Offrez-vous le nouveau numéro d’Esprit Trail et préparez-vous à rêver. En revivant l’exploit de Kilian Jornet dans les Alpes tout d’abord, avec un reportage complet sur son aventure Alpine Connections, et l’interview du « Patron » en personne en prime. En replongeant ensuitedans la course folle de Vincent Bouillard et de Katie Schide ensuite, qui ont illuminé cet UTMB millésime 2024. Puis en filant en Himalaya, sur les traces d’Asimina Inglezou, Miss Globe 2014, mais aussi en vous perdant sur les sentiers des plus belles courses de cet été, à La Plagne, en Ariège, à Courchevel, dans le Queyras… Sans oublier les conseils d’entraînement inspirés par notre maître à tous Ludo Pommeret, ceux pour votre santé, nos nombreux tests d’équipement et notre grand guide chaussures automne-hiver 2024. Vous voulez tout savoir ?Esprit Trail n°139, c’est maintenant !
Esprit Trail n°139 : 4 interviews exclusives
C’est le feuilleton qui a tenu tous les passionnés de trail en haleine à partir du 14 août : en combien de temps Kilian Jornet va-t-il réussir à gravir les 82 sommets de plus de 4000 mètres des Alpes, sachant que le précédent record était de 60 jours ? 19 jours plus tard, le « Patron » avait plié l’affaire. Il raconte.
Elle comptait près d’une heure d’avance sur le record féminin de l’UTMB détenu par Courtney Dauwalter à mi-course, et malgré un coup de mou sur la fin, elle a réussi à faire mieux que la « Présidente » et a remporter son 2ème titre à Chamonix. Katie Schide fait le débrief.
Elle ne pense qu’à bouffer du D+, et n’envisage même pas de courir sur des collines. Son dernier titre de gloire : meilleure descendeuse (« cascadeuse » sur la Skyrhune, comme tous les ans. Avec plus de 20 années de trail au compteur, Maud Combarieu a toujours le feu dans les jambes.
Il s’est établi au Kénya avec pour ambition d’aider les coureurs locaux à venir au trail, eux qui ne connaissaient jusque-là que la route. Et Julien Lyon semble bien parti pour y parvenir, à l’image des athlètes kényans qui performent actuellement sur les formats courts de la Golden Trail Series et les championnats du monde de course en montagne. Mais le chemin n’est pas simple. Il raconte.
Esprit Trail n°139 : le plus complet des magazines de trail
Dans ce nouveau numéro d’Esprit Trail, nous vous entraînons dans notre sillage à la découverte de toutes les nouveautés qui nous ont été données de voir ou de tester lors de la grand-messe de l’UTMB à Chamonix. Des avant-premières, des nouveautés étonnantes, des innovations pertinentes, on vous dit tout. Et, bien sûr, on n’oublie pas de vous donner des conseils pour continuer à arpenter les sentiers avec bonheur, à progresser dans votre pratique et à pendre soin de votre santé. Car l’important, c’est le plaisir…
Retrouvez Esprit Trail n°139 dès maintenant en kiosque !
En plus des Foulées de la Soie, course mythique par étapes organisée depuis 2016, et fort de son expérience dans les compétitions à l’étranger, Jean-Claude Le Cornec a mis sur pied avec le soutien d’Esprit Trail et de Jogging International une épreuve au cœur du plus grand site archéologique religieux du monde à Angkor, au Cambodge. Alors si vous cherchez une expérience de course à pied unique en son genre, mêlant histoire, nature et aventure, ne cherchez pas : c’est l’Ultra Trail Angkor, dont la 8ème édition aura lieu le 18 janvier 2025. Relevez le défi, explorez l’inconnu, et laissez-vous emporter par la magie de cette aventure épique au cœur de l’Empire Khmer.
Ultra Trail Angkor : au-delà d’une course, une immersion dans un autre monde
Bienvenue dans le monde envoûtant de l’Ultra Trail Angkor, une aventure de course à pied qui transcende les frontières géographiques pour devenir une expérience inoubliable. La précédente édition a vu la participation massive de 51 pays, un témoignage éloquent de la renommée internationale et de l’attrait grandissant de cet événement unique.
Imaginez-vous au lever du soleil, au pied de la majestueuse Terrasse des Éléphants, une esplanade d’apparat royal qui renferme l’histoire des événements célèbres de la cité d’Angkor, prêt à vous lancer dans une épopée qui mêle l’histoire millénaire à l’effort humain. Avec 1500 coureurs originaires du monde entier, vous vous retrouverez au cœur d’une véritable symphonie de cultures, de langues et de sourires partagés par des passionnés venus des quatre coins du globe.
L’Ultra Trail d’Angkor n’est pas seulement une course, c’est une immersion dans le patrimoine culturel du Cambodge. Les sentiers sinueux traversent des décors à couper le souffle, vous emmenant à travers des temples anciens, des rizières verdoyantes et des villages pittoresques où l’hospitalité khmère vous réchauffera le cœur. Chaque foulée devient un voyage à travers l’histoire, chaque ravitaillement une opportunité de découvrir la richesse des saveurs de la cuisine locale.
