Ce n’est pas un mystère, les descentes sont les sections de parcours qui mettent le plus à mal les muscles. Premiers sollicités, les ischios-jambiers, groupe de 3 muscles situés à l’arrière de la cuisse, antagonistes des quadriceps, font quasiment tout le boulot. Aussi, il est impératif de bien les renforcer pour améliorer la stabilité et prévenir les blessures, ainsi que pour éviter de souffrir dès que le terrain redevient plat ou que le sentier remonte. Si les travailler par des exercices de renforcement musculaire spécifiques à faire en salle ou chez soi est une option, intégrer des exercices spécifiques pour les renforcer lors de vos séances, tout en courant, est tout aussi intéressant. Et plus ludique !

Voici donc 8 exercices simples et efficaces à intégrer lors de vos séances de course à pied pour renforcer vos ischios et améliorer votre technique de course en descente. Pensez toujours à effectuer 10 à 15 minutes d’échauffement avant de débuter les exercices. N’oubliez pas non plus d’inclure des phases de récupération après chaque exercice pour éviter une fatigue excessive. Ne négligez pas non plus le renforcement articulaire, afin d’éviter les blessures.

Exercice de renforcement des ischios en courant N°1 : Les foulées contrôlées

Description : Lors de la descente, concentrez-vous sur des foulées plus courtes et plus contrôlées que celles que vous feriez normalement. Évitez de trop allonger vos pas, ce qui peut générer un impact excessif sur les genoux et les ischio-jambiers.
Conseils : Gardez le dos droit et utilisez les bras pour vous équilibrer.

Lire aussi : 5 exercices de Kilian Jornet pour mieux descendre en course

Exercice de renforcement des ischios en courant N°2 : Les descente en talons-fesses

Description : En courant en descente, essayez de tirer vos talons vers vos fesses à chaque foulée, tout en maintenant le contrôle. Cela engage les ischio-jambiers tout en ralentissant votre vitesse.
Conseils : Maintenez une cadence régulière et une bonne posture.

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Exercice de renforcement des ischios en courant N°3 : Les montées de genoux en descente

Description : Pendant que vous descendez, essayez d’élever vos genoux de manière contrôlée. Cela fera travailler les ischio-jambiers en engageant la chaîne postérieure.
Conseils : Gardez une posture droite et utilisez vos bras pour vous aider à maintenir l’équilibre.

Exercice de renforcement des ischios en courant N°4 : Les sauts en descente

Description : Choisissez une pente douce et faites des petits sauts (jump squats) lors de la descente. Cela aide à renforcer les ischio-jambiers tout en améliorant la puissance musculaire.
Conseils : Assurez-vous de bien atterrir sur la plante des pieds pour amortir l’impact.

KILIAN JORNET Photo NNormal
Photo NNormal

Exercice de renforcement des ischios en courant N°5 : Les pas chassés en descente

Description : Effectuez des pas chassés (latéraux) pendant que vous descendez. Cela permet de solliciter les ischio-jambiers ainsi que les muscles stabilisateurs.
Conseils : Restez concentré sur la forme et la technique pour éviter les blessures.

Exercice de renforcement des ischios en courant N°6 : Les sprints en descente

Description : Choisissez une section de la descente et faites un sprint rapide tout en contrôlant votre foulée. Cela mettra à l’épreuve les ischio-jambiers en raison de l’accélération et du freinage.
Conseils : Concentrez-vous sur l’atterrissage doux et la gestion de l’impact.

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Exercice de renforcement des ischios en courant N°7 : Les descentes en pliométrie

Description : Choisissez une pente modérée et essayez de faire des petits sauts ou des foulées rapides, en mettant l’accent sur l’atterrissage contrôlé. Cela engage fortement les ischio-jambiers.
Conseils : Prenez soin de bien poser les pieds pour éviter les chocs excessifs.

Exercice de renforcement des ischios en courant N°8 : Le freinage

Description : En descendant, ralentissez progressivement en fléchissant les genoux et en utilisant les ischio-jambiers pour contrôler votre vitesse. Cela peut être fait sur des sections plus douces.
Conseils : Concentrez-vous sur la technique et la posture pour éviter les blessures.

Photo Jose Miguel Munoze
Photo Jose Miguel Munoze / Scarpa
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Si le renforcement musculaire est un passage obligé pour performer en trail, aller à la salle ou déblayer un coin de son salon pour faire des squats, des fentes et autres exos de renfo n’est pas forcément très réjouissant. Mais saviez-vous qu’il existe des exercices spécifiques pour vous faire travailler certains groupes de muscles lors de vos séances, tout en courant ? Courir et se muscler en même temps, le combo gagnant. Voici 7 exercices à intégrer lors de vos séances de course à pied en côte pour renforcer vos quadriceps, devenir un meilleur grimpeur et gagner en endurance. Pensez toujours à effectuer 10 à 15 minutes d’échauffement avant de débuter les exercices. N’oubliez pas non plus d’inclure des phases de récupération après chaque exercice, surtout après les sprints ou les montées plus intenses. Ne négligez pas non plus le renforcement articulaire, afin d’éviter les blessures.

Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°1 : Les montées de genoux

– Description : En courant en côte, élevez les genoux le plus haut possible à chaque foulée. Cela sollicite intensément les quadriceps ainsi que les fléchisseurs de la hanche.
– Conseils : Gardez un bon équilibre en utilisant les bras et essayez de maintenir une cadence rapide.

Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°2 : Les fentes en montée

– Description : Au lieu de courir normalement, effectuez des fentes en montant la côte. Avancez une jambe et fléchissez les genoux pour descendre en position de fente, puis remontez en poussant sur le talon de la jambe avant. Enchaînez en progressant.
– Conseils : Alternez les jambes et essayez de garder le buste droit pendant l’exercice.

Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°3 : Les côtes en skipping

– Description : En montant la côte, faites des « skips », c’est-à-dire levez les genoux à hauteur des hanches tout en avançant. Cela permet de travailler les quadriceps ainsi que la coordination.
– Conseils : Gardez un rythme régulier et essayez de maintenir une bonne posture.

Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°4 : Les sprints en côte

– Description : Choisissez une section de la côte et faites des sprints de 20 à 30 secondes. L’effort intense sollicitera fortement vos quadriceps.
– Conseils : Concentrez-vous sur une foulée puissante et utilisez vos bras pour vous aider à propulser votre corps.

Photo roastmedia_Scarpa
Photo roastmedia_Scarpa

Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°5 : Les pas chassés en montée

– Description : En montant la côte, réalisez des pas chassés (latéraux) au lieu de courir en ligne droite. Cela sollicite les muscles des jambes, y compris les quadriceps.
– Conseils : Prenez soin de bien ancrer vos pieds et de garder une bonne posture.

Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°6 : Les course en talons-fesses

– Description : En courant en côte, essayez de ramener vos talons vers vos fesses à chaque foulée. Cela nécessite une flexion accrue des genoux et sollicite les quadriceps.
– Conseils : Prenez un rythme modéré pour maintenir la forme.

Exercice de renforcement des quadriceps en courant N°7 : Les montées en cadence

– Description : Sur une portion de la côte, concentrez-vous sur une cadence de foulées rapide tout en gardant une amplitude de mouvement. Cela implique une action rapide des jambes et renforce les quadriceps.
– Conseils : Utilisez les bras pour aider à maintenir une cadence rapide.

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En remportant en août dernier pour la 10ème fois la course Sierre-Zinal au prix d’un finish étourdissant face à Philemon Kiriago, Kilian Jornet a prouvé à la planète trail qu’il était l’un des meilleurs descendeurs du monde. Et la descente, ce n’est pas qu’une question de force, mais aussi de pieds et de vision. Voici 5 exercices proposés par le “Patron” pour apprendre à mieux descendre en course

Les descentes selon Kilian Jornet

Précisons d’emblée les choses : quand Kilian Jornet parle d’exercices en descente, il parle de descentes techniques, lorsque la pente ou les obstacles sur le chemin nous obligent à ralentir et à bien choisir notre trajectoire. Ce sont selon lui les plus ludiques, car elles imposent de savoir « danser » avec les éléments. L’important n’est alors plus la force, mais la visualisation, la coordination et la position des pieds.

