Après la démonstration de force de Kilian Jornet sur la Hardrock 100, et sa victoire face à François D’Haene, la question se pose : Jim Walmsley pourra-t-il battre Kilian Jornet sur l’UTMB ? En remportant l’Ultra-Tour du Beaufortain 2022, l’Américain donne un début de réponse : il sera prêt pour la grande bataille.

Le plan de Jim Walmsley pour gagner l’UTMB

En s’imposant sur l’Ultra-Tour du Beaufortain le 16 juillet dernier en un peu plus de 14h30, avec une heure d’avance sur le second, Jim Walmsley a envoyé un signal fort. Très appliqué dans sa préparation de l’UTMB 2022, son objectif majeur de la saison, il suit à la lettre le plan prévu. Et cette course était la troisième et dernière étape avant le grand rendez-vous de Chamonix. On notera que le choix de Walsmley s’est porté sur trois courses de distance similaire (autour des 100km), mais avec des profils très différents, pour travailler différents aspects techniques. Revue de détail.

JIM WALMSLEY 2 UTMB
© Instagram Jim Walmsley / DR

Cape Town : la vitesse pour commencer

Pour la première étape de ce plan initié il y a plusieurs mois, il faut remonter à novembre 2021. Jim Walmsley a choisi l’Afrique du Sud, avec l’Ultra-Trail Cape Town. Sur ce 100km plutôt roulant, à faible altitude, avec « seulement » 4560m de D+, l’Américain a essentiellement travaillé sa vitesse. Il s’est d’ailleurs adjugé le record de l’épreuve en 9h47, battant de 4 minutes l’ancien record détenu par le Zimbabwéen Khumalo depuis 2017.

JIM WALMSLEY PROFIL CAPE TOWN

Madère : le technique pour continuer

La seconde étape a lieu 5 mois plus tard au MIUT, fin avril 2022, à Madère. Ce coup-ci, le parcours de 115 km de l’Ultra-Trail Madeira Island est beaucoup plus technique et vertical, avec 7000m de D+. Un profil a priori peu favorable à l’Américain, déterminé à travailler hors de sa zone de confort. De ses différents échecs à l’UTMB, il sait que son talon d’Achille se situe dans sa capacité à passer la nuit sur des sentiers très techniques et dans des conditions climatiques peu favorables. Ce jour d’avril, tout est réuni : froid, vent, pluie. Rapidement détaché, Jim Walmsley ne sera pas inquiété et s’imposera en un peu moins de 13h, avec près d’une demi-heure d’avance sur Thibaut Garrivier.

JIM WALMSLEY PROFIL MIUT

L’UTB : la similitude pour terminer

L’Ultra-Tour du Beaufortain, à 6 semaines de l’UTMB, était la troisième et dernière étape du plan. Et le choix de cette course ne doit une fois de plus rien au hasard. Ce parcours de 114km et 7200m D+ est une parfaite répétition générale en vue de l’UTMB. Après une première montée violente, la course se déroule sur les hauteurs du Massif du Beaufortain, à des altitudes montant souvent au-dessus de 2000m. Outre un point culminant à 2670 mètres, l’intérêt du parcours est qu’il ne descend jamais en-dessous de 1500m. Autre point d’intérêt, les sentiers de cet ultra ressemblent terriblement à ceux qu’emprunteront fin août les concurrents de la grande boucle du Mont-Blanc. La victoire de Walmsley, même s’il termine relativement fatigué, le rassure pleinement. Jusque là, tout se déroule comme prévu.

JIM WALMSLEY Profil-Ultra-Tour-du-Beaufortain

Devenir “européen”, le pari de Jim Walmsley

Au-delà de l’aspect purement préparation physique, le volet mental a aussi été travaillé par Jim Walmsley. D’ailleurs, si l’Américain s’est installé il y a plusieurs semaines dans le Beaufortain, à Arêches-Beaufort plus précisément, ce n’est pas un hasard. Il est persuadé depuis longtemps que ce n’est qu’en vivant comme un Européen qu’il pourra remporter un jour l’UTMB. Idéalement cette année, sinon l’année prochaine. En arpentant les sentiers des Alpes, en s’imprégnant des paysages, en faisant corps avec cette montagne qui par le passé lui a par deux fois joué des tours et contraint à l’abandon, il pense détenir une des clés du succès.