La diversité des pays représentés ajoute une magie particulière à cette expérience. Vous partagerez le sentier avec des coureurs du monde entier, échangeant des histoires, des conseils et des encouragements dans un langage universel de passion pour la course. L’Ultra Trail d’Angkor devient ainsi un véritable melting-pot d’énergie positive, où la compétition se mêle à la camaraderie pour créer des souvenirs impérissables.
Les défis physiques et mentaux de l’Ultra Trail d’Angkor sont récompensés par des moments de pure félicité. Chaque temple que vous traversez, chaque contact humain que vous établissez, chaque kilomètre que vous parcourez est une victoire personnelle et une célébration de l’esprit d’aventure qui réside en chacun de nous.
Relever le défi de l’Ultra Trail d’Angkor n’est pas seulement une course, c’est une aventure transcendante qui nourrit l’âme et élargit les horizons. Que vous soyez un coureur aguerri ou un amateur en quête de nouvelles expériences, cette course offre bien plus qu’une simple ligne d’arrivée : elle vous offre la chance de vous connecter avec une communauté mondiale de coureurs, de découvrir la magie du Cambodge et de repousser vos propres limites.
Ultra Trail Angkor : 6 distances de 8 à 100 km, et des séjours à la carte
Afin de rendre cette épreuve accessible à tous, l’organisation propose 6 distances dont le départ est donné le même jour, samedi 18 janvier 2025 : 8, 18, 32, 42, 64 et 100 km.
Le parcours du 100km, qui passe par des sites incontournables d’Angkor.
Bien entendu, vous n’allez pas faire plus de 10 heures d’avion dans le simple but de courir 8, ou même 18 kilomètres au Cambodge. C’est la raison pour laquelle la société SDPO, précurseur de l’association du sport et de la culture depuis bientôt 30 ans, vous propose différentes formules permettant d’allier tourisme en amont des épreuves et participation aux courses à des prix super compétitifs. De 3 jours à 10 jours sur place, une façon d’allier trail et découverte qui vous enrichira au plus haut point.
C’est la consternation dans la communauté de l’ultra-running mondial : l’Américaine Camille Herron, 42 ans, détentrice de plusieurs records du monde d’ultra en 2015 et 2019, et son entraîneur et mari, Conor Holt, ont été pris en flagrant délit de modifications de pages Wikipédia d’autres athlètes comme Kilian Jornet ou Courtney Dauwalter, supprimant certaines de leurs distinctions, pour enrichir sa propre page de ces mêmes distinctions. C’est le magazine Canadian Running qui vient de révéler l’histoire, que nous vous résumons ici. Ou quand l’ego passe en mode ultra.
Camille Herron, une ultra-runneuse au palmarès impressionnant
L’Américaine Camille Herron, connue pour ses multiples records sur piste et route (elle a notamment remporté le championnat du monde du 100km en 2015), est également une redoutable traileuse. Parmi ses performances les plus notables, elle a terminé 8ème de la Western States Endurance Run 2022, a remporté de nombreuses courses américaines comme le Black Canyon Ultras ou le JFK 50 Miles) et s’est imposée deux fois sur le Tarawera Ultra Marathon, en Nouvelle-Zélande, en 2017 et 2019. Plus récemment, en mars 2024, lors de l’ultra-marathon Further, Camille Herron avait établi 12 meilleures performances mondiales lors de ce seul événement.
Photo DR
Kilian Jornet et Courtney Dauwalter dans le viseur
Camille Herron et son entraîneur et mari Conor Holt se retrouvent aujourd’hui au centre d’une controverse sur Wikipédia qui prend une ampleur démesurée. L’origine du scandale : plusieurs modifications apportées aux pages Wikipédia des coureurs d’ultra-distance tels que Kilian Jornet et Courtney Dauwalter, dont ils ont minimisé, voire supprimé certaines distinctions, tout en ajoutant ces mêmes distinctions sur la page de Herron.
Ainsi, la phrase « largement considéré comme l’un des meilleurs coureurs de trail de tous les temps » a été supprimée des pages de Kilian Jornet et de Courtney Dauwalter, sous prétexte de « supprimer les fanfaronnades ». Cependant, sur la page de Camille Herron, a simultanément été ajouté une déclaration similaire, gratifiant l’athlète américaine comme « largement considérée comme l’une des plus grandes coureuses d’ultramarathon de tous les temps ».
Ces modifications, opérées depuis février 2024 sous le nom d’utilisateur « Rundbowie », sont été attribuées à l’e-mail de Herron et à l’adresse IP de Holt.
D’autres suppressions notables de contenu positif ont été effectuées sur les pages du champion du marathon de Boston 2018 Des Linden ou encore de la légende grecque de l’ultra-marathon Yiannis Kouros.
Révision anonyme du compte Wikipédia de Herron sur la page de Courtney Dauwalter le 28 février 2024, supprimant « largement considérée comme l’une des meilleures coureuses de trail au monde » et ses victoires au Hardrock 100, à l’UTMB et à la Western States 100 au cours de l’année 2023.
