Avec 4 massifs à portée de main, Chartreuse, Vercors, Taillefer et Belledonne, la métropole grenobloise constitue un incroyable terrain de jeux pour les adeptes du trail. 220 km d’itinéraires balisés et jusqu’à 10 000 mètres de dénivelés cumulés attendent ainsi les coureurs au départ de la capitale des Alpes. Cette géographie unique a inspiré de nombreux organisateurs d’événements trail. Ainsi, chacun des 4 massifs accueille chaque année au moins un rendez-vous de mai à novembre. Des courses qui s’adressent aux débutants, enfants compris, comme aux compétiteurs. Suivez le guide des trails à faire autour de Grenoble.

1 – L’Ut4M, l’événement locomotive des 4 Massifs

L’Ultratour des 4 massifs, ou Ut4M, est un ultra-trail qui traverse les quatre massifs de la région grenobloise. L’organisation propose 12 courses allant de 20 à 160 km. Des tracés qui s’adaptent à tous les niveaux et envies. L’Ut4M a fêté ses 10 ans en juillet 2022 (21-24 juillet). L’Ultra 160 a vu la victoire d’Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte. Sébastien Accarier, fondateur de l’Ut4M, témoigne de l’évolution de la pratique du trail, qui continue de le surprendre.

Comment est né l’Ut4M ?
Sébastien Accarier : Il y a quinze ans j’étais un coureur d’ultra-trail et je m’engageais dans des courses longues distances. Je m’entraînais au quotidien au départ de Grenoble sur une grande partie des itinéraires de l’actuel Ut4M. C’est mon petit frère Simon, à l’origine d’un autre ultra-trail, le Grand Raid des Pyrénées (GRP), qui m’a donné envie d’imaginer l’équivalent autour de Grenoble. Comme je réside au centre-ville, j’ouvre mes volets sur trois massifs, Chartreuse, Belledonne, Vercors.

C’est facile de se dire « aujourd’hui je monte au sommet du Moucherotte dans le Vercors ou bien je grimpe au Rachais puis au Saint-Eynard en Chartreuse ». Si on rajoute le Taillefer et la chaîne de Belledonne, on peut relier relier ces différents points avec l’ultra-trail. Grenoble est aussi une grande ville qui offre un superbe spectacle sous les étoiles lorsqu’on est en montagne. L’itinéraire ultra-trail de 160 km tourne autour de Grenoble. Je me suis dit que ce serait magique d’offrir ce lac de lumières digne des mille et une nuits aux coureurs pendant leur épreuve en nocturne.

Je pense que de nombreuses personnes se sont mises à courir pendant le Covid

En dix ans, quels grands changements avez-vous observés dans la pratique du trail ?
Sébastien Accarier : C’est nouveau et surprenant, j’ai le sentiment que les coureurs reviennent à des distances plus courtes. Pendant toute une période, j’ai observé la quête de distances toujours plus longues. Ce n’est peut-être plus autant la tendance.

Deuxième phénomène, le trail attire toujours plus de monde. Quand je cours à la Bastille, je reste stupéfait par le nombre de coureurs toujours plus nombreux sur ce site emblématique de Grenoble. Je pense qu’il s’agit de personnes qui pratiquaient d’autres activités sportives qui se sont mises à courir pendant le Covid. Ils ont découvert un sport simple, accessible et plaisant en montagne. Certains y prennent goût et se lancent petit à petit des défis. Quelle que soit sa distance, 20, 40 ou 160 km, cela reste un challenge pour soi.

Ut4M © Ian Corless
Ut4M © Ian Corless

Comment expliquez-vous cet attrait pour des distances plus raisonnables ?
Sébastien Accarier : Mon hypothèse est que le confinement et le quotidien sous contraintes ont amené les pratiquants à lever le pied, à rechercher une vie plus sereine. Ils sont heureux d’avoir retrouvé la liberté et le plaisir de vadrouiller où bon leur semble. Pour l’instant, ils ne sont pas prêts à vivre les contraintes d’entraînement et d’organisation qu’impose l’ultra-trail.

Comment concilier rassemblement en montagne et développement durable ?
Sébastien Accarier : Nous développons de nombreux axes liés à la responsabilité sociétale et environnementale. D’abord contre “l’autosolisme” l’utilisation des véhicules individuels. Cela s’est traduit par des navettes coureurs, des accords avec Citiz autopartage, 40% de réduction sur les billets SNCF TER ou encore la libre circulation pour les coureurs et les bénévoles sur le réseau de transport en commun. En 2022, nous avons aussi mis en place des navettes familles et accompagnants leur permettant d’accéder à certains sites en altitude.

Organiser un trail suppose le respect des usages en montagne, car chacun doit trouver sa place.

Ensuite, nous travaillons sur la protection des sites traversés. Cela passe par la sensibilisation des coureurs et du public. La course passe sur des sites Natura 2000, traverse des zones sensibles avec une flore et une faune fragiles. Nous veillons au tri des déchets sur les postes de ravitaillement. On remarque que les coureurs sont vigilants. Après les épreuves, nous récupérons bien sûr nos balises réutilisables et on rend le site aussi propre qu’on l’a trouvé. Cela passe aussi par le respect des usages en montagne, car chacun doit trouver sa place. Nous travaillons avec les éleveurs pour ne pas gêner leur activité.

Nous dialoguons aussi avec les parcs régionaux et adaptons les parcours pour protéger les espèces et leur lieu de reproduction, comme le tétras lyre en Chartreuse. Enfin, nous privilégions les circuits courts pour nos approvisionnements comme pour nos produits textiles en nous appuyant sur les acteurs locaux.

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Les trails dans le Massif de la Chartreuse

C’est le Massif le plus proche de Grenoble. Matin, midi, et même le soir à la lampe frontale, la Bastille est, au cœur de Grenoble, LE spot fétiche des traileurs novices comme aguerris. Au fil de l’ascension en virages plus ou moins serrés, le décor se tourne tantôt vers le Vercors, tantôt vers Belledonne ou encore l’Oisans, faisant oublier le dénivelé. En moins de 30 minutes, on accède à un panorama à 360° avec le Mont Blanc en ligne de mire.

Pour certains, le fort de La Bastille marque le point d’arrivée. Pour d’autres, il ouvre la porte sur le massif de la Chartreuse vers le Mont Rachais ou le Col de Clémencière. Toujours en Chartreuse, le Col de Porte constitue un point de passage obligé pour des parcours de trail variés au cœur du Parc naturel régional. Des variantes aboutissent aux sommets de La Pinéa, de l’Ecoutoux ou de Chamechaude. Avec la récompense de vues vertigineuses… qui appellent à d’autres découvertes.

