Il fallait avoir des jambes le week-end du 9-10 septembre pour avaler les kilomètres et les dénivelés proposés par l’Ultra Trail du Vercors et l’Infernal Trail des Vosges. Résultat des courses.
L’Ultra Trail Du Vercors : voyage au cœur des montagnes
La 11e édition de l’Ultra Trail du Vercors, une des 15 courses à découvrir dans les Massifs autour de Grenoble, s’est tenue le 10 septembre. 4 courses étaient au programme, dont l’épreuve phare, l’UTV, à parcourir en solo ou en relais de 4.
UTV solo (89km et 4100m D+)
L’Ultra Trail du Vercors s’est résumé en un cavalier seul d’Édouard Laudier, en tête dès le premier pointage à Corrençon-en-Vercors, au km 23. Il n’a cessé de creuser l’écart pour finalement s’imposer avec près de 50 minutes d’avance sur le second. Même scénario chez les féminines, avec une Caroline Duc partie à bloc (plus de 20 minutes d’avance au premier pointage), et qui a compté jusqu’à 30 minutes d’avance avant de voir son avance fondre petit à petit sur la fin. Elle s’impose néanmoins avec plus de 17 minutes d’avance sur la seconde.
Classement général Édouard Laudier : 9h 48mn (8,8 km/h) Lionel Mercier : 10h 38mn 56s Rémi Leurs : 10h 48mn 47s
L’Infernal Trail des Vosges : 200 kilomètres dans les sombres forêts
La 14e édition de l’Infernal Trail des Vosges, l’ultra-trail vosgien créé en 2009, s’est tenue du 8 au 11 septembre au départ de Saint-Nabord. 5 courses principales étaient au programme. Nature, lacs, forêts, montagnes et gros dénivelés, il y en avait pour tout le monde, de 16 à 200 kilomètres.
IT 200 (205km, 9900m D+)
Toujours dans le trio de tête de la course, Johan Villemain a pris la tête définitivement après le 100e kilomètre, dans la montée vers Le Haag (1225m) pour ne plus jamais être rejoint. Il s’impose avec près de 3 heures d’avance sur le second. Côté féminin, Karine Maenza devance la seconde de près d’1h30.
Classement général Johan Villemain : 32h 36mn 52s Mickael Lenfant Vincent Larue
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/09/UTVercors.webp9121372Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-09-14 06:00:002022-09-14 10:25:19Ultra Trail Du Vercors, Infernal Trail des Vosges : les résultats
Ce sont près de 1000 traileurs qui s’étaient donné rendez-vous le week-end dernier pour la 9ème édition du Serre Che Trail. Des conditions optimales sous un soleil radieux ont rythmé les différents formats de course. La plupart des favoris se sont imposés. Mention spéciale pour Yannick Noël et Lucie Bidault sur l’épreuve historique du Grand Tour des Cerces.
Résultat Serre Che Trail 2022 : le Grand Tour des Cerces pour Yannick Noël et Lucie Bidault
Dimanche, après un départ de nuit à la frontale, les coureurs ont découvert la particularité de ce format de course mise en place l’an dernier à Serre Chevalier : arriver au 33ème kilomètre et faire le choix entre le 60km historique ou bifurquer vers le marathon des Cerces et ses 45km. Les deux-tiers du peloton ont choisi l’option du 45km. Pas Yannick Noël ni Lucie Bidault.
Sur le Grand Tour des Cerces, Yannick Noël a donc assumé son statut de favori devant un remarquable Sébastien Fine, qui montait pour la première fois sur cette distance. C’est Nicolas Halgrain qui vient compléter ce trio gagnant. À noter que le Serre Che Trail figurait dans les courses préparatoires de Yannick Noël pour la Diagonale des Fous qui se tiendra à La Réunion fin octobre. Un choix justifié par les sentiers très techniques et le gros dénivelé du Grand Tour des Cerces, préparatoires au tracé réunionnais. Après ses victoires sur le 100km de l’Ultra 01 et l’Oisans Trail Tour en début d’été, puis sa 15e place sur la CCC lors de l’UTMB, le Manchois semble fin prêt pour le Grand Raid.
Chez les filles, Lucie Bidault, en tête dès le début de la course, s’impose facilement après plusieurs éditions aux places d’honneur. Virginie Bette et Mathilde Amour complètent sur le podium.
Le Marathon des Cerces pour Mathieu Esmieu et Coralie Vautrot
Sur le Marathon des Cerces, superbe victoire de Coralie Vautrot. Elle devance Manon Huntziger. Derrière elle, Manon Nusbaum prend une jolie troisième place.
Résultat Serre Che Trail 2022 : le Petit Tour des Cerces pour Alexandre Fine et Fiona Porte
Les 350 coureurs du Petit Tour des Cerces ont évolué à plus de 2800 mètres d’altitude à deux reprises, passant par les hauts cols des Cerces, entre la vallée de la Guisane et celle de la Clarée. Sur leur terrain d’entraînement, ce sont les coureurs de la vallée qui se sont imposés. Du côté des féminines, c’est Fiona Porte, inscrite de dernière minute, qui gagne avec une avance assez confortable. Marine Coquard et Claire Jacquin finissent dans cet ordre à quelques secondes d’écart.
Chez les hommes, c’est Alexandre Fine, 2ème du 12km la veille, qui l’emporte après avoir mené la course de bout en bout. Pierre Amedeo et Colin Olivero arrivent quelques minutes derrière le vainqueur.
Le Tour des Chapelles pour Baptiste Fourmont et Florence Bairros
Sur ce Tour des Chapelles (12km), on retiendra la belle performance de Baptiste Fourmont qui s’impose de plus d’une minute devant le natif de la vallée, Alexandre Fine. Colin Olivero complète le podium.
Du côté des filles, la course fût beaucoup plus serrée. En effet, Florence Bairros, Nélie Clément et Julie Borgia arrivent dans un mouchoir de poche. 30 secondes séparent les trois filles, qui se classent dans le Top 10 Scratch.
C’est dans les vallées de l’Ossola, en Italie, que se sont déroulés du 9 au 11 septembre les Championnats du Monde de Skyrunning 2022, 7e édition du genre. Trois disciplines étaient au programme : Verticale, Sky et SkyUltra. Sur la Verticale, la Française Christel Dewalle termine ex-aecquo avec Maud Mathys, mais est déclarée deuxième pour… 35 millièmes de seconde ! Frédéric Tranchand remporte l’argent sur la Sky.
Championnats du Monde de Skyrunning : Christel Dewalle battue d’un cheveu sur la Verticale
La course Verticale s’est déroulée sur une montée sèche de 3,8 km et 1063 m D+. 28 nations étaient représentées sur la ligne de départ. Après une première moitié d’ascension très éprouvante, un replat permettait aux coureurs de reprendre leur souffle avant le dernier tronçon très raide pour atteindre la ligne d’arrivée, à 2493m d’altitude.