JIM WALMSLEY UTMB
© Instagram Jim Walmsley / DR

Kilian Jornet, l’anti Walmsley

Très éloignée de la stratégie de l’Américain, celle de Kilian Jornet est d’alterner le court et le long. Le long pour sa course de rentrée, fin février. Première course donc, et première victoire sur le très roulant Ultra-trail de Tjörnarparen, dans le sud de la Suède. Sur un parcours de 163 km avec 2650m de D+, l’Espagnol s’est imposé en un peu moins de 16h20, établissant au passage le nouveau record de l’épreuve. Mi-mars, retour au ski-alpinisme avec une participation à la Pierra Menta, où il prend une remarquable 3e place.

Cette parenthèse refermée, retour à la course à pied 2 mois plus tard. C’est sur le format beaucoup plus court du marathon de Zegama-Aizkorri que Jornet a jeté son dévolu, histoire de boucler un bloc de préparation de puissance. En remportant l’épreuve pour la dixième fois, avec une formidable accélération dans les 10 derniers kilomètres, Kilian a démontré qu’il était toujours un cran au-dessus des meilleurs.

Et sa victoire le 16 juillet à la Hardrock 100 devant François D’Haene ne fait que confirmer l’état de forme exceptionnel du coureur de la Team NNormal. Kilian est dans une très grande année, et se prépare comme jamais pour cet UTMB qu’il n’a pas couru depuis 2017.

JIM WALMSLEY KILIAN JORNET
© DR

UTMB 2022 : quelle stratégie pour Walmsley ?

Jim Walmsley sera-t-il capable de résister à la pression ? Quelle sera la meilleure stratégie de course ? Devra-t-il tenter de partir devant pour faire douter Jornet, comme D’Haene en 2017 ? Devra-t-il au contraire calquer sa course sur celle de l’Espagnol ? Et dans ce cas, ne risquera-t-il pas de s’exposer au finish dévastateur de Jornet, comme D’Haene l’a subi sur la Hardrock 100 ? Le fait de ne pas avoir couru d’ultra en format 160km cette saison ne risque-t-il pas de le pénaliser ? Autant de questions qui, soyez-en sûr, vont torturer le cerveau de l’Américain jusqu’au jour de la course…

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Avocate spécialisée dans les droits de l’homme, coureuse d’ultra-trail et fondatrice de l’organisation « Free to Run », la Canadienne Stephanie Case a de nombreux records à son actif. En 2021, elle a terminé 3e au scratch et première féminine du Tor des Glaciers, l’une des courses les plus dures au monde, longue de 450km. Une victoire pour elle, mais surtout pour une cause qu’elle défend. Avec le film Free to Run, elle raconte son combat pour la liberté des femmes en Afghanistan.

Naissance de Free to Run

C’est en 2014 que Stephanie Case fonde l’organisation à but non lucratif « Free To Run ». Sa mission : permettre aux femmes et aux filles de s’engager pleinement et en toute sécurité dans des activités de plein air. Et plus particulièrement dans les régions touchées par les conflits. Dans ces zones meurtries, où les populations civiles sont souvent en souffrance, l’organisation milite pour une utilisation du sport comme outil d’autonomisation et d’éducation. Une activité capable de contribuer à transformer la vie de milliers de femmes et de jeunes filles.

FREE TO RUN

Free to Run avec The North Face en Afghanistan

Parallèlement à sa préparation pour le TOR450, Stephanie travaille en coulisse avec Free to Run à l’organisation d’une expédition en Afghanistan. Elle serait menée par et pour des femmes. C’est en plein cœur de ces préparatifs que l’équipementier The North Face s’est engagé à parrainer un documentaire sur la mission de Free to Run. Le but : raconter l’histoire de femmes qui se servent du sport pour transformer le monde qui les entoure.

Zeinab et Zahra, les visages de l’espoir

Parmi ces battantes figurent Zeinab et Zahra, deux Afghanes qui incarnent l’esprit de tant d’autres femmes qui croient en l’éducation et au progrès.

La première, Zeinab, a dû concilier son diplôme avec un emploi pour financer ses études. Elle a trouvé dans les sessions Free to Run un moyen inestimable de rester motivée et de sortir de sa zone de confort. Elle s’est ainsi attaquée non seulement à plusieurs marathons, mais aussi au fait de défier le statu quo. Et ainsi d’œuvrer pour changer la vision de ce que les femmes sont capables d’accomplir dans son pays.

Quant à la seconde, Zahra, son rêve de contribuer à améliorer le sort de ses congénères en Afghanistan commence par l’éducation. Première femme de sa famille à réussir ses études secondaires, elle est titulaire d’un diplôme en commerce et en économie. Free To Run lui a donné une nouvelle perspective, en la mettant en contact avec d’autres personnes et en l’aidant à explorer le monde qui l’entoure.

