Du 3 au 6 novembre, la ville de Chiang Mai, en Thaïlande, organisera les Mondiaux de trail 2022. Le 6 septembre, le comité de sélection de la Fédération Française d’Athlétisme a dévoilé la liste des 23 athlètes qui composeront l’équipe de France, tant pour le court que pour le long. Avec de grandes chances de médailles à l’arrivée, tant en individuel que par équipe.

Mondiaux de trail court : Anaïs Sabrié sera-telle au top ?

C’est la grande question. Si elle est dans un grand jour, Anaïs Sabrié devrait jouer le podium. Mais la Tricolore, qui a du mal à combiner cette année le domaine sportif et le domaine professionnel, a passé un été sur des montagnes russes. Après sa contre-performance à Sierre-Zinal début août (21e seulement), elle a renoncé à courir l’OCC, dont elle était favorite, pour prendre du repos. Espérons qu’elle retrouvera le mental pour revenir à son meilleur niveau début novembre. L’autre chance française de médaille sera représentée par Mathilde Sagnes, 3e des Championnats d’Europe de trail à El Paso, aux Canaries, début juillet. Louise Serban-Penhoat, Candice Fertin et Ester Eustache complètent cette sélection féminine qui peut espérer bien figurer au classement par équipe, même si le podium semble compliqué à aller chercher.

Thomas Cardin et Arnaud Bonin en chefs de file

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Vermeulen, Bonin et Cardin titrés par équipe lors des Championnats d’Europe de trail à El Paso, aux Canaries, début juillet. © Alanis Duc / DR

Côté masculin, les espoirs de médaille reposeront sur les épaules d’Arnaud Bonin et Thomas Cardin, respectivement 2e et 3e des Championnats d’Europe en juillet à El Paso derrière l’inattendu Belge Maximilien Drion du Chapois. Sans oublier Kevin Vermeulen, remplaçant de dernière minute aux Europe et qui avait pris la 4e place, permettant aux Français de décrocher l’or par équipe. Cette équipe de France peut d’ailleurs prétendre à une médaille lors de ces mondiaux, quand on voit le reste de la sélection. Elle est en effet composée de l’expérimenté Julien Rancon, de Frédéric Tranchand et du champion de France de trail court en titre, le Clermontois Thimotée Bommier.

Blandine L’Hirondel pour le titre sur le trail long ?

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Blandine L’Hirondel lors de sa victoire aux Championnats du Monde en 2019. Remettra-t-elle ça ? © FFA

Championne du monde de trail en 2019, championne d’Europe en titre et récente gagnante de son premier ultra avec la CCC à l’UTMB, Blandine L’Hirondel semble revenue au top de sa forme après son opération de la cuisse en début d’année. Elle fera donc logiquement partie des grandes favorites de l’épreuve de trail long. La team France pourra également prétendre à une médaille par équipe, avec dans ses rangs Laure Paradan, championne de France 2022 de trail long, Manon Bohard Cailler, Marion Delespierre, Audrey Tanguy et l’inusable Jocelyne Pauly, 4e de l’UTMB cette année.

Mondiaux de trail long hommes : les Français dans l’inconnu

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Royal vainqueur de la TDS, Ludovic Pommeret pourra-t-il adapter sa stratégie pour une course beaucoup plus courte ?

Difficile de faire un pronostic dans cette compétition qui s’annonce très ouverte. Une chose est sûre : la course sera rapide et il faudra prendre le bon wagon dès le départ, car les stratégies d’attente ont peu de chances d’aboutir sur un tel format. La sélection française n’a pas de véritable leader, et intègre des athlètes expérimentés capables de jouer les Top 10 sur des ultras, comme Ludovic Pommeret, 47 ans, récent vainqueur de la TDS, Martin Kern, 4e de cette même course, ou encore Arthur Joyeux-Bouillon et Thibaut Garrivier, respectivement 7e et 10e de l’UTMB. Très régulier au haut niveau, Nicolas Martin et Paul Mathou, 5e de l’OCC 2022, complètent la sélection.

Mondiaux de trail 2022, les 23 de la sélection française

Femmes – Trail Court

EUSTACHE Esther, 26 ans. Club : Al Echirolles (Auvergne Rhône Alpes)
SABRIE Anaïs, 28 ans. Club : Athlé Calade Val De Saône (Auvergne Rhône Alpes)
SERBAN-PENHOAT Louise, 24 ans. Club : Athlé St Julien 74 (Auvergne Rhône Alpes)
FERTIN Candice, 24 ans. Club : Chamonix Mont Blanc Marathon (Auvergne Rhône Alpes)
SAGNES Mathilde, 26 ans. Club : Esclops D’azun (Occitanie)

Hommes – Trail Court

BOMMIER Timothée, 35 ans. Club : Clermont Auvergne Athlétisme (Auvergne Rhône Alpes)
CARDIN Thomas, 27 ans. Club : Taillefer Trail Team (Auvergne Rhône Alpes)
TRANCHAND Frédéric, 34 ans. Club : Entente Athlétique Grenoble 38 (Auvergne Rhône Alpes)
BONIN Arnaud, 37 ans. Club : Coureurs Du Monde En Isère (Auvergne Rhône Alpes)
RANCON Julien, 41 ans. Club : Al Echirolles (Auvergne Rhône Alpes)
VERMEULEN Kevin, 29 ans. Club : Chamonix Mont Blanc Marathon (Auvergne Rhône Alpes)

Femmes – Trail Long

BOHARD CAILLER Manon, 30 ans. Club : Asptt Besancon (Bourgogne Franche Comté)
L’HIRONDEL Blandine, 31 ans. Club : Alencon Running Club (Normandie)
PAULY Jocelyne, 48 ans. Club : Cu Pau (Nouvelle Aquitaine)
DELESPIERRE Marion, 35 ans. Club : Tete D’or Runners (Auvergne Rhône Alpes)
PARADAN Laure, 25 ans. Club : Clermont Auvergne Athlétisme (Auvergne Rhône Alpes)
TANGUY Audrey, 34 ans. Club : Union Olympique Albertville Tarentaise (Auvergne Rhône Alpes)