2 – La Chartreuse Terminorum (juin)
La Chartreuse Terminorum est une course nature de type ultrafond dans la Forêt domaniale de Grande Chartreuse, en Isère. Elle a été imaginée par Benoît Laval, fondateur de la marque de trail Raidlight. Certains la comparent à la Barclay de Lazarus Lake. Elle s’adresse à 40 coureurs / aventuriers prêts à relever le défi de 300 km en 5 boucles de 60km, 25 000 m de D+ en 80h maximum. Zéro balisage, zéro GPS, zéro assistance. Pour s’inscrire, il suffit d’envoyer par mail uniquement un texte répondant à la question « Pourquoi devrais-je être retenu pour participer à la Chartreuse Terminorum ? »
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3 – Le Trail du Grand Duc (juin)
Sportivement toujours aussi exigeantes, les quatre formules de 40 à 80km (solo intégral, solo Moyen Duc, duo, relais à cinq) permettent à chacun de vivre le même événement dans un esprit de grande convivialité.
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4 – La Rossignol Wider Classic (septembre)
Un événement qui mêle l’esprit urbain de la métropole avec l’univers du sport et de la montagne si proche. Trois courses au départ du Jardin de ville : la Verticale de la Bastille (5,4km et 870m D+), le Tour du Rachais (17,1km et 1160m D+) et le Tour des Chartreux (31,7km et 2120m D+).
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5 – Le Trail du Buis (octobre)
Le Trail du Buis (La Buisse) combine marche nordique et course nature sur 10 km et trail sur 21 km et 1000 m D+, en solo ou en duo.
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6 – Le Trail des Petites Roches (novembre)
Le Trail des Petites Roches propose deux parcours de 35 km et 10 km en moyenne montagne entre 800 m et 1500 m d’altitude. Une majorité de sentiers en forêt amènent à la découverte de nombreux belvédères et cascades.
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Le Trail du Grand Duc
Le Trail du Grand Duc © DR

Les trails dans le Massif du Vercors

C’est le massif le plus sauvage. Sur les hauteurs de Seyssinet-Pariset, le départ des pistes au Désert Jean-Jacques Rousseau prend des allures de cathédrale. On comprend que le philosophe soit venu chercher ici l’inspiration et la paix. Deux lourdes portes en bois s’ouvrent sur une gorge étroite entre deux hautes falaises de calcaire des Vouillants.

Trois itinéraires, du plus facile (5 km) au plus difficile (20 km), serpentent sous les chênes, les frênes et les châtaigniers. Le traileur peut gagner assez vite les hauteurs de Saint-Nizier-du-Moucherotte via la Tour sans Venin où se dressent les Trois Pucelles. Les débutants peuvent aussi évoluer dans la forêt des Vouillants. Ils enchaîneront faux-plats, grimpettes et descentes entre champs et sous-bois. Avec, sur ces parcours, la promesse de points de vue inédits sur la vallée grenobloise.

7 – Les Drayes du Vercors (juin)
Au départ de la Chapelle-en-Vercors, quatre parcours de 11 à 50km et 2500m D+ avec des vues sauvages sur le plateau du Vercors.
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8 – Le Trail du Gerbier (juin)
Trois distances de 37,5 km, 24,5km et 11 km et une randonnée de 11 km.
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9 – L’Ultra Trail du Vercors (septembre)
Entre les villages de Lans-en-Vercors et Rencurel, trois courses sont au programme. L’épreuve reine consiste en une boucle de 86 km et 4500m D+ entre crêtes et sommets depuis Autrans.
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ultra trail du Vercors
L’Ultra Trail du Vercors © DR

Les trails dans le Massif de Belledonne

Belledonne, c’est le massif dans sa version alpine. Cap au sud, à Vizille, berceau de la Révolution Française ! Avant d’opter pour l’un des trois itinéraires, un échauffement dans le parc du château s’impose. On peut y découvrir de superbes installations contemporaines immersives qui dialoguent avec les essences et la nature.

L’itinéraire facile, d’une dizaine de kilomètres, longe des vignes et traverse de petits hameaux dans une ambiance campagnarde. Le parcours moyen de près de 17 km prend de la hauteur jusqu’au Belvédère de Vizille pour une belle lecture de paysage. L’itinéraire expert égrène des sites de connaisseurs tels le Mont Sec ou le Col de La Madeleine. Les foulées jalonnent un magnifique panorama sur le massif du Taillefer, le Grand Serre et les falaises du Vercors.

10 – L’Échappée Belle (août)
L’épreuve reine, L’Intégrale, est une traversée de part en part du massif de Belledonne sur 149km et 11300m D+ en solo ou en duo, dans sa version Du’ô des Cimes. Ces épreuves se caractérisent par leur haute technicité, leur engagement sur des sentiers d’altitude difficiles d’accès. L’édition 2022 a été remportée par Jean-Marie Thévenard, petit frère de Xavier, et François D’Haene et Alexis Traub sur le Du’ô des Cimes. 3 autres courses, La Traversée Nord (84km et 6140m D+), le Parcours des Crêtes (62km et 4800m D+), et la Skyrace du Rocher Blanc (21km et 2000m D+), complètent l’offre.
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Echappee-belle-2018-parcours © Jean-Luc Augier
L’Échappée Belle © Jean-Luc Augier

Les trails dans le massif d’Oisans / Taillefer

La mosaïque de paysages en Matheysine a fait naître un terrain de jeu idéal pour la pratique du trail. On y dénombre 6 secteurs variés pour tous les goûts et niveaux. Des lacs de Laffrey, Petichet et Pierre-Châtel en passant par le plan d’eau de Valbonnais et l’immense étendue turquoise du Monteynard, les trésors de l’or bleu offrent une multitude de parcours plus ou moins techniques et physiques. À deux pas des lacs matheysins, les sommets environnants tels que le Grand Serre (2141 m), le Tabor (2389 m), le Pérollier (2183 m) ou encore le Sénépi (1769 m) sont devenus des hauts lieux du trail grâce à des événements sportifs désormais incontournables.

La boucle la plus connue est celle qui permet de relier les deux sommets emblématiques de la station : le Grand Serre et le Taillefer. Un vrai parcours de montagne, difficile et exigeant. Des panoramas exceptionnels, des passages aériens inoubliables et un sentiment de bout du monde en guise de récompense pour les coureurs confirmés.