FREE TO RUN ZAHIA
Zeinab et Zahra, où les vertus du sport pour l’émancipation des femmes. © DR

Août 2021, le terrible retour des Talibans

C’est sous le regard du monde entier que les Talibans ont repris en quelques jours le contrôle du pays. Le 15 août 2021, Kaboul tombait entre leurs mains. Stephanie et les membres du conseil d’administration de Free to Run devaient se résoudre à évacuer immédiatement l’équipe du pays. Et de faire un terrible constat : après près de 10 ans de progrès, l’organisation, ainsi que des milliers de femmes et de filles, regardent à nouveau vers un avenir dangereusement incertain.

Le TOR450 malgré tout

C’est en septembre 2021, dans ce moment d’incertitude, de peur et de tristesse, que Stephanie Case a trouvé la force de s’attaquer au TOR450. Non seulement pour elle-même, mais aussi pour inspirer les femmes du monde entier. Elle s’est donc présentée sur la ligne de départ le 10 septembre. 155 heures plus tard, avec seulement 4,5 heures de sommeil, 450 km et plus de 32 000 mètres d’altitude derrière elle, elle remportait la troisième place au classement général. Première féminine, elle pulvérisait le record féminin de 30 heures et consolidait sa place de grande ultra-athlète. Mais Stephanie n’a pas terminé cette course seulement pour elle. C’est une cause bien plus importante qui l’a motivée…

FREE TO RUN STEPHANIE CASE TOR450
Stephanie Case à l’arrivée du TOR450. Un exploit immense, avec un esprit en partie tourné vers les terres afghanes. © DR

Se battre, encore et toujours

Zahra et Zeinab continuent de croire au pouvoir de l’éducation, du sport. Depuis leur évacuation, elles restent en contact avec leur pays d’origine, malgré les défis à venir. Zahra en est convaincue, c’est ce qui permettra d’améliorer leur existence : « Cela fait plus de huit mois que les filles de plus de 6 ans ne sont plus autorisées à aller à l’école. Depuis que les Talibans ont pris le pouvoir en Afghanistan. C’est triste. Je crois que l’éducation est la clé de la réussite. Je crois que les femmes afghanes ont le droit de recevoir une éducation. Et que nous devrions collectivement lutter et changer le statu quo actuel en Afghanistan. En tant que citoyennes du monde. »

Pour en savoir plus au sujet de Free to Run et soutenir leurs actions, consultez le site Freetorun.Org

Voir le film Free to Run

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Parfois, on en vient à courir pour oublier, pour laisser un monde d’avant de côté, ouvrir une parenthèse, chercher un ailleurs. C’est le cas pour l’athlète franco-cambodgienne et ex-championne de tennis de table Laurie Phaï-Pang. La course à pied et le trail comme un outil de résilience. Un magnifique documentaire retrace son histoire.

2,7 grammes pour se faire un nom

Tout a commencé avec une balle de 2,7 grammes qu’elle peut frapper à des vitesses approchant les 100km/h. Avant, il y avait eu la natation, puis le tennis. Et puis ce grand frère et ce père qui l’entraînent vers le ping-pong, qu’ils pratiquent en club. La jeune Laurie est douée, rapide, et intègre l’INSEP à 15 ans. Elle passera 7 années en équipe de France et décrochera des titres de championne de France en simple, en double junior et double senior. Elle ira même jusqu’à représenter la France aux Championnats du Monde en Croatie en 2007.

La déchirure…

Mais le haut niveau demande du temps, beaucoup de temps. Et Laurie aspire à autre chose. Des études, un boulot… Elle arrête donc la compétition internationale, même si elle continue de taper dans la balle jusqu’en 2010, comme un jeu. En 2011, elle connaît le bonheur de donner naissance à un petit garçon. Elle s’installe en famille dans l’Aveyron et travaille comme juriste. Peu après, son ventre s’arrondit de nouveau. Une petite fille est prévue pour 2013. Hélas, des difficultés à l’accouchement provoquent l’irréparable. Laurie plonge.

Courir pour se reconstruire

Après la sidération, la douleur et la colère, vient le temps de la résilience. Il ne s’agit pas d’oublier, mais d’apprendre à vivre avec. Alors Laurie se met à courir. Un peu d’abord, puis de plus en plus. Un premier 10km à l’arrache, sans préparation, puis d’autres courses, en communion avec la nature. Jusqu’à ce jour de 2016 où, alors qu’elle vient de terminer 3ème d’une épreuve au Trail du Pic-Saint-Loup, le speaker officiel, entraîneur d’athlètes, s’intéresse à elle. Il s’appelle Ludovic Collet. Une rencontre comme un tournant.