Hommes – Trail Long

GARRIVIER Thibaut, 31 ans. Club : Entente Sud Lyonnais (Auvergne Rhône Alpes)
KERN Martin, 34 ans. Club : Ecrins Trail Running (Provence Alpes Côte d’Azur)
MATHOU Paul, 29 ans. Club : Dordogne Athlé (Nouvelle Aquitaine)
JOYEUX-BOUILLON Arthur, 28 ans. Club : Coureurs Du Monde En Isère (Auvergne Rhône Alpes)
MARTIN Nicolas, 36 ans. Club : Al Echirolles (Auvergne Rhône Alpes)
POMMERET Ludovic, 47 ans. Club : Jarrienne Des Cimes Maurienne (Auvergne Rhône Alpes)

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C’est une habitude, presque une tradition désormais… La Skyrhune, ses 21km et 1700m D+, accueille cette année encore la finale de la Golden Trail National Series. Les meilleurs traileurs du circuit français vont donc se retrouver à Ascain, le 24 septembre prochain, sur la ligne de départ de la mythique course basque. Ils tenteront non seulement de décrocher le titre de la GTNS 2022, mais aussi de se qualifier pour la grande finale mondiale à Madère.

Golden Trail National Series France 2022 : place aux jeunes !

Après trois courses cette saison (Ergysport Trail du Ventoux le 13 mars, Trail de Guerledan le 5 juin et Marathon du Mont-Blanc le 26 juin), et avant la finale nationale, les podiums provisoires de la Golden Trail National Series 2022 laissent entrevoir une nouvelle tendance : sur les sentiers de la GTNS, les jeunes ont pris le pouvoir ! Entre Antoine Thiriat (Team Scott), 21 ans, Enzo Ratti (Team Esprit Volcans), 22 ans, Marie Goncalves (Team Asics), Léa Duhet (Team Merrell Provence Endurance), 25 ans, et les autres, la jeune génération a su briller cette année sur le circuit français.

SKYRHUNE 2022 PROFIL-OFFICIEL

Tous ces jeunes se préparent désormais à s’affronter sur la finale nationale à la Skyrhune. Il faudra cependant montrer plus que de la simple fougue pour affronter la ferveur basque et espérer triompher des terribles pentes de la Rhune afin de conquérir le titre national.

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© Martina Valmassoi

Skyrhune 2022 : objectif qualification pour la finale internationale

À l’issue des trois courses de cette saison, c’est Enzo Ratti qui est en tête du classement national, avec un total de 150 points (50 au Trail du Ventoux + 100 au trail de Guerledan). Côté féminin, Marie Goncalves tient la corde avec 135 pts. Mais avec un nombre de points doublés, la finale de la GTNS promet encore quelques rebondissements. Rien n’est donc encore figé en ce qui concerne le top 3 final de cette saison 2022. Un top 3 qui a son importance, puisque les trois meilleures femmes et les trois meilleurs hommes seront invités à participer à la Grande Finale mondiale de la Golden Trail Series qui se tiendra du 26 au 30 octobre sur l’île de Madeire.

Il s’agira alors d’une course à étape de 5 jours qui permettra, entre autres, de définir la meilleure National Series. Les Français qualifiés ne courront alors plus uniquement pour leur classement personnel, mais également pour les couleurs de leur pays, face aux 10 autres National Series représentées. Cette course sera également pour eux l’occasion de briller sur un plan plus personnel, afin de tenter d’intégrer l’élite mondiale la saison prochaine.

Pour plus d’informations sur la Skyrhune, c’est ici

Retrouvez le classement général de la Golden Trail National Series 2022 ICI

Retrouvez toutes les informations concernant la finale mondiale à Madère ICI

SKYRHUNE AFFICHE-2022
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Si Kilian Jornet a remporté avec maestria l’édition 2022 de l’UTMB, battant le record de l’épreuve sur le parcours intégral en descendant sous la barre des 20 heures, il n’a pas été le plus rapide dans toutes les sections du parcours. Sa moyenne générale, 8,66km/h sur 171km, est la somme de vitesses variables atteintes sur les 24 « segments » que compte le parcours. Ainsi, son « segment » le plus rapide, 13,16km/h, se situe entre Champex-Lac et Plan de L’Au, au km 125, et le plus lent, 4,91km/h, entre Trient et Les Tseppes, au km 143. Et sur ces différents segments, certains athlètes ont enregistré de sacrées performances. Analyse des chronos des athlètes du Top 10.

Départ fulgurant pour tout le monde, Jim Walmsley donne le ton

C’est le b.a.-ba de toute course : ne pas partir trop vite. Mais quand les élites sont toutes sur la ligne de départ du Sommet Mondial du Trail, difficile de se contenir. Et, traditionnellement, les 21,6 premiers kilomètres entre Chamonix et Saint-Gervais donnent le ton. Sur une distance équivalente à celle d’un semi-marathon (mais avec le Col de Voza au milieu et 921m D+), ça part toujours très fort. Et comme il fallait s’y attendre, c’est Jim Walmsley qui a défini le rythme des premiers, emmenant le peloton de tête pour passer à Saint-Gervais en 1h 46mn 34s, soit une vitesse de 12,17km/h. Si Kilian Jornet était dans son sillage, à 5 secondes, Beñat Marmissolle, qui terminera 6e, passera 23e en 1h 51mn pile, concédant déjà près de 4mn30 sur cette première section.

PROFIL UTMB
© UTMB

Col de la Seigne : Thomas Evans au top

Troisième grosse difficulté du parcours après le col de Voza et le col du Bonhomme, la montée du Col de la Seigne depuis Les Chapieux est un segment de 10,7km en montée que les coureurs ont dû affronter pour atteindre le Col de la Seigne, situé à 2516 m d’altitude, aux alentours de minuit. Dans ce début de nuit, c’est l’Américain Thomas Evans qui a été le plus rapide, avalant les 1054m de D+ de cette section en 1h 21mn 21s, à la vitesse impressionnante de 8,67km/h. Il prend 20 secondes à Kilian Jornet et Zach Miller. Mathieu Blanchard, montant à la vitesse de 7,79km/h, perd 2mn 40s sur Evans dans cette section.