Chez les femmes, c’est la Suissesse Maude Mathys qui a remporté l’or en 40mn 50s 49, quelques centièmes devant la Française Christel Dewalle (40mn 50s 84). La championne suisse a commenté : « Christel a fait une belle course. J’ai commencé devant elle mais après seulement 100 mètres, elle m’a rattrapé. Nous avons couru au même rythme, j’étais toujours à 15 secondes derrière elle. À seulement 100 mètres de l’arrivée, je l’ai rattrapée et lui ai dit “on peut finir ensemble si tu veux”. »
Si les 2 femmes ont franchi la ligne bras dessus, bras dessous, le chrono en a décidé autrement. Refusant l’égalité, il a départagé les 2 championnes pour… 35 millièmes de seconde! Christel Dewalle, en bronze sur le KV des Championnats d’Europe, s’est cependant déclarée satisfaite de l’argent. « C’était l’une des meilleures courses car c’est toujours incroyable de finir avec Maude. Aujourd’hui, c’était plus que du sport. C’était de l’amitié, c’était un honneur d’en finir avec elle. Je n’ai aucun regret, la médaille d’argent me suffit amplement. » Le bronze est allé à une autre athlète suisse, Alessandra Schmid.
Chez les hommes, la médaille d’or est revenue à un nouveau venu dans le paysage du skyrunning, l’Américain Joseph DeMoor. Il a coupé la ligne d’arrivée en 37mn 07s 83, devançant plusieurs grands favoris. Originaire du Colorado, vivant à Aspen Mountain, DeMoor a grandi dans une famille de coureurs et pratique depuis son plus jeune âge. Ces championnats représentaient sa première course en Europe. Un essai réussi pour un format de course verticale qu’il aimerait aider à développer aux États-Unis.
Les Italiens ont impressionné, prenant les deuxième, troisième et quatrième places. L’argent est pour Marcello Ugazio, à 5 secondes de l’Américain. Le bronze revient à Alex Oberbacher, à 12 secondes de son compatriote. Le premier Français, Vincent Loustau, se classe 5e, juste devant le Norvégien Stian Angermund.
La discipline SKY s’est déroulée sur la Veia SkyRace qui a accueilli les Championnats d’Europe de Skyrunning 2019. C’est un parcours situé dans la vallée de Bognanco, d’une longueur de 31 km pour 2 600 m de dénivelé positif. Entre singles, crêtes, moraines et passages avec des cordes fixes, il s’agissait d’un véritable parcours de skyrunning.
Sur ce tracé technique, c’est l’Italien Roberto De Lorenzi qui s’est montré le plus rapide, en 2h 51mn 11s, nouveau record du parcours. Premier au point culminant de la course, à 2 444 m d’altitude, De Lorenzi est tombé dans la descente, mais l’abandon n’était pas une option. Il s’impose avec moins d’une minute d’avance sur le Français Frédéric Tranchand (2h 52mn 8s), tout auréolé de sa première sélection en équipe de France de Trail pour les Championnats du Monde. Le Japonais Ruy Ueda (2h 53mn 12s) complète le podium. Un autre Français, Alexis Sévennec, termine à la 7e place.
Chez les femmes, le podium est composé de la Roumaine Denisa Dragomir, qui devance l’Espagnole Patricia Pineda et l’Italienne Martina Cumerlato. En tête au point culminant, Dragomir, qui connaissait parfaitement le parcours, suivait la Suédoise Lina El Kott, quand celle-ci a dû ralentir, victime de problèmes gastriques (elle a terminé 10e). « Je suis tellement heureuse de ce résultat, a-t-elle déclaré. J’aime tellement cette course. Je l’ai gagnée six fois, mais cette fois, c’est spécial. Non seulement parce que cela m’a donné le titre mondial, mais aussi parce que j’ai été longtemps blessée cette année et retrouver mon meilleur niveau est déjà une victoire. »
Championnats du Monde de Skyrunning : les Italiens explosent la SkyUltra
Avec ses 57,8km et 3508m D+, et un passage à plus de 3000m d’altitude, la Bettelmatt SkyUltra accueillait la discipline SkyUltra de ces Championnats du Monde 2022. L’itinéraire exigeant, explorant le Val Formazza et passant par des cols de haute montagne, a vu la très nette victoire de l’Italien Cristian Minoggio. Il a franchi la ligne d’arrivée après 5h 28mn 25s, devançant de plus de 35 minutes le Néo-Zélandais Blake Turner. L’Espagnol Alejandro Mayor termine sur la troisième marche du podium, à moins d’une minute du second.
Chez les femmes, c’est également une Italienne, Giuditta Turini, qui s’impose en 6h 49mn 35s. Elle devance de plus d’un quart d’heure les Espagnoles Gemma Arenas et Sandra Sevillano, respectivement deuxième et troisième.
Du jeudi 20 au dimanche 23 octobre, la région de Millau, dans l’Aveyron, vibrera au rythme des 13 courses proposées par le Festival des Templiers. Une 27ème édition pour laquelle sont attendus près de 11000 participants rêvant tous de franchir l’Arche en bois des finishers.
Le Festival des Templiers 2022 en 3 chiffres
13
Comme le nombre d’épreuves d’une distance variant entre 11 et 100 km proposées lors de l’événement. Cet éclectisme correspond à la volonté de l’équipe organisatrice du Festival des Templiers, emmenée par Gilles Bertrand et Odile Baudrier. Les deux créateurs, également journalistes spécialisés en athlétisme, ont en effet bataillé dur depuis 1995 pour imposer une idée novatrice à l’époque : proposer des événements adaptés à tous les profils de coureurs et coureuses. Pour sortir d’une certaine idée du trail réservé à une élite, et au contraire permettre aussi à des néophytes ou des traileurs moins entraînés de pouvoir vivre, eux et elles aussi, leur aventure très personnelle.
Comme le nombre de participants attendus cette année. Un chiffre important qui souligne la grande force des Templiers, qui est celle de fédérer toute la communauté des traileurs. Quelques experts seront cette année encore sur le devant de la scène, dont trois grands noms du trail : la Française Camille Bruyas et l’Américain Jared Hazen sur le Grand Trail des Templiers, et le Français Sébastien Spehler sur l’Endurance Trail. Sans oublier l’influenceur Claude Dartois, excellent coureur et grand animateur de Koh Lanta. Mais ce sont surtout les milliers d’anonymes qui, avec leur joie, leur sourire, leur passion, leur humilité, feront battre pendant quatre jours le cœur de cette cité «Templière ». Indiscutablement, en choisissant l’indépendance, l’authenticité et l’ouverture à tous et toutes, la doyenne des trails français se porte bien.
Le pourcentage d’abandons sur l’épreuve mythique du Grand Trail des Templiers. 9,5% seulement, devrait-on dire, tant ce pourcentage est faible. Il est le fruit à la fois d’une démarche d’accessibilité en proposant des parcours pour tous niveaux, et d’une vraie démarche « éducative » en direction des participants afin de les épauler du mieux possible pour qu’ils connaissent la réussite au bout de leur parcours. Le but : qu’ils soient le plus nombreux possible à être accueillis comme il se doit sous l’« arche du bonheur ».