Sur les traces du père

Très vite, Ludovic Collet la prend sous son aile et l’entraîne dans le monde du trail de haut niveau. Mais sans la brusquer, en respectant son rythme. En juillet 2016, pour sa première grosse course, la Mad’Trail de Valmorel, en Savoie (64km pour 3600D+), Laurie monte sur la première marche du podium. Germe alors une idée folle : aller courir au Cambodge, ce pays de cœur et de désespoir. De cœur, car elle y puise ses racines. De désespoir, car son père y a vécu l’abominable, ayant fui en 1978 pendant la guerre des Khmers rouges, alors que toute sa famille a été assassinée. C’est aussi ce drame paternel que Laurie décide d’affronter en janvier 2017 en participant au Jungle Trail Angkor. L’épreuve, un parcours de 32km dans les mythiques temples d’Angkor, fait partie des courses de l’Ultra-Trail d’Angkor, l’un des trails les plus dépaysants au monde. Elle s’impose, comme un hommage rendu au père.

LAURIE PHAI
© DR

À 2 doigts des JO

Toujours sous la houlette de Ludovic Collet, Laurie enchaîne les courses et en vient à participer en octobre 2018 à la Mascareignes (64km, 3500 D+), l’une des courses du Grand Raid de La Réunion dont Ludovic est speaker. Elle finit 8e chez les féminines, avant de retourner à Angkor en janvier 2019 pour s’imposer de nouveau sur le 32km. Le contact noué en 2017 avec le comité olympique cambodgien, à la recherche d’athlètes pour représenter la nation aux JO de Tokyo, accélère les événements. Laurie participe aux championnats du monde de trail en 2019 au Portugal, et fait partie des 2 candidats retenus pour le marathon olympique. Mais le COVID passe par là, et le Cambodge n’envoie qu’un seul athlète à Tokyo. L’autre. Petite consolation, Laurie participe néanmoins aux Jeux d’Asie du Sud-Est, au Vietnam.

Au-delà du temps, un documentaire passionnant

Non seulement Ludovic Collet est un entraîneur de talent, mais il est aussi le frère d’Andy, réalisateur. Et c’est l’histoire de cette résilience qu’il va filmer durant 4 ans, de 2017 à 2021. Au-delà du temps, présenté au Winter Film Festival 2021 de Bourg-Saint-Maurice, obtient le 1er du meilleur documentaire, devant 46 autres films. En voici le synopsis officiel : « Laurie a atterri dans le monde du trail par nécessité. Pour tenter de surpasser la douleur causée par la perte de son enfant, persuadée que les douleurs du corps allaient lui faire oublier ses douleurs du cœur. Sur ce chemin tortueux qu’est celui de la reconstruction personnelle, une rencontre va tout changer. Une symbiose qui va lui permettre de se relever et d’atteindre une existence nouvelle. Une existence au service des autres. »

laurie phaï au-delà du temps

Au service des autres, la nouvelle mission de Laurie Phaï

Aujourd’hui, Laurie se consacre à l’association qu’elle a créée, « Trail sans frontières ». « Il s’agit d’aider au développement du trail dans le monde, explique-t-elle. Lors de mes déplacements, je distribue des vêtements de sport et des baskets que je collecte en France, car ils en ont besoin… On a tendance à cumuler du matériel dont on ne se sert plus, autant en faire profiter ! » Prônant les valeurs du sport et de l’effort, elle s’enthousiasme particulièrement sur les performances des traileuses, de plus en plus nombreuses à aller se challenger sur des longues distances, et dont les médias relayent les exploits. « Plus elles seront nombreuses et feront parler d’elles, plus les autres femmes se sentiront légitimes. » Une voie à suivre et une voix à écouter.

Le film est accessible en pay-per-view sur vimeo en cliquant ici :

Découvrez la bande-annonce.

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La grande étude internationale publiée début juillet par l’ITRA, portant sur plus de 9500 traileurs, révèle des informations cruciales sur le comportement et les habitudes des coureurs et montre les tendances actuelles du trail dans le monde. Voici la synthèse de l’étude ITRA, qui vous permettra de savoir si vous avez le profil du traileur médian.