Camille Herron et Wikipédia, un problème récurrent
Le mode opératoire n’est hélas pas nouveau, puisque leur précédent compte Wikipédia, « Temporun73 », a été temporairement banni pour avoir violé les politiques de Wikipédia en matière de conflits d’intérêt, les intéressés ayant eux-mêmes apporté des modifications à la page de Herron. Ce n’est que quelques heures seulement après le bannissement de Temporun73, en février, que le nouveau compte sous le nom « Rundbowie » avait été créé et avait permis au couple de reprendre ses activités sur Wikipédia.
Le 22 mars, les administrateurs de Wikipédia avaient à ce titre déposé un rapport d’incident, concluant que Rundbowie était une continuation du compte Temporun73 banni. L’adresse e-mail trouvée liée à Temporun73 correspondait en effet à une ancienne adresse e-mail de Camille Herron qu’elle utilisait depuis 2007, alors qu’elle étudiait pour son master à l’université d’État de l’Oregon.
Quand Camille Herron soigne son ego sur Wikipédia
Depuis 2017, les comptes Temporun73 puis Rundbowie de Herron ont apporté plus de 300 contributions à des pages de Wikipédia. Plus de la moitié sont des enrichissements de la page de Camille Herron. Le compte Temporun73 a à ce titre été signalé de multiples fois par Wikipédia pour avoir apporté des modifications excessives à la page de Herron a des fins d’auto-promotion. À titre d’exemple, en janvier 2024, les administrateurs de Wikipédia ont émis un avertissement : « Utiliser des termes tels que « légendaire », « prestigieux » et « une ténacité d’acier » n’est pas le genre de ton neutre qui est autorisé dans les écrits. Wikipédia est une source de contenu factuel, pas une plateforme promotionnelle pour les athlètes. » Mais ce message, ainsi que les autres messages d’avertissement, ont systématiquement été supprimés par le compte de Herron, les qualifiant de « propos abusifs ».
Le 11 février 2024, 3 jours après que le compte Wikipédia précédent de Herron ait été banni pour conflit d’intérêts, un nouvel utilisateur, « Rundbowie », a modifié sa page, ajoutant des informations personnelles sur son enfance destinées à embellir son parcours.
Herron / Holt, un couple de perturbateurs nés
Cet incident permet de délier certaines langues. Ainsi, le président de la Global Organization of Multi-day Marathoners (GOMU), Trishul Cherns, précise : « En quarante-six ans d’ultra-marathon, je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi talentueux que Camille Herron, qui s’efforce de créer des divisions et de l’animosité au sein de la communauté de l’ultra-marathon. Malheureusement, l’histoire de Wikipédia fait partie d’un schéma d’interférence. Ce couple a l’habitude de tenter de perturber les athlètes, leur réputation, leurs courses et leurs performances en citant les règles de World Athletics qui ne s’appliquent pas à l’ultra-marathon et aux courses de plusieurs jours. J’ai été consterné par les critiques de Camille envers les athlètes qui remettent en cause « ses » records et par ses efforts pour les discréditer. Ce comportement antisportif est intimidant et mesquin et n’a pas sa place dans la communauté plus large de l’ultra-marathon. »
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/lulu-camille-herron2-2024.jpg6671000Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-09-24 17:52:002024-09-24 17:50:59Scandale chez les ultra-runners : Camille Herron, ou la folie de l’ultra ego
La 3ème édition de l’ULTRA SPIRIT organisé par Carline et François D’Haene vient de se terminer dans le Beaufortain. 3 jours d’aventure, de partage et d’émotions inoubliables, concoctés et servis « frais et aérés » par le vainqueur du Tor des Géants 2024 et son épouse.
ULTRA SPIRIT by D’Haene Family : un concept à part
La D’Haene Family, c’est Carline et François D’Haene. Omniprésents du matin au soir, du réveil au creux de la nuit, à 5 ou 6 endroits sur le parcours savamment étudé, en animation des ateliers… On aurait pu croire François émoussé par sa récente – et magnifique – victoire sur le Tor des Géants, eh bien non, le « Grand » est au top ! Pas une douleur, pas un bobo, mais plutôt un large sourire communicatif, et cette belle envie de partager avec chacun des 135 coureurs présents sur cette édition « parfaitement parfaite » !
Et si cette édition a été ébouriffante, ce n’est pas seulement du fait du vent frais omniprésent sur les trois jours ! Les 45 équipes de 3 coureurs se sont en effet engagées sur un tracé technique de 120 km et 8000 m de D+, avec pour chacun des trois jours un tronçon trail, et sur l’ensemble de l’aventure, 17 défis ateliers « décoiffants », dont les résultats ont été pris en compte dans le classement final. Grandes tyroliennes, course d’orientation, passages sur des poutres instables surplombant des rivières, évaluation « pifométrique » du poids d’une meule de Beaufort, ces épreuves originales n’ont pas manqué de divertir les compétiteurs.
Sur l’ULTRA SPIRIT, les derniers arrivent avec les premiers !
C’est une des formules magiques de l’ULTRA SPIRIT : 3 ou 4 raccourcis qui coupent le parcours en fonction des barrières horaires, et qui permettent à tous les concurrents de terminer quasiment ensemble chaque journée de trail, pour mieux partager les fins d’étapes. Par exemple, le premier jour, le tracé se déployait sur 45 km et 2800m de D+, dans du terrain technique. Avec les coupes, certains n’ont couru que 35 km et 2000m de D+. Une règle plébiscitée par tous, car grâce à ce système, pas plus de 30mn séparent l’ensemble des coureurs sur la ligne d’arrivée. Au final des 3 jours, les traileurs ont couru en moyenne 100 km pour 6000m de D+. Seuls 15% des inscrits ayant couvert la totalité du tracé.