Les Templiers souhaitent en effet se distinguer par le positif qu’ils apportent dans la vie des traileurs. Ils s’opposent ainsi au courant du trail « extrême », marqué par des taux d’abandons records. Et selon les organisateurs, ce taux de 9,5% d’abandons peut être encore améliorés pour obtenir plus de « finishers ». C’est la raison pour laquelle un accompagnement plus poussé des concurrents s’est traduit par la diffusion via les réseaux sociaux d’informations précises sur l’entraînement à effectuer pour se présenter fin prêt sur la ligne de départ. Cette initiative s’est doublée cet été d’une véritable description technique des parcours des deux épreuves phares, le Grand Trail des Templiers, et l’Endurance Trail. Ce sont ainsi plus de 3700 personnes qui ont pu découvrir avec une grande précision tous les détails des circuits. À vous maintenant de découvrir le Grand Trail des Templiers en détail.
Festival des Templiers : le Grand Trail des Templiers à la loupe
Chaque année, le Grand Trail des Templiers accueille approximativement 50 à 55% de coureurs pour lesquels il s’agit de leur première grande expérience sur l’épreuve iconique du trail français. On a beau avoir tout lu, vu toutes les photos, les vidéos, on a beau avoir passé à la loupe ce tracé évoluant sur le Causse Noir puis sur le Larzac, on a beau avoir écouté tous les podcasts, allongé sur le canapé en mode récup, il est légitime d’avoir des appréhensions. 80 km et 3500 m+, ce n’est pas jouer du poignet à tricoter un pull en mohair en regardant les Feux de l’Amour, un matou ronflant vautré sur les doigts de pieds. Il faut bien « faire le métier » pour réussir cette si belle aventure en courant et rentrer à sa façon dans l’histoire des Templiers.Voici une analyse détaillée du parcours découpé en 3 grandes sections :
SECTION 1 : De Millau au km 25,3, début de la montée sur la Bartasserie
Distance : 25,3km. 800m D+. 1 point d’eau à Peyreleau.
L’unique difficulté de cette section est la montée sur le Causse Noir. Elle débute après 2,3km de plat en direction de Carbassas (1,2 km à 6%) puis une zone de transition en direction de Paulhe et le chemin des Cerisiers. Idéal pour étaler les pelotons de chaque vague. La montée Bulldozer débute vraiment au km 6,5, dans le village, pour 2,2km d’ascension avec une pente moyenne à 16% et des passages à plus de 30%. Un rappel : les bâtons sont interdits, même si des petits malins tentent le coup chaque année.
La montée terminée, on enchaîne par 11,3km de plateau. Il s’agit d’une grande piste forestière ondulant gentiment avec seulement 130m D+. Seule recommandation : bien gérer son allure pour ne pas se laisser embarquer par un faux rythme dans l’ambiance du départ. Sinon, on le paiera cash dans le dernier tiers de la course.
La descente sur Peyreleau : peu technique sur 3km, mais avec de nombreuses relances et coups de cul. À effectuer avec prudence dans la nuit. Prudence également dans les ruelles du village pouvant être humides. Au point d’eau, recharge des flasques ou du bidon obligatoire !
On enchaîne par 2,3km d’une belle piste dans la vallée de la Jonte, longeant la rivière, en léger faux-plat (70m D+). Idéal pour étaler le peloton et se placer au mieux avant d’attaquer la seconde montée sur le Causse Noir.
Distance : 30,7km. 1430M D+. 1 ravitaillement à St André et 1 point d’eau à la Roque.
Recommandation générale : c’est la section de tous les dangers car 72% des abandons sont enregistrés sur ces 30 km bien cassants avec 3 ascensions, dont celle sur la Bartasserie et ses 446m D+ sur 2,9km. Et ça enchaîne avec la bosse de la Fontaine des Rioux, puis Montméjean – Roquesaltes et enfin la côte de Pierrefiche, un peu vicieuse car elle grimpe en plusieurs paliers interminables, pour un total de 530m D+ jusqu’au Mont Redon.
Recommandation spéciale : votre préparation générale, dont les fameuses séances rando-trail sur lesquelles l’organisation insiste, sera essentielle pour encaisser cette partie sans se fracasser. C’est le Causse dans toute sa puissance, avec de très nombreuses relances, du simple rocher au petit devers, puis au gros travers que l’on ne distingue pas en lisant une carte IGN.
La descente du Riou Sec est la seule grosse difficulté de cette section, avec une belle dévalade de 4,1km et 443m D- pour rejoindre la Roque Ste-Marguerite et son beau final dans la calade pavée. Une descente bien dans le jus des grands causses, avec des racines, des clapas, de la caillasse et des parties glissantes si le sol est humide. Donc prudence, même si le chemin a été bien aménagé.
Distance : 24,6km. 1309M D+. 2 points d’eau à Mas de Bru et Massebiau, 1 ravitaillement à Le Cade.
Recommandation générale : il ne faut pas espérer se refaire une santé sur aucune des sections. Ça monte, ça descente sans répit, uniquement sur des monotraces. On n’est plus dans le vif du sujet, on rentre dans les entrailles de la méchante bête.
Recommandation spéciale : à la lecture du profil jusqu’à Massebiau, rien ne semble insurmontable. Mais tout se cache dans le détail en cheminant sous falaise de la Clapade, en remontant sur Mas de Bru par une piste interminable planquée au fond du bois, ou ecnore en descendant le Roubelier jusqu’à Massebiau par un sentier réputé technique même par les descendeurs VTT-Enduro. Bref, c’est bien là que le mental prend le relais et que la marche rapide s’impose au détriment de la course à pied.
Massebiau – le Cade – La Pouncho – Millau : voilà bien notre Mont Blanc, redoutable final avec 10,7km et 832m D+. 1h 12’ pour le vainqueur, 2h 15’ pour le 1000ème et 3h – 3h30 pour les concurrents de la fin de course sur cette section. Pas besoin d’en dire beaucoup plus pour situer l’extrême difficulté de cette fin de parcours donnant les lettres de noblesse à ce parcours.
Festival des Templiers 2022 : le programme complet
Jeudi 20 octobre
Salon du trail, ouvert de 12h à 19h. 1ère journée de course : course sport adapté, avec 150 jeunes en handicap mental.
Vendredi 21 octobre
Salon du trail, ouvert de 12h à 19h. 2ème journée de course : L’ENDURANCE TRAIL, 106,5 km, 4820 m+. Limité à 1300 coureurs. Départ 4h. L’INTÉGRALE DES CAUSSES, 65,6 km, 2990 m+. Limité à 700 coureurs. Départ 6h50. LE MARATHON DU LARZAC, 35,5 km, 1520 m+. Limité à 600 coureurs. Départ 7h.