D’après l’étude ITRA, vous débutez plutôt sur route

La course sur route semble être la première expérience de course à pied des traileurs. Cependant, une proportion importante d’entre eux (20%) a commencé directement sur les sentiers. La majorité a commencé le trail entre 26 et 45 ans et pratique ce sport principalement parce qu’ils aiment être en harmonie avec la nature, découvrir de nouveaux lieux, et bien sûr pour rester en forme et préparer leurs prochaines courses.

A LIRE : Bien réussir son passage de la route au trail

ETUDE ITRA DEBUTER
ETUDE ITRA LES PREMICES

Selon l’étude ITRA, Hoka One One, Salomon et Garmin sont vos marques préférées

Les traileurs recherchent un équipement spécifique et la majorité d’entre eux investissent entre 200 et 600 euros par an pour renouveler leur matériel de trail. Hoka One One et Salomon sont les marques de chaussures les plus appréciées par plus d’un tiers des personnes interrogées. 80% des traileurs utilisent entre 1 et 3 paires par an. Salomon est également en tête pour les textiles. Sans surprise, Suunto et Garmin sont les premiers choix pour les montres connectées. Garmin enregistre cependant une nette avance, avec près de 60 % des votes.

A LIRE : comment bien choisir vos chaussures de trail

ETUDE ITRA MATOS SHOES
ETUDE ITRA MATOS TEXTILE

Verdict de l’étude ITRA : votre D+ hebdo est compris entre 500 et 2000m

L’entraînement croisé semble être une pratique courante chez les traileurs. Le vélo de montagne et de route, la natation et le renforcement musculaire sont les activités les plus populaires. La majorité des participants à l’étude de l’ITRA n’ont pas d’entraîneur et leur entraînement hebdomadaire comprend quelques séances de course sur piste d’athlétisme et sur route, en plus des sentiers. Le dénivelé hebdomadaire cumulé pour plus de 60 % des personnes interrogées se situe entre 500 et 2000m. Presque tout le monde incorpore des séances de sortie longue dans son programme hebdomadaire. Pour plus de 20 % des participants, la durée de cette longue séance dépasse les 6 heures.

ETUDE ITRA TRAINING
ETUDE ITRA SENTIERS
ETUDE ITRA TRAINING BIS

L’entorse, notre ennemi à tous

Faire des pauses pendant les saisons est également une pratique courante pour la plupart des coureurs. Peut-être pour éviter les blessures, qui touchent plus de 60 % des coureurs pendant l’entraînement. Les entorses à la cheville et les problèmes musculaires semblent être le type de blessure le plus courant. Contrairement à l’entraînement, la majorité des coureurs ne s’est jamais blessé pendant les compétitions. Mais là encore, l’entorse de la cheville reste la blessure la plus courante, probablement en raison de la technicité du terrain lors des courses de trail.

A LIRE : Proprioception, comment l’améliorer

ETUDE ITRA BLESSURES

De plus en plus long

Plus de 60% des traileurs de l’enquête ont déclaré participer à des courses une à six fois par an. Leur distance préférée se situe entre le semi-marathon et les 70 km. Cependant, une partie importante des coureurs (plus de 40 %) a déjà essayé des courses de plus de 100 km. Sans surprise, les coureurs commencent généralement par réaliser des distances plus courtes, puis progressent vers des distances plus longues après avoir acquis de l’expérience. Environ la moitié des coureurs aime voyager à l’étranger pour participer à leurs courses, tandis que l’autre moitié préfère participer à des courses locales. La majorité des traileurs dépense entre 100 et 400 euros par an en frais d’inscription.

A LIRE : Allonger la distance, mode d’emploi

ETUDE ITRA LONGUEUR

Cette enquête de l’International Trail Running Association a sollicité 9514 participants provenant de 104 pays. Le panel était composé de 7801 hommes et 1713 femmes.

Découvrez le site de l’ITRA

ETUDE ITRA OPEN

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Référence dans le monde de la photographie alpine, Dan Patitucci est un amoureux de l’outdoor. Avec sa femme Janine, il combine de façon trépidante photographie et vie d’athlète professionnel de trail. Tout deux arpentent les Alpes, à la recherche des plus beaux chemins à parcourir et des plus jolis instants à capturer. Into The Route, un film de 12 minutes de Julen Elorza produit par leur équipementier et partenaire Black Diamond, permet de découvrir leur intimité et la façon dont ils pratiquent leur art. Au pas de course, naturellement.