UTMB 2022 : Jim Walmsley supersonique dans la montée du Grand Col Ferret

Véritable épouvantail de l’UTMB, la terrible montée d’Arnouvaz au Grand Col Ferret est une section courte, d’à peine 4,6km, mais qui fait généralement de gros dégâts tant elle est raide, avec ses 740m de D+. Sur cette portion, c’est Jim Walmsley qui a fait son show, montant à la vitesse de 5,39km/h en 51mn 28s. Kilian Jornet, qui jusque-là était dans son sillage, présente le second meilleur chrono sur ce segment, en 53mn 57s, soit 2mn29s de plus que l’Américain. C’est Mathieu Blanchard qui présente le 3e meilleur chrono, juste devant les Américains Thomas Evans et Zach Miller, montés à 5km/h. À titre de comparaison, Robert Hajnal, le plus lent du Top 10 sur ce segment, a franchi l’obstacle en 1h 6mn 40s à la vitesse de 4,16km/h, concédant plus d’un quart d’heure à Jim Walmsley.

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Une des plus belles foulées du Top 10 : Jim Walmsley en action. © Marz Merwe / DR

Champex-Lac – La Giète : panne sèche pour la fusée Walmsley

Sur la première section de 5 km relativement plane (151m de D+) entre le ravitaillement de Champex-Lac et Plan de l’Au, Kilian Jornet et Mathieu Blanchard ont sorti le turbo, courant à plus de 13 km/h, tandis que le Suisse Russi était à 12 et que Jim Walmsley, qui commençait à faiblir, était à 11,72km/h. C’est dans la section suivante, 6,6 km et 810m de D+ pour passer à La Giète, que l’Américain allait connaître une défaillance terrible.

Alors que les plus rapides, Kilian Jornet et Mathieu Blanchard, avalaient la section en respectivement 1h 1mn 38s (6,4km/h) et 1h 3mn 50s (6,18km/h), Walmsley, victime d’ennuis gastriques et n’ayant pu s’alimenter correctement, allait mettre 1h 25mn 13s pour passer au sommet. Plus de 20 minutes de perdues en moins de 7 km ! Avec une moyenne de 4,63 km/h, il devait laisser l’Espagnol et le Français s’en aller et voyait s’envoler tous ses espoirs de victoire.

La dernière montée (synonyme de podium) pour Thomas Evans

Sortis côte à côte du ravitaillement de Vallorcine, Kilian Jornet et Mathieu Blanchard savaient qur tout aller se jouer dans l’ultime montée vers la Tête aux Vents. Conscient que Blanchard était plus rapide que lui en descente, l’Espagnol allait mettre un coup de boost phénoménal pour s’envoler, parcourant les 7,7km et 880m D+ en 1h 12mn 20s, à 6,37km/h de moyenne. Impuissant, Mathieu Blanchard ne pouvait que limiter les dégâts, concédant plus de 7mn 20s à Jornet. Il venait de perdre l’UTMB. Mais le plus rapide sur cette dernière montée fut Thomas Evans. En avalant la section en 1h 11mn 7s, à 6,48km/h de moyenne, l’Américain allait ravir la 3e place à Jim Walmsley, le plus lent du Top 10 final, qui ne put avancer qu’à 4,8km/h de moyenne.

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Thomas Evans à l’arrivée, heureux de monter sur la 3e marche du podium. © Ian Corless / DR

La dernière descente pour Blanchard et Marmissolle

Après le passage de la Flégère, le parcours de l’UTMB se résume en une longue descente de 7 kilomètres vers Chamonix. C’est avec déjà 164,6km dans les jambes que les coureurs attaquent ce dernier sprint très exigeant pour les cuisses, et où les crampes ne sont pas rares. Sur ce segment, c’est Mathieu Blanchard, motivé par son désir de descendre sous les 20h, qui a claqué le meilleur chrono. Il a parcouru les 7km en 35mn 46s, à la vitesse de 11,7 km/h.

C’est un autre Français, le Basque Beñat Marmissolle, qui présente le second meilleur chrono sur cette descente, près de 2 minutes derrière Blanchard, en 37mn 32s. Le Roumain Robert Hajnal est 3e, et devance Kilian Jornet et Thomas Evans, descendus à 11,03 km/h, en respectivement 37mn 54s et 37mn 56s. À titre de comparaison, Jim Walmsley, totalement cuit à ce moment de la course, a terminé à moins de 9km/h, en 47mn 02s, perdant plus de 11 minutes sur Blanchard.

UTMB 2022 : des temps de repos très variables, Mathieu Blanchard « unstoppable »

Autre variable importante dans cet UTMB, le cumul des temps de repos dans les bases de vie est très différent d’un athlète à l’autre. Certains vont faire des pauses de plusieurs minutes, pour s’alimenter, s’hydrater, soigner une plaie, changer de vêtements, voire de chaussures, d’autres vont faire des pauses éclair et repartir au combat en perdant le moins de temps possible. À ce petit jeu, l’athlète du Top 10 s’étant arrêté le moins longtemps est de très loin Mathieu Blanchard. Sur l’ensemble des 6 bases de vie (Les Chapieux, Courmayeur, La Fouly, Champex-Lac, Trient et Vallorcine), le Français ne se sera arrêté que 11mn 05s, soit moins de 2 minutes par base.

Seuls 3 autres athlètes se sont arrêtés moins de 20 minutes en tout : Kilian Jornet,16mn 13s (soit tout de même 5 minutes de plus que Blanchard), Arthur Joyeux-Bouillon (17mn 38s) et Zach Miller (19mn 34s). À l’inverse, les deux athlètes du Top 10 qui se sont arrêtés le plus longtemps sont le Suisse Jonas Russi, 8e au général, avec 30mn 10s, et Jim Walmsley, 26mn 24s.

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Jim Walmsley à la base de vie de Courmayeur. © Marz Merwe / DR

Zoom sur les chronos de Katie Schide

23ème au général et 1ère féminine, l’Américaine Katie Schide a terminé la boucle en 23h 12mn 15s, soit une vitesse moyenne de 7,36km/h. Son temps de repos cumulé a été de 25mn 32s, sa section la plus rapide se situe entre le Col de Voza et Saint-Gervais, où elle avançait à 12,66km/h, et sa section la moins rapide après Trient, dans la montée des Tseppes, à 4,02km/h.