La règle générale dans ce type de descente technique est de chercher à voir le plus loin possible. Plus on anticipe, plus on peut aller vite. Mais pour cela, il faut être capable de mémoriser le terrain jusqu’à l’endroit où le regard va chercher. Ainsi, l’accent devra être mis sur l’alternance entre la visualisation de ce qui est près et de ce qui est loin, et ce de façon assez rapide.

KILIAN JORNET Photo NNormal
Photo NNormal

Descente : quelle pose de pied pour quelle surface ?

Selon le type de terrain que vous foulerez, vous poserez vos pieds et appliquerez le poids de votre corps de différentes manières.

En général, sur des surfaces dures et glissantes (glace, roche mouillée, gros rochers…), on essaiera d’appliquer une force verticale (pousser vers le bas, pas vers l’avant ni vers l’arrière) pour ne pas glisser et de faire des petites foulées courtes en mettant le moins de poids possible.

À l’inverse, sur un terrain meuble et glissant (boue, neige, éboulis…), on peut utiliser la glissade pour avancer plus vite, et dans les pentes raides les foulées peuvent être un peu plus longues, avec une pression pouvant varier de faible à forte selon l’endroit où l’on pose le pied.

Sur terrain dur, on posera plutôt le médio-pied ou l’avant du pied, tandis que sur terrain mou (herbe, boue, gravier…) on privilégiera une pose de l’arrière-pied.


Enfin, sur terrain accidenté, il s’agira de courir en étant le plus léger possible, en appliquant une pression douce (en fléchissant les genoux au contact) mais courte et pour ne pas laisser le temps à la couche dure de se modifier ou de bouger.

Lire aussi : Les 2 exercices préférés de Kilian Jornet pour progresser en montée

Kilian Jornet / NNormal
Photo NNormal

Exercice en descente 1 : La visualisation

Trouvez une pente raide et bien dégagée. Étudiez-la attentivement et cherchez à mémoriser les obstacles (rochers, virages, obstacles…). Réfléchissez ensuite aux endroits où vous voulez mettre les pieds, à la longueur de vos foulées et à la pression que vous souhaitez mettre sur le sol. Par exemple, une foulée courte jusqu’au premier rocher, un appui léger, puis un grand saut un peu à droite pour éviter cet autre rocher, puis un virage à gauche et des petites foulées rapides car c’est glissant, etc.

Faites la descente une première fois en regardant bien où vous mettez les pieds, pour vérifier votre hypothèse de trajectoire, puis remontez et refaites la descente sans regarder sous vos pieds. Plus vous répèterez, plus vous serez capable de descendre rapidement.

Répétez ensuite sans vous arrêter en haut de la descente pour réfléchir et regarder, mais en essayant de faire le processus d’analyse pendant votre course.

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Photo DR

Exercice en descente 2 : Fermez les yeux

Lors d’une descente que vous avez au préalable étudiée, fermez les yeux le temps de trois ou quatre foulées en essayant de visualiser ce qu’il y a sous vos pieds dans votre mémoire.

Exercice en descente 3 : Dansez dans la pente

En descendant, faites quelques 360°, dont un les bras le long du corps, tapez les mains sur le dos, bougez le haut du corps en dansant ou encore les jambes en faisant quelques sauts « Heidi ». Cela permet de travailler la position du corps dans l’espace et le relâchement du haut du corps.

Exercice en descente 4 : Suivez quelqu’un

Courir dans la foulée d’un autre coureur est un bon exercice pour améliorer la rapidité des réflexes en course. Soyez le plus près possible du coureur qui vous précède, à quelques centimètres seulement de ses pieds, pour avoir très peu de temps pour réagir et couper toute possibilité de visualisation et d’anticipation.

Exercice en descente 5 : À la frontale

Un dernier exercice intéressant pour travailler le « près-loin-près-loin » est de s’entraîner en descente de nuit, à la frontale. Choisissez une pente pas trop raide mais comportant quelques obstacles – racines, rochers – et descendez-la le plus rapidement possible. Pour bien faire, vous serez obligé de diriger le faisceau de la frontale à la fois au loin pour voir où vous allez et devant vos pieds pour éclairer les obstacles immédiats.

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Si intégrer des séances de côtes dans un programme d’entraînement est très utile, sans coach ou entraîneur, difficile de savoir comment varier cs séances pour travailler plusieurs aspects de la performance. Voici donc 5 séances de côtes variées et simples à exécuter pour cibler la force, l’endurance et la vitesse. Intégrez-les à votre programme d’entraînement, à raison de 2 séances par semaine, et vous allez voir la différence lors de vos prochaines courses.

Séance de côtes N°1 : les intervalles en côte

Objectif : améliorer la puissance et la vitesse en montée.
Précédez la séance d’un échauffement de 15-20 minutes de footing léger.

La séance
– Choisissez une côte de 200-300 mètres avec une pente modérée.
– Faites 6 à 8 répétitions en courant à une intensité élevée (80-90 % de votre effort maximum) en montée.
– Récupération : redescendez en marchant ou en trottinant et reposez-vous 1-2 minutes entre chaque répétition.
– Retour au calme : 10-15 minutes de footing léger.

Lire aussi : les 2 exercices préférés de Kilian Jornet pour progresser en montée

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Séance de côtes N°2 : les côtes longues et lentes

Objectif : développer l’endurance en montée.
Précédez la séance d’un échauffement de 15-20 minutes de footing léger.

La séance
– Trouvez une côte plus longue (500-800 mètres) avec une pente modérée.
– Courez en montée à un rythme soutenu, mais qui vous permet de parler (65-75 % de votre effort maximum).
– Faites 3 à 4 répétitions avec 3-5 minutes de récupération entre chaque montée (marchez ou trottinez en descente).
– Retour au calme : 10-15 minutes de footing léger.

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Séance de côtes N°3 : les côtes en pyramide

Objectif : Travailler la vitesse et la capacité à récupérer.
Précédez la séance d’un échauffement de 15-20 minutes de footing léger.


La séance
– Choisissez une côte de 200-400 mètres.
– Réalisez les répétitions suivantes :
– 1 montée rapide (90 % effort maximum) + descente en récupération
– 2 montées rapides + descente en récupération
– 3 montées rapides + descente en récupération
– Puis redescendez : 2 montées rapides + descente, 1 montée rapide.
– Retour au calme : 10-15 minutes de footing léger.

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Séance de côtes N°4 : les côtes avec fartlek

Objectif : Améliorer la vitesse et la capacité à changer de rythme.
Précédez la séance d’un échauffement de 15-20 minutes de footing léger.

La séance
– Trouvez un parcours avec plusieurs côtes (5-10 côtes de 100-300 mètres).
– Alternez entre des sprints en montée (80-90 % effort maximum) et des récupérations en descente ou sur le plat (65-75 % effort maximum).
– Par exemple : Sprinter en montée, récupérer en descente, puis trottiner sur le plat, puis répéter.
– Retour au calme : 10-15 minutes de footing léger.

Séance de côtes N°5 : l’endurance en côte

Objectif : Développer l’endurance en général et la capacité à courir sur une longue distance en montée.
Précédez la séance d’un échauffement de 15-20 minutes de footing léger.

La séance
– Choisissez une côte longue et faites une sortie de 60 minutes en maintenant un rythme soutenu (65-75 % effort maximum) en continuant à monter et à descendre.
– Alternez entre la montée et la descente sans s’arrêter.
– L’objectif est de maintenir un effort constant tout en gérant votre rythme.
– Retour au calme : 10-15 minutes de footing léger.

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    Non, si le Catalan Kilian Jornet et la Suédoise Emelie Forsberg se sont installés en Norvège en 2017, ce n’est pas pour appliquer cette méthode d’entraînement, dont ils connaissaient certainement déjà les bienfaits. Popularisée par des athlètes norvégiens de ski de fond et de biathlon, cette méthode est une approche scientifique de l’entraînement qui repose sur plusieurs principes clés qui favorisent l’endurance, la puissance et la performance globale. Son concept est de mettre l’accent sur l’alternance entre des périodes d’effort intense et de récupération active. Un programme qui peut tout à fait s’adapter au trail. En voici les principaux axes, mais aussi les limites, ainsi qu’un plan d’entraînement de 4 semaines inspiré de la méthode norvégienne. À vous la Norvège !

