C’est du côté de San Francisco que s’est tenue la 6e et dernière étape qualificative des Golden Trail World Series, samedi 25 septembre. Et comme pour la 5e épreuve, la Pikes Peak Ascent, ce sont Rémi Bonnet et Nienke Brinckman qui se sont imposés. Côté français, Anthony Felber et Élise Poncet ont confirmé leur forme du moment.
Un copié-collé de la Pikes Peak Ascent
Prenez le classement de la Pikes Peak Ascent qui s’est tenue dans le Colorado 8 jours plus tôt, faites un copié-collé du top 10 masculin et féminin et, à peu de choses près, vous avez le classement du Flagstaff Sky Peaks. Pour sa première apparition dans le calendrier des Golden Trail World Series, cette épreuve disputée sur le bord volcanique des San Francisco Peaks a sans surprise sacré les athlètes en forme du moment. Il faut dire que le parcours, 26km pour 1266m D+ composé d’une très longue montée de 11,5km jusqu’à une altitude de 3500m, suivi d’une descente non stop de 14,5km, était taillé pour les grimpeurs. Rémi Bonnet et Nienke Brinckman n’allaient pas laisser passer l’occasion de rappeler que c’était leur domaine.
Le profil de la course.
Flagstaff Sky Peaks : Rémi Bonnet sur une autre planète
Comme il y a 8 jours, Rémi Bonnet s’est immédiatement installé en tête de la course pour imprimer un rythme rapide. Au bout de 4,5km, au point de contrôle de Kachina, il possédait déjà 20 secondes d’avance sur le peloton de tête. Il n’allait ensuite cesser de creuser l’écart, pour s’imposer facilement avec plus de 4mn30 d’avance sur le second, l’Américain Eli Hemming. Le Canadien Sam Hendry, troisième, termine à plus de 6 minutes de Bonnet.
Côté Français, Anthony Felber, du team Sidas Matryx, a confirmé son excellent résultat de la semaine précédente en finissant une nouvelle fois meilleur Tricolore, à la 5e place du général. Sylvain Cachard et Julien Rancon entrent également dans le Top 10.
Si Rémi Bonnet a survolé les débats, la bataille aura été plus indécise chez les féminines. Victorieuse il y a 8 jours à dans le Colorado, la Néerlandaise Nienke Brinckman a reconduit sa stratégie de course, veillant à ne pas se mettre dans le rouge durant la montée pour faire parler sa vitesse sur la fin de l’épreuve. Pari gagné, puisqu’elle s’impose avec un peu plus d’une minute d’avance sur l’Américaine Sophia Laukli, 3e de la Pikes Peak Ascent. C’est Allie McLaughlin, 4e dans le Colorado, qui monte ce coup-ci sur la 3e marche du podium, reléguant la Suissesse Maude Mathys, toujours en manque de jambes, à la 4e place.
8e et deuxième Française il y a 8 jours, Élise Poncet gagne une place et termine 7e et première Tricolore, à une dizaine de minutes de Brinckman. Blandine L’Hirondel, 6e de la Pikes Peak Ascent, finit à la 12e place, à un quart d’heure de la Hollandaise.
Place maintenant au décompte des points pour connaître les finalistes qui se retrouveront à Madère fin octobre…
C’est en moins de 24h que le jeune Hugo Deck, 22 ans, a bouclé les 165km et 8900mD+ de la première édition de l’ultra Nice Côte d’Azur by UTMB. Chez les femmes, Ragna Debats, intouchable, remporte la course et prend la 8e place au général.
C’est sur un parcours technique et exigeant, rendu encore plus compliqué par la météo capricieuse et de nombreux bancs de brouillard durant la nuit, qu’Hugo Deck est allé chercher l’une des plus belles victoires de sa jeune carrière. Quelques semaines seulement après son abandon sur la TDS, qu’il avait menée, Hugo Deck confirme ainsi ses aptitudes sur le très long. Longtemps à la bagarre avec Jérémie Marin, 32e de l’UTMB, il s’impose finalement en 23h 59mn 18s, pile une heure avant ce dernier. C’est un autre Français, Jérémie Marcuccilli, qui termine 3e en 26h 18mn 33s.
Côté féminin, Ragna Debats, elle aussi contrainte à l’abandon il y a quelques semaines du côté de Chamonix (elle faisait partie des favorites de l’UTMB), a fait la loi. La Néerlandaise remporte son 2e 100K de la saison sans jamais être inquiétée en 27h 45mn 02s. Elle prend une superbe 8e place au scratch. Elle devance la Japonaise Aya Wakabayashi de plus de 4h. La troisième, la Grecque Despoina Simantrakou, termine quant à elle à plus de 11 heures de Debats. La première Française, Audrey Bacile, échoue à la 4e place, à 15h de la gagnante du jour.
Ultra-Trail Nice Côte d’Azur by UTMB : les podiums des autres courses
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/09/NICE-UTMB-hugo-deck-open.png13062260Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-09-26 05:00:002022-09-25 16:38:50Ultra-Trail Nice Côte d’Azur by UTMB : Hugo Deck parmi les grands, exploit de Ragna Debats
Samedi 24 septembre, la Skyrhune a accueilli la finale de la Golden Trail National Series. La célèbre course basque au parcours exigeant a couronné 2 pensionnaires des Esclops d’Azun, le club emblématique des Pyrénées occidentales : Loïc Robert et Mathilde Sagnes.