Une panne moteur pour débuter

L’aventure commence vers la fin des années 1990, le van Volkswagen de Dan et Janine Patitucci pose ses roues sur le parking de Supercrack, à Indian Creek, aux USA. Le moteur ayant rendu l’âme, leur maison sur roues est suffisamment approvisionnée en eau et nourriture pour permettre un long séjour avant d’appeler un remorqueur. Finalement, en attendant le dépannage, ils partent courir sous la neige légère avec, comme à leur habitude, un appareil photo glissé dans le sac à dos. Quelques mois plus tard, une image de ce matin-là atterrit dans le catalogue Patagonia, permet de payer les réparations et dès lors inspire toute une carrière autour de la photographie de trail.

INTO THE ROUTE

L’amour de l’outdoor, une passion commune

Vingt ans plus tard, les voilà basés à Interlaken, en Suisse, menant une existence soigneusement calibrée pour ne pas être trop différente de la bonne vieille époque en van. Ils pratiquent le trail dans les Alpes, dans la Sierra, en Himalaya, et un peu partout. En tant qu’athlètes, Dan et Janine ont chacun une compréhension approfondie, un haut niveau de compétence technique et une passion pour les sujets qu’ils photographient. Les travaux commerciaux et éditoriaux du binôme ont fait leur apparition dans le monde entier pour de multiples campagnes publicitaires, reportages dans des magazines et communications pour les plus grands noms de l’industrie Outdoor. Ils gèrent également leur propre stock d’images de sports de montagne, d’aventures et de voyages issues de plus de vingt ans de travail.

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Il suffira d’un site…

En 2015, ils créent ALPSinSight, un site Web dédié à la communication d’expériences dans les Alpes dans le domaine des sports de montagne à travers la photographie, les récits et les conseils personnels. ALPSinsight leur permet ainsi de créer une vitrine pour publier leur propre contenu tout en fournissant des ressources en ligne concernant l’escalade, la randonnée, le ski de randonnée, le vélo, et bien sûr le trail.

3 spécialistes du trail dans les Alpes

Kim Strom rejoint l’équipe en 2016 et enrichit celle-ci de son énergie et de ses compétences en tant qu’athlète, photographe, écrivaine, designer et mannequin. Depuis, les trois partenaires ont lancé Elevation : The Alps Trail & Peak Running Resource, une fine collection des meilleurs trails des Alpes, suite à la publication du guide Run the Alps Switzerland. Grâce à ces guides imprimés et en ligne, l’équipe a définitivement acquis la réputation de spécialistes du trail dans les Alpes.

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Into The Route, un film « de famille »

Into the route donne un aperçu du fonctionnement interne de l’équipe, une étrange petite famille. Traite également des frustrations et des bénéfices du travail créatif en montagne, tout en traçant un chemin inédit et inspirant pour ceux et celles qui recherchent des expériences stimulantes. Avec en tête le trail, bien entendu… 

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2e course et seule manche française des Golden Trail World Series 2022, le 42km du Marathon du Mont-Blanc a offert un spectacle grandiose. En effet, sous un soleil de plomb, avec le toit de l’Europe en toile de fond, quelques-uns des meilleurs traileurs du monde étaient au rendez-vous. Grâce à ce résumé vidéo produit pour les GTWS, découvrez les coulisses de l’événement, l’intimité des athlètes avant le départ, leur préparation et leurs espoirs. Et surtout, revivez tous les faits de course commentés en direct, avec des chutes spectaculaire, des efforts surhumains, et le bonheur des vainqueurs.

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Après la moisson de médailles d’hier, les Français ont encore brillé ce 3 juillet aux Championnats d’Europe, en catégorie de course en montagne. En vedette, Sylvain Cachard remporte l’or chez les seniors. De l’or également chez les juniors féminines par équipe.

Sylvain Cachard en patron

Il en avait fait l’un de ses principaux objectifs de la saison, il a assuré haut la main. En tête de bout en bout, le champion de France de course en montagne Sylvain Cachard est devenu champion d’Europe à El Paso, dans les îles Canaries. Il devance l’Italien Cesare Maestri et le Suisse Dominik Rolli. Les autres Français, plus en difficulté, terminent groupés. Loïc Robert 19e, Julien Rancon 21e et Rémi Lonchampt 26e. La performance générale des coureurs français leur permet néanmoins d’accrocher une belle médaille de bronze par équipe, derrière l’Italie et la Suisse.

CACHARD CHAMPION D'EUROPE PODIUm
TOP 10 HOMMES
Le Top 10 hommes.