    L’alternance d’intensités, base de la méthode norvégienne

    La méthode norvégienne se concentre sur l’alternance entre des périodes d’effort intense (environ 85-90% de la fréquence cardiaque maximale) et des périodes de récupération active (environ 60-70% de la FCM), avec un respect précis des fenêtres d’intensité via le suivi de la fréquence cardiaque. Cette approche permet de maximiser l’adaptation physiologique tout en minimisant le risque de surentraînement. Ainsi, les séances d’intervalles sont structurées pour inclure des segments de haute intensité de 4 à 8 minutes, suivis de périodes de récupération plus longues à allure plus lente. Cela implique de travailler sur des terrains variés, de simuler des courses et d’intégrer des montées et des descentes techniques à haute intensité, ainsi que des sprints sur le plat. Cela peut être adapté au vélo, ou à d’autres activités d’endurance telles que le ski de fond.

    Méthode norvégienne et volume d’entraînement

    Une grande partie de l’entraînement est réalisée à une intensité faible à modérée. Ainsi, environ 80% du volume total d’entraînement doit être effectué à une intensité inférieure à 75% de la FCM. Cela favorise l’endurance aérobie, la récupération et le développement de la base aérobie. Comme pour tout programme d’entraînement, n’oubliez pas que le volume doit être augmenté progressivement pour éviter les blessures et permettre au corps de s’adapter aux charges de travail.

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    Photo Cimalp / Nicolas Acloque

    Méthode norvégienne et récupération active

    C’est un des points les plus importants de cette méthode : les périodes de récupération active entre les efforts intenses sont essentielles, parce que ce sont elles qui vont permettre aux muscles de récupérer et de se préparer pour les prochains intervalles. Cela peut inclure des périodes de course légère ou de marche. Prévoyez des sorties de récupération à allure lente sur des terrains plus faciles pour favoriser la récupération sans trop solliciter le corps. Il est également important d’être à l’écoute de son corps et d’apprendre à reconnaître les signes de fatigue pour ajuster l’intensité en conséquence.

    L’importance du mental et la stratégie dans la méthode norvégienne

    Cette méthode, qui implique des efforts intenses, nécessite une importante capacité de résilience mentale et impose de savoir bien gérer les efforts, particulièrement lors des compétitions. Cela suppose donc d’être capable de développer des stratégies pour gérer la douleur et la fatigue. Il est alors important de définir des objectifs clairs, précis et mesurables, tant à court qu’à long terme, pour intégrer mentalement la progression sans risquer de se démotiver. Cette définition précise d’objectifs mesurables permet également une approche flexible, avec un suivi des performances, une évaluation et un ajustement du plan d’entraînement en fonction des résultats.

    Les limites de la méthode norvégienne

    Bien que la méthode norvégienne d’entraînement ait fait ses preuves et ait été adoptée par de nombreux athlètes, elle présente certaines limites qui peuvent varier en fonction des individus et des contextes. La méthode impliquant de nombreuses séances à haute intensité, cela peut en premier lieu augmenter le risque de surentraînement et de blessures si les périodes de récupération ne sont pas respectées. De plus, il existe un risque de sous-estimer l’effet cumulatif de l’entraînement intense, ce qui peut entraîner une fatigue excessive.

    Par ailleurs, cette méthode nécessite un suivi régulier pour en maximiser les bénéfices, suivi qui ne peut être fait qu’en ayant une certaine expertise ou le soutien d’un entraîneur spécialisé. Cette évaluation continue des performances permet si besoin d’ajuster le plan d’entraînement. Cette méthode peut également ne pas convenir aux coureurs qui n’ont pas la possibilité de suivre des volumes d’entraînement élevés en raison de contraintes de temps, de travail ou d’autres engagements.

    Si cette méthode inclut des séances spécifiques de travail en côte et en descente, elle ne met pas toujours suffisamment l’accent sur ces aspects, et ne privilégie pas l’acquisition de certaines compétences techniques qui sont nécessaires pour performer en course. De plus, pour certains coureurs, la répétitivité des séances et le fait de se concentrer uniquement sur des intervalles et des côtes peut devenir monotone, là où il est notoire que l’entraînement doit rester varié pour maintenir la motivation et l’engagement.

    Il est également important d’intégrer des éléments de force, de flexibilité et de puissance pour éviter un déséquilibre potentiel. En effet, une méthode trop centrée sur l’endurance peut négliger ces aspects essentiels pour une performance optimale à long terme. La méthode norvégienne nécessite donc une approche équilibrée, qui inclut la récupération, la technique, la force et d’autres éléments de l’entraînement.

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    Photo Cimalp / Nicolas Acloque

    Votre plan d’entraînement de 4 semaines inspiré de la méthode norvégienne

    Ce plan vise à améliorer votre endurance, votre force et votre capacité à gérer des efforts variés, tout en intégrant des périodes de récupération.

    Plan d’entraînement semaine 1

    Lundi – Sortie longue
    1h30 à 2h à allure faible (60-70% de la FCM) sur terrain varié. 

    Mardi – Repos ou récupération active
    Marche ou jogging léger de 30 à 45 minutes.

    Mercredi – Entraînement en côte
    – Échauffement : 15-20 minutes de jogging léger.
    – 6 x 3 minutes de montée à une intensité élevée (85-90% FCM), récupération en redescendant en marchant ou en trottinant.
    – Récupération : 15-20 minutes de jogging léger.

    Jeudi – Repos ou entraînement croisé
    Vélo, natation ou yoga pendant 30 à 45 minutes à faible intensité.

    Vendredi – Séance de fractionné
    – Échauffement : 15-20 minutes de jogging léger.  
    – 4 x 5 minutes de course rapide à 85-90% FCM, avec 3 minutes de récupération en marchant ou en trottinant entre chaque intervalle.  
    – Récupération : 15-20 minutes de jogging léger.

    Samedi – Sortie courte
    1h à allure faible (60-70% FCM) sur un parcours technique.

    Dimanche – Repos ou activité légère (marche, étirements)

    Plan d’entraînement semaine 2

    Lundi – Sortie longue
    2h à 2h30 à allure faible (60-70% de la FCM) sur terrain varié.

    Mardi – Repos ou récupération active
    30 minutes de marche rapide ou de jogging léger.

    Mercredi – Entraînement en côte
    – Échauffement : 15-20 minutes de jogging léger.
    – 8 x 2 minutes de montée à haute intensité, récupération en redescendant.
    – Récupération : 15-20 minutes de jogging léger.

    Jeudi – Entraînement croisé
    45 minutes à 1h d’activité à faible intensité.

    Vendredi – Séance de fractionné
    – Échauffement : 15-20 minutes de jogging léger.  
    – 5 x 4 minutes de course rapide à 85-90% FCM, avec 3 minutes de récupération.  
    – Récupération : 15-20 minutes de jogging léger.

    Samedi – Sortie courte
    1h à 1h15 à allure faible sur un parcours technique.

    Dimanche – Repos ou activité légère (marche, étirements)

    Plan d’entraînement semaine 3

    Lundi – Sortie longue
    2h30 à 3h à allure faible (60-70% de la FCM) sur terrain varié.

    Mardi – Repos ou récupération active
    30 à 45 minutes de marche ou de jogging léger.

    Mercredi – Entraînement en côte
    – Échauffement : 15-20 minutes de jogging léger.
    – 10 x 1 minute de montée à haute intensité, récupération en redescendant.
    – Récupération : 15-20 minutes de jogging léger.

    Jeudi – Entraînement croisé
    1h à faible intensité.

    Vendredi – Séance de fractionné
    – Échauffement : 15-20 minutes de jogging léger.  
    – 6 x 3 minutes de course rapide à 85-90% FCM, avec 3 minutes de récupération.  
    – Récupération : 15-20 minutes de jogging léger.

    Samedi – Sortie courte
    1h15 à 1h30 à allure faible sur un parcours technique.

    Dimanche – Repos ou activité légère (marche, étirements)

    Plan d’entraînement semaine 4 (Récupération)

    Lundi – Sortie longue
    1h30 à 2h à allure faible (60-70% de la FCM) sur terrain varié.

    Mardi – Repos ou récupération active
    30 à 45 minutes de marche ou de jogging léger.

    Mercredi – Entraînement en côte léger
    – Échauffement : 15-20 minutes de jogging léger.
    – 4 x 2 minutes de montée à intensité modérée, récupération en redescendant.
    – Récupération : 15-20 minutes de jogging léger.

    Jeudi – Entraînement croisé
    30 à 45 minutes à faible intensité (natation, vélo, etc.).