Samedi 22 octobre
Salon du trail, ouvert de 12h à 19h. 3ème journée de course : BOFFI FIFTY, 48,4 km, 2180 m+. Limité à 700 coureurs. Départ 8h. MONNA LISA, 28,7km, 1091 m+. Limité à 800 coureurs. Départ 9h30. MARATHON DES CAUSSES, 35 km, 1580 m+. Limité à 1000 coureurs. Départ 12h10. KD TRAIL, 7,2 km, 280 m+. Limité à 70 coureurs. Départ 13h30. TRAIL DES TROUBADOURS, 11,2 km, 506 m+. Limité à 600 coureurs. Départ 14h30. LA TEMPLIERE, 7,2 km, 280 m+. Limité à 300 coureuses. Départ 15h30. VO2 TRAIL, 19,2 km, 810 m+. Limité à 1000 coureurs. Départ 16h05.
Dimanche 23 octobre
Salon du trail, ouvert de 12h à 19h. 4ème journée de course : GRAND TRAIL DES TEMPLIERS, 80,8 km, 3690 m+. Limité à 2700 coureurs. Départ 5h15. LA BELLE DE MILLAU. 4.2 km. 2500 marcheurs au profit de la Ligue contre le Cancer. Départ 10h45.
Avec 4 massifs à portée de main, Chartreuse, Vercors, Taillefer et Belledonne, la métropole grenobloise constitue un incroyable terrain de jeux pour les adeptes du trail. 220 km d’itinéraires balisés et jusqu’à 10 000 mètres de dénivelés cumulés attendent ainsi les coureurs au départ de la capitale des Alpes. Cette géographie unique a inspiré de nombreux organisateurs d’événements trail. Ainsi, chacun des 4 massifs accueille chaque année au moins un rendez-vous de mai à novembre. Des courses qui s’adressent aux débutants, enfants compris, comme aux compétiteurs. Suivez le guide des trails à faire autour de Grenoble.
1 – L’Ut4M, l’événement locomotive des 4 Massifs
L’Ultratour des 4 massifs, ou Ut4M, est un ultra-trail qui traverse les quatre massifs de la région grenobloise. L’organisation propose 12 courses allant de 20 à 160 km. Des tracés qui s’adaptent à tous les niveaux et envies. L’Ut4M a fêté ses 10 ans en juillet 2022 (21-24 juillet). L’Ultra 160 a vu la victoire d’Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte. Sébastien Accarier, fondateur de l’Ut4M, témoigne de l’évolution de la pratique du trail, qui continue de le surprendre.
Comment est né l’Ut4M ? Sébastien Accarier : Il y a quinze ans j’étais un coureur d’ultra-trail et je m’engageais dans des courses longues distances. Je m’entraînais au quotidien au départ de Grenoble sur une grande partie des itinéraires de l’actuel Ut4M. C’est mon petit frère Simon, à l’origine d’un autre ultra-trail, le Grand Raid des Pyrénées (GRP), qui m’a donné envie d’imaginer l’équivalent autour de Grenoble. Comme je réside au centre-ville, j’ouvre mes volets sur trois massifs, Chartreuse, Belledonne, Vercors.
C’est facile de se dire « aujourd’hui je monte au sommet du Moucherotte dans le Vercors ou bien je grimpe au Rachais puis au Saint-Eynard en Chartreuse ». Si on rajoute le Taillefer et la chaîne de Belledonne, on peut relier relier ces différents points avec l’ultra-trail. Grenoble est aussi une grande ville qui offre un superbe spectacle sous les étoiles lorsqu’on est en montagne. L’itinéraire ultra-trail de 160 km tourne autour de Grenoble. Je me suis dit que ce serait magique d’offrir ce lac de lumières digne des mille et une nuits aux coureurs pendant leur épreuve en nocturne.
Je pense que de nombreuses personnes se sont mises à courir pendant le Covid
En dix ans, quels grands changements avez-vous observés dans la pratique du trail ? Sébastien Accarier : C’est nouveau et surprenant, j’ai le sentiment que les coureurs reviennent à des distances plus courtes. Pendant toute une période, j’ai observé la quête de distances toujours plus longues. Ce n’est peut-être plus autant la tendance.
Deuxième phénomène, le trail attire toujours plus de monde. Quand je cours à la Bastille, je reste stupéfait par le nombre de coureurs toujours plus nombreux sur ce site emblématique de Grenoble. Je pense qu’il s’agit de personnes qui pratiquaient d’autres activités sportives qui se sont mises à courir pendant le Covid. Ils ont découvert un sport simple, accessible et plaisant en montagne. Certains y prennent goût et se lancent petit à petit des défis. Quelle que soit sa distance, 20, 40 ou 160 km, cela reste un challenge pour soi.
Comment expliquez-vous cet attrait pour des distances plus raisonnables ? Sébastien Accarier : Mon hypothèse est que le confinement et le quotidien sous contraintes ont amené les pratiquants à lever le pied, à rechercher une vie plus sereine. Ils sont heureux d’avoir retrouvé la liberté et le plaisir de vadrouiller où bon leur semble. Pour l’instant, ils ne sont pas prêts à vivre les contraintes d’entraînement et d’organisation qu’impose l’ultra-trail.
Comment concilier rassemblement en montagne et développement durable ? Sébastien Accarier : Nous développons de nombreux axes liés à la responsabilité sociétale et environnementale. D’abord contre “l’autosolisme” l’utilisation des véhicules individuels. Cela s’est traduit par des navettes coureurs, des accords avec Citiz autopartage, 40% de réduction sur les billets SNCF TER ou encore la libre circulation pour les coureurs et les bénévoles sur le réseau de transport en commun. En 2022, nous avons aussi mis en place des navettes familles et accompagnants leur permettant d’accéder à certains sites en altitude.
Organiser un trail suppose le respect des usages en montagne, car chacun doit trouver sa place.
Ensuite, nous travaillons sur la protection des sites traversés. Cela passe par la sensibilisation des coureurs et du public. La course passe sur des sites Natura 2000, traverse des zones sensibles avec une flore et une faune fragiles. Nous veillons au tri des déchets sur les postes de ravitaillement. On remarque que les coureurs sont vigilants. Après les épreuves, nous récupérons bien sûr nos balises réutilisables et on rend le site aussi propre qu’on l’a trouvé. Cela passe aussi par le respect des usages en montagne, car chacun doit trouver sa place. Nous travaillons avec les éleveurs pour ne pas gêner leur activité.
Nous dialoguons aussi avec les parcs régionaux et adaptons les parcours pour protéger les espèces et leur lieu de reproduction, comme le tétras lyre en Chartreuse. Enfin, nous privilégions les circuits courts pour nos approvisionnements comme pour nos produits textiles en nous appuyant sur les acteurs locaux.
C’est le Massif le plus proche de Grenoble. Matin, midi, et même le soir à la lampe frontale, la Bastille est, au cœur de Grenoble, LE spot fétiche des traileurs novices comme aguerris. Au fil de l’ascension en virages plus ou moins serrés, le décor se tourne tantôt vers le Vercors, tantôt vers Belledonne ou encore l’Oisans, faisant oublier le dénivelé. En moins de 30 minutes, on accède à un panorama à 360° avec le Mont Blanc en ligne de mire.