Déception chez les féminines

Avec toutes les médailles glanées sur les courses précédentes du week-end, on attendait beaucoup des féminines. Elles n’ont hélas pas pu jouer le haut du tableau, largement dominé par la Suissesse Maude Mathys. La première Française, Elise Poncet, championne de France de course en montagne il y a moins d’un mois, se classe seulement 19e. Elle devance Christel Dewalle 20e, Laura Vignot 25e et Louise Serban-Penhoat 30e. Les Françaises terminent 6e au classement par équipes, remporté par la Suisse devant l’Italie et la Grande-Bretagne.

ELISE PONCET CHAMPION D'EUROPE
Elise Poncet, championne de France de course en montagne 2022, 1ère Française, termine 19e. © DR

Les juniors françaises en or

Superbe victoire de l’équipe de France junior féminine, qui décroche l’or grâce à une prestation collective de premier plan. Niélie Clément (4e), Pauline Trocellier (5e), Lili Beck (8e) et Fannie Sapet (11e) font un magistral tir groupé et devancent ainsi la Grande-Bretagne et l’Italie.

Le bronze pour les garçons

A noter la belle performance d’Anatole Berthou chez les juniors, qui termine à la 4e place d’une course dominée par l’Italien Elia Mattio. Antonin Therond accroche une belle 9e place, Melaine Le Palabe la 12e place et Marius Simoneau la 17e. Une performance collective qui permet à l’équipe de France de décrocher le bronze, derrière les équipes de Grande-Bretagne et l’Espagne.

La France 2e au tableau des médailles

Au total, la France termine ces premiers championnats d’Europe off-road à la seconde place au nombre de médailles, derrière l’Italie, avec un total de 5 médailles d’or, 1 d’argent et 5 de bronze.

Médailles d’or
Blandine L’Hirondel en trail senior féminin
Sylvain Cachard en course en montagne senior hommes
L’équipes de France de trail femmes
L’équipe de France de trail hommes
L’équipe de France de course de montagne junior femmes

Médailles d’argent
Arnaud Bonin en trail senior hommes

Médailles de bronze
Christel Dewalle en KV senior femmes
Mathilde Sagnes en trail senior féminin
Thomas Cardin en trail senior hommes
L’équipe de France de course de montagne senior hommes
L’équipe de France de course de montagne junior hommes

championnat d'europe tableau des médaielles
Le tableau final des médailles
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Magnifique tir groupé des Français aux championnats d’Europe de trail à El Paso, aux Canaries, en Espagne. Chez les femmes, Blandine L’Hirondel monte sur la première marche du podium, Mathilde Sagnes sur la troisième. Chez les hommes, Arnaud Bonin et Thomas Cardin font 2 et 3. Les 2 formations tricolores décrochent l’or par équipe.

L’Hirondel au sommet

Opérée il y a 3 mois d’une endofibrose de l’artère iliaque externe, Blandine L’Hirondel, championne du monde de trail en 2019, s’était juré, sur la table d’opération, de tout faire pour retrouver son niveau de performance et honorer sa sélection. Mais elle ne s’était alignée sur aucune course depuis. Pour son retour à la compétition, elle s’attaquait à un sérieux morceau avec ce parcours de 47km et 2600m D+ sur l’île de Las Palmas, aux Canaries, sous un soleil de plomb. La leader du Team Women Evadict et de l’équipe de France n’a pas eu le temps de douter de sa forme. Elle a fait une course incroyable, menant quasiment de bout en bout. Elle s’impose avec pratiquement 7 minutes d’avance sur l’Espagnole Nuria Gil Clapera. Bonne surprise, c’est une autre Française, Mathilde Sagnes, qui prend la 3e place.

BLANDINE L'HIRONDEL OPEN
Arrivée tout sourire de Blandine L’Hirondel © DR

L’équipe de France féminine championne d’Europe par équipes

Avec la 8e place d’Audrey Tanguy et la 13e place de la championne de France en titre Laure Paradan, la France se classe première par équipe, devant l’Espagne et la Grande-Bretagne. Une consécration pour une équipe de copines qui était venue aux Canaries pour décrocher l’or.

TOP 10 FEMMES
Le Top 10 féminin.

Fantastique tir groupé chez les hommes

Il s’en est fallu d’un rien pour qu’un Français soit champion d’Europe. Mais si tout le monde attendait Thomas Cardin, c’est Arnaud Bonin qui a failli monter sur la plus haute marche. Pour 3 petites secondes, il laisse la victoire au Belge Maximilien Drion du Chapois. Thomas Cardin assure une belle troisième place, à 2 minutes du vainqueur du jour. Kevin Vermeulen, titularisé après le forfait de Nicolas Martin, complète la prestation française en terminant au pied du podium.

equipe de france hommes
© DR

L’équipe masculine championne d’Europe par équipes

Même bonheur chez les hommes, avec un titre de champion d’Europe par équipes décroché grâce à la magistrale performance des Français. Favoris sur la ligne de départ, ils ont fait une démonstration de force et de cohésion. Ils devancent l’Italie et l’Espagne.