La Rhune, montagne emblématique
Au cœur du Pays Basque, le Massif de la Rhune culmine à 900 m d’altitude et est un lieu de rando et de trail incontournable, avec certains chemins d’accès très exigeants. Le sommet de la montagne de la Rhune, Larrun, était donc le point culminant de la Skyrhune, une boucle de 21km à partir du village d’Ascain. Si le dénivelé, 1700m D+, n’est pas exceptionnel pour une telle distance, la technicité du tracé et des pentes très raides en font un parcours très exigeant, qui ne tolère aucun coup de moins bien.
Résultat Skyrhune : Loïc Robert en solo
En se portant en tête dès la première montée, Loïc Robert a donné le ton : il était en forme et comptait bien asphyxier la concurrence. Pari réussi pour le local de l’étape, 8e de la Skyrhune en 2021 et vainqueur cette année entre autres du 42km du MIUT. Il l’emporte en 1h 52mn 16s, échouant à seulement 16 petites secondes du record de l’épreuve détenu depuis l’an dernier par Jan Margarit. Loïc Robert devance à l’arrivée Adrien Michaud d’1mn 26s. L’Espagnol Aritz Egea, vainqueur en 2015, termine 3e à 3mn 35s.
On la savait très forte en montée, elle l’a encore prouvé. C’est en mettant plus d’une minute et demi à Noémie Vachon et plus de 3 minutes et demi à toutes les autres concurrentes sur le segment de montée, que Mathilde Sagnes, championne de France de trail court 2022 et sélectionnée pour les Mondiaux de Trail en Thaïlande début novembre, a construit sa victoire. Moins à l’aise que les meilleures descendeuses (elle n’a que le 6e temps du segment de descente), elle devance au final Noémie Vachon d’un peu plus de 2 minutes. La troisième, Laura Vignot, termine à plus de 7 minutes de la gagnante du jour.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/09/Skyrhune-Mathilde-Sagnes.jpg7201031Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-09-25 15:30:222022-09-25 15:30:30Résultat Skyrhune 2022 : Loïc Robert et Mathilde Sagnes en patrons
Très attendue, la Pikes Peak Ascent, 5e épreuve des Golden Trail World Series 2022 s’est tenue dans le Colorado le 17 septembre. Sur un format spécial, puisqu’il s’agit d’une « verticale » se terminant à plus de 4300 m d’altitude, les favoris ont assuré leur rang. Belles performances des Français, avec 2 Top 10 masculin et 2 Top 10 féminin.
Pikes Peak Ascent : une course particulière
Avec ses 21km pour 2382m D+, la Pikes Peak Ascent n’est pas une course comme les autres dans le calendrier des Golden Trail World Series. En effet, le parcours qui emmène sur une longue ascension les coureurs de Manitou Springs jusqu’au sommet de Pikes Peak à 4302 m, est extrêmement exigeant physiquement par rapport aux autres courses, surtout du fait de l’altitude.
Mais sa physionomie est aussi spéciale : avec une pente moyenne de 11 %, le Barr Trail de Pikes Peak emprunté par les coureurs est unique. Il s’agit d’un sentier souvent étroit, sinueux ou escarpé et constitué de graviers, de rochers ou de terre, avec des virages serrés et des changements brusques d’élévation ou de direction. Autant dire qu’il faut être en parfaite condition physique pour s’imposer. Motivation supplémentaire, une prime de 10 000 dollars est promise aux coureurs capables de battre le temps couperet fixé par l’organisation : 2h00 pour les hommes et 2h21 pour les femmes.
Rémi Bonnet au sommet de son art
Il était serein et sûr de lui, et il n’a pas failli. La veille, le Suisse Rémi Bonnet plaisantait en rappelant que la prime pour celui qui battrait le record était de 10 000 dollars. Et comme son séjour se terminait à Las Vegas, ce serait une très bonne motivation que d’essayer de rafler la mise. S’il n’a pas réussi à passer sous la barre des 2 heures, l’athlète du team Salomon s’est imposé sans trembler en 2h 07mn 02s. Il devance de 1mn 40s l’Espagnol Daniel Osanz du team Adidas. C’est l’Américain Joseph Gray du team Hoka qui monte sur la 3e marche du podium.
Parti dans le groupe de tête, Rémi Bonnet comptait déjà plus d’une minute d’avance sur Osanz à la mi-course. Parmi les autres favoris, l’Italien Francesco Puppi termine 5e, tandis que le Japonais Rui Ueda, qui venait de battre le FKT du Mont Fuji peu avant, termine 10e. Grosse déception en revanche pour Bartlomiej Przedwojewski,. Le Polonais s’était en effet beaucoup entraîné à la montée ces derniers mois et était arrivé sur place 3 semaines avant la compétition pour bien finaliser sa préparation. Il ne termine qu’à la 18e place, pile 20 minutes après le vainqueur du jour.
Anthony Felber premier Français
Côté Français, Anthony Felber du team Sidas Matryx réalise une grosse course. Il termine 1er Français et 7e au général, juste devant Sylvain Cachard du team Hoka, 8e. Autre Français à entrer dans le Top 20, Quentin Meyleu prend une belle 13e place.