    Vendredi – Séance de fractionné légère
    – Échauffement : 15-20 minutes de jogging léger.  
    – 4 x 2 minutes de course rapide à 80-85% FCM, avec 2 minutes de récupération.  
    – Récupération : 15-20 minutes de jogging léger.

    Samedi – Sortie courte
    1h à allure faible sur un parcours technique.

    Dimanche – Repos ou activité légère (marche, étirements)

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    Vous vous en doutez, il n’y a pas de règle universelle concernant cette question. En effet, le volume d’entraînement idéal pour performer en trail peut varier considérablement en fonction de plusieurs facteurs, notamment le niveau d’expérience de l’athlète, ses objectifs spécifiques (comme la distance de la course, le type de terrain – plaine – montagne, etc.), ou encore sa condition physique. Néanmoins, on peut distinguer quelques lignes directrices générales.

    Volume d’entraînement et niveau d’expérience

    Pour les débutants, un volume d’environ 3 à 5 heures par semaine est tout à fait raisonnable, réparti sur 3 à 4 séances. Ce volume peut inclure des sorties de trail, des courses sur route et des séances de renforcement musculaire. Pour les coureurs de niveau intermédiaire, on sera plutôt sur 5 à 10 heures par semaine, réparties sur 4 à 6 sorties, incluant des longues sorties sur terrains variés pour travailler l’endurance, des séances spécifiques pour travailler vitesse et des exercices de renforcement. Enfin, pour les coureurs de niveau avancé, le volume d’entraînement hebdomadaire idéal se situe autour de 10 à 15 heures, voire plus, avec une répartition de séances spécifiques pour développer l’endurance, la vitesse, le cardio, la technique en descente et la gestion du dénivelé.

    À titre d’exemple ultime, Kilian Jornet, l’un des athlètes les plus expérimentés au monde, qui publie chaque année ses statistiques, a cumulé en 2024 un volume d’activité de 1257 heures en outdoor plus 120 heures en indoor, soit la bagatelle de 1377 heures d’activité, l’équivalent 26h30 par semaine. Cela correspond à 8432 km de distance totale parcourue, pour une élévation cumulée de 551504 mètres, soit environ un UTMB par semaine, à la fois en terme de distance et de dénivelé.

    Volume d’entraînement et type de course

    Les objectifs de course influent également sur le volume d’entraînement idéal pour performer. Pour des courses courtes de 20 à 30 km, un volume modéré peut suffire, situé autour de 5 à 8 heures par semaine. L’accent sera alors mis sur la vitesse et l’intensité, tandis que les sorties longues en endurance seront optionnelles. En revanche, un coureur ayant pour objectif de participer à des trails longs ou des ultra-trails devra nécessairement avoir un volume d’entraînement plus élevé, généralement entre 8 et 15 heures par semaine, avec des longues sorties pour habituer le corps à l’endurance. Ajoutez à cela que si le dénivelé des courses objectifs est important, il est essentiel d’intégrer des séances spécifiques de montée et de descente dans le plan d’entraînement, ce qui peut influencer le volume total.

    Volume d’entraînement et récupération

    On ne le répètera jamais assez, mais la récupération fait partie intégrante de l’entraînement.C’est elle qui permet au volume d’entraînement actif d’être assimilé par le corps et aux muscles de se réparer. Il est donc crucial d’inclure dans les programmes d’entraînement des périodes de récupération active (sport porté type natation ou vélo) venant se substituer aux heures d’entraînement en course à pied et des semaines de décharge (réduction du volume) pour permettre au corps de récupérer et d’éviter les blessures. A toute fin utile, rappelons également qu’il faut toujours être à l’écoute de son corps et qu’il est important d’ajuster le volume en fonction de comment il réagit à l’entraînement, en tenant compte des signes de fatigue, de surmenage ou de blessures potentielles.

    Photo Ben Becker / UTMJ

    Volume d’entraînement et semaine type pour débuter sur courte distance

    Si vous débutez dans le trail et que vous décidez de vous y mettre sérieusement, n’oubliez pas que la progressivité est nécessaire. Ne vous lancez pas dans des programmes d’entraînement à 6 séances par jour pour avaler un maximum de kilomètres, vous risquez surtout le sur-entraînement et la blessure. Inutile également d’envisager débuter par un ultra, mettez-vous comme premier objectif un trail de 20 à 25 kilomètres, ce sera largement suffisant. Voici un programme d’entraînement hebdomadaire idéal, avec trois séances par semaine, qui vous permettra de mettre l’accent sur l’endurance, la force et la technique.

    Mardi : Séance de course longue
    – Durée : 1h30
    – Terrain : Sentier ou chemin en nature, avec un peu de dénivelé.
    – Objectif : Courir à un rythme confortable, en vous concentrant sur l’endurance. Essayez d’inclure des montées et des descentes pour habituer votre corps aux variations de terrain. 

    Jeudi : Renforcement musculaire et technique
    – Durée : 45 minutes
    – Exercices : 
     – 10-15 minutes d’échauffement (course légère ou marche rapide)
     – Renforcement musculaire : squats, fentes, soulevés de terre, gainage (3 séries de 10-15 répétitions pour chaque exercice)
     – Exercices de technique : travail sur les montées (course ou marche rapide en montée) et les descentes (descente contrôlée).

    Samedi : Séance de fractionné en côte
    – Durée : 45 minutes
    – Terrain : Trouvez une côte ou une pente.
    – Échauffement : 10-15 minutes de course légère
    – Fractionné : 6-8 montées de 30 secondes à 1 minute à une intensité élevée, avec une récupération en marchant ou en trottinant en descente.
    – Retour au calme : 10-15 minutes de course légère ou de marche.

    Pensez à bien vous hydrater avant, pendant, et après l’entraînement, et à adopter une alimentation équilibrée pour soutenir vos efforts. Si vous ressentez de la fatigue ou des douleurs, n’hésitez pas à prendre un jour de repos supplémentaire ou à réduire l’intensité de vos séances. Au fur et à mesure que vous vous sentez plus à l’aise, vous pouvez augmenter progressivement la durée des courses longues et la difficulté des séances de renforcement.

    Volume d’entraînement et semaine type pour performer sur courte distance

    À partir d’un niveau intermédiaire, les programmes d’entraînement pour performer sur courte distance supposent d’intégrer des séances précises afin de travailler la force et la vitesse. Voici un exemple de programme d’entraînement sur une semaine. Assurez-vous de bien vous échauffer avant chaque séance et de vous étirer après.

    Lundi : Récupération active
    – Option : 30-45 minutes de marche, de vélo ou de natation à faible intensité.

    Mardi : Séance de vitesse
    – Échauffement : 15-20 minutes de course à un rythme léger.
    – Intervalles : 6 x 400 mètres à un rythme rapide (90-95 % de votre effort maximal), avec 1 à 2 minutes de récupération entre chaque intervalle.
    – Retour au calme : 10-15 minutes de course à un rythme léger.

    Mercredi : Sortie longue
    – Durée : 60-90 minutes sur terrain varié (montées, descentes, chemins techniques).
    – Objectif : Travailler l’endurance et la gestion du terrain.

    Jeudi : Renforcement musculaire
    – Séance de 45-60 minutes axée sur le renforcement des jambes (squats, fentes, soulevé de terre) et des muscles du tronc (planches, gainage).
    – Inclure des exercices spécifiques comme des montées sur step ou des sauts.

    Vendredi : Course facile
    – Durée : 30-45 minutes à un rythme léger, sur terrain plat ou légèrement vallonné.
    – Objectif : Récupérer tout en maintenant une activité.

    Samedi : Sortie technique
    – Durée : 60 minutes de course sur un parcours avec des sections techniques (rochers, racines, dénivelé).
    – Inclure des exercices de descente et de montée pour améliorer la technique.

    Dimanche : Sortie longue ou mixte
    – Durée : 90-120 minutes sur un parcours roulant intégrant des montées et descentes. 
    – Courez à un rythme modéré, en vous concentrant sur la gestion de l’effort et la technique.

    Si vous vous rapprochez de la date de votre course, intégrez des séances de course à l’allure de course pour vous habituer à la vitesse que vous souhaitez adopter le jour J.

    Volume d’entraînement et semaine type pour performer sur longue distance

    Se préparer à une course de trail long ou d’ultra-trail suppose de pratiquer depuis déjà quelques années et d’avoir respecté une progressivité dans l’entraînement. Le programme d’entraînement devra être bien structuré, en mettant l’accent sur l’endurance, la résistance, la gestion du dénivelé et la récupération. Voici un exemple de programme d’entraînement sur une semaine, qui peut être ajusté en fonction de votre niveau de forme physique, de vos objectifs spécifiques, et de votre emploi du temps.