TOP 10 Hommes trail
Le Top 10 masculin.
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Vendredi 1er juillet débutaient les championnats d’Europe de trail à El Paso, aux Canaries, en Espagne. Très attendue sur les différentes courses, l’équipe de France a bien commencé sa campagne avec la médaille de bronze de Christel Dewalle en montée sèche. Découvrez le programme du week-end…

Une remontada au mental

Si elle faisait partie des favorites pour le podium, à mi-course, on était loin du compte. Après un début de course compliqué, Christel Dewalle pointait en 7e position, assez loin de la tête. Mais en s’arrachant dans les dernières kilomètres de ce kilomètre vertical sur un parcours de 9km, la meilleure grimpeuse tricolore a réussi à inverser la tendance. Elle ouvre ainsi le compteur de médailles de l’équipe de France de Trail. Elle termine derrière la Suissesse Maude Mathys et l’Autrichienne Andrea Mayr. « Ce n’était pas une partie de plaisir, c’était difficile pour moi physiquement, a-t-elle confié. Les jambes ne répondaient pas, alors la tête a parlé : c’est vraiment une médaille que je suis allée chercher au mental. » Et, forcément, un résultat qui motivera l’ensemble de l’équipe pour les 2 jours à venir, où l’on attend d’autres médailles, voire des titres.

CHAMPIONNATS D'EUROPE DE TRAIL 2022 CLASSEMENT FÉMININ
LE TOP 10.

Les Français à suivre samedi 2 juillet

Trail senior hommes (47km / 2600m D+)
Thomas Cardin
Arnaud Bonin
Kevin Vermeulen

Trail senior femmes (47km / 2600m D+)
Blandine L’Hirondel
Mathilde Sagnes
Audrey Tanguy
Laure Paradan

Les Français à suivre dimanche 3 juillet

Montagne Senior homme
Rémi Longchampt
Loïc Robert
Julien Rancon
Sylvain Cachard

Montagne Senior femme
Elise Poncet
Laura Vignot
Louise Serban-Penhoat
Christell Dewalle

Montagne Junior homme
Melaine Le Palabe
Antonin Therond
Marius Simoneau
Anatole Berthou

Montagne Junior femmes
Fannie Sapet
Pauline Trocellier
Nellie Clément
Lili Beck

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C’était une des courses les plus attendues du week-end, avec Thibaut Garrivier et Maryline Nakache parmi les favoris. La météo a contraint les organisateurs à annuler la course, sans report possible.

Des modèles météo unanimes

C’est suite à la dernière commission de sécurité tenue le 25 juin à 19h00 que le verdict est tombé. Compte tenu de l’alerte préfectorale vigilance orange orage, le 90km du Mont-Blanc 2022 a été annulé. Tous les modèles météo étaient unanimes, y compris celui du météorologue de la course. La situation annoncée sur le département de la Haute-Savoie, et plus particulièrement sur la Vallée de Chamonix Mont-Blanc à partir de vendredi 24 juin à la mi-journée indiquaient :
– Pluies continues fortes
– Rafales de vent de 80 à 100km/h à toute altitude
– Perturbations orageuses organisées importantes (grêle, tonnerre, foudre)
– Chutes des températures à 5°C à 2000m d’altitude
Au regard de ces éléments, la commission de sécurité, en accord avec le comité d’organisation, a donc pris la décision d’annuler l’épreuve afin de préserver l’intégrité physique des coureurs, de leurs accompagnants et de tous les membres de l’organisation (bénévoles, secouristes, prestataires…).

MARATHON MONT BLANC @ David Gonthier
L’édition 2021 avait bénéficié d’une météo clémente. @ Marathon du Mont-Blanc / David Gonthier

Pas de report possible

Toutes les options de maintien de la course ont été étudiées, a communiqué l’organisation, y compris celle d’un report éventuel. Malheureusement, l’indisponibilité des équipes d’organisation liée à la densité des événements du week-end a imposé l’annulation pure et simple.

Les autres courses maintenues

À l’heure où nous publions cette information, les autres courses du week-end (KV et 23 km samedi 25 juin, 42km dimanche 26 juin) sont maintenues.

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