UTMB 2022 : 3,62km/h de moyenne pour le dernier classé

À titre de comparaison, prenons le classement général à l’envers pour découvrir la performance du Japonais Tomio Suyama. 1789ème et dernier classé de cet UTMB ayant enregistré 838 abandons, Suyama a mis 47h 11mn 53s, à une vitesse moyenne de 3,62km/h. Son temps de repos cumulé a été de 2h44mn. Parti la fleur au fusil, son segment le plus rapide a été le premier, entre Chamonix et le Col de Voza, à 6,7km/h. Son segment le plus lent a été, comme pour la plupart des concurrents, la montée des Tseppes, à 2,49km/h. Respect.

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OK, vous êtes addict au trail. Mais un dossard pour un marathon de légende, ça ne se refuse pas. Surtout si le 42K en question est celui de Tokyo, Los Angeles ou Paris. Et que votre déplacement et votre hébergement sont pris en charge, ainsi que celui de votre accompagnateur. Vous voulez en savoir plus ? Découvrez tout ce que vous devez savoir sur la campagne Asics Run The World ici…

Paris, Tokyo ou Los Angeles : avec vos nouvelles Asics, courez un marathon mythique tous frais payés !

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Un dossard pour le marathon de Tokyo, frais de déplacement et d’hébergement inclus, accompagnateur compris : une bonne raison de repasser sur route le temps d’un 42K… © DR

Difficile de faire plus fou ! Avec son jeu-concours Run The World, Asics affole la planète running en proposant des dotations exceptionnelles. Ainsi, parmi les gros lots figurent 4 dossards pour le marathon de Tokyo du 5 mars 2023, 4 pour celui de Los Angeles du 19 mars 2023 et 20 dossards VIP pour le Schneider Electrics Marathon de Paris, le 2 avril prochain.

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Les amoureux du trail ne sont pas en reste : le jeu-concours prévoit 20 dossards VIP à gagner pour la doyenne des courses nature !

L’équipementier japonais n’oublie pas les amoureux du trail, en ajoutant dans les dotations 20 dossards VIP pour la fameuse Asics SaintéLyon, doyenne des courses nature reliant de nuit Saint-Étienne à Lyon. Cerise sur le gâteau, les gagnants ne partiront pas seuls : chacun pourra s’envoler avec l’accompagnateur de son choix, déplacement et hébergement pris en charge par la marque. Qui dit mieux ?

Asics Run The World : un jeu-concours simple comme bonjour

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Pour participer à ce jeu-concours, rien de plus simple : vous devez vous rendre entre le 1er septembre et le 15 octobre dans un magasin partenaire de l’opération Run The World, acheter une paire de chaussures de running ou de trail Asics porteuse du jeu (voir la liste des paires de chaussures concernées ci-dessous) et suivre les 3 étapes ci-dessous :

1/ Scanner le QR code présent sur les supports du jeu disponibles dans les magasins, dans les magazines partenaires de l’opération (dont Esprit Trail, Jogging International et Running Attitude) et sur les sites relayant le concours. Ce QR code vous redirigera automatiquement vers le site internet https://www.asics-runtheworld.com ;

2/ Renseigner les champs obligatoires (NOM, PRÉNOM, MAIL, lieu de votre achat ASICS) et télécharger votre ticket de caisse prouvant l’achat de votre paire d’Asics pendant la durée du jeu ;

3/ Confirmer votre participation au jeu-concours en cliquant sur « Inscription ».

À l’issue de ces 3 étapes, vous découvrirez immédiatement si vous avez gagné ou non. Après vérification de votre ticket d’achat, une confirmation définitive vous sera envoyée par mail. Il ne vous restera plus qu’à bien choisir votre plan d’entraînement pour être au top le jour J.

Un an d’abonnement premium à l’appli Asics RunKeeper offert

Asics RunKeeper
Lot de consolation pour tous les participants au jeu-concours : un an d’abonnement à la version premium de l’appli Asics Runkeeper.

Si, comme dans tout jeu-concours, la probabilité de gagner l’un des gros lots reste aléatoire, Asics a le bon goût d’appliquer le principe du « jouez, c’est gagné » en offrant un cadeau à tous les participants. Leur lot : un abonnement premium à l’application ASICS Runkeeper d’une durée d’un an. Ainsi, à défaut de courir l’un des marathons proposés dans ce jeu-concours, vous pourrez toujours suivre des programmes d’entraînement, relever des défis mensuels et bien plus encore vous permettront de courir plus loin, plus vite et plus longtemps. Au moins, vos nouvelles chaussures serviront à quelque chose…

Des Asics, oui, mais pas n’importe lesquelles !

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Attention, tous les modèles Asics ne sont pas porteurs du jeu-concours Run The World. Mais rassurez-vous, il y a tout de même largement de quoi s’équiper, aussi bien sur route qu’en trail. Voici la liste de tous les modèles éligibles.

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METASPEED SKY +/EDGE +
GEL-NIMBUS
METARACER
GEL KAYANO
GLIDERIDE
GEL-GLORIFY
GT-4000 2
TRABUCO MAX
TRABUCO 10
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Maintenant que vous avez tous les éléments, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

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Le timing était parfait : une semaine avant l’UTMB, la marque NNormal a dévoilé les dessous de la Kjerag, la chaussure équipant Kilian Jornet. Et qui lui a permis d’être le premier homme à venir à bout des 171km du tour du Mont-Blanc en moins de 20 heures. Présentation.

Une chaussure qui a déjà fait ses preuves

Après 18 années de collaboration avec Salomon, l’annonce de Kilian Jornet avait fait l’effet d’une bombe. Début 2022, le champion annonçait la création de NNormal, une nouvelle marque d’équipement outdoor en collaboration avec l’industriel espagnol Camper. Une marque dont l’ADN serait le respect de l’environnement. Et dont la vedette serait bien entendu la chaussure avec laquelle la star du trail allait courir. Mais aussitôt l’annonce faite, Kilian Jornet précisait que le modèle était encore à l’état de prototype et allait subir de nombreux essais et tests avant d’arriver à une phase de commercialisation en octobre.