11 – La SkyRace des Matheysins by La Sportiva (mai)
Un rendez-vous dédié au skyrunning, qui est au trail ce que le ski alpinisme est au ski de randonnée. C’est-à-dire une version extrême mais sur des formats assez courts avec des parcours très aériens. 4 courses sont au programme, dont la SkyRace des Matheysins, sur 25,5km pour 1980m D+. Cette course était la première étape de la Coupe du monde de course de montagne 2022. Elle a vu la large victoire de Sylvain Cachard.
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12 – Le Trail Oisans-Matheysine (juin)
Le Trail de l’Oisans, c’est courir sur des sentiers sauvages dans des endroits secrets avec des paysages sublimes. 3 parcours au choix, 12km et 700m D+, 22km et 1200m D+ et 45km et 2900m D+ pour découvrir la vallée de la Lignarre et ses majestueuses montagnes alentours.
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13 – Le Trail des Passerelles du Monteynard (juillet)
Créé en 2012 pour célébrer les 50 ans du barrage EDF de Monteynard-Avignonnet, le Trail des Passerelles du Monteynard propose différentes distances. Ces parcours variés permettent d’observer les plus beaux lieux de la Matheysine et du Trièves : Cime du Sénépi, Balcon du Petit Train de la Mure, Musée La Mine Image, Pierre Percée. Sans oublier les deux passerelles himalayennes.
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14 – Le Trail du Galibier-Thabor (août)
10 parcours pour tous les niveaux, de 3 km à 67 km, dont le fameux parcours à deux étapes en bivouac entre Valmeinier et Valloire. Avec des paysages d’exception au pic du col du Galibier.
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Trail passerelles monteynard
Trail des Passerelles du Monteynard © DR
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Préparez-vous ! L’Ultra Trail du Beaujolais Vert est de retour les 7 et 8 octobre prochains pour une 5ème édition très attendue. Au menu de cet UTBV parrainé et animé par le traileur élite Ugo Ferrari, 5 parcours pour tous niveaux, de 8 à 110km, pour faire le plein de Nature et d’air pur.

Ultra Trail du Beaujolais Vert, 5 parcours pour se mettre au vert

Pour cette 5ème édition, l’événement reprend le même format qui a forgé son succès les années précédentes, avec cinq circuits au choix. Tous les parcours ont pour point de départ l’attraction principale de la région, le très beau Lac des Sapins à Cublize (69). Selon la distance choisie, les traileurs partiront découvrir les paysages de moyenne montagne et les magnifiques forêts de cette région 100% nature.

UTBV 2021 NUIT ©Thomas Vigliano
© Thomas Vigliano

– 8 km, 200m D+. Départ à 13h30 le 08/10/2022.
– 15 km, 540m D+. Départ à 15h00 le 08/10/2022.
– 25 km, 1100m D+, temps limite 5h30. Départ à 10h00 le 08/10/2022.
– 55 km, 2400m D+, temps limite 11h. Départ à 7h30 le 08/10/2022
– 110 km, 5200m D+, temps limite de 24h. Départ à 21h00 le 07/10/2022.

UTBV 2021 Profil 110km
Avis aux amateurs, le profil du 110 km monte et descend “un peu”… 😉

L’UTBV, un événement convivial qui gagne en notoriété

L’UTBV se déroule sur une partie des parcours de la station de trail du Beaujolais Vert. Reconnu pour sa convivialité, il s’inscrit progressivement comme un événement majeur du trail et de l’ultra trail en France. Ainsi, lors de l’édition 2021, plus de 1100 traileurs étaient au départ de l’une des courses. Sportifs aguerris et reconnus ou plus anonymes, tous seront à même de profiter cette année encore du cadre d’exception qu’offrent les routes et chemins du Beaujolais Vert. Signe de son prestige, l’épreuve est répertoriée comme l’une des courses qualificatives à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc ! Les inscriptions sont ouvertes sur beaujolaisvert.com et des tarifs dégressifs sont disponibles selon la date d’inscription.

Découvrez le teaser vidéo de l’édition 2022 de l’UTBV

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Tout le monde connaît l’Izoard, étape mythique du Tour de France cycliste. Aujourd’hui, ce géant du Queyras est en passe de devenir une destination mythique pour les ultra-traileurs. Retour sur la 3e édition du Grand Trail de l’Izoard, qui s’est déroulée le 20 août au départ de Villar-Saint-Pancrace.

Grand Trail de l’Izoard : l’Izo’Hard, un 70K exigeant

71km pour 5200m D+, avec 7 passages à plus de 2300 mètres d’altitude. Tel était le défi que devaient relever les concurrents de l’épreuve reine de la 3e édition de du Grand Trail de l’Izoard. Avec, en point culminant, un passage au Pic Ouest, un sommet à 2854m offrant un panorama de rêve sur le Queyras, le Mont Viso et le Massif des Écrins. Autant dire qu’il fallait en avoir dans les cuisses pour espérer décrocher le titre de finisher. Et se lever tôt, puisque le départ était donné à 4h00 du matin depuis les pistes de ski de fond du centre montagne de Villar-Saint-Pancrace, à quelques encablures de Serre-Chevalier.

grand trail izoard profil
Le Profil de l’Izo’Hard et ses 7 passages à plus de 2300m. © DR

Sangé Sherpa de bout en bout

Dès la première montée au Mélézin, le récent deuxième du SwissPeaks Trail, le Népalais Sangé Sherpa, prenait les commandes de la course. Au 12e kilomètre, au sommet du terrible Pas de la Casse de l’Ase, à 2720m, après une montée de 800m+ en 2,5km, la course semblait jouée. En effet, Sangé Sherpa comptait déjà dix minutes d’avance sur son poursuivant immédiat, Jean-Jacques Meyroneinc. On ne le reverrait plus.

GRAND TRAIL DE L'IZOARD 3 © Cyril Quintard : DR
© Cyril Quintard / DR

Le Népalais augmentait son avance au fur et à mesure que les difficultés s’enchaînaient. Il passait la ligne d’arrivée en 9h 46mn 42s, avec plus de 36 minutes d’avance sur Jean-Jacques Meyroneinc (10h 22mn 46s). Anthony Isabelle s’octroyait la troisième place, bien loin derrière les 2 premiers (11h 12mn 11s). La première féminine, Alessandra Bianco, remporte l’épreuve en un temps canon de 12h 47mn 02s. Elle finit par la même occasion à la 7e place au classement général. Avec un taux d’abandon de 44%, l’épreuve n’a pas fait mentir les organisateurs, qui annonçaient : « Être finisher sur le Grand Trail de l’Izoard, ça se mérite ! »

GRAND TRAIL DE L'IZOARD sherpa © Cyril Quintard : DR
Sangé Sherpa prend le temps de photographier le photographe. Le souvenir dans le souvenir… © Cyril Quintard / DR

Grand Trail de l’Izoard : Yann Girard et Claire Fournel les plus rapides

Plus court mais tout aussi redoutable que l’Izo’Hard, Les Escartons et ses 45km pour 3200m D+ proposaient des difficultés quasiment identiques à celles de l’épreuve reine. Au jeu du plus rapide, c’est Yann Girard qui s’impose en 5h 37mn 49s. Il devance Alexandre Gallet (5h 47mn 37s) et Florent Cuny (6h 02mn 52s). Pour ce qui est des filles, c’est Claire Fournel qui remporte la course en 7h 42mn 36s.