Sur le papier, la Néerlandaise Nienke Brinckman du team Nike était donnée favorite par de nombreux spécialistes. Elle était surtout jugée plus en forme que la championne suisse Maude Mathys, du team Salomon. Le terrain n’a fait que confirmer ce pronostic. En tête dès le début, Brinckman a fait une première partie de course rythmée en compagnie des Américaines Sophia Laukli et Allie McLaughlin.
Les 3 femmes passaient groupées à mi-course, avec déjà une minute d’avance sur la Suissesse. Mathys avait prévenu qu’elle n’était pas dans la meilleure forme de sa vie et que, vu l’altitude, tenir le même rythme qu’en 2019 serait déjà pour elle une performance. De son côté, la Néerlandaise avait annoncé sa stratégie, déclarant avant la course : « Le problème pour moi sera l’altitude. J’essaierai de ne pas me mettre dans le rouge dans la première moitié de la course et d’en garder dans le réservoir pour la fin. »
C’est donc dans la deuxième partie de l’ascension qu’elle a produit son effort. Les 2 Américaines ont dû la laisser filer, et ont vu Maude Mathys leur revenir dessus. Nienke Brinckman, visiblement très éprouvée, a coupé la ligne en première position en 2h 27mn 26s, un peu plus d’une minute devant la Suissesse. Elle s’octroie la 19e position au scratch, et Mathys la 20e. Sophia Laukli termine 3e à plus de 7 minutes de la gagnante du jour.
Côté françaises, la perf du jour est réalisée par Blandine L’Hirondel du team Evadict, qui prend la 6e place, Elise Poncet, du team Sidas Matryx, signe quant à elle une très belle 8e place. Iris Pessey rentre également dans le Top 20, à la 16e place. Julia Combe, elle, termine juste après, 21e.
Sara Alonso, toujours très bien placée dans ces GTWS 2022, termine quant à elle 10e. Une petite déception pour l’Espagnole, dont la montée sèche n’est pas la spécialité et qui se disait effrayée par l’altitude, mais qui espérait tout de même pouvoir accrocher un Top 5.
Place maintenant à la récupération avant la dernière manche des GTWS le 25 septembre à Flagstaff, puis les finales à Madère en octobre.
La barre des 1 200 inscriptions à l’Ultra Trail des Montagnes du Jura a été franchie, et il reste encore quelques dossards pour vous joindre à cette grande fête du trail et de l’ultra traversant au total deux pays (la France, la Suisse) et trois départements (le Doubs, le Jura, l’Ain). En effet, du 30 septembre au 2 octobre, les concurrents se retrouveront sur 5 parcours au choix : l’UTMJ (170 km), la Franco-Suisse (110 km), la Renarde (70 km), la CMM (40 km) et la Lynx (20 km).
Johan Fernandez, Thibault Marquet et Casquette Verte en vedettes
Malgré deux premières éditions fortement impactées par la pandémie, l’organisateur, l’Espace Ô, a réussi à faire de l’UTMJ une épreuve de référence dans les Montagnes du Jura en matière d’ultra-trail, à l’instar des plus grands massifs. Des sportifs reconnus ont déjà annoncé leur venue : les Français Johan Fernandez (vainqueur de l’UTMJ 2021), Thibault Marquet (12e de l’UTMB cette année), Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte (vainqueur de la Renarde en 2021, vainqueur de l’Ultra01, de l’UT4M et 18e de l’UTMB cette année). Ou encore la Suissesse Stéphanie Perriard, première femme à avoir franchi la ligne d’arrivée de l’UTMJ en 2020 et deuxième femme en 2021.
Le Jura, territoire de trail à découvrir en famille
Moins médiatisé que les Alpes ou les Pyrénées, le territoire du Jura offre des parcours aux paysages très diversifiés qui feront vivre aux participants une expérience inoubliable. Frontière naturelle entre la France et la Suisse, les Montagnes du Jura représentent en effet un ensemble territorial s’étendant des plaines de l’Ain aux plus hauts sommets de la chaîne jurassienne. Au centre du dispositif, la station de ski de Métabief sera le lieu d’arrivée de toutes les courses.
Face au réchauffement climatique, cette station développe depuis plusieurs années une nouvelle offre touristique non dépendante de la neige et propose ainsi des activités outdoor à l’image du trail, de la randonnée ou de la luge d’été. L’Ultra Trail des Montages du Jura fait ainsi partie de ces nouvelles orientations prises par la station, soutenue par le Département du Doubs et le territoire du Haut-Doubs, pour promouvoir le sport nature. L’organisateur de l’UTMJ a à ce titre également pensé aux enfants, en proposant l’UTMJ Kids, six courses pour les jeunes accessibles dès l’âge de 6 ans.
Vendredi 30 septembre Départ de l’UTMJ (170km et 7500m D+) depuis Lancrans (Ain) à 11h. Arrivée à Métabief
Samedi 1er octobre Départ de la Franco-Suisse (110km et 4070m D+) des Rousses (Jura) à 5h. Arrivée à Métabief Départ de la Renarde (70km et 2600m D+) des Rousses (Jura) à 7h. Arrivée à Métabief
Dimanche 2 octobre Départ de la CMM (40km et 1250m D+) à Chapelle-des-Bois (Doubs) à 8h. Arrivée à Métabief Départ de la Lynx (20km et 900m D+) à Mouthe (Doubs) à 10h. Arrivée à Métabief Départ entre 13h30 et 14h45 des courses de l’UTMJ Kids à Métabief
123 heures, 57 minutes et 18 secondes, c’est le temps qu’il a fallu au Français Sébastien Raichon pour venir à bout des 450 km et 32000m D+ du Tor des Glaciers 450, l’épreuve ultra +++ du Tor des Geants. Il établit un nouveau record, battant de plus de 10 heures l’ancien chrono de 134 heures et 10 minutes établit par Luca Papi en 2019. Sur le Tor des Geants, le Suisse Jonas Russi s’impose.
