10e kilomètre de course pour rejoindre un trio de tête composé du Kenyan Robert Pkemoi Matayango, de l’Erythréen Mamu Shaku Petro et du Mexicain Juan Carlos Carera. Et il n’a plus quitté les premières places. Un temps revenu au contact, le Suisse Rémi Bonnet a dû abandonner un peu après la mi-course.

“La course commence à La Flégère”

Tous les spécialistes s’accordaient à dire que la course commencerait à La Flégère, à 10km de l’arrivée. Resterait alors un sentier en balcon assez rythmé suivi d’une longue descente vers Chamonix. La fraîcheur des athlètes y serait déterminante. Mais c’est un peu avant, dans la montée de la Trappe vers le ravitaillement de La Flégère, après 30km de course, que Jonathan Albon a porté son attaque. Il s’est irrémédiablement détaché pour ne plus être rejoint. Très à l’aide en descente, il a réussi à contenir le retour de Davide Magnini, auteur d’une spectaculaire remontée au classement dans les 10 derniers kilomètres. Le Japonais Ruy Ueda, auteur d’un beau finish en descente, monte sur la troisième marche du podium, juste devant Elhousine Elazzaoui, longtemps second mais qui a craqué sur la fin.

TOP 10 HOMMES © Livetrail
TOP 10 HOMMES © Livetrail

Les Français bien placés

En tête de l’armada française, Thibaut Baronian a justifié son statut de favori tricolore en terminant à une belle 5e place. Toujours positionné dans le Top 10, Thibaut a semblé un peu juste dans les montées pour pouvoir suivre le rythme des premiers, mais a su gérer sa course avec intelligence. Parmi les autres Français, on notera le très beau tir groupé des places 8 à 12 d’Anthony Felber, Antoine Charvolin, Adrien Michaud, Johann Baujard et Clovis Chaverot.

Après Zegama, Sara Alonso confirme

Le podium femmes © Facebook Marathon Mont-Blanc / DR
Ls 5 première féminines. De gauche à droite, Anaïs Sabrié, 4e, Caitlin Fielder, 2e, Sara Alonso, 1ère, Dani Moreno, 3e et Martela Vasinova, 5e © Facebook Marathon Mont-Blanc / DR

L’athlète espagnole avait quelque peu surpris avec sa 3e place à Zegama, et était très attendue à Chamonix. Elle a confirmé sa forme éclatante en s’imposant assez facilement, malgré une chute spectaculaire dans la dernière descente. Détachée à mi-course après avoir fait jeu égal avec Anaïs Sabrié durant la première partie du parcours, Sara Alonso s’impose devant la Néo-zélandaise de la team Salomon Caitlin Fielder. La troisième place revient à l’Américaine Dani Moreno, à peine quelques secondes devant Anaïs Sabrié, qui échoue de peu au pied du podium. Les Françaises Theres Lebœuf (8e) et Julie Roux (10e) gagnent également leur qualification pour les finales des GTWS en octobre prochain.

TOP 10 FEMMES © Livetrail
TOP 10 FEMMES © Livetrail
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Après l’annulation du 90km de l’édition 2022 du Marathon du Mont-Blanc, tous les regards étaient tournés vers les courses du samedi. Et les athlètes tricolores ont fait parler la poudre. Découvrez ici les résultats des différentes courses du Marathon du Mont-Blanc 2022. En attendant un spectaculaire 42km dimanche.

Un KV 100% tricolore

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Vincent Loustau remporte le KV du Mont-Blanc, après avoir terminé 3e du KV de Zegama. © Facebook Vincent Loustau / DR

Initialement prévu vendredi après-midi, le KV du Marathon du Mont-Blanc a été reporté au samedi matin en raison des conditions météo. Et la course a tenu toutes ses promesses. Au final, moins de 20 secondes séparent les 3 premiers, tous Français. C’est l’athlète béarnais du team Vibram Vincent Loustau qui l’emporte en 38mn 28s. Une superbe victoire après sa 3e place au KV de Zegama. Il termine 5 petites secondes devant l’athlète Dynafit Gédéon Pochat. Boris Orlhac, membre du Team Go Sport Auvergne, monte sur la 3e marche du podium. Chez les féminines, les favorites ont répondu présent. Jessica Pardin, athlète La Sportiva, s’impose en 45mn 22s (20e au scratch). Elise Poncet, du Team Sidas Matryx, prend la deuxième place en 46mn 17s. L’Américaine Grace Staberg se hisse sur la troisième marche du podium, en 47mn 24s.