    Lundi : Repos ou récupération active
    – Option : 30-60 minutes de marche, de vélo à faible intensité ou de natation.

    Mardi : Séance de vitesse et de côtes
    – Échauffement : 15-20 minutes de course à un rythme léger.
    – Côtes : 6-8 répétitions de 1 à 2 minutes en montée à un effort élevé, avec un retour en marchant ou en courant à un rythme léger.
    – Retour au calme : 10-15 minutes de course à un rythme léger.

    Mercredi : Sortie longue en endurance
    – Durée : 90-120 minutes sur terrain varié (montées, descentes, chemins techniques).
    – Objectif : Travailler l’endurance à un rythme confortable, en incluant des sections de montée et de descente.

    Jeudi : Renforcement musculaire
    – Séance de 60 minutes incluant :
    – Exercices pour le bas du corps : squats, fentes, soulevé de terre.
    – Exercices pour le tronc : gainage, planches, mouvements de rotation.
    – Inclure des exercices spécifiques comme des montées sur step ou des sauts.

    Vendredi : Course facile
    – Durée : 45-60 minutes à un rythme léger, sur terrain plat ou légèrement vallonné.
    – Objectif : Récupérer tout en maintenant une activité.

    Samedi : Sortie longue avec dénivelé
    – Durée : 2 à 4 heures (en fonction de votre niveau) sur un parcours de trail avec un dénivelé important.
    – Objectif : Travailler l’endurance et la gestion du terrain. Inclure des pauses pour s’hydrater et se nourrir comme le jour de la course.

    Dimanche : Séance de récupération active
    – Durée : 30-60 minutes de marche, de vélo à faible intensité, ou de yoga.
    – Objectif : Favoriser la récupération active et étirer les muscles.

    Entraînez-vous à la nutrition et à l’hydratation que vous prévoyez d’utiliser le jour de la course, en testant vos gels, barres, et boissons pendant vos longues sorties. Soyez à l’écoute de votre corps. Si vous ressentez une fatigue excessive ou des douleurs, n’hésitez pas à réduire le volume ou à prendre un jour de repos supplémentaire. Pensez à inclure des sorties à l’allure de course sur vos longues séances pour vous habituer à gérer l’effort sur de longues distances.

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    Gagner 10 à 15 secondes au kilomètre en vitesse de base peut sembler un défi, mais si vous êtes un coureur de milieu de peloton, il est fort probable qu’avec une approche méthodique, ce soit tout à fait réalisable. Et sans avoir à travailler pendant des mois. En effet, d’expérience, nos coachs ont déterminé que deux aspects majeurs de la course à pied, la posture et la respiration, pouvaient dans 90% des cas être améliorés immédiatement pour gagner en technique de course et en vitesse de base. Voici leurs conseils pour y parvenir.

    La posture, premier élément clé pour gagner facilement en vitesse

    La posture en course est cruciale pour optimiser votre vitesse et votre efficacité. Si vous ne vous entraînez pas avec un coach qui corrige votre posture et vous aide à améliorer votre technique de course, il y a fort à parier qu’après avoir lu cet article, vous allez immédiatement gagner ces 10 à 15 secondes. C’est d’ailleurs une expérience que vous pouvez très simplement faire lors d’une séance d’entraînement. Après un petit échauffement, courez 3 kilomètres à votre vitesse de base dans votre position habituelle. Puis répétez votre course sans mettre plus d’intensité, mais en appliquant les conseils qui suivent. Vous verrez tout de suite la différence, et dans l’aisance de course, et au niveau du chrono !

    1. Position du corps

    Gardez le torse droit et légèrement incliné vers l’avant à partir des hanches, mais sans vous courber. Cela aide à maintenir un bon alignement et réduit la fatigue. Les hanches doivent être légèrement en avant par rapport aux pieds pour favoriser une foulée efficace. Grandissez-vous. Imaginez que l’on vous tire vers le haut avec un câble accroché au-dessus de votre tête. Cela vous aidera à avoir une foulée plus aérienne, moins « tassée » sur le sol.

    2. Épaules et bras

    Évitez de hausser les épaules et de les refermer. Elles doivent rester détendues et ouvertes, ce qui permet de réduire la tension dans le cou et le haut du dos et permet une meilleure expansion thoracique, les poumons pouvant se dilater pleinement, facilitant la respiration. Pliez les coudes à environ 90 degrés. Les bras doivent se balancer naturellement le long de votre corps, en synchronisation avec vos jambes. Les bras doivent se déplacer de l’avant vers l’arrière, pas de côté. Cela aide à propulser le corps en avant.

    3. Position de la tête

    Gardez la tête droite et regardez environ 10 à 15 mètres devant vous. Cela aide à maintenir l’alignement du corps et à éviter de trop pencher la tête en avant ou en arrière.

    4. Position des jambes et des pieds

    Évitez les foulées trop longues qui peuvent entraîner une perte d’énergie. Une foulée plus courte et rapide est généralement plus efficace. Une cadence de 170-180 pas/minute est souvent recommandée. Utilisez vos mollets et vos muscles des jambes pour pousser efficacement le sol, en utilisant une extension complète des jambes. Idéalement, atterrissez sur le milieu du pied ou l’avant-pied, plutôt que sur le talon. Cela peut réduire l’impact et améliorer la propulsion.

    Pour favoriser une prise de conscience corporelle, pratiquez des courses lentes pour vous concentrer sur votre posture et votre technique, puis intégrez ces ajustements dans vos courses plus rapides.

    La respiration, deuxième élément clé pour gagner facilement en vitesse

    Une respiration efficace permet d’optimiser l’apport en oxygène et d’améliorer à la fois l’endurance et la vitesse de base. Grâce aux quelques conseils qui suivent, vous pourrez ajuster votre respiration afin de courir plus vite.

    Lire sur le même sujet : Comment mieux respirer en course avec la méthode rythmée asymétrique

    1. Mettez en place la respiration diaphragmatique (abdominale).

    Au lieu de respirer uniquement avec votre poitrine, concentrez-vous sur la respiration diaphragmatique, souvent plus efficace que la respiration thoracique. Cela signifie que vous devez faire descendre votre diaphragme lors de l’inhalation, ce qui permet de remplir complètement vos poumons. Dans la pratique, pour mieux comprendre le principe de cette respiration, allongez-vous sur le dos avec un livre sur votre ventre. Lorsque vous inhalez, le livre doit se soulever. Cet exercice vous aidera à prendre conscience de l’utilisation de votre diaphragme.

    2. Concentrez-vous sur le rythme de votre respiration.

    Adoptez un rythme de respiration qui correspond à votre foulée. Par exemple, vous pouvez essayer d’inhaler sur 3 pas et d’exhaler sur 2 pas (rythme 3/2). Cela vous aide à établir un rythme régulier et naturel. Ce rythme peut ensuite s’adapter en fonction du terrain, et devenir 2/1 en montée. L’idée est surtout de vous concentrer pour trouver un rythme qui vous convient le mieux pendant vos courses. Cela peut varier en fonction de votre intensité et de votre niveau de forme.

    3. Restez hydraté pendant la course.

    Une bonne hydratation aide à maintenir l’élasticité des voies respiratoires et peut améliorer votre capacité à respirer efficacement pendant la course.

    En appliquant ces conseils simples de posture et de respiration dès votre prochaine sortie, vous verrez la différence. Jamais gagner du temps sur votre vitesse de base n’aura été aussi simple.

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    Vous avez plus de 40 ans et le verdict est sans appel : vos chronos de vitesse pure baissent inexorablement. Pas de panique, ce n’est pas votre faute. Plusieurs raisons scientifiques expliquent ce phénomène, dont la sarcopénie. Voici les principales, et nos conseils pour vous entraîner efficacement à courir vite après 40 ans.