Depuis, le Catalan n’a fait que réaliser des performances hors normes, remportant brillamment le marathon de Zegama-Aizkori, puis s’imposant dans son duel face à François D’Haene sur la Hardrock 100, et établissant enfin son deuxième meilleur chrono sur Sierre-Zinal, même si ce jour-là il dut s’incliner face à des Kenyans impressionnants de vitesse. Mais si ces résultats inspiraient tous les éloges, d’infos plus précises sur les chaussures, il n’y en avait toujours pas. Quelques photos avaient bien fuité dans la presse spécialisée, et la marque avait même publié une photo de Kilian présentant le modèle, mais sans apporter plus de détails. Et ce n’est qu’avant l’UTMB, dans un timing très « marketing », que les premières informations ont enfin été dévoilées.

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Jusqu’à l’UTMB, seule cette photo de la chaussure de Kilian Jornet circulait, sans aucun détail. © NNormal / DR

NNormal Kjerag, une chaussure tous terrains

Personne n’ayant encore pu la tester, nous ne pouvons que nous référer aux informations fournies par la marque elle-même. La Kjerag est donc présentée comme une chaussure ultra performante, adaptée à tous les terrains et respectueuse de l’environnement. Ce dernier point est particulièrement cher à Kilian Jornet, très investi dans la cause écologique et notamment dans la préservation des montagnes au travers de sa fondation. Kilian Jornet en personne explique ainsi : «Notre objectif était de trouver des matériaux de la plus haute qualité, des technologies de pointe et des processus de production respectueux de la planète.»

Car la particularité de la marque NNormal est d’avoir voulu concevoir une seule paire de chaussure capable de s’adapter à tous les terrains et toutes les distances. Et l’Espagnol de préciser : « Nous voulions […] une chaussure pouvant être utilisée pour tout, d’un KV jusqu’à une course de 160 kilomètres. » C’est d’ailleurs la même chaussure que Kilian a portée sur les 31 km de Sierre-Zinal et les 170km de l’UTM.

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Kilian Jornet en action, Kjerag aux pieds. © NNormal / DR

Technologie de pointe et durabilité

Conçue pour tous les coureurs et tous les terrains, cette première NNormal Kjerag est donc polyvalente. Légère (moins de 200g en pointure 41), dotée d’un drop de 6mm, elle est présentée comme très respirante et résistante, ce qui lui confère cet aspect durabilité si important pour la marque. Le mesh est à ce titre tissé à partir de fils de polyamide et de Kelvar, pour allonger la durée de vie. La Kjerag utilise une mousse nouvelle génération développée spécialement pour le trail, l’Eexpure. Sa particularité est d’être légère et de faible densité, pour procurer une réactivité élevée et une stabilité accrue.

Toujours dans un esprit de durabilité, la marque indique que la capacité de récupération de la mousse face à la compression assure une longévité exceptionnelle à l’amorti de la chaussure. La marque communique d’ailleurs sur le chiffre de 1200 kilomètres, ce qui lui confère une durabilité exceptionnelle quand les standards habituels sont de 800 kilomètres. La zone où la pression est la plus élevée dispose par ailleurs d’une couche supplémentaire pour se protéger des cailloux et autres corps étrangers. À noter que cette semelle intermédiaire en Eexpure est en contact direct avec le pied, puisque la Kjerag n’a pas de semelle intérieure. L’équipementier souligne que cette absence de semelle intérieure permet de réduire le risque de glissements, frottements et ampoules.

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L’avant de la Kjerag, avec une protection renforcée contre les cailloux. © NNormal / DR

NNormal / Vibram, un partenariat logique

Côté semelle extérieure, NNormal s’est rapproché de Vibram, connu pour son expertise en matière de trail, que l’on retrouve chez Hoka ou Altra, entre autres. La semelle associe deux technologies reconnues, Litebase et Megagrip. La première, Litebase, n’a été utilisée qu’à 50% de son épaisseur habituelle, afin de diminuer le poids de 30% par rapport à une semelle originale. Quant à la seconde, Megagrip, c’est une référence absolue en matière d’adhérence et de durabilité, là encore. 50 crampons positionnés stratégiquement et présentant un profil de 3,5 mm permettent de privilégier la vitesse et la sensibilité du terrain.

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La semelle extérieure de la Kjerag, un partenariat avec Vibram. © NNormal / DR

Les chaussures existent en deux coloris, noir et blanc, et seront disponibles à l’automne 2022 à un prix avoisinant les 180 euros.

NNORMAL KJERAG BLANC
NNORMAL KJERAG NOIR
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Après 100 kilomètres de course, Kilian Jornet était cuit. Victime de douleurs musculaires, il était sur le point d’abandonner. Mais lorsque Mathieu Blanchard l’a rattrapé, il s’est surpris à pouvoir le suivre. Sans le savoir, le Français l’a remis en selle. Jusqu’à la victoire, sa 4e sur l’UTMB. 3 jours après son chrono record, sur son compte Instagram, il raconte quelques moments forts de sa course.

Pour revivre la course de Kilian Jornet, c’est ICI

Partira, partira pas ? Suspense jusqu’au bout

KM 0. La veille du départ, je n’étais pas sûr de courir. Sur la il y a ce mélange entre peur et excitation. Chair de poule. Les acclamations et le bruit dans les oreilles, le silence dans la tête.

(CE QU’IL FAUT SAVOIR : Positif au Covid mais asymptomatique, Kilian Jornet s’interroge jusqu’au dernier moment sur sa participation. Quelques heures avant le départ, le médecin lui donne le OK. Sur la ligne de départ, Kilian Jornet est isolé, masque sur le visage, pour ne pas risquer de contaminer un coureur.)

KM 70. Un mètre de lumière dans le noir de la nuit. Mon esprit dessine le contour des montagnes que je connais bien et que nous ne voyons pas dans le noir. Peuterey, Brouillard, Miage… J’essaie de me concentrer sur le bien-être que ces montagnes me procurent, plutôt que sur la course.

(CE QU’IL FAUT SAVOIR : Pendant toute la première partie de course,Kilian Jornet reste au contact de Jim Walmsley, qu’il suit comme son ombre, comptant au maximum quelques poignées de secondes de retard sur l’Américain.)