2 Français aux 2 première places du 23km du Marathon du Mont-Blanc

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Le podium du 23 km. © Facebook Marathon du Mont-Blanc / DR

Sur le 23km, Quentin Meyleu, du Team Asics Trail, s’impose en 2h 08mn 19s. 6e des championnats de France de course en montagne, celui qui rêve d’une sélection pour les mondiaux en Thaïlande a réalisé la course parfaite. Il devance d’un peu moins d’une minute Maël Allaire, du Team Brooks Trail Runners (2h 09mn 16s). L’Espagnol Hernandez Teixidor Eduard, du team Brooks, longtemps en tête, termine finalement 3e en 2h 09mn 55s après s’être fait décrocher dans la montée vers La Flégère. Chez les féminines, c’est l’Espagnole Malen Osa Ansa du team Salomon, 39e au scratch, qui s’impose en 2h 33mn 59s. La Française Isabelle Lamy, du Team Masters Running 974 ACSP, qui a accompagné la gagnante jusqu’à mi-course, termine deuxième en 2h 39mn 13s. Elle devance assez largement une autre Espagnole, Fuertes Irene, du Team Brooks Trail Runners (2h 50mn 06s).

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Le podium féminin du 23 km. © Facebook Marathon du Mont-Blanc / DR

Triplé des Françaises sur le 10km

C’est le Sud-Africain du Team New Balance Llewellyn Groeneveld qui monte sur la première marche du podium de ce 10km, en 37mn 31s. Il devance assez nettement les Français Ludovic Bour (39mn 15s) et Jules Mongellaz (39mn 21s). Chez les féminines, la victoire revient à la Française Elsa Soulard, de l’Entente Angevine Athlétisme, 63e au scratch, en 46mn 43s. Elle s’impose devant 2 autres tricolores, Charlotte Dauchot (47mn 03s) et Justine Lanne (47mn 24s).

Pour les résultats complets de ces courses, c’est ici

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Programmé entre les 2 événements majeurs de la fin de saison, Les Templiers et la Sainté Lyon, l’Event Trail Royat offre un théâtre de jeu des plus variés. Avec, entre autres, la mythique ascension du Puy de Dôme. Profitez de l’ouverture des inscriptions pour réserver votre dossard pour le premier week-end de novembre.

Défiez-vous au pays des volcans

« L’ADN d’un traileur se révèle principalement dans sa ténacité, le dépassement de soi, le plaisir de défier les reliefs et les éléments », annoncent les organisateurs sur le site de l’épreuve. Et pour cause : à Royat, vous aurez rendez-vous avec les grands espaces du Parc des Volcans d’Auvergne, qui ne vous feront aucun cadeau mais sauront vous séduire. Vous traverserez différents sites emblématiques tels que la montée du Géant des Dômes et ses 1480m d’altitude par les 15 virages du Sentier des Muletiers, mais aussi des lieux majeurs de la région, bien connus des traileurs locaux.

EVENT TRAIL ROYAT PHOTO
© Event Trail Royat / DR

4 courses, 4 aventures différentes

La Verticale du Rocher V+, le samedi 5 novembre
Un dénivelé moyen de 15% et une pente maxi de 57% pour une distance de 1,7km et 430m D+. Pas de salut pour accéder au sommet, c’est droit dans la pente. « Une verticalité bestiale », comme on dit là-bas.

Le Royat Run Nocturne, le samedi 5 novembre
Une course de 9km et 450m D+ idéal pour découvrir un parcours 100% Royat dans la forêt domaniale de l’arboretum, avec le point culminant du Rocher du Salut. Les plus joueurs pourront tenter d’approcher (ou de battre?) la marque de Nicolas Fiessinger établie lors de sa victoire en octobre 2021, en 39mn.

L’Event Trail, le dimanche 6 novembre
La course phare du week-end, 35km et 1600m D+, en solo ou en duo. Vous aurez droit à l’ascension mythique du Puy de Dôme par les 15 virages des Muletiers et une vue à 360° sur les volcans. Le tracé se poursuivra sur des traces encore jamais empruntées de façon à rejoindre les sites emblématiques de Royat, Charade, le Rocher du Salut, Gravenoire et d’autres portions inédites, voire même uniques. Mais pour les découvrir, il faudra participer à la course…

Le Midle Event Trail, le dimanche 6 novembre
La nouveauté de cette édition 2022, une immersion totale sur les terres royadères sur un parcours de 20km et 900m D+. Entre la forêt de l’arboretum et la pouzzolane de Gravenoire, le tracé est composé d’une multitude de singles et de traces techniques proposant un juste équilibre en plaisir et difficultés. L’esprit de Royat à la portée de tous.

Pour plus d’informations et inscriptions, c’est ici.