L’Alpavin, un format SkyRunning pour Ambroise Reynaud et Anne-Louise Conq

L’Alpavin (26km et 1800m D+) avait pour dénominateur commun avec ses deux grandes sœurs le Pas de la Casse de l’Ase (2720m). Le tracé prenait ensuite la direction des crêtes de l’Alpavin pour rentrer à Villar-Saint-Pancrace. Sur ce parcours typé SkyRunning, c’est Ambroise Reynaud qui monte sur la première marche du podium en 2h 44mn 17s. Il établit par la même occasion le record de ce parcours, qui était précédemment détenu par Romaric Pelloux Tytgat et Gaël Raynaud (2h 52mn 04s). Daniel Delattre termine deuxième (2h 55mn 19s), suivi de près par Romain Laurent (2h 56mn 31s). La course féminine est quant à elle remportée par Anne-Louise Conq en 3h 38mn 55s.

GRAND TRAIL DE L'IZOARD 2 © Cyril Quintard : DR
© Cyril Quintard / DR

La Mélézine pour Matthieu Burban et Alexia Coudray

Quatrième course du jour, la Mélézine et ses 13km pour 500m D+ faisait office de parcours de découverte. Mais elle n’en restait pas moins magnifique, avec notamment des passages sur d’anciens canaux et d’anciennes mines. Sur ce tracé roulant, c’est Matthieu Burban qui s’impose en 1h 06mn 28s. Il devance de 2 petites minutes Matak Clavier (1h 08mn 24s). Maël Meunier monte sur la 3e marche du podium (1h 13mn 13s). Côté féminin, c’est Alexia Coudray, déjà gagnante de l’Ubaye Trail Salomon et du Trail des Étoiles 05 quelques jours plus tôt, qui remporte la mise. 

Pour 2023, les organisateurs donnent déjà rendez-vous fin mai début juin avec des nouveautés au menu.

Pour accéder au site de l’épreuve, c’est ICI

GRAND TRAIL DE L'IZOARD 4 © Cyril Quintard : DR
© Cyril Quintard / DR
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Alors que la planète trail avait les yeux rivés sur Chamonix et l’UTMB, les Pyrénées ont vibré toute la semaine du 24 au 28 août pour la 15e édition du Grand Raid des Pyrénées. Ainsi, plus de 6000 traileurs étaient au rendez-vous dans le village de Vieille-Aure pour participer à l’une des 6 courses proposées. Voici les résultats.

Robin Coinus et Carole Duhart s’imposent sur l’Ultra Tour 160

GRP-ULTRA TOUR

Avec ses 160km et 10000m D+, dont un passage par le mythique Col du Tourmalet, l’Ultra Tour 160 n’a rien à envier, en terme de difficulté, à l’épreuve reine de l’UTMB. Après plus de 26h30 de course, c’est le Nancéen d’origine installé à La Réunion Robin Coinus qui s’est imposé avec un peu plus de 30 minutes d’avance sur le second. Chez les femmes, Carole Duhart, gagnante du Grand Raid des Cathares 2021, a littéralement survolé l’épreuve pour l’emporter en 32h 15mn 51s, avec 2h15 d’avance sur la seconde.

GRP 2022 - carole duhart
Carole Duhart a survolé la course féminine. © DR

Podium Hommes

1 – Robin COINUS (26h30’20)
2 – Guillaume CRETINON
3 – Freddy PRIGENT

Podium Femmes

1 –  Carole DUHART (32h15’51)
2 – Virginie ALLEAUD
3 – Florence BEYNEL

Record du Tour des Cirques pour Anthony Pipitone

GRP-TOUR DES CIRQUES

Vainqueur de l’Ultra Tour en 2021, Anthony Pipitone s’alignait cette année sur le 120km et 7500m D+ du Tour des Cirques avec un objectif affiché : la victoire. Il est allé la chercher avec brio, s’imposant en 17h 18mn 10s, nouveau record de l’épreuve. Il devance le second, Gwendal Moysan, de 30 minutes. Chez les femmes, c’est la gagnante du 60km du GRP 2021, et 2e du 100km de l’UT4M 2021 Laura Mayniel qui l’emporte largement. Elle devance Aurélie Morisaux, seconde, de près d’1h40.

GRP 2022 - Laura Mayniel
Laura Mayniel à l’arrivée du Tour des Cirques. © DR

Podium Hommes

1 – Anthony PIPITONE (17h18’10)
2 – Gwendal MOYSAN
3 – Sylvain PERRIN

Podium Femmes

1 – Laura MAYNIEL (24h15’19)
2 – Aurélie MORISAUX
3 – Géraldine MARTIN

Gautier Bonnecarrère et Émeline Oudet les plus rapides sur le Tour des Lacs

GRP-TOUR DES LACS

Avec ses 80km et 5000m D+, le Tour des Lacs est un enchaînement de montées et descentes qui ne laisse guère de répit aux coureurs. Et c’est logiquement un habitué des courses de montagne, Gautier Bonnecarrère, qui s’est imposé. Mais la bataille a été rude et le 3e de l’Intégrale de l’Echappée Belle en 2019, 4e du 160km du Val d’Aran by UTMB 2021, ne l’emporte qu’avec moins de 3 minutes d’avance sur le second, Paul Cornut-Chauvinc, récent vainqueur du Trail des Gorges de l’Ardèche. Chez les femmes, la victoire d’Émeline Oudet a été plus large. L’athlète, 4e du Lavaredo Ultra-Trail en juin dernier, s’impose avec 47 minutes d’avance sur la seconde, Maud Combarieu.

GRP 2022 - Emelie Oudet © photossports.com
Émelie Oudet remporte le Tour des Lacs. © photossports.com

Podium Hommes

1 – Gautier BONNECARRÈRE (10h15’44)
2 – Paul CORNUT-CHAUVINC
3 – Noël GIORDANO

Podium Femmes

1 – Émeline OUDET (11h42’10)
2 –  Maud COMBARIEU
3 – Laurence GEORGES

GRP 2022 : les résultats des autres courses

Tour du Moudang (60km et 3500m D+)

Podium Hommes
1 – Romain FONTAINE (7h12’58)
2 – Charly BOURASSEAU
3 – Nuno FERNANDES

Podium Femmes
1 – Juliette DAGUINOS (8h09’12)
2 – Hortense BEGUE
3 – Claire DUBES

Tour de la Gela (40km et 3400m D+)

Podium Hommes
1 – Yves-Marie LENESTOUR (05h41’18)
2 – Ludovic MANAUD
3 – Remy RANVIAL

Podium Femmes
1 – Marion BOUDÉ (06h58’50)
2 – Morgane PICHON
3 – Chiara NAU

Tour du Néouvielle (40k et 2400m D+)

Podium Hommes
1 – Benoît GALAND (04h10’51)
2 – Guillaume TIPHENE
3 – Evan HERVY

Podium Femmes
1 – Mylène DA COSTA REIS (4h51’44)
2 – Aurélie GRANGE-PAUL
3 – Elise GUILLOT

Les résultats complets de toutes les courses ICI

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Au-delà de la superbe 2e place de Mathieu Blanchard derrière Kilian Jornet, le bilan français est plutôt mitigé, entre satisfactions et déceptions.