    Courir vite après 40 ans : que dit la science

    La principale raison que explique les difficultés à maintenir sa vitesse pure après 40 ans est à chercher dans les changements musculaires. En effet, à partir de la quarantaine, on observe une diminution progressive de la masse musculaire, un phénomène connu sous le nom de sarcopénie. Cela peut entraîner une réduction de la force et de la puissance, ce qui impacte la capacité à courir à des vitesses élevées. Autre raison, la diminution de la capacité cardiovasculaire. Avec l’âge, le cœur et les vaisseaux sanguins peuvent perdre de leur élasticité, ce qui réduit l’efficacité du système cardiovasculaire. La fréquence cardiaque maximale diminue également, ce qui peut limiter l’apport en oxygène aux muscles pendant l’exercice.

    Par ailleurs, le métabolisme de base ralentit avec l’âge, ce qui peut affecter la capacité du corps à utiliser les graisses et les glucides comme sources d’énergie pendant l’effort. Conséquence : l’exercice est plus difficile et moins efficace. Et ce n’est pas tout ! Dans la série « rien ne va plus », les tissus musculaires et articulaires mettent plus de temps à récupérer après un effort intense, ce qui peut rendre plus difficile l’entraînement régulier et l’amélioration des performances.

    Des problèmes spécifiques peuvent également venir assombrir le tableau. Les plus fréquents sont les problèmes articulaires. L’usure des articulations, comme l’arthrose, devient en effet plus fréquente avec l’âge et peut entraîner des douleurs et des limitations dans la capacité à courir rapidement ou à s’entraîner de manière intensive. Enfin, même si c’est généralement à un âge un peu plus avancé, il peut y avoir une diminution de l’équilibre et de la coordination qui peut affecter la technique de course. Et augmenter le risque de blessures.

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    Ludovic Pommeret, lors de la Hardrock 2024. Photo DR

    Courir vite après 40 ans : les femmes plus touchées que les hommes

    Les différences entre les femmes et les hommes en ce qui concerne les facteurs limitants liés à la performance physique et à l’âge peuvent être attribuées à plusieurs aspects biologiques, hormonaux et socioculturels. En premier lieu, il faut rappeler que les femmes et les hommes ont des profils hormonaux différents. Par exemple, la testostérone, qui favorise la croissance musculaire et la force, est présente à des niveaux beaucoup plus élevés chez les hommes. Avec l’âge, les femmes subissent une diminution significative des œstrogènes, particulièrement pendant et après la ménopause, ce qui peut affecter la densité osseuse et la masse musculaire. Cette diminution hormonale peut rendre les femmes plus vulnérables à la sarcopénie et à d’autres problèmes musculo-squelettiques.

    Il faut également considérer qu’en général, les hommes ont une plus grande masse musculaire et une plus grande force physique que les femmes en raison de différences génétiques et hormonales. Cela signifie que les femmes peuvent être plus affectées par la perte musculaire liée à l’âge, car elles partent souvent d’une base musculaire plus faible. Elles ont également tendance à avoir une densité osseuse plus faible que les hommes, et cette densité diminue encore plus après la ménopause en raison de la chute des niveaux d’œstrogènes. Une densité osseuse plus faible accroît le risque de fractures et peut limiter l’activité physique, y compris la course. Certaines études suggèrent d’ailleurs que les femmes peuvent être plus susceptibles à certaines blessures, comme celles du genou (par exemple, les lésions du ligament croisé antérieur), en raison de différences anatomiques et biomécaniques.

    Vitesse femme
    Photo DR

    Courir vite après 40 ans : comment s’entraîner efficacement ?

    Bien que les facteurs que nous avons énumérés rendent souvent plus difficile la capacité à courir vite après 40 ans, il est important de noter que ces facteurs ne s’appliquent pas uniformément à tous et toutes. De nombreux coureurs et coureuses continuent à performer à un niveau élevé bien au-delà de cet âge. Un entraînement approprié, une nutrition adéquate et des soins préventifs peuvent aider à atténuer certains des effets du vieillissement et à maintenir une bonne condition physique.

    Pour conserver sa vitesse de course après 40 ans, il est cependant nécessaire de suivre un programme d’entraînement bien équilibré qui prend en compte les changements physiologiques liés à l’âge. Ainsi, un mélange d’entraînement par intervalles, de renforcement musculaire, d’endurance, de flexibilité et de récupération vous aidera à conserver votre vitesse de course après 40 ans. L’important est de rester cohérent et d’écouter votre corps tout au long de ce processus. Voici quelques éléments clés à intégrer dans votre entraînement :

    Entraînement par intervalles

    – Courez à des intensités variées. Intégrez des séances d’entraînement par intervalles (par exemple, des sprints de 30 secondes suivis de périodes de récupération) pour maintenir votre vitesse et votre capacité aérobie.
    – Incorporer des fractionnés. Par exemple, des séries de 400 mètres à une allure rapide, suivies de temps de récupération appropriés.

    Renforcement musculaire

    – Faites des exercices de force. Intégrez des séances de musculation au moins deux fois par semaine pour renforcer les muscles des jambes, le tronc et les bras, et éviter ainsi ou ralentir au maximum la diminution de la masse musculaire. Cela peut inclure des squats, des fentes, des soulevés de terre et des exercices de gainage.
    – Intégrez des exercices pliométriques. En ajoutant des exercices explosifs comme les sauts, vous pouvez aider à développer la puissance musculaire et contrecarrer les effets du vieillissement.

    Entraînement aérobie

    – Effectuez des courses longues et lentes. Conservez des sorties longues à un rythme modéré pour améliorer votre endurance. Ces courses doivent représenter une part importante de votre entraînement hebdomadaire.
    – Changez de terrains. Alternez entre la course sur route, les sentiers et les côtes pour solliciter différents groupes musculaires et améliorer votre résistance.

    Flexibilité et mobilité

    – Pratiquez des étirements réguliers. En incluant des séances d’étirements après vos courses, vous pourrez maintenir la flexibilité des muscles et des articulations.
    – Optez pour le yoga ou le Pilates. Ces pratiques peuvent améliorer la souplesse, l’équilibre et la force du tronc.

    Récupération

    – N’oubliez pas les jours de repos. Accordez-vous des jours de repos adéquats pour permettre à votre corps de récupérer et de se reconstruire. Et souvenez-vous qu’au-delà de 40 ans, il a besoin de plus de temps qu’à 25 ans !
    – Écoutez votre corps. Soyez attentif aux signes de fatigue ou de blessure, et ajustez votre entraînement en conséquence. Le coûte que coûte mène souvent à la blessure.

    Nutrition

    – Ayez une alimentation équilibrée. Assurez-vous d’avoir un apport suffisant en protéines pour soutenir la récupération musculaire et la croissance, ainsi qu’une hydratation adéquate. Et évitez les excès, plus durs à éliminer avec l’âge.
    – Prenez des compléments si nécessaire. Consultez un professionnel de la santé pour évaluer si des compléments (comme les oméga-3, la vitamine D ou le calcium) pourraient être bénéfiques.

    Objectifs spécifiques

    – Fixez-vous des objectifs réalistes. Que ce soit pour une course ou un défi personnel, des objectifs clairs et des chronos raisonnables peuvent vous motiver et structurer votre entraînement.

    Consultation d’un entraîneur

    – Essayez de travailler avec un professionnel. Un entraîneur personnel ou un coach de course peut vous aider à élaborer un plan d’entraînement adapté à vos besoins spécifiques et à votre niveau de forme physique.

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    Si participer à un trail blanc est une expérience magique, courir dans la neige ne s’improvise pas et nécessite une préparation spécifique. Nos coachs vous conseillent, et vous proposent un plan d’entraînement sur 4 semaines pour profiter au maximum de votre course le jour J.

    Trail blanc : pourquoi est-il plus exigeant sur le plan musculaire ?

    La principale caractéristique d’un trail blanc est que la surface est instable. La neige offre en effet une surface irrégulière et mouvante, ce qui nécessite un effort musculaire supplémentaire pour maintenir l’équilibre et la stabilité. Les muscles stabilisateurs, en particulier ceux des chevilles et des jambes, sont davantage sollicités pour éviter de glisser ou de trébucher. De plus, la neige, en fonction de sa consistance (poudreuse, mouillée, gelée), crée une résistance supplémentaire par rapport à courir sur des surfaces dures. Cela signifie que les muscles doivent travailler plus fort pour propulser le corps en avant, augmentant ainsi l’effort global.

    Conséquence de ces deux premiers facteurs, courir dans la neige se traduit par des mouvements plus lents. Celle-ci, surtout si elle est fraîche, tend à ralentir le rythme. Résultat : les foulées peuvent devenir plus courtes et plus fréquentes, ce qui exige une plus grande endurance musculaire sur la durée, du fait d’une utilisation plus prolongée des muscles.