Pour certains, le fort de La Bastille marque le point d’arrivée. Pour d’autres, il ouvre la porte sur le massif de la Chartreuse vers le Mont Rachais ou le Col de Clémencière. Toujours en Chartreuse, le Col de Porte constitue un point de passage obligé pour des parcours de trail variés au cœur du Parc naturel régional. Des variantes aboutissent aux sommets de La Pinéa, de l’Ecoutoux ou de Chamechaude. Avec la récompense de vues vertigineuses… qui appellent à d’autres découvertes.
2 – La Chartreuse Terminorum (juin) La Chartreuse Terminorum est une course nature de type ultrafond dans la Forêt domaniale de Grande Chartreuse, en Isère. Elle a été imaginée par Benoît Laval, fondateur de la marque de trail Raidlight. Certains la comparent à la Barclay de Lazarus Lake. Elle s’adresse à 40 coureurs / aventuriers prêts à relever le défi de 300 km en 5 boucles de 60km, 25 000 m de D+ en 80h maximum. Zéro balisage, zéro GPS, zéro assistance. Pour s’inscrire, il suffit d’envoyer par mail uniquement un texte répondant à la question « Pourquoi devrais-je être retenu pour participer à la Chartreuse Terminorum ? » Accéder au site de l’épreuve ICI
3 – Le Trail du Grand Duc (juin) Sportivement toujours aussi exigeantes, les quatre formules de 40 à 80km (solo intégral, solo Moyen Duc, duo, relais à cinq) permettent à chacun de vivre le même événement dans un esprit de grande convivialité. Accéder au site de l’épreuve ICI
4 – La Rossignol Wider Classic (septembre) Un événement qui mêle l’esprit urbain de la métropole avec l’univers du sport et de la montagne si proche. Trois courses au départ du Jardin de ville : la Verticale de la Bastille (5,4km et 870m D+), le Tour du Rachais (17,1km et 1160m D+) et le Tour des Chartreux (31,7km et 2120m D+). Accéder au site de l’épreuve ICI
5 – Le Trail du Buis (octobre) Le Trail du Buis (La Buisse) combine marche nordique et course nature sur 10 km et trail sur 21 km et 1000 m D+, en solo ou en duo. Accéder au site de l’épreuve ICI
6 – Le Trail des Petites Roches (novembre) Le Trail des Petites Roches propose deux parcours de 35 km et 10 km en moyenne montagne entre 800 m et 1500 m d’altitude. Une majorité de sentiers en forêt amènent à la découverte de nombreux belvédères et cascades. Accéder au site de l’épreuve ICI
C’est le massif le plus sauvage. Sur les hauteurs de Seyssinet-Pariset, le départ des pistes au Désert Jean-Jacques Rousseau prend des allures de cathédrale. On comprend que le philosophe soit venu chercher ici l’inspiration et la paix. Deux lourdes portes en bois s’ouvrent sur une gorge étroite entre deux hautes falaises de calcaire des Vouillants.
Trois itinéraires, du plus facile (5 km) au plus difficile (20 km), serpentent sous les chênes, les frênes et les châtaigniers. Le traileur peut gagner assez vite les hauteurs de Saint-Nizier-du-Moucherotte via la Tour sans Venin où se dressent les Trois Pucelles. Les débutants peuvent aussi évoluer dans la forêt des Vouillants. Ils enchaîneront faux-plats, grimpettes et descentes entre champs et sous-bois. Avec, sur ces parcours, la promesse de points de vue inédits sur la vallée grenobloise.
7 – Les Drayes du Vercors (juin) Au départ de la Chapelle-en-Vercors, quatre parcours de 11 à 50km et 2500m D+ avec des vues sauvages sur le plateau du Vercors. Accéder au site de l’épreuve ICI
8 – Le Trail du Gerbier (juin) Trois distances de 37,5 km, 24,5km et 11 km et une randonnée de 11 km. Accéder au site de l’épreuve ICI
9 – L’Ultra Trail du Vercors (septembre) Entre les villages de Lans-en-Vercors et Rencurel, trois courses sont au programme. L’épreuve reine consiste en une boucle de 86 km et 4500m D+ entre crêtes et sommets depuis Autrans. Accéder au site de l’épreuve ICI
Belledonne, c’est le massif dans sa version alpine. Cap au sud, à Vizille, berceau de la Révolution Française ! Avant d’opter pour l’un des trois itinéraires, un échauffement dans le parc du château s’impose. On peut y découvrir de superbes installations contemporaines immersives qui dialoguent avec les essences et la nature.
L’itinéraire facile, d’une dizaine de kilomètres, longe des vignes et traverse de petits hameaux dans une ambiance campagnarde. Le parcours moyen de près de 17 km prend de la hauteur jusqu’au Belvédère de Vizille pour une belle lecture de paysage. L’itinéraire expert égrène des sites de connaisseurs tels le Mont Sec ou le Col de La Madeleine. Les foulées jalonnent un magnifique panorama sur le massif du Taillefer, le Grand Serre et les falaises du Vercors.
La mosaïque de paysages en Matheysine a fait naître un terrain de jeu idéal pour la pratique du trail. On y dénombre 6 secteurs variés pour tous les goûts et niveaux. Des lacs de Laffrey, Petichet et Pierre-Châtel en passant par le plan d’eau de Valbonnais et l’immense étendue turquoise du Monteynard, les trésors de l’or bleu offrent une multitude de parcours plus ou moins techniques et physiques. À deux pas des lacs matheysins, les sommets environnants tels que le Grand Serre (2141 m), le Tabor (2389 m), le Pérollier (2183 m) ou encore le Sénépi (1769 m) sont devenus des hauts lieux du trail grâce à des événements sportifs désormais incontournables.
La boucle la plus connue est celle qui permet de relier les deux sommets emblématiques de la station : le Grand Serre et le Taillefer. Un vrai parcours de montagne, difficile et exigeant. Des panoramas exceptionnels, des passages aériens inoubliables et un sentiment de bout du monde en guise de récompense pour les coureurs confirmés.