JORNET © @jsaragossa
Au milieu de la nuit, la course solitaire de Kilian Jornet sous la voûte étoilée. © @jsaragossa

KM 80. Manger, manger et manger plus. Un ultra-trail est un défi alimentaire tout en courant et en grimpant dans de beaux endroits.

(CE QU’IL FAUT SAVOIR : L’alimentation est la clé d’un ultra, et Kilian est à la pointe en matière de protocoles alimentaires, capable d’assimiler les glucides mieux que quiconque. A la base de vie de Courmayeur, après 80KM de course, il fera cependant un arrêt super-rapide de 4 minutes seulement, contre 5 à Jim Walmsley.)

JORNET RAVITO © @nickmdanielson
Suivant un protocole très précis élaboré avec Maurten, Kilian Jornet connaît l’importance de la nutrition sur un ultra. © @nickmdanielson

Quand Kilian Jornet a craqué

KM 100. Des étoiles à l’extérieur et des ténèbres à l’intérieur. Avant Arnuva, Jim Walmsley a porté son attaque, en poussant fort. J’ai du mal à le suivre. Je m’accroche, mais les symptômes de Sierre Zinal reviennent, plus intenses. Ce sera dur dur… Je devrais ralentir et trouver mon rythme pour récupérer.

(CE QU’IL FAUT SAVOIR : Passé 5 minutes après Jim Walmsley au sommet du Grand Col Ferret, Kilian Jornet se fera ensuite décrocher et comptera 13 minutes de retard à La Fouly.)

KM 120. À ce moment-là, j’étais sûr d’arrêter ma course à cause de douleurs musculaires. J’ai pensé arriver à Champex et arrêter là. Puis Mathieu Blanchard m’a doublé. J’ai pu le suivre jusqu’à Champex et j’ai vu que dans les descentes, mes muscles souffraient mais que je pouvais suivre… Mathieu a changé mes ténèbres en lumière.

(CE QU’IL FAUT SAVOIR : Arrivé à Champex juste avant Mathieu Blanchard, qui l’a rattrapé, Kilian Jornet compte toujours 13 minutes de retard sur Jim Walmsley, qui va ensuite connaître un énorme passage à vide.)

JORNET BLANCHARD © @nickmdanielson
Kilian Jornet rattrapé par Mathieu Blanchard. Sans le savoir, le Français redonne des ailes au Catalan. © @nickmdanielson

Mano a mano avec Mathieu Blanchard

KM 130. De retour dans le game. La montée s’est avérée facile. Manger et manger et encore manger.

KM 150. Même si c’est une compétition, l’UTMB, c’est aussi une traversée de villages. Ce sont des gens. Je vois les anciens et nouveaux amis de l’époque où je vivais là-bas. Les ultras peuvent aussi être des circuits d’endurance gastronomiques ou des circuits touristiques pour personnes actives.

KM 160. Après s’être entraidés – je poussais dans les montées et lui dans les descentes -, il était temps de se « battre ». En sortant de Vallorcine, j’ai poussé fort, je suis rentré dans ma bulle des jours de course difficiles, décomptant les kilomètres me séparant de la ligne d’arrivée et l’énergie restante.

(CE QU’IL FAUT SAVOIR : À la sortie de Vallorcine, Kilian Jornet et Mathieu Blanchard font quelques kilomètres côte à côte avant que Kilian ne porte son attaque. Il est plus rapide en montée et veut prendre suffisamment d’avance pour ne pas être repris en descente. Il passera au sommet de la Flégère avec 8 minutes d’avance sur Blanchard et ne sera pas repris.)

JORNET COTE © @nickmdanielson
© @nickmdanielson

Moins de 20 heures, un record

170 KM. S’arrêter est un soulagement. Les émotions sont à fleur de peau. Ça a été dur la plupart du temps, mais beau aussi, très solitaire à certains moments, et un vrai travail d’équipe à d’autres. Merci aux bénévoles, à toutes les personnes qui applaudissent pour faire disparaître notre douleur, aux organisateurs. Et merci Mathieu, et ÉNORME bravo pour ta course, quelle performance incroyable !

(CE QU’IL FAUT SAVOIR : En bouclant le parcours intégral de l’UTMB en 19h 49mn 30s, Kilian Jornet, premier homme à descendre sous les 20 heures, établit le nouveau record de l’épreuve.)

ARRIVEE © @nickmdanielson
Kilian Jornet félicite Mathieu Blanchard, épuisé par son sprint pour passer sous les 20 heures. © @nickmdanielson

170+. C’est une personne qui court, mais c’est une équipe qui le fait avec elle. Merci à… Bon sang, tant de gens que ce post serait trop long !

Pour revivre en vidéo les derniers mètres de Kilian Jornet au milieu de la foule, c’est ICI

Pour revivre en vidéo l’arrivée de Kilian Jornet, c’est ICI

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Longtemps, Jim Walmsley a cru qu’il allait enfin gagner la course phare de l’UTMB Mont-Blanc. Hélas pour lui, une terrible défaillance à 40km de l’arrivée a ruiné ses espoirs de victoire. En embuscade, Kilian Jornet l’emporte en moins de 20 heures, record de l’épreuve, devant un impressionnant Mathieu Blanchard.

Walmsley-Jornet, bataille aux avant-postes

L’opposition entre Jornet et Walmsley était le duel le plus attendu de cette édition de l’UTMB. Il a failli ne pas avoir lieu, Kilian Jornet, positif à un Covid asymptomatique, ayant attendu les dernières heures avant le départ pour prendre sa décision de participer à la course. L’autre inconnue était une possible performance de Pau Capell. Mais très vite, il a fallu se rendre à l’évidence : ce ne serait pas l’année de Pau. L’Espagnol, en retrait dès le début, n’a jamais pu se hisser dans le groupe de tête. Lui qui avait méticuleusement préparé son UTMB chez les Kenyans pour pouvoir relever le défi du tour du Mont-Blanc en moins de 20h, n’a rien pu faire face aux 2 champions partis très rapidement. Il a d’ailleurs abandonné à Champex-Lac, au km 126, alors qu’il pointait en 62e position.