Tor des Glaciers 2022 : Raichon, Papi, Tiaan, un trio ultra-endurant
On ne se lance pas sur le Tor des Glaciers comme on se lancerait dans un ultra classique type UTMB. Pour pouvoir prendre le départ de cette épreuve mythique, l’une des plus dures des Alpes, il faut déjà avoir fait ses preuves. Comprenez : avoir déjà terminé le Tor des Geants, la célèbre « petite sœur » du Tor des Glaciers, avec ses 330 kilomètres au menu, en moins de 130 heures.
C’était donc le cas de Sébastien Raichon, 10e du Tor des Geants 2019. À l’époque, Raichon avait terminé premier Français en un peu moins de 86 heures, tandis que Luca Papi bouclait de son côté le Tor des Glaciers en un peu plus de 134 heures, établissant un nouveau record.
Sur cette édition 2022, Luca Papi était de nouveau sur la ligne de départ et a d’ailleurs amélioré son propre chrono. Parfaitement régulier, l’Italien a fait course commune avec le Sud-Africain Erwee Tiaan, les deux traileurs franchissant la ligne d’arrivée ensemble en 133h 22mn 28s. Ils complètent ainsi le podium.
Tor des Glaciers 2022 : la Belge Isabelle Ost au sommet
Chez les femmes, l’Italienne Marina Plavan a fait la course en tête depuis les premières foulées mais a dû abandonner suite à une chute, alors qu’il ne restait plus quelques dizaines de kilomètres à parcourir avant l’arrivée à Courmayeur. Elle a laissé la voie libre à la Belge Isabelle Ost, qui s’impose en 168h 04mn 32s devant la Française Chloé Saint Joly, revenue sur la fin sur la Britannique Nicky Spinks.
À peine deux semaines après sa 8e place à l’UTMB, Jonas Russi a franchi mercredi 14 septembre la ligne d’arrivée du Tor des Geants à Courmayeur en vainqueur. Il a bouclé les 330 km et 24000m D+ du parcours en 70h 31mn 36s. Il prend ainsi sa revanche sur l’année dernière, où pour sa première participation il avait terminé second après avoir fait toute la course en tête. À l’époque, il avait été décroché dans la dernière descente par l’Italien Franco Collé, recordman de l’épreuve en 66h 43mn. Russi devance l’Italien Simone Corsini, 5e du Tor des Geants 2021 de près de 5 heures. Un autre Italien, Andrea Macchi, monte sur la 3e marche du podium, arrivé 6h12 après le vainqueur.
Chez les femmes, après avoir longtemps mené la course, l’Espagnole Silvia Trigueros s’est fait devancer par la Britannique Sabrina Verjee, qui termine 5e au scratch moins de 10 heures après Jonas Russi. Trigueros termine 4 heures plus tard, en 10e position au scratch. La Française Sandrine Béranger monte sur la 3e marche du podium, en un peu moins de 90 heures.
C’est le régional de l’étape, Henri Grosjacques, du village de Brusson, dans le Val d’Aoste, qui s’est imposé sur le Tor 130 kilomètres, dit le “Tot Dret”. Il s’impose en 22h 6mn 31s, nouveau record de l’épreuve. Il devance de 33 minutes le Belge Florentin Gooris. Le troisième, le Suisse Vincent Boitelet, termine à près de 2 heures du vainqueur. Le premier Français, Fabien Piquerez, termine 5e.
Chez les femmes, c’est l’Italienne Alessandra Boifava qui s’impose en 25h 45mn 25s. Elle prend la 10e place au général. Elle devance deux autres Italiennes, Katrin Bieler et Denise Zacco, arrivées ex-aecquo.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/09/TOR-DES-GLACIERS-OPEN.png9882108Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-09-17 06:00:002022-09-17 09:04:49Tor des Glaciers 2022 : exploit du Français Sébastien Raichon
Il fallait avoir des jambes le week-end du 9-10 septembre pour avaler les kilomètres et les dénivelés proposés par l’Ultra Trail du Vercors et l’Infernal Trail des Vosges. Résultat des courses.
L’Ultra Trail Du Vercors : voyage au cœur des montagnes
La 11e édition de l’Ultra Trail du Vercors, une des 15 courses à découvrir dans les Massifs autour de Grenoble, s’est tenue le 10 septembre. 4 courses étaient au programme, dont l’épreuve phare, l’UTV, à parcourir en solo ou en relais de 4.
UTV solo (89km et 4100m D+)
L’Ultra Trail du Vercors s’est résumé en un cavalier seul d’Édouard Laudier, en tête dès le premier pointage à Corrençon-en-Vercors, au km 23. Il n’a cessé de creuser l’écart pour finalement s’imposer avec près de 50 minutes d’avance sur le second. Même scénario chez les féminines, avec une Caroline Duc partie à bloc (plus de 20 minutes d’avance au premier pointage), et qui a compté jusqu’à 30 minutes d’avance avant de voir son avance fondre petit à petit sur la fin. Elle s’impose néanmoins avec plus de 17 minutes d’avance sur la seconde.