11 – La SkyRace des Matheysins by La Sportiva (mai) Un rendez-vous dédié au skyrunning, qui est au trail ce que le ski alpinisme est au ski de randonnée. C’est-à-dire une version extrême mais sur des formats assez courts avec des parcours très aériens. 4 courses sont au programme, dont la SkyRace des Matheysins, sur 25,5km pour 1980m D+. Cette course était la première étape de la Coupe du monde de course de montagne 2022. Elle a vu lalarge victoire de Sylvain Cachard. Accéder au site de l’épreuve ICI
12 – Le Trail Oisans-Matheysine (juin) Le Trail de l’Oisans, c’est courir sur des sentiers sauvages dans des endroits secrets avec des paysages sublimes. 3 parcours au choix, 12km et 700m D+, 22km et 1200m D+ et 45km et 2900m D+ pour découvrir la vallée de la Lignarre et ses majestueuses montagnes alentours. Accéder au site de l’épreuve ICI
13 – Le Trail des Passerelles du Monteynard (juillet) Créé en 2012 pour célébrer les 50 ans du barrage EDF de Monteynard-Avignonnet, le Trail des Passerelles du Monteynard propose différentes distances. Ces parcours variés permettent d’observer les plus beaux lieux de la Matheysine et du Trièves : Cime du Sénépi, Balcon du Petit Train de la Mure, Musée La Mine Image, Pierre Percée. Sans oublier les deux passerelles himalayennes. Accéder au site de l’épreuve ICI
14 – Le Trail du Galibier-Thabor (août) 10 parcours pour tous les niveaux, de 3 km à 67 km, dont le fameux parcours à deux étapes en bivouac entre Valmeinier et Valloire. Avec des paysages d’exception au pic du col du Galibier. Accéder au site de l’épreuve ICI
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/09/ultra-trail-vercors.webp9181960Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-09-09 15:21:192022-09-09 15:21:2415 trails à faire pour découvrir les 4 Massifs autour de Grenoble
Préparez-vous ! L’Ultra Trail du Beaujolais Vert est de retour les 7 et 8 octobre prochains pour une 5ème édition très attendue. Au menu de cet UTBV parrainé et animé par le traileur élite Ugo Ferrari, 5 parcours pour tous niveaux, de 8 à 110km, pour faire le plein de Nature et d’air pur.
Ultra Trail du Beaujolais Vert, 5 parcours pour se mettre au vert
Pour cette 5ème édition, l’événement reprend le même format qui a forgé son succès les années précédentes, avec cinq circuits au choix. Tous les parcours ont pour point de départ l’attraction principale de la région, le très beau Lac des Sapins à Cublize (69). Selon la distance choisie, les traileurs partiront découvrir les paysages de moyenne montagne et les magnifiques forêts de cette région 100% nature.
– 8 km, 200m D+. Départ à 13h30 le 08/10/2022. – 15 km, 540m D+. Départ à 15h00 le 08/10/2022. – 25 km, 1100m D+, temps limite 5h30. Départ à 10h00 le 08/10/2022. – 55 km, 2400m D+, temps limite 11h. Départ à 7h30 le 08/10/2022 – 110 km, 5200m D+, temps limite de 24h. Départ à 21h00 le 07/10/2022.
Avis aux amateurs, le profil du 110 km monte et descend “un peu”… 😉
L’UTBV, un événement convivial qui gagne en notoriété
L’UTBV se déroule sur une partie des parcours de la station de trail du Beaujolais Vert. Reconnu pour sa convivialité, il s’inscrit progressivement comme un événement majeur du trail et de l’ultra trail en France. Ainsi, lors de l’édition 2021, plus de 1100 traileurs étaient au départ de l’une des courses. Sportifs aguerris et reconnus ou plus anonymes, tous seront à même de profiter cette année encore du cadre d’exception qu’offrent les routes et chemins du Beaujolais Vert. Signe de son prestige, l’épreuve est répertoriée comme l’une des courses qualificatives à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc ! Les inscriptions sont ouvertes sur beaujolaisvert.com et des tarifs dégressifs sont disponibles selon la date d’inscription.
Découvrez le teaser vidéo de l’édition 2022 de l’UTBV
Tout le monde connaît l’Izoard, étape mythique du Tour de France cycliste. Aujourd’hui, ce géant du Queyras est en passe de devenir une destination mythique pour les ultra-traileurs. Retour sur la 3e édition du Grand Trail de l’Izoard, qui s’est déroulée le 20 août au départ de Villar-Saint-Pancrace.
Grand Trail de l’Izoard :l’Izo’Hard, un 70K exigeant
71km pour 5200m D+, avec 7 passages à plus de 2300 mètres d’altitude. Tel était le défi que devaient relever les concurrents de l’épreuve reine de la 3e édition de du Grand Trail de l’Izoard. Avec, en point culminant, un passage au Pic Ouest, un sommet à 2854m offrant un panorama de rêve sur le Queyras, le Mont Viso et le Massif des Écrins. Autant dire qu’il fallait en avoir dans les cuisses pour espérer décrocher le titre de finisher. Et se lever tôt, puisque le départ était donné à 4h00 du matin depuis les pistes de ski de fond du centre montagne de Villar-Saint-Pancrace, à quelques encablures de Serre-Chevalier.
Dès la première montée au Mélézin, le récent deuxième du SwissPeaks Trail, le Népalais Sangé Sherpa, prenait les commandes de la course. Au 12e kilomètre, au sommet du terrible Pas de la Casse de l’Ase, à 2720m, après une montée de 800m+ en 2,5km, la course semblait jouée. En effet, Sangé Sherpa comptait déjà dix minutes d’avance sur son poursuivant immédiat, Jean-Jacques Meyroneinc. On ne le reverrait plus.
Le Népalais augmentait son avance au fur et à mesure que les difficultés s’enchaînaient. Il passait la ligne d’arrivée en 9h 46mn 42s, avec plus de 36 minutes d’avance sur Jean-Jacques Meyroneinc (10h 22mn 46s). Anthony Isabelle s’octroyait la troisième place, bien loin derrière les 2 premiers (11h 12mn 11s). La première féminine, Alessandra Bianco, remporte l’épreuve en un temps canon de 12h 47mn 02s. Elle finit par la même occasion à la 7e place au classement général. Avec un taux d’abandon de 44%, l’épreuve n’a pas fait mentir les organisateurs, qui annonçaient : « Être finisher sur le Grand Trail de l’Izoard, ça se mérite ! »
Grand Trail de l’Izoard : Yann Girard et Claire Fournel les plus rapides
Plus court mais tout aussi redoutable que l’Izo’Hard, Les Escartons et ses 45km pour 3200m D+ proposaient des difficultés quasiment identiques à celles de l’épreuve reine. Au jeu du plus rapide, c’est Yann Girard qui s’impose en 5h 37mn 49s. Il devance Alexandre Gallet (5h 47mn 37s) et Florent Cuny (6h 02mn 52s). Pour ce qui est des filles, c’est Claire Fournel qui remporte la course en 7h 42mn 36s.
L’Alpavin, un format SkyRunning pour Ambroise Reynaud et Anne-Louise Conq
L’Alpavin (26km et 1800m D+) avait pour dénominateur commun avec ses deux grandes sœurs le Pas de la Casse de l’Ase (2720m). Le tracé prenait ensuite la direction des crêtes de l’Alpavin pour rentrer à Villar-Saint-Pancrace. Sur ce parcours typé SkyRunning, c’est Ambroise Reynaud qui monte sur la première marche du podium en 2h 44mn 17s. Il établit par la même occasion le record de ce parcours, qui était précédemment détenu par Romaric Pelloux Tytgat et Gaël Raynaud (2h 52mn 04s). Daniel Delattre termine deuxième (2h 55mn 19s), suivi de près par Romain Laurent (2h 56mn 31s). La course féminine est quant à elle remportée par Anne-Louise Conq en 3h 38mn 55s.