    Janvier-Trail-blanc
    Photo DR

    Trail blanc : une adaptation de tous les instants

    Au-delà de l’aspect purement technique de la foulée dans la neige, les variations de terrain, comme les pentes, les bosses ou les zones de neige tassée, obligent les muscles à s’adapter constamment, ce qui augmente la charge de travail musculaire. On pense en particulier à l’engagement musculaire accru lors des montées. Les pentes enneigées peuvent être particulièrement exigeantes, car elles nécessitent un effort supplémentaire pour grimper. Les muscles des jambes, en particulier les quadriceps, les ischio-jambiers et les mollets, doivent travailler plus fort pour surmonter la gravité et la résistance de la neige.

    Trail blanc, performance musculaire et dépense énergétique

    Qui dit trail blanc dit hiver, donc températures basses. Or la température a une influence sur l’efficacité musculaire : le froid peut affecter la performance musculaire car les muscles peuvent être moins réactifs dans des conditions froides, ce qui peut entraîner une fatigue plus rapide. L’effort musculaire supplémentaire requis pour courir dans la neige augmente également la dépense énergétique. Cela signifie que le corps doit non seulement travailler plus fort, mais aussi utiliser plus d’énergie pour maintenir le même niveau de performance que sur une surface classique. En somme, courir dans la neige sollicite davantage les muscles, tant en termes de force que d’endurance, ce qui en fait un véritable défi, mais aussi un excellent entraînement !

    Premier trail blanc : nos conseils d’entraînement

    Même si vous êtes habitué à courir sur les sentiers, il est important si vous souhaitez tenter un premier trail blanc de vous préparer efficacement, en tenant compte des spécificités de la course en milieu enneigé. Voici quelques conseils d’entraînement :

    1. Adaptez-vous au terrain, en essayant de vous entraîner sur des surfaces similaires à celles de la course, c’est-à-dire sur des chemins enneigés ou dans des conditions hivernales, pour travailler votre technique de course. Cela peut inclure des exercices de montée et de descente, ainsi que des techniques pour éviter de glisser. Prenez le temps d’expérimenter différentes foulées. Cela vous aidera à vous habituer à la glisse, à la résistance et à la gestion de l’équilibre.

    2. Pratiquez le renforcement musculaire en intégrant des exercices de renforcement musculaire dans votre routine, en mettant l’accent sur les jambes, les chevilles et le tronc. Cela vous aidera à prévenir les blessures et à améliorer votre stabilité sur un terrain instable.

    3. Misez sur l’endurance en augmentant progressivement votre kilométrage hebdomadaire. Si vous vous engagez sur un trail blanc « long », c’est-à-dire d’environ 20 kilomètres, faites des sorties longues pour développer votre endurance, en visant à atteindre au moins 15 km en terrain varié avant la course. N’oubliez pas qu’en course, la neige peut ralentir le rythme. Apprenez à écouter votre corps et à gérer votre effort pour éviter l’épuisement prématuré. Prenez des pauses si nécessaire, et n’oubliez pas de vous hydrater régulièrement. Même s’il fait froid et qu’on a moins soif, il est important de rester hydraté. Prenez également des collations énergétiques faciles à consommer pendant l’effort.

    4. N’attendez pas le grand soleil pour faire vos sorties d’entraînement, même si c’est plus agréable. N’hésitez pas à vous entraîner dans des conditions météo difficiles, afin de vous préparez mentalement à l’éventualité de conditions difficiles (froid, vent, neige) le jour de la course. Visualisez votre course et restez positif. Et pensez à bien récupérer après vos sorties, surtout si les conditions ont été difficiles.

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    Trail Hivernal de la Moselotte. Photo Organisation

    Premier trail blanc : choisissez le bon équipement

    Dernier conseil : munissez-vous d’un équipement approprié. N’hésitez pas à investir dans des chaussures adaptées pour la neige, avec des crampons d’au moins 4 ou 5 mm, une bonne adhérence et une isolation suffisante. On vous conseille également d’investir dans une paire de crampons pour trail. Ils s’enfilent facilement sur les chaussures, s’enlèvent également facilement, et permettent, surtout sur terrain gelé, d’accroître l’adhérence et d’éviter les chutes ou blessures aux chevilles. Pensez aussi à des vêtements techniques adaptés aux conditions froides pour limiter la déperdition d’énergie par le froid, ainsi qu’à des accessoires comme des gants, un bonnet et des lunettes de soleil.

    Premier trail blanc : votre plan d’entraînement sur 4 semaines

    Nos coachs vous proposent ce plan d’entraînement sur 4 semaines, à raison de 3 séances par semaine. Il vous permettra de vous présenter au départ d’un premier trail blanc de 15 à 20 km. Ce programme combine des courses en terrain neigeux, des séances de renforcement musculaire et des journées de repos pour optimiser la récupération.

    Semaine 1

    Mardi : Course en terrain plat – 30 minutes 
    – 30 minutes à un rythme modéré
    – Focus sur la technique de course et la respiration

    Jeudi : Renforcement musculaire – 30-45 minutes
    – Squats : 3×10-15
    – Fentes : 3×10-15 (par jambe)
    – Gainage : 3×30-60 secondes
    – Exercice pour les chevilles (ex : rotations, élévations)

    Samedi : Sortie longue sur neige – 1 heure  
    – 1 heure sur terrain neigeux ou similaire
    – Concentrez-vous sur une allure confortable, en vous habituant à la neige

    Semaine 2

    Mardi : Course avec intervalles – 40 minutes 
    – Échauffement de 15 minutes
    – 5×1 minute rapide avec 2 minutes de récupération entre chaque
    Retour au calme de 10 minutes

    Jeudi : Renforcement musculaire – 30-45 minutes  
    – Squats sautés : 3×10
    – Fentes latérales : 3×10 (par jambe)
    – Gainage latéral : 3×30-60 secondes (par côté)
    – Montées sur banc ou step : 3×10 (par jambe)

    Samedi : Sortie longue sur neige – 1h15 
    – 1h15 à allure modérée 
    – Essayez d’inclure quelques montées si possible

    Semaine 3

    Mardi : Course en terrain varié – 45 minutes
    – Concentrez-vous sur le changement de rythme et l’adaptation au terrain.
    – Si possible, courez sur neige ou sur un terrain similaire.

    Jeudi : Renforcement musculaire – 30-45 minutes
    – Squats : 3×10-15
    – Fentes arrière : 3×10 (par jambe)
    – Gainage : 3×30-60 secondes
    – Exercice pour les mollets : 3×15

    Samedi : Sortie longue sur neige – 1h30
    – Concentrez-vous sur l’endurance et la gestion de l’effort

    Semaine 4

    Mardi : Course de récupération – 30-40 minutes
    – 30-40 minutes à un rythme très léger, idéalement sur neige pour habituer vos jambes

    Jeudi : Renforcement musculaire léger – 30 minutes
    – Squats : 2×10-15
    – Fentes : 2×10 (par jambe)
    – Gainage : 2×30-60 secondes
    – Exercice pour les chevilles (ex : rotations, élévations)

    Samedi : Course de simulation – 1h45 sur neige si possible
    – Essayez de reproduire les conditions de course, en intégrant des montées et des descentes

    Lors de la 5ème semaine, privilégiez la récupération avec une petite sortie d’une heure à rythme tranquille en milieu de semaine, avant votre trail blanc du samedi ou du dimanche.

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    Trail Hivernal de la Moselotte. Photo Organisation
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    Si la motivation est plus compliquée à trouver en période hivernale, pas question de se la couler douce tout l’hiver, au risque de perdre tout le bénéfice de votre année d’entraînement. On vous conseille donc d’éviter de couper totalement durant plus de 15 jours, et de maintenir un « service minimum ». Entre 1 séance par semaine (le minimum du minimum), 2 séances par semaine et le programme d’entraînement hivernal idéal, suivez notre guide d’entraînement trail pour l’hiver.

    Entraînement hiver : que faut-il absolument entretenir pour rester en forme et préparer la prochaine saison ?

    Même si l’intensité des entraînements peut être réduite, il est important de maintenir une certaine activité physique. Pour rappel, au-delà de 3 semaines de repos complet, la VO2 max diminue de presque 30%, le réservoir en sucre du muscle et l’énergie disponible se réduisent dans les mêmes proportions, et la souplesse s’altère vite en l’absence d’étirements. Maintenir une activité physique peut inclure des sorties de course à pied, mais aussi d’autres activités comme la natation ou le vélo.