Mathieu Blanchard exceptionnel

Troisième de l’UTMB 2021 à la surprise générale, et sur une édition très pauvre en élites internationales, Mathieu Blanchard avait la pression. Allait-il être en mesure de confirmer cette année face à un plateau très relevé ? Lui-même restait prudent et annonçait viser moins de 21h. Cela représentait déjà un bel objectif, après son 21h12 de l’an dernier. Parti raisonnablement, il a passé la nuit en milieu de Top 10 avant d’être surpris, à Courmayeur, au bout de 80km, par son état de fraîcheur. Conscient de ses possibilités, il a alors produit son effort pour revenir sur la tête de course, avalant d’abord les 2 Américains Thomas Evans et Zach Miller, puis revenant sur le roi Kilian Jornet himself.

BLANCHARD COURMAYEUR
Mathieu Blanchard à Courmayeur, au bout de 80km. Les sensations étaient là. © DR

Bénéficiant de la défaillance de Jim Walmsley, Blanchard était au coude à coude avec l’Espagnol au pied de la dernière montée. Certains se prenaient déjà à croire à l’impossible : une victoire. Mais Kilian Jornet n’est pas Kilian Jornet pour rien. À la faveur d’un dernier effort, le champion espagnol a réussi à prendre suffisamment d’avance pour aborder la descente en tête. Auteur d’un final au sprint exceptionnel, Mathieu Blanchard a réalisé l’impensable : être le 2e homme à descendre sous la barre des 20h sur le parcours intégral de l’UTMB. Et, au passage, améliorer son chrono de plus d’1h15 ! Un exploit colossal.

Retrouvez le récit de la course ICI

UTMB BLANCHARD JORNET
Mathieu Blanchard à l’arrivée, félicité par Kilian Jornet, masque sur le visage pour des raisons de Covid. © DR

Beñat Marmissolle confirme

Si le deuxième Français au général de cette édition 2022 est inattendu pour certains, les spécialistes ne sont pas surpris. Auteur d’un début de saison remarquable, Beñat Marmissolle a confirmé ses aptitudes en ultra. 3e du Grand Raid de la Réunion 2021, le Basque était tout neuf sur l’UTMB, sa 2e course de plus de 160km. Après un départ raisonnable, Marmissolle, 27e au premier pointage, est remonté progressivement au classement. Ce n’est qu’au petit matin qu’il pointait le bout de ses chaussures dans le Top 10. Très costaud dans le final, il a continué sa remontada pour finir finalement 6e, à seulement 24 secondes du 5e, l’Américain Zach Miller. Marmissolle remporte même sa catégorie d’âge (40-44 ans). Une sacrée perf pour un traileur qui venait… pour se forger une expérience.

UTMB 2022 : 5 autres Français dans le Top 20

Remarquable tout au long du parcours, Arthur Joyeux-Bouillon, 3e de la TDS 2021, prend une très belle 7e place qui confirme sa progression sur le long. 9e à Courmayeur, l’athlète du team Compressport a grignoté peu à peu des places. Il passait même 6e à Trient, mais ne pouvait rien faire pour résister au retour de Marmissolle dans les derniers kilomètres. Quatrième Français à se glisser dans le Top 10, Thibaut Garrivier a prouvé ses qualités mentales pour ne rien lâcher. 6e à Courmayeur, 8e à Champex-Lac, il termine finalement en 10e position. On retrouve ensuite Thibault Marquet, 12e, Alban Berson, 13e, et le fantasque Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, 18e, qui s’est payé le luxe de mener l’UTMB sur les 3 premiers kilomètres. Pour le fun !

ARTHUR JOYEUX-BOUILLON
Jusqu’au bout, Arthur Joyeux-Bouillon a lutté pour la 6e place. Il finit 7e derrière Beñat Marmissolle. © DR
TOP 10 FRANÇAIS HOMMES
Le Top 10 des Français © UTMB

Déception pour Aurélien Dunand-Pallaz, Germain Grangier et Benoît Girondel

Ils faisaient partie des favoris, mais le sort en a décidé autrement. Deuxième derrière François D’Haene en 2021, Aurélien Dunand-Pallaz n’a pu courir que 10 petits kilomètres avant de jeter l’éponge. Malgré une préparation parfaite, une légère gêne lui était apparue 3 jours avant la course, sans l’inquiéter pour autant. Hélas, seulement 10 kilomètres après le départ, cette gêne s’est transformée en douleur suffisamment importante pour qu’elle le fasse boiter. S’en était fini de son UTMB…

Même déception pour Germain Grangier, qui a dû stopper au refuge Bertone, après environ 90km de course. Comme il l’a expliqué sur les réseaux sociaux, un cas de Covid dans le chalet qu’il occupait à Chamonix l’a rattrapé, et des maux de tête à partir de Saint-Gervais ont finalement eu raison de sa volonté.

Déception enfin pour Benoît Girondel. Parti dans un bon rythme, il a dû jeter l’éponge au bout de 50 kilomètres. La raison : une cheville douloureuse l’empêchant de poser le pied correctement. La prudence imposait un arrêt prématuré.

AURELIEN DUNAND-PALLAZ
Enorme déception pour Aurélien Dunand-Pallaz, 2e en 2021, qui n’a fait que 10km cette année. © DR

Les deux meilleures chances françaises abandonnent

Grosse déception pour Audrey Tanguy, qui n’a pu vaincre le signe indien. La Française, qui possédait le meilleur Index UTMB tricolore du plateau, avait soif de revanche après son abandon l’an dernier. Mais elle n’a pas pu, cette année encore, aller au bout. Elle s’est arrêtée après une centaine de kilomètres. Déception également pour Manon Bohard, qui figurait également parmi les favorites. Pour son premier UTMB, elle pouvait espérer un Top 10. Hélas, elle a jeté l’éponge à la base de vie de Courmayeur, après 80km de course. Les raisons de son abandon : un coup de froid et des problèmes digestifs au Col de Seigne engendrant des vomissements et une impossibilité de s’alimenter et s’hydrater durant 4h, a-t-elle expliqué.

AUDREY TANGUY
Comme en 2021, Audrey Tanguy a été contrainte à l’abandon. © Hoka / DR

UTMB 2022 : Jocelyne Pauly encore au rendez-vous

3e de l’UTMB en 2018, Jocelyne Pauly ne faisait pas partie des mieux classées à l’Index UTMB cette année. Elle était pourtant encore au rendez-vous et termine meilleure Française, juste au pied du podium. Malgré la déception de rater la boîte, elle a la satisfaction d’améliorer son meilleur chrono (26h 13mn 58s contre 26h 15mn 11s en 2018). Belle performance également de l’inusable Claire Bannwarth, spécialiste des ultra-distances, qui termine 2e Française et 21e au classement féminin. Une autre Française se classe dans le Top 30 de cet UTMB féminin : l’expérimentée Maggy Bouisse, qui avait pris une belle 10e place au classement féminin cette année sur les 115km du Madeira Island Ultra-Trail (MIUT).