Photo Damien Rosso
ULTRA SPIRIT et convivialité : une priorité
Pour le côté sportif de l’ULTRA SPIRIT, les classements prennent bien en compte ces coupes. Mais sur l’ULTRA SPIRIT, la hiérarchie des coureurs selon leur niveau de performance devient « secondaire ». Car c’est le partage et la convivialité qui sont les principaux mots d’ordre de cette épreuve pas comme les autres. Ainsi, chaque jour, une opportunité de rencontre est proposée sur le ravitaillement principal en milieu de course, ou une durée d’arrêt est imposée, qui offre à chaque coureur le temps d’échanger et de se restaurer de produits locaux du Beaufortain !
ULTRA SPIRIT : une aventure partagée soutenue par 110 bénévoles !
110 bénévoles sont à pied d’œuvre durant cette aventure, pour 135 coureurs. Et parmi ces bénévoles, certains ne passent pas inaperçus. On a ainsi pu apercevoir Jim Walmsley en chasuble bleu fluo guider les coureurs à une intersection, tout comme le champion local William Bon Mardion, ou bien Alice Bausseron. Et tout ce beau monde, 250 personnes en tout, bivouaquait ensemble à 1920 m d’altitude, avec comme fond de décor le lac de Roselend ! Magique !
Le bivouac. Photo Paul VIARD
ULTRA SPIRIT : une satisfaction contagieuse
Après ces 3 jours d’aventure, ce sont des gens heureux qui ont refermé cette parenthèse enchantée et repris le chemin de leur vie.
Carline D’Haene : « Vraiment un grand merci à tous, nous avons eu beaucoup de plaisirs à vivre ces trois jours avec vous, sur la course ou le bivouac. Des moments très forts qui resteront dans nos souvenirs. »
Serge, concepteur à Annecy : « Pourquoi je viens ? Parce qu’avec ses parcours différents et uniques, François nous ouvre à chaque édition de nouveaux horizons, et ce millésime est le plus beau ! »
Robin, enseignant à Bordeaux : « C’est formidable ! Tu pars sans savoir où tu vas, tu ne sais pas si tu as bifurqué, tu ne sais pas où tu en es, et de ce fait tu n’es pas stressé par le résultat. Le balisage est parfait, c’est génial, aucun regret ! »
Après les 3 étapes du Trail Napoléon en Corse en mai, du Grand Trail de Serre-Ponçon en juin et du Trail du Canigou dans les Pyrénées en août, la Skyrhune est venue clôturer le 22 septembre la saison de la Golden Trail National Series France. Au terme des 4 manches, Robin Juillaguet et Jade Rodriguez s’imposent, et prennent rendez-vous pour la Grande Finale des Golden Trail National Series à Locarno, du 17 au 20 octobre, où ils retrouveront les meilleurs des autres nations.
Golden Trail National Series France : Robin Juillaguet s’offre le titre à la Syrhune
Il n’était pas très bien engagé … Gêné par des pépins physiques en début d’année, Robin Juillaguet n’avait pas réussi à faire mieux qu’une 10ème place au Trail du Canigou pour sa rentrée. Mais le jeune coureur du team Salomon ne s’est pas démobilisé pour autant, et après une finale d’anthologie sur la Skyrhune, où il décroche la deuxième place, il remporte finalement la Golden Trail National Series France avec 185 points, devançant Laurent Razat (125 points acquis avec une 5ème place au Canigou et une 15ème place à la Skyrhune). Cyrian Silhol, unU23, 60ème de la Skyrhune, termine tout de même sur la troisième marche du podium grâce aux 100 points acquis lors de sa victoire au Canigou.
Robin Juillaguet au sommet de la Skyrhune. Photo David Gonthier
Golden Trail National Series France : Jade Rodriguez au bout du suspens
Avec chacune une victoire à leur actif avant la finale, Jade Rodriguez (gagnante du Trail du Canigou) et Axelle Bouvier (gagnante du Trail Napoléon) étaient à égalité de points et devaient se départager sur cette Skyrhune. Et la lutte fut intense, puisque les deux femmes se sont battues jusque dans les derniers mètres pour le titre. C’est finalement Jade Rodriguez qui l’emporte avec 6 secondes d’avance sur sa dauphine. Elle remporte donc la Golden Trail National Series France 2024. Axelle Bouvier termine 2ème, et Maïwen Mahén, une U23, 3ème.
Axelle Bouvier. Photo GTNS
Chez les moins de 23 ans, ce sont donc Cyrian Silhol et Maïwen Mahé qui remportent le titre et qui se qualifient pour la grande finale des GTNS qui aura lieu du 17 au 20 octobre à Ascona-Locarno en Suisse.