UTMB JORNET 71KM
Kilian Jornet au ravitaillement de Maison Vieille, au 72e km. Très méticuleux sur son alimentation, il prend le temps de refaire le plein d’eau. © DR

Derrière le duo Walmsley-Jornet, ce sont 2 autres Américains, Zach Miller et Tom Evans, qui chassaient les leaders, à quelques minutes seulement de la tête. Au milieu de la nuit, à la base de vie de Courmayeur, au 80e kilomètre, c’est donc sans surprise que Jim Walmsley, du team Hoka et Kilian Jornet, du team NNormal, passaient en tête. Miller et Evans passaient 8 minutes plus tard, inséparables. Le 5e était alors Mathieu Blanchard, du team Salomon, qui passait avec plus d’un quart d’heure de retard.

La remontada de Mathieu Blanchard

UTMB blanchard © J @jsaragossa & @martiskka
Mathieu Blanchard a effectué une superbe remontée dans la nuit pour pointer 3e au petit matin. © J @jsaragossa & @martiskka

C’est entre Courmayeur et la base d’Arnouvaz, au pied du Grand Col Ferret, l’épouvantail de cet UTMB, que Mathieu Blanchard, 3e l’an dernier à la surprise générale, allait reprendre les 2 concurrents qui le précédaient. Il s’installait alors à la 3e position, avec toujours le duo Walmsley-Jornet 13 minutes devant. Entre Arnouvaz et la base de vie de Champex-Lac, en Suisse, Kilian Jornet allait connaître un coup de moins bien. Distancé par Walmsley, rattrapé par Blanchard, il se reprenait dans les derniers hectomètres de la montée vers Champex pour reprendre la seconde place, à désormais 13 minutes d’un Walmsley qui semblait s’envoler vers la victoire.

Coup de théâtre : l’incroyable défaillance de Jim Walmsley

Et ce qui était inimaginable est arrivé : Jim Walmsley a connu la panne sèche. Après avoir connu des problèmes gastriques l’empêchant de s’alimenter à Champex-Lac, l’Américain a été contraint de considérablement ralentir sur le sentier vers Trient. Incapable de courir même sur des portions plates, titubant dans les montées, il s’est fait rapidement rattraper et déposer par ses 2 poursuivants directs, voyant s’envoler ses rêves de victoire. Lui qui avait tout fait depuis des mois pour gagner cette course semblait à deux doigts d’abandonner. Il lui fallait serrer les dents pour essayer de sauver sa place sur le podium.

Guerre psychologique entre Kilian Jornet et Mathieu Blanchard

UTMB BLANCHARD JORNET
Kilian Jornet à droite, Mathieu Blanchard à gauche, côte à côte au pied de la dernière montée.

Il n’en restait plus que 2 devant, et le suspense était à son comble. Kilian Jornet, testé positif au Covid mais asymptomatique, semblait quelque peu émoussé, tandis que Mathieu Blanchard donnait une impression de facilité déconcertante. Les 2 athlètes n’allaient plus se lâcher pour foncer ensemble vers la dernière base de vie, à Vallorcine, au km 153. Ne perdant aucune seconde, ils ressortaient ensemble pour arriver côte à côte au pied de la dernière montée, la terrible côte de La Tête aux Vents menant à La Flégère, qui précède la descente finale sur Chamonix.

Dès le début de la montée, l’Espagnol a forcé son allure et creusé rapidement un écart de près de 4 minutes, marquant psychologiquement le Français. Loin derrière, un Jim Walmsley quelque peu retrouvé limitait la casse et passait à Vallorcine avec 35 minutes de retard sur le duo de tête. Mais la menace de ses compatriotes revenant sur lui était réelle.

Résultat UTMB : 10km pour la gloire… et une 4e victoire

UTMB JORNET DESCENTE
Kilian Jornet dans la dernière descente, en route vers sa 4e victoire.

Produisant un effort considérable dans la montée vers La Tête aux Vents, Kilian Jornet faisait le forcing pour creuser l’écart. Certainement pour anticiper sur d’éventuelles crampes en descente, une de ses fragilités. Même s’il se battait comme un lion derrière, Mathieu Blanchard n’arrivait pas à suivre le rythme. Il semblait même craquer un peu, de plus en plus courbé sur ses bâtons. L’Espagnol réussissait à passer en tête avec 7mn20 minutes d’avance à La Tête aux Vents, et même 8mn à La Flégère.

Kilian Jornet a assuré une descente de rêve, creusant encore plus l’écart pour franchir la ligne d’arrivée au bout de 19h 49mn 32s de course. En passant sous la barre des 20 heures, il réalise pour son compte le défi de Pau Capell. Il établit un nouveau record de l’épreuve sur le parcours intégral et remporte sa 4e victoire, sa première depuis 2011. Il devance Mathieu Blanchard, qui passe également sous la barre des 20 heures, en 19h 54mn 50s. Jim Walmsley ne peut finalement sauver sa 3e place. C’est un autre Américain, Thomas Evans, qui monte sur la troisième marche du podium.

Voir les résultats complets de la course ICI

© UTMB Mont-Blanc - Paul Brechu
LE PATRON ! © UTMB Mont-Blanc / Paul Brechu
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À quelques heures du départ de l’UTMB 2022, Pau Capell et The North Face viennent de dévoiler le film Road to Breaking 20 qui raconte le défi de l’athlète espagnol : courir le tour du Mont-Blanc en moins de 20 heures. En attendant le verdict, découvrez la façon dont le vainqueur de l’UTMB 2019 s’est entraîné…

Voir l’histoire du film ICI

Voir le film

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Après une course très rapide et de nombreux rebondissments, Manuel Merillas s’impose devant Antonio Martinez chez les hommes. Victoire espagnole également chez les féminines, avec Sheila Avilés devant Nuria Gil.