Retrouvez le classement complet de l’UTMB ICI

JOCELYNE PAULY © @mjpberthome @fernandcassou
Jocelyne Pauly, 3e en 2018, 4e en 2022. © @mjpberthome @fernandcassou
TOP 10 FRANCAISES
Le Top 10 des Françaises. © UTMB
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Longtemps en tête avant d’être débordée par la Canadienne Marianne Hogan, Katie Schide a trouvé les ressources nécessaires pour revenir et s’imposer à Chamonix. Elle remporte la plus grande victoire de sa carrière en prenant une très belle 22e place, à 3h30 de Kilian Jornet.

Katie Schide seule dans la nuit

Sa stratégie était claire : partir rapidement pour prendre tout de suite une longueur d’avance. Un peu comme lors de sa victoire en juillet sur le Val d’Aran by UTMB, où elle avait pris une 6e place au scratch du 105km. C’est donc ce qu’a fait Katie Schide. Partie seule, elle a continué à garder un rythme soutenu pendant la nuit. Ainsi, à la base de vie de Courmayeur, l’Américaine comptait 17 minutes d’avance sur la seconde, la Canadienne Marianne Hogan, partie plus prudemment. Mais cette dernière n’avait pas dit son dernier mot. Après un arrêt rapide à Courmayeur (à peine 3 minutes contre 8 pour Schide), Marianne Hogan allait profiter des dernières heures de la nuit pour entamer une remontée spectaculaire. Et relancer la course.

UTMB SCHIDE © Mountain Legacy : DR
En pleine nuit, Katie Schide, facile, semblait s’envoler vers une victoire facile. © Mountain Legacy / DR

Marianne Hogan s’envole au petit matin

Au sommet du Grand Col Ferret, Katie Schide avait vu son avance fondre comme neige au soleil. Elle ne comptait alors plus qu’une petite minute d’avance sur la Canadienne alors qu’elle se lançait dans la longue descente vers La Fouly, en Suisse. C’est le moment que choisissait Marianne Hogan pour rattraper et déposer l’Américaine. À La Fouly, elle avait réussit à creuser un écart de 7 minutes. Il passait à 8 à la base de vie de Champex-Lac, au km 125. Mais alors qu’on semblait se diriger vers une victoire de l’athlète du team Salomon, Katie Schide allait repasser à l’offensive…

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Marianne Hogan en tête après avoir rattrapé Katie Schide au petit matin. © DR

Une endurance incroyable

Après avoir montré ses performances en terme de vitesse dans la première partie de course, l’athlète The North Face allait montrer son incroyable endurance dans la deuxième partie. Ainsi, alors qu’elles entamaient les 40 derniers kilomètres, Katie Schide s’est mise petit à petit à récupérer du terrain. L’écart se resserrait entre les deux premières athlètes féminines. Et Katie Schide allait finir par reprendre la tête dans la terrible montée vers La Giète, au 135e kilomètre. Accusant le coup, Marianne Hogan ne pouvait que laisser filer l’Américaine, nettement plus performante qu’elle a ce moment de la course. Elle ne la reverrait plus…

schide © Mountain Legacy : DR
Les derniers mètres pour Katie Schide au milieu de la foule massée à Chamonix. © Mountain Legacy / DR

Victoire et 22e place au général pour Katie Schide

L’écart entre les 2 athlètes allait très rapidement se creuser. Katie Schide prenant 11 minutes d’avance à Trient, puis en comptait 47 à Vallorcine. Elle pouvait sereinement entamer la dernière montée vers La Tête aux Vents et La Flégère. Et fondre ensuite vers Chamonix. L’Américaine l’emporte en 23h 15mn 12s, avec 1h16 d’avance sur Marianne Hogan. Pour Katie Schide, cette course représente bien plus que les 171 kilomètres parcourus et les 10 000 mètres de dénivelé positif. « Quelle sensation ! C’est tellement plus qu’une course, c’est la préparation, l’entraînement, le soutien la foule, tout compte et tout à fait la différence. Je n’arrive toujours pas à y croire », déclarait-elle quelques heures après son arrivée. C’est une autre athlète The North Face, l’Américaine Kaytlyn Gerbin, qui prend la 3e place.

UTMB KATIE SCHIDE © Mathis Dumas
Katie Schide, 22e au général, peut lever les bras. Elle remporte sa plus belle victoire. © Mathis Dumas

Jocelyne Pauly meilleure Française, au pied du podium

Côté français, la meilleure performance est réalisée par Jocelyne Pauly. La Tricolore prend une superbe 4e place, à moins de 3 heures de Katie Schide. Si elle n’améliore pas son classement de 2018, où elle avait fini 3e, elle améliore son chrono… d’un peu plus d’une minute. Les autres Françaises sont loin. L’inusable Claire Bannwarth termine 21e féminine en 31h 30, et Maggy Bouisse 28e, pour celles qui sont entrées dans le Top 30.

UTMB TOP 10 FEMMES
Le Top 10 féminin. © UTMB / DR

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Longtemps, Jim Walmsley a cru qu’il allait enfin gagner la course phare de l’UTMB Mont-Blanc. Hélas pour lui, une terrible défaillance à 40km de l’arrivée a ruiné ses espoirs de victoire. En embuscade, Kilian Jornet l’emporte en moins de 20 heures, record de l’épreuve, devant un impressionnant Mathieu Blanchard.

Walmsley-Jornet, bataille aux avant-postes

L’opposition entre Jornet et Walmsley était le duel le plus attendu de cette édition de l’UTMB. Il a failli ne pas avoir lieu, Kilian Jornet, positif à un Covid asymptomatique, ayant attendu les dernières heures avant le départ pour prendre sa décision de participer à la course. L’autre inconnue était une possible performance de Pau Capell. Mais très vite, il a fallu se rendre à l’évidence : ce ne serait pas l’année de Pau. L’Espagnol, en retrait dès le début, n’a jamais pu se hisser dans le groupe de tête. Lui qui avait méticuleusement préparé son UTMB chez les Kenyans pour pouvoir relever le défi du tour du Mont-Blanc en moins de 20h, n’a rien pu faire face aux 2 champions partis très rapidement. Il a d’ailleurs abandonné à Champex-Lac, au km 126, alors qu’il pointait en 62e position.

UTMB JORNET 71KM
Kilian Jornet au ravitaillement de Maison Vieille, au 72e km. Très méticuleux sur son alimentation, il prend le temps de refaire le plein d’eau. © DR

Derrière le duo Walmsley-Jornet, ce sont 2 autres Américains, Zach Miller et Tom Evans, qui chassaient les leaders, à quelques minutes seulement de la tête. Au milieu de la nuit, à la base de vie de Courmayeur, au 80e kilomètre, c’est donc sans surprise que Jim Walmsley, du team Hoka et Kilian Jornet, du team NNormal, passaient en tête. Miller et Evans passaient 8 minutes plus tard, inséparables. Le 5e était alors Mathieu Blanchard, du team Salomon, qui passait avec plus d’un quart d’heure de retard.