Classement général Édouard Laudier : 9h 48mn (8,8 km/h) Lionel Mercier : 10h 38mn 56s Rémi Leurs : 10h 48mn 47s
L’Infernal Trail des Vosges : 200 kilomètres dans les sombres forêts
La 14e édition de l’Infernal Trail des Vosges, l’ultra-trail vosgien créé en 2009, s’est tenue du 8 au 11 septembre au départ de Saint-Nabord. 5 courses principales étaient au programme. Nature, lacs, forêts, montagnes et gros dénivelés, il y en avait pour tout le monde, de 16 à 200 kilomètres.
IT 200 (205km, 9900m D+)
Toujours dans le trio de tête de la course, Johan Villemain a pris la tête définitivement après le 100e kilomètre, dans la montée vers Le Haag (1225m) pour ne plus jamais être rejoint. Il s’impose avec près de 3 heures d’avance sur le second. Côté féminin, Karine Maenza devance la seconde de près d’1h30.
Classement général Johan Villemain : 32h 36mn 52s Mickael Lenfant Vincent Larue
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/09/UTVercors.webp9121372Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-09-14 06:00:002022-09-14 10:25:19Ultra Trail Du Vercors, Infernal Trail des Vosges : les résultats
Ce sont près de 1000 traileurs qui s’étaient donné rendez-vous le week-end dernier pour la 9ème édition du Serre Che Trail. Des conditions optimales sous un soleil radieux ont rythmé les différents formats de course. La plupart des favoris se sont imposés. Mention spéciale pour Yannick Noël et Lucie Bidault sur l’épreuve historique du Grand Tour des Cerces.
Résultat Serre Che Trail 2022 : le Grand Tour des Cerces pour Yannick Noël et Lucie Bidault
Dimanche, après un départ de nuit à la frontale, les coureurs ont découvert la particularité de ce format de course mise en place l’an dernier à Serre Chevalier : arriver au 33ème kilomètre et faire le choix entre le 60km historique ou bifurquer vers le marathon des Cerces et ses 45km. Les deux-tiers du peloton ont choisi l’option du 45km. Pas Yannick Noël ni Lucie Bidault.
Sur le Grand Tour des Cerces, Yannick Noël a donc assumé son statut de favori devant un remarquable Sébastien Fine, qui montait pour la première fois sur cette distance. C’est Nicolas Halgrain qui vient compléter ce trio gagnant. À noter que le Serre Che Trail figurait dans les courses préparatoires de Yannick Noël pour la Diagonale des Fous qui se tiendra à La Réunion fin octobre. Un choix justifié par les sentiers très techniques et le gros dénivelé du Grand Tour des Cerces, préparatoires au tracé réunionnais. Après ses victoires sur le 100km de l’Ultra 01 et l’Oisans Trail Tour en début d’été, puis sa 15e place sur la CCC lors de l’UTMB, le Manchois semble fin prêt pour le Grand Raid.
Chez les filles, Lucie Bidault, en tête dès le début de la course, s’impose facilement après plusieurs éditions aux places d’honneur. Virginie Bette et Mathilde Amour complètent sur le podium.
Le Marathon des Cerces pour Mathieu Esmieu et Coralie Vautrot
Sur le Marathon des Cerces, superbe victoire de Coralie Vautrot. Elle devance Manon Huntziger. Derrière elle, Manon Nusbaum prend une jolie troisième place.
Résultat Serre Che Trail 2022 : le Petit Tour des Cerces pour Alexandre Fine et Fiona Porte
Les 350 coureurs du Petit Tour des Cerces ont évolué à plus de 2800 mètres d’altitude à deux reprises, passant par les hauts cols des Cerces, entre la vallée de la Guisane et celle de la Clarée. Sur leur terrain d’entraînement, ce sont les coureurs de la vallée qui se sont imposés. Du côté des féminines, c’est Fiona Porte, inscrite de dernière minute, qui gagne avec une avance assez confortable. Marine Coquard et Claire Jacquin finissent dans cet ordre à quelques secondes d’écart.
Chez les hommes, c’est Alexandre Fine, 2ème du 12km la veille, qui l’emporte après avoir mené la course de bout en bout. Pierre Amedeo et Colin Olivero arrivent quelques minutes derrière le vainqueur.
Le Tour des Chapelles pour Baptiste Fourmont et Florence Bairros
Sur ce Tour des Chapelles (12km), on retiendra la belle performance de Baptiste Fourmont qui s’impose de plus d’une minute devant le natif de la vallée, Alexandre Fine. Colin Olivero complète le podium.
Du côté des filles, la course fût beaucoup plus serrée. En effet, Florence Bairros, Nélie Clément et Julie Borgia arrivent dans un mouchoir de poche. 30 secondes séparent les trois filles, qui se classent dans le Top 10 Scratch.