Grande finale GTNS de Locarno : une course par équipe
En plus de concourir en individuel sur cette finale (classement GTNS scratch et GTNS U23), les athlètes de la GTNS France participeront également au classement par équipe. Le temps du meilleur homme, celui de la meilleure femme, et ceux des deux U23 hommes et femmes de chaque GTNS seront cumulés afin de déterminer laquelle des GTNS est la meilleure. L’année dernière, la France n’avait pas réussi à se monter sur le podium à l’issue de la grande finale et c’était la GTNS Nordics qui l’avait emporté. Nos tricolores feront-ils mieux cette année ? Réponse le 20 octobre prochain.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/Robin-Juillaguet.-Photo-GTNS.jpeg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-09-24 05:00:002024-09-23 17:32:54Robin Juillaguet et Jade Rodriguez remportent la Golden Trail National Series France
Une semaine après leur victoire sur la Headlands 27K, le Marocain Elhousine Elazzaoui et la Kényane Joyce Njeru ont remporté un nouveau succès lors de la 8ème et dernière étape des Golden Trail Series sur la Mammoth 26K, en Californie. Ils signent ainsi leur 3ème victoire et prennent la tête du classement général, avec le maximum de points possible, avant la grande finale qui se déroulera à Locarno, en Suisse, du 17 au 20 octobreet qui promet un spectacle exceptionnel.
Mammoth 26K : Elhousine Elazzaoui de nouveau au sprint
Ils étaient 4 à se tirer la bourre pendant 26 km la semaine dernière sur la Headlands 27K, avant que tout éclate dans le dernier kilomètre et que la course ne se joue au sprint entre Elhousine Elazzaoui et Philemon Kiriago. Ce coup-ci, ils n’ont été que 3 à partir comme des fusées, Rémi Bonnet n’ayant pu suivre le rythme infernal. Même Philemon Kiriago, parti en mode missile dans une stratégie bien étudiée avec son compatriote, a dû jeter l’éponge et accepter de laisser filer les 2 leaders, qui ne se lâchaient pas d’une semelle. Tour à tour, Patrick Kipngeno et Elhousine Elazzaoui ont tenté de se défaire l’un de l’autre, mais sans y parvenir. Et c’est une nouvelle fois au sprint que la course s’est jouée, avec une nouvelle victoire du Marocain.
Philemon Kiriago et Patrick Kipngeno ont tout tenté pour décrocher Elhousine Elazzaoui, mais sans succès.
« J’ai essayé aujourd’hui, plusieurs fois, confiait Elhousine Elazzaouisur la ligne d’arrivée.Aujourd’hui j’avais envie d’essayer une nouvelle stratégie, donc j’ai attaqué plusieurs fois. Mais Patrick était très fort et il revenait à chaque fois. J’ai encore essayé dans la descente, mais il revenait encore. Mais finalement je gagne, donc je suis content. »
Patrick Kipngeno a donc dû s’incliner face au Marocain dans la dernière ligne droite. « Quand j’ai pris le départ, je me suis dit que je devais finir sur le podium, mais au kilomètre 7 j’ai vu que je pouvais pousser dans la montée pour prendre la tête. J’ai essayé de lâcher Elhousine et de mener jusqu’à l’arrivée, mais je n’ai pas gagné. Je suis quand même très content de cette deuxième position. »
Alors qu’il a pris la 3e place, Philemon Kiriago a cependant révélé une stratégie bien rodée entre lui et son coéquipier : « Je devais mener un rythme d’enfer sur le plat afin d’épuiser les autres pour que Patrick puisse ensuite relancer dans la montée. C’était le plan aujourd’hui, quitte à ce que je saute ensuite. Ça a presque marché mais il faudra qu’on pousse encore plus fort à la finale si on veut gagner ! »
Patrick Kipngeno, avec Elhousine Elazzaoui collé dans ses baskets.
Elle l’avait dit, elle ne voulait pas de finish au sprint ! Joyce Njeru a donc pris les commandes de la course dès le départ pour ensuite produire son effort dans la montée afin de créer un écart significatif avec ses poursuivantes. Un écart qui ne s’est jamais comblé par la suite. Elle s’impose avec plus de 2 minutes d’avance sur la Roumaine Madalina Florea, sa plus sérieuse rivale pour la finale. « Au tout début je n’avais pas vraiment de bonnes sensations, surtout avec l’altitude. Mais à partir du 2e kilomètre ça a commencé à revenir petit à petit et j’ai ensuite pu attaquer dans la montée et conserver la tête jusqu’à l’arrivée. Je suis vraiment contente de cette victoire et j’ai hâte d’être à la finale. »
Pour la troisième fois cette saison, Madalina Florea prend la deuxième place, tout comme sur la Headlands 27K ou au Marathon du Mont-Blanc. « Honnêtement, vu comment je me sentais avant le départ, je suis vraiment heureuse de cette deuxième place ! Mais c’est vrai que j’en ai un peu assez des 2e et 3e places ! Reste à voir si j’arrive à changer ça pour la finale ! »
L’Américaine Anna Gibson complète le podium : « J’ai essayé de ne pas trop forcer sur les premiers kilomètres. Je savais que l’altitude allait frapper plusieurs filles et je ne voulais pas être l’une de celles-là. J’ai donc trouvé mon rythme et j’ai commencé à pousser un peu plus quand on est arrivé sur la crête. J’ai réussi à revenir sur Rachel [Drake] ensuite et c’est vraiment dans les deux derniers kilomètres que j’ai réussi à la lâcher pour monter sur le podium. »
La saison régulière se termine et l’ensemble des athlètes vont désormais se tourner vers la Grande Finale qui se tiendra du 17 au 20 octobre à Ascona-Locarno en Suisse. Suite à la modification de règlement après l’annulation pour raisons météorologiques de la course qui devait avoir lieu en Pologne, seuls les 3 meilleurs résultats sont retenus pour le classement général. A ce petit jeu, Elhousine Elazzaoui, avec 3 victoires, pointe en tête chez les hommes. Il devance les 2 Kényans Patrick Kipngeno et Philemon Kiriago, et plus largement le Suisse Rémi Bonnet, 4ème, qui a désormais très peu de chances, sauf défaillance majeure des 3 concurrents qui le précèdent, de conserver son titre. Jamais le Marocain n’aura été aussi près de son rêve de remporter la Golden.