La remontada de Mathieu Blanchard

UTMB blanchard © J @jsaragossa & @martiskka
Mathieu Blanchard a effectué une superbe remontée dans la nuit pour pointer 3e au petit matin. © J @jsaragossa & @martiskka

C’est entre Courmayeur et la base d’Arnouvaz, au pied du Grand Col Ferret, l’épouvantail de cet UTMB, que Mathieu Blanchard, 3e l’an dernier à la surprise générale, allait reprendre les 2 concurrents qui le précédaient. Il s’installait alors à la 3e position, avec toujours le duo Walmsley-Jornet 13 minutes devant. Entre Arnouvaz et la base de vie de Champex-Lac, en Suisse, Kilian Jornet allait connaître un coup de moins bien. Distancé par Walmsley, rattrapé par Blanchard, il se reprenait dans les derniers hectomètres de la montée vers Champex pour reprendre la seconde place, à désormais 13 minutes d’un Walmsley qui semblait s’envoler vers la victoire.

Coup de théâtre : l’incroyable défaillance de Jim Walmsley

Et ce qui était inimaginable est arrivé : Jim Walmsley a connu la panne sèche. Après avoir connu des problèmes gastriques l’empêchant de s’alimenter à Champex-Lac, l’Américain a été contraint de considérablement ralentir sur le sentier vers Trient. Incapable de courir même sur des portions plates, titubant dans les montées, il s’est fait rapidement rattraper et déposer par ses 2 poursuivants directs, voyant s’envoler ses rêves de victoire. Lui qui avait tout fait depuis des mois pour gagner cette course semblait à deux doigts d’abandonner. Il lui fallait serrer les dents pour essayer de sauver sa place sur le podium.

Guerre psychologique entre Kilian Jornet et Mathieu Blanchard

UTMB BLANCHARD JORNET
Kilian Jornet à droite, Mathieu Blanchard à gauche, côte à côte au pied de la dernière montée.

Il n’en restait plus que 2 devant, et le suspense était à son comble. Kilian Jornet, testé positif au Covid mais asymptomatique, semblait quelque peu émoussé, tandis que Mathieu Blanchard donnait une impression de facilité déconcertante. Les 2 athlètes n’allaient plus se lâcher pour foncer ensemble vers la dernière base de vie, à Vallorcine, au km 153. Ne perdant aucune seconde, ils ressortaient ensemble pour arriver côte à côte au pied de la dernière montée, la terrible côte de La Tête aux Vents menant à La Flégère, qui précède la descente finale sur Chamonix.

Dès le début de la montée, l’Espagnol a forcé son allure et creusé rapidement un écart de près de 4 minutes, marquant psychologiquement le Français. Loin derrière, un Jim Walmsley quelque peu retrouvé limitait la casse et passait à Vallorcine avec 35 minutes de retard sur le duo de tête. Mais la menace de ses compatriotes revenant sur lui était réelle.

Résultat UTMB : 10km pour la gloire… et une 4e victoire

UTMB JORNET DESCENTE
Kilian Jornet dans la dernière descente, en route vers sa 4e victoire.

Produisant un effort considérable dans la montée vers La Tête aux Vents, Kilian Jornet faisait le forcing pour creuser l’écart. Certainement pour anticiper sur d’éventuelles crampes en descente, une de ses fragilités. Même s’il se battait comme un lion derrière, Mathieu Blanchard n’arrivait pas à suivre le rythme. Il semblait même craquer un peu, de plus en plus courbé sur ses bâtons. L’Espagnol réussissait à passer en tête avec 7mn20 minutes d’avance à La Tête aux Vents, et même 8mn à La Flégère.

Kilian Jornet a assuré une descente de rêve, creusant encore plus l’écart pour franchir la ligne d’arrivée au bout de 19h 49mn 32s de course. En passant sous la barre des 20 heures, il réalise pour son compte le défi de Pau Capell. Il établit un nouveau record de l’épreuve sur le parcours intégral et remporte sa 4e victoire, sa première depuis 2011. Il devance Mathieu Blanchard, qui passe également sous la barre des 20 heures, en 19h 54mn 50s. Jim Walmsley ne peut finalement sauver sa 3e place. C’est un autre Américain, Thomas Evans, qui monte sur la troisième marche du podium.

Voir les résultats complets de la course ICI

© UTMB Mont-Blanc - Paul Brechu
LE PATRON ! © UTMB Mont-Blanc / Paul Brechu
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Très attendu, le Britannique Jonathan Albon a trouvé plus fort que lui sur cette édition de la CCC. Le Suédois Petter Engdahl l’emporte et explose au passage le record de l’épreuve. Chez les femmes, exploit de Blandine L’Hirondel qui domine de bout en bout pour son premier 100 K.

Résultat CCC : Engdahl impressionnant 

Battre Jonathan Albon semblait mission impossible, tant le Britannique avait été dominateur sur ses dernières épreuves. Mais le Suédois Petter Engdahl n’a pas hésité à prendre la course à son compte. Parti en tête, il n’a jamais lâché les premières places et a fini par faire craquer ses concurrents un par un. Il l’emporte avec un chrono stratosphérique de 9h 53mn 02s, nouveau record de l’épreuve. Il est le premier athlète à courir les 100km et 6100m D+ de la CCC en moins de 10h, donc à plus de 10km/h ! Le précédent record, détenu par Thibaut Garrivier depuis 2021, était de 10h 23mn 26s. Il termine surtout avec plus de 23 minutes d’avance sur Albon ! L’Italien Andreas Reiterer termine 3e.

CCC PODIUM
Le podium de la CCC, avec de gauche à droite Albon, Engdahl et Reiterer. © UTMB / DR

Déception pour Thibaut Baronian, 1 seul Français dans le Top 10

Parti dans le groupe de tête, Thibaut Baronian a longtemps été dans le coup, passant même en seconde position à mi-course. Hélas, un malaise l’a contraint à l’abandon peu après. La meilleure chance française envolée, c’est Baptiste Chassagne qui termine premier Tricolore, en 10e position. 2 autres Français rentrent dans le Top 20, Benjamin Roubiol, 14e, et Yannick Noël, 15e.

TOP 10 CCC
Le Top 10 de la CCC © Livetrail / DR

Blandine L’Hirondel au sommet

Si on connaît les capacités de Blandine l’Hirondel sur des courses de 50 km, sur 100 km, format qu’elle ne connaissait pas, il était difficile de se faire une opinion. Mais la championne d’Europe de trail 2022 a remarquablement bien mené sa course, en tête de bout en bout. Un temps menacée par la Népalaise Sunmaya Budha, elle l’emporte en 11h 40mn 55s. Elle termine à une remarquable 24e position au général. Sunmaya Budha est seconde à 5 minutes de la Française, tandis que l’Américaine Abby Hall monte sur la 3e marche du podium (12h 12mn 56s).