OCC : La Flégère en juge de paix

Il aura fallu attendre les tout derniers kilomètres pour que l’OCC livre son verdict. Après une première partie de course dominée par un trio composé de l’Érythréen Petro Mamu, l’Écossais Robbie Simpson, 2e en 2021 et le Français Arnaud Bonin, c’est l’Espagnol Manuel Merillas qui a pris la tête au 33e kilomètre, au passage du Col de Balme. Petro Mamu, pour sa première expérience sur un 50km, a explosé et a été distancé. Très solide sur les parties techniques et habitué des longues distances, Merillas semblait se diriger vers une victoire tranquille. Expert en course de montagne, Merillas a fait un début de saison remarquable, terminant 3e à Zegama et 2e sur la Stranda Fjord Trail Race, avec le meilleur temps sur la descente technique.

Pourtant, à la surprise générale, il a été rattrapé et doublé dans la dernière montée vers la Flégère par son compatriote Antonio Martinez, champion de course d’orientation. Hélas pour Martinez, dans un ultime rebondissement dans la descente vers Chamonix, il a été victime de crampes violentes et a dû laisser passer et s’envoler Manuel Merillas. Ce dernier l’emporte en 5h 18mn 29s, un chrono exceptionnel par rapport aux 5h35mn de Jonathan Albon en 2021, même si le parcours était légèrement différent. Antonio Martinez sauve sa place et, au bout de la souffrance, termine second à 2mn30 du vainqueur. L’Écossais Robbie Simpson finit 3e en 5h 24mn.

OCC PODIUM
Le podium de l’OCC 2022 : Martinez à gauche, Merillas au centre, Bonin à droite. © DR

4 Français dans le Top 10

Quatre Français prennent les 4 places suivantes. 4e et premier Français, Arnaud Bonin devance Paul Mathou, 5e, Nicolas Martin, 6e et Antoine Thiriat, 7e. Grosse déception pour Thomas Cardin, insuffisamment remis de ses blessures suite à deux torsions de cheville survenues début juin, et qui a préféré ne pas prendre le départ.

CLASSEMENT OCC
Top 10 de l’OCC 2022.

Doublé espagnol chez les féminines

Même scénario à rebondissement chez les féminines. L’Américaine Allie McLaughlin a en effet dominé la course quasiment de bout en bout et paraissait se diriger vers une large victoire. Pour sa première participation à une course de l’UTMB, elle semblait parfaitement gérer son effort. Mais sans doute victime de la chaleur, elle a explosé dans la dernière montée vers La Flégère. Elle a été doublée d’abord par l’Espagnole Sheila Avilés, puis par Nuria Gil. Malgré un gros coup de stress dans la descente, avec une chute assez violente, Sheila Avilés s’impose à Chamonix en 6h 10mn 16s. Nuria Gil termine 2e 6minutes plus tard. Et c’est une autre Américaine, Dani Moreno, qui prend la 3e place 1 minute après l’Espagnole. À noter que la grande favorite des Tricolores, Anaïs Sabrié, n’a pas pris le départ.

OCC SHEILA AVILES
Victoire de l’Espagnole Sheila Avilés. © DR

Les résultats complets de l’OCC ICI

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Il faisait partie des favoris, il a su attendre son heure. Appliquant une stratégie d’attente, Ludovic Pommeret s’impose largement sur la TDS avec près d’une heure d’avance sur le second. 4 Français figurent dans le Top 5, dont la révélation Elias Kadi, 3e.

Hugo Deck devant, Ludovic Pommeret en attente

Il ne fallait pas se précipiter, et l’expérimenté Ludovic Pommeret le savait. Venu pour gagner, le Français a su parfaitement gérer sa course. Parti à minuit mardi matin, Pommeret a passé la nuit dans le Top 20, comptant entre 3 et 5 minutes de retard sur la tête de course, sans jamais se mettre dans le rouge. Au petit matin, il pointait le bout de ses chaussures dans le Top 10. Ainsi, il passait au Cornet de Roselend, après 8h de course, en 6e position. Il comptait alors 5 petites minutes de retard sur un duo formé par le Chinois Min Qi et l’Équatorien Joaquim Lopez. De son côté Hugo Deck faisait le forcing pour revenir sur la tête de course. Dans le sillage de Pommeret, Elias Kadi semblait calquer sa course sur celle du « Maître ».

TDS PROFIL
TDS NUIT
Durant la nuit, Pommeret a su rester “au chaud” dans le peloton de tête. © DR

« Monsieur » Pommeret seul au monde

Revenu sur Min Qi, Joachim Lopez et Hugo Deck au CP de Beaufort, au 92e km, Pommeret décidait de produire son effort. Hugo Deck, de son côté, jetait l’éponge. En à peine 6 km, l’athlète Hoka allait mettre 10 minutes à l’Équatorien, solide 2e. Le Chinois perdait plus de 30 minutes. Quant à Elias Kadi, il faisait désormais route avec Martin Kern, à un peu moins de 30 minutes de la tête de course.

La suite n’allait être qu’une confirmation de la forme éclatante de « Monsieur » Pommeret, comme on l’appelle respectueusement dans le milieu. 30 minutes d’avance au 112e km, 48 au 130e, Pommeret pouvait dérouler dans la descente du Col du Tricot et fondre vers Chamonix. Il a franchi la ligne d’arrivée en solitaire après 18h 37mn 04s de course. Joaquim Lopez prend la 2ème place en 19h 32mn 9s. Et c’est finalement Elias Kadi qui, pour sa première participation à une course de l’UTMB, monte sur la 3e marche du podium, en 19h 49mn 51s. Soit 1h 12mn après le « Patron ». Martin Kern et Guillaume Beauxis complètent le Top 5.

TDS PODIUM
Le podium de la TDS, avec de gauche à droite Joaquim Lopez, Ludovic Pommeret et Elias Kadi. © UTMB / DR

Exploit de Martina Valmassoi chez les féminines

L’Italienne Martina Valmassoi a réalisé une course exceptionnelle et très serrée pour terminer première féminine, à la 13e place du général. Elle s’impose, un peu plus de 4 heures après l’arrivée de Ludovic Pommeret. Son temps : 22h 42mn 47s. Valmassoi devance l’Espagnole Claudia Tremps (22h 59mn 38s). L’Allemande Katharina Hartmuth termine 3e (23h 22mn 18s, 21e au scratch). La première Française, Julia Rezzi, termine au pied du podium, en 24h 03mn 12s.

TDS TOP 10
Le Top 10 de la TDS 2022. © Livetrail

Le classement complet de la course ICI

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