Chez les femmes, la Kényane Joyce Njeru arrivera également en Suisse avec un maximum de 600 points. Elle devance la Roumaine Madalina Florea et plus largement la Suissesse Maude Mathys. Sauf défaillance ou blessure, on voit difficilement comment la Kényane, au vu de ce qu’elle a montré sur ces deux dernières courses, pourrait être battue.
12,5 kilomètres, 750m D+ du côté du Mont Faron, avec vue mer. Non, le Trail du Mammouth, au départ de l’Hôpital Sainte-Anne, à Toulon, n’est pas une épreuve inhumaine, bien que son dénivelé soit plutôt gratiné pour la distance. Mais la performance sportive est ici anecdotique : il s’agit de solidarité et d’humanité, des valeurs qu’il faut coûte que coûte cultiver. Si vous êtes du côté de Toulon, n’hésitez pas à vous inscrire à cette 3ème édition.
Trail du Mammouth : une course caritative en mémoire du « Mammouth » Henri-Louis Dupré
Il est des événements qui nous touchent plus particulièrement, par le sens qu’ils ont, par les hommages qu’ils rendent, par les symboles qu’ils véhiculent, par les causes qu’ils défendent.
Chez Esprit Trail, nous ne connaissions pas Henri-Louis Dupré. Ce que nous en savons, c’est ce que les organisateurs de la manifestation nous en ont dit. De profession, il était médecin anesthésiste-réanimateur à l’Hôpital d’Instruction des Armées Sainte-Anne à Toulon.
Son surnom, il le devait à ce qu’il dégageait de force, incarnant le dépassement de soi et l’aspiration à l’aventure, qu’il vivait intensément en sportif et amoureux de la mer comme de la montagne.
Derrière ce « Mammouth », cette force tranquille, il était surtout le papa d’une petite fille, Mathilde, et le mari de Sophie. Il était un fils, il était un frère, et il était pour beaucoup un ami.
Le « Mammouth » s’est éteint en juin 2021, à l’âge de 34 ans, des suites d’un cancer fulgurant.
Le Trail du Mammouth est une course nature, 100 % caritative, organisée par l’association loi 1901 créée en sa mémoire.
La troisième édition aura lieu le dimanche 13 octobre 2024 à 9h30 au départ de l’hôpital Sainte-Anne de Toulon. En participant à cette course, non seulement vous honorerez sa mémoire, mais également celle de toutes les jeunes femmes et jeunes hommes qui, atteints d’un cancer, partent prématurément, et vous témoignerez à leurs familles de votre soutien. Tous les bénéfices sont reversés à la Ligue contre le cancer.
Louis-Henri Dupré. Photo DR
Trail du Mammouth : à l’assaut du Mont Faron
C’est sur l’un des parcours préférés du « Mammouth » que se déroule l’épreuve, qui en environ 12,5 km permet de rejoindre le mémorial du Mont Faron depuis l’hôpital Sainte-Anne de Toulon. Un profil ascendant sur les 5 premiers kilomètres (500m D+), puis tout en relances sur les 7,5km suivants, avec de très beaux points de vue sur la Méditerranée. Un ravitaillement est prévu à mi-parcours, au KM 6. Pour redescendre une fois la ligne d’arrivée franchie, vous disposerez d’une contremarque fournie dans votre sac finisher.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/Mana-Photographie-Trail-du-Mammouth-18.jpg8001200Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-09-22 05:00:002024-09-20 18:10:1613 octobre 2024 : 3ème édition du Trail en mémoire du « Mammouth » à Toulon !
L’émotion était grande et le public nombreux pour assister à la toute dernière édition de la Skyrhune, la « Zegama basque », comme l’appelle Blandine L’hirondel, victorieuse l’année dernière mais qui était absente cette année. Et ce sont deux favoris qui se sont imposésau terme d’une bagarre passionnante.