CCC L'HIRONDEL
L’émotion de Blandine L’Hirondel à l’arrivée de la CCC. © DR

Les résultats complets ICI

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Après une course très rapide et de nombreux rebondissments, Manuel Merillas s’impose devant Antonio Martinez chez les hommes. Victoire espagnole également chez les féminines, avec Sheila Avilés devant Nuria Gil.

OCC : La Flégère en juge de paix

Il aura fallu attendre les tout derniers kilomètres pour que l’OCC livre son verdict. Après une première partie de course dominée par un trio composé de l’Érythréen Petro Mamu, l’Écossais Robbie Simpson, 2e en 2021 et le Français Arnaud Bonin, c’est l’Espagnol Manuel Merillas qui a pris la tête au 33e kilomètre, au passage du Col de Balme. Petro Mamu, pour sa première expérience sur un 50km, a explosé et a été distancé. Très solide sur les parties techniques et habitué des longues distances, Merillas semblait se diriger vers une victoire tranquille. Expert en course de montagne, Merillas a fait un début de saison remarquable, terminant 3e à Zegama et 2e sur la Stranda Fjord Trail Race, avec le meilleur temps sur la descente technique.

Pourtant, à la surprise générale, il a été rattrapé et doublé dans la dernière montée vers la Flégère par son compatriote Antonio Martinez, champion de course d’orientation. Hélas pour Martinez, dans un ultime rebondissement dans la descente vers Chamonix, il a été victime de crampes violentes et a dû laisser passer et s’envoler Manuel Merillas. Ce dernier l’emporte en 5h 18mn 29s, un chrono exceptionnel par rapport aux 5h35mn de Jonathan Albon en 2021, même si le parcours était légèrement différent. Antonio Martinez sauve sa place et, au bout de la souffrance, termine second à 2mn30 du vainqueur. L’Écossais Robbie Simpson finit 3e en 5h 24mn.

OCC PODIUM
Le podium de l’OCC 2022 : Martinez à gauche, Merillas au centre, Bonin à droite. © DR

4 Français dans le Top 10

Quatre Français prennent les 4 places suivantes. 4e et premier Français, Arnaud Bonin devance Paul Mathou, 5e, Nicolas Martin, 6e et Antoine Thiriat, 7e. Grosse déception pour Thomas Cardin, insuffisamment remis de ses blessures suite à deux torsions de cheville survenues début juin, et qui a préféré ne pas prendre le départ.

CLASSEMENT OCC
Top 10 de l’OCC 2022.

Doublé espagnol chez les féminines

Même scénario à rebondissement chez les féminines. L’Américaine Allie McLaughlin a en effet dominé la course quasiment de bout en bout et paraissait se diriger vers une large victoire. Pour sa première participation à une course de l’UTMB, elle semblait parfaitement gérer son effort. Mais sans doute victime de la chaleur, elle a explosé dans la dernière montée vers La Flégère. Elle a été doublée d’abord par l’Espagnole Sheila Avilés, puis par Nuria Gil. Malgré un gros coup de stress dans la descente, avec une chute assez violente, Sheila Avilés s’impose à Chamonix en 6h 10mn 16s. Nuria Gil termine 2e 6minutes plus tard. Et c’est une autre Américaine, Dani Moreno, qui prend la 3e place 1 minute après l’Espagnole. À noter que la grande favorite des Tricolores, Anaïs Sabrié, n’a pas pris le départ.

OCC SHEILA AVILES
Victoire de l’Espagnole Sheila Avilés. © DR

Les résultats complets de l’OCC ICI

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Il faisait partie des favoris, il a su attendre son heure. Appliquant une stratégie d’attente, Ludovic Pommeret s’impose largement sur la TDS avec près d’une heure d’avance sur le second. 4 Français figurent dans le Top 5, dont la révélation Elias Kadi, 3e.

Hugo Deck devant, Ludovic Pommeret en attente

Il ne fallait pas se précipiter, et l’expérimenté Ludovic Pommeret le savait. Venu pour gagner, le Français a su parfaitement gérer sa course. Parti à minuit mardi matin, Pommeret a passé la nuit dans le Top 20, comptant entre 3 et 5 minutes de retard sur la tête de course, sans jamais se mettre dans le rouge. Au petit matin, il pointait le bout de ses chaussures dans le Top 10. Ainsi, il passait au Cornet de Roselend, après 8h de course, en 6e position. Il comptait alors 5 petites minutes de retard sur un duo formé par le Chinois Min Qi et l’Équatorien Joaquim Lopez. De son côté Hugo Deck faisait le forcing pour revenir sur la tête de course. Dans le sillage de Pommeret, Elias Kadi semblait calquer sa course sur celle du « Maître ».

TDS PROFIL
TDS NUIT
Durant la nuit, Pommeret a su rester “au chaud” dans le peloton de tête. © DR

« Monsieur » Pommeret seul au monde

Revenu sur Min Qi, Joachim Lopez et Hugo Deck au CP de Beaufort, au 92e km, Pommeret décidait de produire son effort. Hugo Deck, de son côté, jetait l’éponge. En à peine 6 km, l’athlète Hoka allait mettre 10 minutes à l’Équatorien, solide 2e. Le Chinois perdait plus de 30 minutes. Quant à Elias Kadi, il faisait désormais route avec Martin Kern, à un peu moins de 30 minutes de la tête de course.

La suite n’allait être qu’une confirmation de la forme éclatante de « Monsieur » Pommeret, comme on l’appelle respectueusement dans le milieu. 30 minutes d’avance au 112e km, 48 au 130e, Pommeret pouvait dérouler dans la descente du Col du Tricot et fondre vers Chamonix. Il a franchi la ligne d’arrivée en solitaire après 18h 37mn 04s de course. Joaquim Lopez prend la 2ème place en 19h 32mn 9s. Et c’est finalement Elias Kadi qui, pour sa première participation à une course de l’UTMB, monte sur la 3e marche du podium, en 19h 49mn 51s. Soit 1h 12mn après le « Patron ». Martin Kern et Guillaume Beauxis complètent le Top 5.

TDS PODIUM
Le podium de la TDS, avec de gauche à droite Joaquim Lopez, Ludovic Pommeret et Elias Kadi. © UTMB / DR

Exploit de Martina Valmassoi chez les féminines

L’Italienne Martina Valmassoi a réalisé une course exceptionnelle et très serrée pour terminer première féminine, à la 13e place du général. Elle s’impose, un peu plus de 4 heures après l’arrivée de Ludovic Pommeret. Son temps : 22h 42mn 47s. Valmassoi devance l’Espagnole Claudia Tremps (22h 59mn 38s). L’Allemande Katharina Hartmuth termine 3e (23h 22mn 18s, 21e au scratch). La première Française, Julia Rezzi, termine au pied du podium, en 24h 03mn 12s.

TDS TOP 10
Le Top 10 de la TDS 2022. © Livetrail

Le classement complet de la course ICI

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