    Il est également important d’inclure des exercices de renforcement musculaire, crucial pour prévenir les blessures. Même si vous n’avez pas d’objectif de course en vue, il est recommandé de faire des exercices ciblant les muscles des jambes, du tronc et du haut du corps, comme des squats, des fentes, et des exercices de gainage. De la même façon, les étirements et les exercices de mobilité sont essentiels, car ils aident à maintenir l’élasticité des muscles et des articulations.

    Lire aussi : Coupure de l’entraînement : combien de temps arrêter et comment bien reprendre

    Photo Ledlenser

    Programme minimum : si vous ne devez faire qu’une séance par semaine

    Si vous ne souhaitez faire qu’une seule séance d’entraînement par semaine pendant la période hivernale, il est essentiel de maximiser cette séance pour maintenir votre condition physique. Nous vous proposons donc un exemple de séance complète de 90 minutes qui combine course, renforcement musculaire et étirements. Mais c’est vraiment le minimum !

    1. Échauffement (15 minutes)
    – 5 minutes de marche rapide ou de jogging léger pour préparer le corps à l’effort.
    – 10 minutes d’exercices de mobilité : cercles de bras, rotations du tronc, flexions des genoux, etc.

    2. Course à pied (45 minutes)
    – 30 minutes de course à une allure modérée : Choisissez un terrain varié (si possible, un sentier ou une colline) pour simuler les conditions de trail.
    – 15 minutes d’intervalles : Alternez entre 1 minute d’allure rapide et 2 minutes de récupération à allure lente. Cela permet de travailler à la fois l’endurance et la capacité aérobie.

    3. Renforcement musculaire (20 minutes)
    – Squats : 10-15 répétitions
    – Pompes : 8-12 répétitions (adaptées si nécessaire)
    – Fentes : 10 répétitions par jambe
    – Gainage : 30-60 secondes
    – Burpees ou sauts sur place : 5-10 répétitions
    Circuit à répéter 2 fois.

    4. Étirements et récupération (10 minutes)
    – Étirements statiques pour les principaux groupes musculaires sollicités (jambes, dos, épaules).
    – Prenez le temps de bien respirer et de relaxer chaque muscle.

    Photo UTMB Group 2 2023
    Photo UTMB Group

    Programme minimum : si vous ne devez faire que 2 séances par semaine

    Si vous souhaitez faire deux séances d’entraînement par semaine pendant la période hivernale, voici un programme équilibré qui combine course, renforcement musculaire et récupération. Idéalement, espacez vos séances de quelques jours (par exemple, une le mardi et l’autre le samedi) pour permettre une récupération adéquate. L’idée est de maximiser l’efficacité de chaque séance tout en permettant une récupération adéquate. N’hésitez pas à ajuster l’intensité et la durée des séances si vous ressentez de la fatigue ou des douleurs.

    Séance 1 : Endurance et Renforcement (90 minutes)

    1. Échauffement (15 minutes)
    – 5 minutes de marche rapide ou de jogging léger.
    – 10 minutes d’exercices de mobilité dynamique (cercles de bras, rotations du tronc, flexions des genoux).

    2. Course à pied (45 minutes)
    – 30 minutes de course à allure modérée sur terrain varié (sentier ou colline si possible).
    – 15 minutes d’intervalles : alternez entre 1 minute d’allure rapide et 2 minutes de récupération à allure lente.

    3. Renforcement musculaire (25 minutes)
    – Squats : 10-15 répétitions
    – Pompes : 8-12 répétitions (adaptées si nécessaire)
    – Fentes : 10 répétitions par jambe
    – Gainage : 30-60 secondes
    – Soulevé de terre avec haltères (ou kettlebell) : 10-12 répétitions
    Circuit à répéter 2 fois.

    4. Étirements (5 minutes)
    – Étirements statiques pour les principaux groupes musculaires sollicités

    Séance 2 : Technique et Récupération Active (60-75 minutes)

    1. Échauffement (10 minutes)
    – 5 minutes de marche rapide ou de jogging léger.
    – 5 minutes d’exercices de mobilité dynamique.

    2. Course à pied (30-40 minutes)
    – Séance de fartlek : Alternez entre des phases de course rapide (1-2 minutes) et des phases de récupération (2-3 minutes) à une allure lente. Cela permet de travailler la vitesse et l’endurance.

    3. Renforcement musculaire léger (15-20 minutes)
    – Squats légers ou avec poids corporel : 10-15 répétitions
    – Pompes modifiées ou sur les genoux : 8-12 répétitions
    – Gainage dynamique ou statique : 30-60 secondes
    – Étirements ou yoga : 5-10 minutes pour favoriser la récupération.

    4. Étirements et relaxation (5 minutes)
    – Étirements statiques, en mettant l’accent sur la respiration et la relaxation musculaire.

    Photo UTMB Group 2023
    Photo UTMB Group

    Programme minimum : le programme d’entraînement hivernal idéal

    Vous êtes déterminé à ne pas lâcher l’affaire malgré le froid et la nuit ? Bravo pour votre motivation. Dans la mesure où vous n’avez pas d’objectif de course fixé, mais souhaitez simplement rester au meilleur de votre forme, nous vous proposons un programme d’entraînement mensuel spécial hiver conçu pour équilibrer l’entraînement, le renforcement musculaire et la récupération. L’idée est de faire un total de 3 à 4 séances par semaine. Si vous n’en faites que 3, vous pouvez sauter la séance du vendredi.

    Semaine 1

    Lundi : Renforcement musculaire (30-45 minutes)  
    – Squats : 3 séries de 10-15 répétitions  
    – Fentes : 3 séries de 10 répétitions par jambe  
    – Gainage : 3 x 30-60 secondes  

    Mercredi : Course à pied (45 minutes)  
    – Course en terrain varié (si possible) à une intensité modérée  

    Vendredi : Renforcement musculaire (30-45 minutes)  
    – Pompes : 3 séries de 8-12 répétitions  
    – Soulevé de terre avec haltères : 3 séries de 10-12 répétitions  
    – Abdominaux : 3 séries de 15 répétitions  

    Dimanche : Course longue (60 minutes)  
    – Course à une allure confortable, en privilégiant le temps passé sur le terrain plus que la distance parcourue.

    Semaine 2

    Lundi : Renforcement musculaire (30-45 minutes)  
    – Step-ups : 3 séries de 10 répétitions par jambe  
    – Tractions ou tirage : 3 séries de 5-10 répétitions  
    – Gainage latéral : 3 x 30-60 secondes par côté  

    Mercredi : Course à pied (30-40 minutes)  
    – Séance d’intervalles : 5 x 2 minutes à allure rapide, récup de 2 minutes entre les intervalles  

    Vendredi : Activité croisée (30-45 minutes)  
    – Natation, vélo ou autre activité aérobique à intensité modérée  

    Dimanche : Course en nature (60-90 minutes)  
    – Privilégier un parcours avec dénivelé pour travailler l’endurance et la force.

    Semaine 3

    Lundi : Renforcement musculaire (30-45 minutes)  
    – Burpees : 3 séries de 8-10 répétitions  
    – Squats sautés : 3 séries de 10 répétitions  
    – Planche dynamique : 3 x 30-60 secondes  

    Mercredi : Course à pied (45-60 minutes)  
    – Course à allure modérée, en intégrant des côtes si possible  

    Vendredi : Séance de mobilité (30 minutes)  
    – Yoga ou étirements pour améliorer la flexibilité et la récupération  

    Dimanche : Course longue (60-90 minutes)  
    – Choisir un parcours technique pour simuler des conditions de trail.

    Semaine 4

    Lundi : Renforcement musculaire (30-45 minutes)  
    – Circuit training : Combiner plusieurs exercices (squats, pompes, gainage) avec peu de repos entre chaque. 3 tours.  

    Mercredi : Course à pied (30-45 minutes)  
    – Séance de fartlek : Alternance entre phases rapides et lentes sur le parcours.  

    Vendredi : Activité croisée ou repos actif (30-45 minutes)  
    – Randonnée ou marche rapide si possible  

    Dimanche : Course en nature (60-90 minutes)  
    – Dernière sortie longue de la période, se concentrer sur le plaisir et la technique.

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