C’est dans les vallées de l’Ossola, en Italie, que se sont déroulés du 9 au 11 septembre les Championnats du Monde de Skyrunning 2022, 7e édition du genre. Trois disciplines étaient au programme : Verticale, Sky et SkyUltra. Sur la Verticale, la Française Christel Dewalle termine ex-aecquo avec Maud Mathys, mais est déclarée deuxième pour… 35 millièmes de seconde ! Frédéric Tranchand remporte l’argent sur la Sky.
Championnats du Monde de Skyrunning : Christel Dewalle battue d’un cheveu sur la Verticale
La course Verticale s’est déroulée sur une montée sèche de 3,8 km et 1063 m D+. 28 nations étaient représentées sur la ligne de départ. Après une première moitié d’ascension très éprouvante, un replat permettait aux coureurs de reprendre leur souffle avant le dernier tronçon très raide pour atteindre la ligne d’arrivée, à 2493m d’altitude.
Chez les femmes, c’est la Suissesse Maude Mathys qui a remporté l’or en 40mn 50s 49, quelques centièmes devant la Française Christel Dewalle (40mn 50s 84). La championne suisse a commenté : « Christel a fait une belle course. J’ai commencé devant elle mais après seulement 100 mètres, elle m’a rattrapé. Nous avons couru au même rythme, j’étais toujours à 15 secondes derrière elle. À seulement 100 mètres de l’arrivée, je l’ai rattrapée et lui ai dit “on peut finir ensemble si tu veux”. »
Si les 2 femmes ont franchi la ligne bras dessus, bras dessous, le chrono en a décidé autrement. Refusant l’égalité, il a départagé les 2 championnes pour… 35 millièmes de seconde! Christel Dewalle, en bronze sur le KV des Championnats d’Europe, s’est cependant déclarée satisfaite de l’argent. « C’était l’une des meilleures courses car c’est toujours incroyable de finir avec Maude. Aujourd’hui, c’était plus que du sport. C’était de l’amitié, c’était un honneur d’en finir avec elle. Je n’ai aucun regret, la médaille d’argent me suffit amplement. » Le bronze est allé à une autre athlète suisse, Alessandra Schmid.
Chez les hommes, la médaille d’or est revenue à un nouveau venu dans le paysage du skyrunning, l’Américain Joseph DeMoor. Il a coupé la ligne d’arrivée en 37mn 07s 83, devançant plusieurs grands favoris. Originaire du Colorado, vivant à Aspen Mountain, DeMoor a grandi dans une famille de coureurs et pratique depuis son plus jeune âge. Ces championnats représentaient sa première course en Europe. Un essai réussi pour un format de course verticale qu’il aimerait aider à développer aux États-Unis.
Les Italiens ont impressionné, prenant les deuxième, troisième et quatrième places. L’argent est pour Marcello Ugazio, à 5 secondes de l’Américain. Le bronze revient à Alex Oberbacher, à 12 secondes de son compatriote. Le premier Français, Vincent Loustau, se classe 5e, juste devant le Norvégien Stian Angermund.
La discipline SKY s’est déroulée sur la Veia SkyRace qui a accueilli les Championnats d’Europe de Skyrunning 2019. C’est un parcours situé dans la vallée de Bognanco, d’une longueur de 31 km pour 2 600 m de dénivelé positif. Entre singles, crêtes, moraines et passages avec des cordes fixes, il s’agissait d’un véritable parcours de skyrunning.
Sur ce tracé technique, c’est l’Italien Roberto De Lorenzi qui s’est montré le plus rapide, en 2h 51mn 11s, nouveau record du parcours. Premier au point culminant de la course, à 2 444 m d’altitude, De Lorenzi est tombé dans la descente, mais l’abandon n’était pas une option. Il s’impose avec moins d’une minute d’avance sur le Français Frédéric Tranchand (2h 52mn 8s), tout auréolé de sa première sélection en équipe de France de Trail pour les Championnats du Monde. Le Japonais Ruy Ueda (2h 53mn 12s) complète le podium. Un autre Français, Alexis Sévennec, termine à la 7e place.
Chez les femmes, le podium est composé de la Roumaine Denisa Dragomir, qui devance l’Espagnole Patricia Pineda et l’Italienne Martina Cumerlato. En tête au point culminant, Dragomir, qui connaissait parfaitement le parcours, suivait la Suédoise Lina El Kott, quand celle-ci a dû ralentir, victime de problèmes gastriques (elle a terminé 10e). « Je suis tellement heureuse de ce résultat, a-t-elle déclaré. J’aime tellement cette course. Je l’ai gagnée six fois, mais cette fois, c’est spécial. Non seulement parce que cela m’a donné le titre mondial, mais aussi parce que j’ai été longtemps blessée cette année et retrouver mon meilleur niveau est déjà une victoire. »
Championnats du Monde de Skyrunning : les Italiens explosent la SkyUltra
Avec ses 57,8km et 3508m D+, et un passage à plus de 3000m d’altitude, la Bettelmatt SkyUltra accueillait la discipline SkyUltra de ces Championnats du Monde 2022. L’itinéraire exigeant, explorant le Val Formazza et passant par des cols de haute montagne, a vu la très nette victoire de l’Italien Cristian Minoggio. Il a franchi la ligne d’arrivée après 5h 28mn 25s, devançant de plus de 35 minutes le Néo-Zélandais Blake Turner. L’Espagnol Alejandro Mayor termine sur la troisième marche du podium, à moins d’une minute du second.