La Mélézine pour Matthieu Burban et Alexia Coudray
Quatrième course du jour, la Mélézine et ses 13km pour 500m D+ faisait office de parcours de découverte. Mais elle n’en restait pas moins magnifique, avec notamment des passages sur d’anciens canaux et d’anciennes mines. Sur ce tracé roulant, c’est Matthieu Burban qui s’impose en 1h 06mn 28s. Il devance de 2 petites minutes Matak Clavier (1h 08mn 24s). Maël Meunier monte sur la 3e marche du podium (1h 13mn 13s). Côté féminin, c’est Alexia Coudray, déjà gagnante de l’Ubaye Trail Salomon et du Trail des Étoiles 05 quelques jours plus tôt, qui remporte la mise.
Pour 2023, les organisateurs donnent déjà rendez-vous fin mai début juin avec des nouveautés au menu.
Alors que la planète trail avait les yeux rivés sur Chamonix et l’UTMB, les Pyrénées ont vibré toute la semaine du 24 au 28 août pour la 15e édition du Grand Raid des Pyrénées. Ainsi, plus de 6000 traileurs étaient au rendez-vous dans le village de Vieille-Aure pour participer à l’une des 6 courses proposées. Voici les résultats.
Robin Coinus et Carole Duhart s’imposent sur l’Ultra Tour 160
Avec ses 160km et 10000m D+, dont un passage par le mythique Col du Tourmalet, l’Ultra Tour 160 n’a rien à envier, en terme de difficulté, à l’épreuve reine de l’UTMB. Après plus de 26h30 de course, c’est le Nancéen d’origine installé à La Réunion Robin Coinus qui s’est imposé avec un peu plus de 30 minutes d’avance sur le second. Chez les femmes, Carole Duhart, gagnante du Grand Raid des Cathares 2021, a littéralement survolé l’épreuve pour l’emporter en 32h 15mn 51s, avec 2h15 d’avance sur la seconde.
Vainqueur de l’Ultra Tour en 2021, Anthony Pipitone s’alignait cette année sur le 120km et 7500m D+ du Tour des Cirques avec un objectif affiché : la victoire. Il est allé la chercher avec brio, s’imposant en 17h 18mn 10s, nouveau record de l’épreuve. Il devance le second, Gwendal Moysan, de 30 minutes. Chez les femmes, c’est la gagnante du 60km du GRP 2021, et 2e du 100km de l’UT4M 2021 Laura Mayniel qui l’emporte largement. Elle devance Aurélie Morisaux, seconde, de près d’1h40.
1 – Laura MAYNIEL (24h15’19) 2 – Aurélie MORISAUX 3 – Géraldine MARTIN
Gautier Bonnecarrère et Émeline Oudet les plus rapides sur le Tour des Lacs
Avec ses 80km et 5000m D+, le Tour des Lacs est un enchaînement de montées et descentes qui ne laisse guère de répit aux coureurs. Et c’est logiquement un habitué des courses de montagne, Gautier Bonnecarrère, qui s’est imposé. Mais la bataille a été rude et le3e de l’Intégrale de l’Echappée Belle en 2019, 4e du 160km du Val d’Aran by UTMB 2021, ne l’emporte qu’avec moins de 3 minutes d’avance sur le second, Paul Cornut-Chauvinc, récent vainqueur du Trail des Gorges de l’Ardèche. Chez les femmes, la victoire d’Émeline Oudet a été plus large. L’athlète, 4e du Lavaredo Ultra-Trail en juin dernier, s’impose avec 47 minutes d’avance sur la seconde, Maud Combarieu.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/08/GRP-OPEN.png11022418Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-08-29 18:00:002022-08-30 12:20:11Grand Raid des Pyrénées 2022 : tous les résultats
Au-delà de la superbe 2e place de Mathieu Blanchard derrière Kilian Jornet, le bilan français est plutôt mitigé, entre satisfactions et déceptions.
Mathieu Blanchard exceptionnel
Troisième de l’UTMB 2021 à la surprise générale, et sur une édition très pauvre en élites internationales, Mathieu Blanchard avait la pression. Allait-il être en mesure de confirmer cette année face à un plateau très relevé ? Lui-même restait prudent et annonçait viser moins de 21h. Cela représentait déjà un bel objectif, après son 21h12 de l’an dernier. Parti raisonnablement, il a passé la nuit en milieu de Top 10 avant d’être surpris, à Courmayeur, au bout de 80km, par son état de fraîcheur. Conscient de ses possibilités, il a alors produit son effort pour revenir sur la tête de course, avalant d’abord les 2 Américains Thomas Evans et Zach Miller, puis revenant sur le roi Kilian Jornet himself.
Bénéficiant de la défaillance de Jim Walmsley, Blanchard était au coude à coude avec l’Espagnol au pied de la dernière montée. Certains se prenaient déjà à croire à l’impossible : une victoire. Mais Kilian Jornet n’est pas Kilian Jornet pour rien. À la faveur d’un dernier effort, le champion espagnol a réussi à prendre suffisamment d’avance pour aborder la descente en tête. Auteur d’un final au sprint exceptionnel, Mathieu Blanchard a réalisé l’impensable : être le 2e homme à descendre sous la barre des 20h sur le parcours intégral de l’UTMB. Et, au passage, améliorer son chrono de plus d’1h15 ! Un exploit colossal.
Si le deuxième Français au général de cette édition 2022 est inattendu pour certains, les spécialistes ne sont pas surpris. Auteur d’un début de saison remarquable, Beñat Marmissolle a confirmé ses aptitudes en ultra. 3e du Grand Raid de la Réunion 2021, le Basque était tout neuf sur l’UTMB, sa 2e course de plus de 160km. Après un départ raisonnable, Marmissolle, 27e au premier pointage, est remonté progressivement au classement. Ce n’est qu’au petit matin qu’il pointait le bout de ses chaussures dans le Top 10. Très costaud dans le final, il a continué sa remontada pour finir finalement 6e, à seulement 24 secondes du 5e, l’Américain Zach Miller. Marmissolle remporte même sa catégorie d’âge (40-44 ans). Une sacrée perf pour un traileur qui venait… pour se forger une expérience.
UTMB 2022 : 5 autres Français dans le Top 20
Remarquable tout au long du parcours, Arthur Joyeux-Bouillon, 3e de la TDS 2021, prend une très belle 7e place qui confirme sa progression sur le long. 9e à Courmayeur, l’athlète du team Compressport a grignoté peu à peu des places. Il passait même 6e à Trient, mais ne pouvait rien faire pour résister au retour de Marmissolle dans les derniers kilomètres. Quatrième Français à se glisser dans le Top 10, Thibaut Garrivier a prouvé ses qualités mentales pour ne rien lâcher. 6e à Courmayeur, 8e à Champex-Lac, il termine finalement en 10e position. On retrouve ensuite Thibault Marquet, 12e, Alban Berson, 13e, et le fantasque Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, 18e, qui s’est payé le luxe de mener l’UTMB sur les 3 premiers kilomètres. Pour le fun !