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Ce week-end aura lieu le premier grand rendez-vous international de trail aux USA, avec la Western States Endurance Run 2022. Au départ de ce célèbre 100 miles, le plus vieil ultra-trail des États-Unis, des athlètes élite rêvant de succéder à Jim Walmsley, vainqueur des 3 dernières éditions et détenteur du record de l’épreuve. Dont quelques Français excités à l’idée de découvrir cette course mythique. Et qui espèrent bien y faire un résultat.

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La Western 100 est le plus vieil ultra-trail des États-Unis. La 49e édition s’annonce très ouverte, sans l’intouchable Jim Walmsley… © Western States / DR

La Western States Endurance Run, une course mythique

La Western States Endurance Run suit la partie médiane du célèbre Western States Trail. C’est un sentier de randonnée qui s’étend de Salt Lake City, dans l’Utah, à Sacramento, en Californie. La Western 100 est considérée comme l’une des épreuves de course à pied les plus dures des États-Unis. Le départ est donné à Olympic Valley, site des Jeux olympiques d’hiver de 1960. Le tracé monte immédiatement du fond de la vallée jusqu’au col Emigrant, puis suit les sentiers originaux utilisés par les mineurs d’or et d’argent des années 1850. Il s’achève à Auburn, une petite ville au cœur du pays historique de l’or en Californie, où est jugée l’arrivée. La majeure partie du sentier traverse un territoire sauvage, isolé et accidenté, accessible uniquement à pied, à cheval ou… en hélicoptère ! Cette année, la Western 100 intègre pour la première fois le calendrier des épreuves de l’UTMB World Series.

WESTERN 100_Profil
Le profil “en descente” caractéristique de la Western 100.

Western 100 2021, édition explosive

L’édition 2021 de la Western 100 a été l’une des courses féminines les plus compétitives jamais organisées. Et pour cause, 15 femmes ont été classées dans le Top 30 ! 7 des 10 premières femmes ayant brillé l’an dernier seront de nouveau présentes sur la ligne de départ. Côté masculin, Jim Walmsley a écrit sa légende en remportant en 2021 sa troisième victoire consécutive. Il avait déjà gagné en 2018 et en 2019, établissant alors le record de l’épreuve en 14h 9mn et 28s. Cette année, pour la 49e édition, le plateau élite sera relevé. De nombreux athlètes rêvent en effet de succéder au roi Jim, installé en France et se préparant pour l’UTMB Mont-Blanc. Ainsi, les 4 autres athlètes du Top 5 2021, tous américains, seront au départ. Il s’agit de Tyler Green, Drew Holmen, Cody Lind et Tim Tollefson. Jared Hazen, qui a réalisé le deuxième temps le plus rapide (14h 26mn) de l’histoire de la Western States en terminant deuxième derrière Walmsley en 2019, sera également dans le peloton cette année.

WESTERN 100 WALMSLEY
Jim Walmsley, roi de la Western 100 dont il a remporté les 3 dernières éditions, détient le record de l’épreuve depuis 2019. © DR

Camille Bruyas pour un podium ?

Pour sa première participation à la Western 100, Camille Bruyas, dossard 12, fait partie des favorites. Deuxième de l’UTMB 2021 derrière Courtney Dauwalter, elle s’est imposée ce début de saison sur les deux courses auxquelles elle a participé. Ces 2 courses, le Nivolet-Revard (52km) et l’Experience Impluvium de la Volvic Volcanic Experience (43km), faisaient partie de sa préparation pour la Western 100. Avec un Index UTMB de 781, elle sera confrontée à 4 sérieuses candidates toutes mieux classées qu’elle. Et ayant toutes déjà couru cette épreuve. La Néo-zélandaise Ruth Croft fait figure de femme à battre. Mais les Américaines Brittany Peterson, Katie Asmuth, Keely Henninger et l’expérimentée Kaci Lickteig, pour sa 8e participation, seront des adversaires de taille. Au côté de Camille Bruyas, il faudra suivre également la performance d’Anne-Lise Le Quéré, habituée des podiums sur des formats 80 km et gagnante du 45km de l’EcoTrail de Paris en mars dernier.

WESTERN 100 CAMILLE BRUYAS © Instagram Camille Bruyas : DR
© Instagram Camille Bruyas / DR

3 Français face à l’armada américaine

Côté masculin, les chances tricolores les plus sérieuses seront défendues par Ludovic Pommeret, Vincent Viet et Sébastien Spehler. Là encore, aucun de ces athlètes n’a jamais participé à cette épreuve. Ils découvriront donc tous le parcours que connaissent déjà leurs adversaires américains. Mais les Français ont les armes pour réussir. Ainsi Ludovic Pommeret, 4e de l’UTMB et vainqueur ex-aequo avec l’Italien Daniel Jung de la Diagonale des Fous 2021, est le mieux classé de tous. Vincent Viet, 17e de l’UTMB, vainqueur du 45km de l’EcoTrail de Paris et de la Trans Aubrac ce début d’année, arrive en grande forme. Quant à Sébastien Spehler, performant sur moyenne distance, vainqueur du 80km du Trail de Haute Provence en mai dernier, il se lance dans l’inconnu sur ce format longue distance.