Chez les femmes, c’est également une Italienne, Giuditta Turini, qui s’impose en 6h 49mn 35s. Elle devance de plus d’un quart d’heure les Espagnoles Gemma Arenas et Sandra Sevillano, respectivement deuxième et troisième.
Du jeudi 20 au dimanche 23 octobre, la région de Millau, dans l’Aveyron, vibrera au rythme des 13 courses proposées par le Festival des Templiers. Une 27ème édition pour laquelle sont attendus près de 11000 participants rêvant tous de franchir l’Arche en bois des finishers.
Le Festival des Templiers 2022 en 3 chiffres
13
Comme le nombre d’épreuves d’une distance variant entre 11 et 100 km proposées lors de l’événement. Cet éclectisme correspond à la volonté de l’équipe organisatrice du Festival des Templiers, emmenée par Gilles Bertrand et Odile Baudrier. Les deux créateurs, également journalistes spécialisés en athlétisme, ont en effet bataillé dur depuis 1995 pour imposer une idée novatrice à l’époque : proposer des événements adaptés à tous les profils de coureurs et coureuses. Pour sortir d’une certaine idée du trail réservé à une élite, et au contraire permettre aussi à des néophytes ou des traileurs moins entraînés de pouvoir vivre, eux et elles aussi, leur aventure très personnelle.
Comme le nombre de participants attendus cette année. Un chiffre important qui souligne la grande force des Templiers, qui est celle de fédérer toute la communauté des traileurs. Quelques experts seront cette année encore sur le devant de la scène, dont trois grands noms du trail : la Française Camille Bruyas et l’Américain Jared Hazen sur le Grand Trail des Templiers, et le Français Sébastien Spehler sur l’Endurance Trail. Sans oublier l’influenceur Claude Dartois, excellent coureur et grand animateur de Koh Lanta. Mais ce sont surtout les milliers d’anonymes qui, avec leur joie, leur sourire, leur passion, leur humilité, feront battre pendant quatre jours le cœur de cette cité «Templière ». Indiscutablement, en choisissant l’indépendance, l’authenticité et l’ouverture à tous et toutes, la doyenne des trails français se porte bien.
Le pourcentage d’abandons sur l’épreuve mythique du Grand Trail des Templiers. 9,5% seulement, devrait-on dire, tant ce pourcentage est faible. Il est le fruit à la fois d’une démarche d’accessibilité en proposant des parcours pour tous niveaux, et d’une vraie démarche « éducative » en direction des participants afin de les épauler du mieux possible pour qu’ils connaissent la réussite au bout de leur parcours. Le but : qu’ils soient le plus nombreux possible à être accueillis comme il se doit sous l’« arche du bonheur ».
Les Templiers souhaitent en effet se distinguer par le positif qu’ils apportent dans la vie des traileurs. Ils s’opposent ainsi au courant du trail « extrême », marqué par des taux d’abandons records. Et selon les organisateurs, ce taux de 9,5% d’abandons peut être encore améliorés pour obtenir plus de « finishers ». C’est la raison pour laquelle un accompagnement plus poussé des concurrents s’est traduit par la diffusion via les réseaux sociaux d’informations précises sur l’entraînement à effectuer pour se présenter fin prêt sur la ligne de départ. Cette initiative s’est doublée cet été d’une véritable description technique des parcours des deux épreuves phares, le Grand Trail des Templiers, et l’Endurance Trail. Ce sont ainsi plus de 3700 personnes qui ont pu découvrir avec une grande précision tous les détails des circuits. À vous maintenant de découvrir le Grand Trail des Templiers en détail.
Festival des Templiers : le Grand Trail des Templiers à la loupe
Chaque année, le Grand Trail des Templiers accueille approximativement 50 à 55% de coureurs pour lesquels il s’agit de leur première grande expérience sur l’épreuve iconique du trail français. On a beau avoir tout lu, vu toutes les photos, les vidéos, on a beau avoir passé à la loupe ce tracé évoluant sur le Causse Noir puis sur le Larzac, on a beau avoir écouté tous les podcasts, allongé sur le canapé en mode récup, il est légitime d’avoir des appréhensions. 80 km et 3500 m+, ce n’est pas jouer du poignet à tricoter un pull en mohair en regardant les Feux de l’Amour, un matou ronflant vautré sur les doigts de pieds. Il faut bien « faire le métier » pour réussir cette si belle aventure en courant et rentrer à sa façon dans l’histoire des Templiers.Voici une analyse détaillée du parcours découpé en 3 grandes sections :
SECTION 1 : De Millau au km 25,3, début de la montée sur la Bartasserie
Distance : 25,3km. 800m D+. 1 point d’eau à Peyreleau.
L’unique difficulté de cette section est la montée sur le Causse Noir. Elle débute après 2,3km de plat en direction de Carbassas (1,2 km à 6%) puis une zone de transition en direction de Paulhe et le chemin des Cerisiers. Idéal pour étaler les pelotons de chaque vague. La montée Bulldozer débute vraiment au km 6,5, dans le village, pour 2,2km d’ascension avec une pente moyenne à 16% et des passages à plus de 30%. Un rappel : les bâtons sont interdits, même si des petits malins tentent le coup chaque année.
La montée terminée, on enchaîne par 11,3km de plateau. Il s’agit d’une grande piste forestière ondulant gentiment avec seulement 130m D+. Seule recommandation : bien gérer son allure pour ne pas se laisser embarquer par un faux rythme dans l’ambiance du départ. Sinon, on le paiera cash dans le dernier tiers de la course.