Déception pour Aurélien Dunand-Pallaz, Germain Grangier et Benoît Girondel
Ils faisaient partie des favoris, mais le sort en a décidé autrement. Deuxième derrière François D’Haene en 2021, Aurélien Dunand-Pallaz n’a pu courir que 10 petits kilomètres avant de jeter l’éponge. Malgré une préparation parfaite, une légère gêne lui était apparue 3 jours avant la course, sans l’inquiéter pour autant. Hélas, seulement 10 kilomètres après le départ, cette gêne s’est transformée en douleur suffisamment importante pour qu’elle le fasse boiter. S’en était fini de son UTMB…
Même déception pour Germain Grangier, qui a dû stopper au refuge Bertone, après environ 90km de course. Comme il l’a expliqué sur les réseaux sociaux, un cas de Covid dans le chalet qu’il occupait à Chamonix l’a rattrapé, et des maux de tête à partir de Saint-Gervais ont finalement eu raison de sa volonté.
Déception enfin pour Benoît Girondel. Parti dans un bon rythme, il a dû jeter l’éponge au bout de 50 kilomètres. La raison : une cheville douloureuse l’empêchant de poser le pied correctement. La prudence imposait un arrêt prématuré.
Les deux meilleures chances françaises abandonnent
Grosse déception pour Audrey Tanguy, qui n’a pu vaincre le signe indien. La Française, qui possédait le meilleur Index UTMB tricolore du plateau, avait soif de revanche après son abandon l’an dernier. Mais elle n’a pas pu, cette année encore, aller au bout. Elle s’est arrêtée après une centaine de kilomètres. Déception également pour Manon Bohard, qui figurait également parmi les favorites. Pour son premier UTMB, elle pouvait espérer un Top 10. Hélas, elle a jeté l’éponge à la base de vie de Courmayeur, après 80km de course. Les raisons de son abandon : un coup de froid et des problèmes digestifs au Col de Seigne engendrant des vomissements et une impossibilité de s’alimenter et s’hydrater durant 4h, a-t-elle expliqué.
3e de l’UTMB en 2018, Jocelyne Pauly ne faisait pas partie des mieux classées à l’Index UTMB cette année. Elle était pourtant encore au rendez-vous et termine meilleure Française, juste au pied du podium. Malgré la déception de rater la boîte, elle a la satisfaction d’améliorer son meilleur chrono (26h 13mn 58s contre 26h 15mn 11s en 2018). Belle performance également de l’inusable Claire Bannwarth, spécialiste des ultra-distances, qui termine 2e Française et 21e au classement féminin. Une autre Française se classe dans le Top 30 de cet UTMB féminin : l’expérimentée Maggy Bouisse, qui avait pris une belle 10e place au classement féminin cette année sur les 115km du Madeira Island Ultra-Trail (MIUT).
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/08/UTMB-BLANCHARD.png10342430Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-08-29 04:00:002022-08-29 08:15:54UTMB 2022 : les Français entre satisfaction et déception
Longtemps en tête avant d’être débordée par la Canadienne Marianne Hogan, Katie Schide a trouvé les ressources nécessaires pour revenir et s’imposer à Chamonix. Elle remporte la plus grande victoire de sa carrière en prenant une très belle 22e place, à 3h30 de Kilian Jornet.
Katie Schide seule dans la nuit
Sa stratégie était claire : partir rapidement pour prendre tout de suite une longueur d’avance. Un peu comme lors de sa victoire en juillet sur le Val d’Aran by UTMB, où elle avait pris une 6e place au scratch du 105km. C’est donc ce qu’a fait Katie Schide. Partie seule, elle a continué à garder un rythme soutenu pendant la nuit. Ainsi, à la base de vie de Courmayeur, l’Américaine comptait 17 minutes d’avance sur la seconde, la Canadienne Marianne Hogan, partie plus prudemment. Mais cette dernière n’avait pas dit son dernier mot. Après un arrêt rapide à Courmayeur (à peine 3 minutes contre 8 pour Schide), Marianne Hogan allait profiter des dernières heures de la nuit pour entamer une remontée spectaculaire. Et relancer la course.
Au sommet du Grand Col Ferret, Katie Schide avait vu son avance fondre comme neige au soleil. Elle ne comptait alors plus qu’une petite minute d’avance sur la Canadienne alors qu’elle se lançait dans la longue descente vers La Fouly, en Suisse. C’est le moment que choisissait Marianne Hogan pour rattraper et déposer l’Américaine. À La Fouly, elle avait réussit à creuser un écart de 7 minutes. Il passait à 8 à la base de vie de Champex-Lac, au km 125. Mais alors qu’on semblait se diriger vers une victoire de l’athlète du team Salomon, Katie Schide allait repasser à l’offensive…
Après avoir montré ses performances en terme de vitesse dans la première partie de course, l’athlète The North Face allait montrer son incroyable endurance dans la deuxième partie. Ainsi, alors qu’elles entamaient les 40 derniers kilomètres, Katie Schide s’est mise petit à petit à récupérer du terrain. L’écart se resserrait entre les deux premières athlètes féminines. Et Katie Schide allait finir par reprendre la tête dans la terrible montée vers La Giète, au 135e kilomètre. Accusant le coup, Marianne Hogan ne pouvait que laisser filer l’Américaine, nettement plus performante qu’elle a ce moment de la course. Elle ne la reverrait plus…
Victoire et 22e place au général pour Katie Schide
L’écart entre les 2 athlètes allait très rapidement se creuser. Katie Schide prenant 11 minutes d’avance à Trient, puis en comptait 47 à Vallorcine. Elle pouvait sereinement entamer la dernière montée vers La Tête aux Vents et La Flégère. Et fondre ensuite vers Chamonix. L’Américaine l’emporte en 23h 15mn 12s, avec 1h16 d’avance sur Marianne Hogan. Pour Katie Schide, cette course représente bien plus que les 171 kilomètres parcourus et les 10 000 mètres de dénivelé positif. « Quelle sensation ! C’est tellement plus qu’une course, c’est la préparation, l’entraînement, le soutien la foule, tout compte et tout à fait la différence. Je n’arrive toujours pas à y croire », déclarait-elle quelques heures après son arrivée. C’est une autre athlète The North Face, l’Américaine Kaytlyn Gerbin, qui prend la 3e place.
Jocelyne Pauly meilleure Française, au pied du podium
Côté français, la meilleure performance est réalisée par Jocelyne Pauly. La Tricolore prend une superbe 4e place, à moins de 3 heures de Katie Schide. Si elle n’améliore pas son classement de 2018, où elle avait fini 3e, elle améliore son chrono… d’un peu plus d’une minute. Les autres Françaises sont loin. L’inusable Claire Bannwarth termine 21e féminine en 31h 30, et Maggy Bouisse 28e, pour celles qui sont entrées dans le Top 30.