Sylvain Cachard intraitable
Sous un grand soleil, la bataille a été intense et c’est un des meilleurs grimpeurs français, Sylvain Cachard, qui s’est imposé après avoir pris l’ascendant dans la montée pour passer au sommet avec 2mn40 d’avance sur Robin Juillaguet et 3mn sur Maël Allaire. Sylvain Cachard, une nouvelle fous meilleur performeur français à Sierre-Zinal en août, a réussi à conserver son avance durant la descente hyper périlleuse et s’impose finalement en 1h56mn18s. Il devance Robin Juillaguet de 3mn20 et l’Espagnol Daniel Alonso de 4mn10. Maël Allaire termine finalement 5e.
Sara Alonso supersonique
Chez les femmes, la favorite Sara Alonso, détentrice du record espoir de l’épreuve, a livré une bataille féroce avec la Française Cécile Jarousseau, championne de France de course en montagne 2023. L’Espagnole, un temps derrière la Française, a réussi à passer en tête au sommet et garder son avance dans la descente pour finalement s’imposer en 2h13mn16s. Cécile Jarousseau (2h16mn48s) et l’Espagnole Malen Osa (2h20mn17s) complètent le podium. Les Françaises Emilie Bulle et Olivia Magnone font 4 et 5.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_0839.jpeg8711170Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2024-09-21 17:18:152024-09-21 17:52:59Sylvain Cachard et Sara Alonso s’offrent la dernière Skyrhune
Deux fois deuxième lors des deux dernières étapes de la Golden Trail Series, battu au sprint par Kilian Jornet à Sierre-Zinal en Suisse, puis au sprint encore par Elhousine Elazzaoui au Headlands 27K en Californie, Philemon Kiriago espère fortement remporter une victoire sur la GTWS avant la fin de la saison. Et si le Kenyan n’y arrive pas le 22 septembre au Mammoth 26K, il promet de le faire lors de la grande finale en Suisse en octobre.
Philemon, lors des 2 dernières courses, 2 finishs au sprint et 2 deuxièmes places à 2 secondes des vainqueurs… Tu ne veux vraiment pas gagner cette saison ?
Philemon Kiriago : Pour être honnête, je suis très fier de ces podiums parce que j’ai été blessé lors de la première étape au Japon et ça m’a pris énormément de temps pour retrouver mon niveau. Maintenant, je sens que la forme revient et j’ai même espoir de pouvoir remporter la finale. Je suis juste content des deux derniers résultats parce que cela prouve que je suis à deux doigts de remporter les meilleures courses et ces résultats m’ont surtout permis de me qualifier pour la finale.
Peux-tu nous expliquer ce qu’il s’est exactement passé sur ces deux dernières courses ?
Philemon Kiriago : À Sierre-Zinal, je ne visais même pas le podium… Je revenais de blessure, je n’avais pas fait une bonne montée, donc je pensais que c’était mort. Puis, au kilomètre 12, mon corps s’est mis à bien répondre et j’ai pu pousser à des allures de 3’/km. Au 20ème kilomètre j’ai vu Patrick et Rémi et l’allure n’était pas si élevée. Je me suis dit que j’allais les tester et j’ai finalement pu m’échapper. Puis j’ai vu Kilian à 1,5 kilomètre de l’arrivée. Mais je ne suis définitivement pas assez bon en descente et il a gagné.
À Headlands, mon plan était de finir dans le Top 5. J’ai pensé suivre Rémi dans la montée mais les jambes répondaient très bien, mieux que les siennes je pense. Donc, dès le kilomètre 2 j’ai voulu mener le groupe. Puis à 800 mètres de l’arrivée, on a creusé un gap avec Elhousine et il a ensuite lancé le sprint. Je n’ai pas réussi à le suivre mais j’accepte ça, il était juste trop fort.
Philemon Kiriago à l’arrivée de Sierre-Zinal, devancé d’à peine 2 secondes par Kilian Jornet après une dernière descente incroyable. Photo The Adventure Bakery
Tu dis que tu veux gagner la finale… C’est la première fois qu’on entend Philemon Kiriago dire qu’il veut gagner une course !
Philemon Kiriago : Je n’ai encore rien gagné cette année, alors c’est dur de dire que je suis plus rapide que les autres, que je veux gagner. Mon entorse m’a détruit en début de saison mais je suis content de pouvoir remonter sur le podium. Maintenant, je veux gagner une course. Si ce n’est pas celle de ce week-end, alors oui, je veux gagner la finale !
Et ce week-end, si à 500 mètres de l’arrivée tu te retrouves à nouveau côte à côte avec un autre coureur, penses-tu pouvoir gagner le sprint ?
Philemon Kiriago : Je ne pense pas que Rémi Bonnet et Patrick Kipngeno pourront nous suivre ! Je ne compte que sur Elhousine Elazzaoui. Il est très fort et je sais qu’il me faudra une autre stratégie pour le battre. Elhousine est comme un coureur éthiopien, il ne veut jamais mener la course, il reste toujours derrière. Mais si j’attends le sprint, je pense qu’il sera trop fort pour moi. Il faut donc que j’essaie de le lâcher avant.
Photo The Adventure Bakery 2
Est-ce que l’altitude t’affecte ici ?
Philemon Kiriago : Non, ce n’est pas quelque chose qui me dérange. J’ai l’habitude de courir en altitude. Au Kenya, je m’entraîne entre 2 200 et 2 700 mètres. Depuis qu’on est ici, on fait entre 10 et 15 kilomètres par jour en altitude, donc je ne pense pas que ça sera un problème.