La descente sur Peyreleau : peu technique sur 3km, mais avec de nombreuses relances et coups de cul. À effectuer avec prudence dans la nuit. Prudence également dans les ruelles du village pouvant être humides. Au point d’eau, recharge des flasques ou du bidon obligatoire !
On enchaîne par 2,3km d’une belle piste dans la vallée de la Jonte, longeant la rivière, en léger faux-plat (70m D+). Idéal pour étaler le peloton et se placer au mieux avant d’attaquer la seconde montée sur le Causse Noir.
Distance : 30,7km. 1430M D+. 1 ravitaillement à St André et 1 point d’eau à la Roque.
Recommandation générale : c’est la section de tous les dangers car 72% des abandons sont enregistrés sur ces 30 km bien cassants avec 3 ascensions, dont celle sur la Bartasserie et ses 446m D+ sur 2,9km. Et ça enchaîne avec la bosse de la Fontaine des Rioux, puis Montméjean – Roquesaltes et enfin la côte de Pierrefiche, un peu vicieuse car elle grimpe en plusieurs paliers interminables, pour un total de 530m D+ jusqu’au Mont Redon.
Recommandation spéciale : votre préparation générale, dont les fameuses séances rando-trail sur lesquelles l’organisation insiste, sera essentielle pour encaisser cette partie sans se fracasser. C’est le Causse dans toute sa puissance, avec de très nombreuses relances, du simple rocher au petit devers, puis au gros travers que l’on ne distingue pas en lisant une carte IGN.
La descente du Riou Sec est la seule grosse difficulté de cette section, avec une belle dévalade de 4,1km et 443m D- pour rejoindre la Roque Ste-Marguerite et son beau final dans la calade pavée. Une descente bien dans le jus des grands causses, avec des racines, des clapas, de la caillasse et des parties glissantes si le sol est humide. Donc prudence, même si le chemin a été bien aménagé.
Distance : 24,6km. 1309M D+. 2 points d’eau à Mas de Bru et Massebiau, 1 ravitaillement à Le Cade.
Recommandation générale : il ne faut pas espérer se refaire une santé sur aucune des sections. Ça monte, ça descente sans répit, uniquement sur des monotraces. On n’est plus dans le vif du sujet, on rentre dans les entrailles de la méchante bête.
Recommandation spéciale : à la lecture du profil jusqu’à Massebiau, rien ne semble insurmontable. Mais tout se cache dans le détail en cheminant sous falaise de la Clapade, en remontant sur Mas de Bru par une piste interminable planquée au fond du bois, ou ecnore en descendant le Roubelier jusqu’à Massebiau par un sentier réputé technique même par les descendeurs VTT-Enduro. Bref, c’est bien là que le mental prend le relais et que la marche rapide s’impose au détriment de la course à pied.
Massebiau – le Cade – La Pouncho – Millau : voilà bien notre Mont Blanc, redoutable final avec 10,7km et 832m D+. 1h 12’ pour le vainqueur, 2h 15’ pour le 1000ème et 3h – 3h30 pour les concurrents de la fin de course sur cette section. Pas besoin d’en dire beaucoup plus pour situer l’extrême difficulté de cette fin de parcours donnant les lettres de noblesse à ce parcours.
Festival des Templiers 2022 : le programme complet
Jeudi 20 octobre
Salon du trail, ouvert de 12h à 19h. 1ère journée de course : course sport adapté, avec 150 jeunes en handicap mental.
Vendredi 21 octobre
Salon du trail, ouvert de 12h à 19h. 2ème journée de course : L’ENDURANCE TRAIL, 106,5 km, 4820 m+. Limité à 1300 coureurs. Départ 4h. L’INTÉGRALE DES CAUSSES, 65,6 km, 2990 m+. Limité à 700 coureurs. Départ 6h50. LE MARATHON DU LARZAC, 35,5 km, 1520 m+. Limité à 600 coureurs. Départ 7h.
Samedi 22 octobre
Salon du trail, ouvert de 12h à 19h. 3ème journée de course : BOFFI FIFTY, 48,4 km, 2180 m+. Limité à 700 coureurs. Départ 8h. MONNA LISA, 28,7km, 1091 m+. Limité à 800 coureurs. Départ 9h30. MARATHON DES CAUSSES, 35 km, 1580 m+. Limité à 1000 coureurs. Départ 12h10. KD TRAIL, 7,2 km, 280 m+. Limité à 70 coureurs. Départ 13h30. TRAIL DES TROUBADOURS, 11,2 km, 506 m+. Limité à 600 coureurs. Départ 14h30. LA TEMPLIERE, 7,2 km, 280 m+. Limité à 300 coureuses. Départ 15h30. VO2 TRAIL, 19,2 km, 810 m+. Limité à 1000 coureurs. Départ 16h05.
Dimanche 23 octobre
Salon du trail, ouvert de 12h à 19h. 4ème journée de course : GRAND TRAIL DES TEMPLIERS, 80,8 km, 3690 m+. Limité à 2700 coureurs. Départ 5h15. LA BELLE DE MILLAU. 4.2 km. 2500 marcheurs au profit de la Ligue contre le Cancer. Départ 10h45.