Résultats dans quelques jours…

WESTERN 100 LUDOVIC POMMERET © instagram Ludovic Pommeret : DR
© Instagram Ludovic Pommeret / DR
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Seule épreuve française du calendrier de la Coupe du Monde de Course en Montagne 2022, la 35e Montée du Nid d’Aigle se déroulera le 16 juillet au départ de Saint-Gervais. Une Classique qui fascine autant qu’elle fait peur. Il reste encore quelques places pour aller côtoyer les meilleurs mondiaux de la discipline et tutoyer les aigles.

La course en montagne, la Formule 1 du trail

La course en montagne est une affaire de spécialistes. On distingue 3 disciplines : la montée sèche, la courte distance, dite Classique, entre 10 et 20km, et la longue distance, entre 20 et 45km. Point commun à toutes les disciplines : un rapport dénivelé/ distance important. Pour la 2e année consécutive, la Montée du Nid d’Aigle est une manche de la Coupe du Monde de Course en Montagne, qui compte seulement 5 épreuves classiques. Les 50 meilleurs coureurs internationaux s’y retrouveront, ainsi que 450 amateurs, tous sur la même ligne de départ.

MONTEE NID D'AIGLE COURSE
© DR

Montée du Nid d’Aigle : une Classique de 19,5 km pour 2000m D+

Respectant le principe des courses en montagne, la montée du Nid d’Aigle est une épreuve sans matériel obligatoire, mais avec interdiction d’utiliser des bâtons. Le parcours comporte 3 ravitaillements en alimentation et 4 ravitaillements en eau, afin que les coureurs puissent partir le plus léger possible, sans avoir à porter de sac. Le départ de cette 35e édition sera donné à 9h15 au Parc Thermal du Fayet, à 596m d’altitude. Inscrite dans le patrimoine de Saint-Gervais Mont-Blanc depuis 34 ans, cette montée, avec un parcours identique à ses débuts, propose un parcours sauvage amenant à la porte d’entrée de la voie d’accès au Mont-Blanc empruntée par les alpinistes. En effet, l’arrivée est jugée au célèbre Refuge du Nid d’Aigle, à 2394m d’altitude. La descente, avec le Tramway du Mont-Blanc à crémaillère, est un signe distinctif de cette course historique.

Pour découvrir le teaser vidéo de l’épreuve, c’est ici

MONTEE NID D'AIGLE PUPPI @ Justin Galant
En 2021, l’Italien Francesco Puppi avait terminé deuxième. Blessé, il ne pourra courir cette année. @ Justin Galant

La tradition des pionniers

« La Course du Nid d’Aigle, c’est une Classique. Une course de montagne qui ondulait à flanc du Mont-Blanc avant même que le mot Trail n’existe. Une épreuve qui n’est ni de l’ancienne, ni de la nouvelle, mais de l’éternelle école. La courir, c’est honorer la tradition des pionniers. Les vrais. Ceux du régime génépi-saucisson-Beaufort. Et remporter sa 33e édition, c’est une immense fierté. » Tels sont les mots prononcés par Baptiste Chassagne, vainqueur de l’édition 2019 de la Montée du Nid d’Aigle.

MONTEE NID D'AIGLE PLAN
Le parcours de la course, depuis Le Fayet jusqu’au Nid d’Aigle.

Des records à battre, des Français souvent placés

Comme dans toutes les courses de ce type, les meilleurs athlètes rêvent non seulement de victoire, mais également de record. Chez les féminines, c’est Isabelle Guillot qui détient la marque de référence, en 2h 06mn 06s. La Française a établi ce record en 2006. Il a failli être battu l’an dernier, la Kenyane Lucy Wambui Murigi ayant échoué à… 1 seconde seulement. Chez les hommes, c’est l’Italien Xavier Chevrier qui a marqué l’épreuve en 2021 en établissant un record en 1h 44mn 25s, devançant son compatriote Francesco Puppi d’un peu plus d’une minute. 5 Français s’étaient classés dans le Top 10, Julien Rancon, Rémi Lonchampt, Quentin Meyleu, Correntin Le Roy et Jérôme Blanc. Chez les femmes, les Françaises avaient fait un joli tir groupé, Christel Dewalle terminant 2e à 20 secondes de la Kenyane, Anaïs Sabrié 3e et Mathilde Sagnes 4e.

Plus d’infos et inscriptions ici

MONTEE NID D'AIGLE AFFICHE
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