Tu es aujourd’hui 3ème du classement général provisoire derrière Elhousine et Patrick Kipngeno. Penses-tu que la victoire au général de la Golden Trail Series est possible pour toi ?
Philemon Kiriago : J’ai fait les calculs et je sais que pour l’instant il me manque beaucoup de points pour jouer la victoire au général. Maintenant, si je fais un bon résultat dimanche, j’ai toutes mes chances pour le podium. Pour la victoire, on verra comment se passe la finale, mais j’accepterai le résultat quoi qu’il en soit.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/Photo-SODSTUDIOS-Headlands.jpg8001200La Rédactionhttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngLa Rédaction2024-09-21 05:00:002024-09-20 16:03:05Philemon Kiriago : 2 fois 2ème et battu de justesse au sprint, il veut gagner la finale de la Golden Trail Series !
Après avoir décroché sa deuxième victoire de la saison sur la Golden Trail Series à Mill Valley sur le Headlands 27K, Joyce Njeru vise maintenant une troisième victoire à Mammoth le samedi 21 septembre, ce qui lui permettrait d’arriver en solide leader de la Golden Trail Series à la finale en Suisse en octobre. Mickael Mussard l’a interviewé quelques heures avant le grand rendez-vous…
Joyce, la semaine dernière à San Francisco, tu as remporté ta deuxième victoire de l’année sur la Golden Trail World Series, après celle en Chine sur le Four Sisters. Que représente ce deuxième succès pour toi ?
Joyce Njeru : Mon objectif avant la course était de terminer 3ème. J’ai vu que plusieurs filles qui étaient en haut du classement ne venaient pas aux États-Unis et je me suis dit qu’il fallait que je fasse un bon résultat pour remonter dans le classement. Mais je ne m’attendais réellement pas à remporter la course. Il y avait des filles très fortes capables d’aller très vite sur ce genre de parcours, comme Madalina Florea par exemple. Je suis super contente de comment s’est déroulée la course parce qu’on l’a faite ensemble et c’était une très bonne chose pour moi qu’on puisse s’affronter comme ça jusqu’au bout.
Joyce Njeru lors de sa première victoire de la saison, en Chine. Photo Colin Olivero_GTWS_China
Avec ce résultat, te voilà donc en tête de la Golden Trail Series pour ta première année complète sur le circuit. T’attendais-tu à un tel résultat ?
Joyce Njeru : Non, je ne m’y attendais pas du tout. Pour moi, l’objectif était de venir sur cette Series car elle est très relevée et de voir ce que j’étais capable de faire. Je voulais devenir une meilleure version de moi-même en affrontant toutes ces athlètes. Ces deux victoires me donnent maintenant de bonnes ondes et une motivation supplémentaire pour continuer jusqu’au bout.
À quelques heures de la dernière étape à Mammoth, dirais-tu que ce parcours ressemble à celui de la semaine dernière ?
Joyce Njeru : Non, pas vraiment ! Déjà, il y a l’altitude qui redistribue toutes les cartes. Mais le parcours lui-même est différent avec des montées plus raides et plus longues, et une descente plus raide et plus longue. Je pense donc que ça ira beaucoup moins vite que la semaine dernière. Après, je ne sais pas si c’est vraiment une course que je peux remporter, parce que je pense que des coureuses plus complètes comme Miao Yao, Judith Wyder ou Madalina Florea ont toutes leurs chances ici. Mais je vais bien évidemment donner le meilleur de moi-même, je vais courir vite et essayer d’avoir une bonne stratégie.
Et qu’est-ce que c’est, une bonne stratégie, à Mammoth ?
Joyce Njeru : Je pense que tu ne peux pas perdre trop de temps dans la montée, mais dans le même temps, si tu donnes tout dans la montée, tu ne vas plus pouvoir pousser dans la descente. Donc je vais essayer d’adapter la bonne allure, qui me permettra de conserver un niveau d’engagement moyen mais suffisant pour me battre pour la victoire.
Est-ce que l’altitude est un facteur dérangeant pour toi ?
Joyce Njeru : Elle joue un rôle important, c’est certain. Mais, j’ai l’habitude puisque je m’entraîne à ces altitudes chez moi, donc ça ne sera pas trop un problème pour moi.
Qui sera ta principale rivale dimanche ?
Joyce Njeru : Madalina Florea, à n’en pas douter. Elle a montré qu’elle était très forte et j’espère vraiment qu’on ne terminera pas au sprint sur cette course.
Si la course se passe bien dimanche, quel sera ton objectif lors de la finale ?
Joyce Njeru : Maintenant, tout a changé aussi bien physiquement que mentalement pour moi. Je sais que j’ai fait tout ça pour m’améliorer, me développer personnellement, mais maintenant que j’ai de bons résultats et que je sais que je peux gagner, je vais bien évidemment tenter de remporter la finale et la Golden Trail Series !
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2024/09/Photo-Rising.Story-Mathis-Decroux_Headlands27k.jpg9601200La Rédactionhttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngLa Rédaction2024-09-20 18:27:002024-09-20 15:51:34Golden Trail Series : la passe de 3 pour la Kényane Joyce Njeru ?