Désert mythique avec ses canyons, ses arches naturelles et ses falaises, le Wadi Rum était un décor idéal pour accueillir la première édition du Half Marathon des Sables Jordanie. La course, composée de 3 étapes en autosuffisance alimentaire, est parfaitement calibrée pour découvrir ce type d’épreuve, dont la plus célèbre reste bien entendu le Marathon des Sables. Retour en vidéo sur l’événement, avec la victoire de Rachid El Morabity sur la plus longue des distances. Mais aussi l’émouvante aventure vécue par Mathieu Blanchard et son jeune frère Luca, amputé d’une jambe.

Half MDS Jordanie : 120, 100 ou 70 kilomètres au choix

En remportant chacune des 3 étapes de la course la plus longue (120 km), Rachid El Morabity a prouvé que quel que soit le désert, il reste le meilleur dès qu’il y a du sable et qu’il fait chaud. Avec 9 victoires à son actif sur le fameux Marathon des Sables, le Marocain n’avait pas grand chose à redouter de la concurrence. Il s’est contenté de maîtriser la course de bout en bout pour accrocher une nouvelle médaille à son cou.

Deux autres formats étaient proposés aux concurrents, afin de leur permettre de découvrir ce type d’épreuve par étapes en autosuffisance alimentaire : 100 et 70 kilomètres. Après une première étape commune de 26 kilomètres, c’était sur la seconde étape que les parcours divergeaient. 62 kilomètres pour la « longue », contre une vingtaine pour la « courte » et une quarantaine pour l’ « intermédiaire ».

Rappelons que dans ces courses, chaque concurrent doit transporter sur son dos l’ensemble de ses vêtements, nourriture, matériel de couchage, etc. Et ce pour toute la durée de l’épreuve. Seule l’eau (rationnée) et le toit (tente) sont fournies par l’organisation.

HALF MDS JORDANIE MORABITY
Rachid El Morabity, une nouvelle victoire pour le roi des déserts.

Half MDS Jordanie : l’émouvante aventure de Mathieu Blanchard et son jeune frère Luca

Il lui avait promis, quand il serait grand, de l’emmener avec lui sur une aventure. Et ce fut le Half Marathon des Sables Jordanie. Amputé d’une jambe à l’âge de 15 ans et muni d’une prothèse, le jeune frère de Mathieu Blanchard a donc fait son baptême de l’ultra sur le format 70 kilomètres. Et que ce fut dur ! En effet, qui dit désert dit sable mou. Et qui dit sable mou dit prothèse qui s’enfonce inlassablement dans le sable. Donc efforts supplémentaires pour avancer. Souvent au rupteur, à deux doigts d’abandonner, Luca a dû aller puiser au fond de lui-même pour parvenir à franchir la ligne d’arrivée, après 3 jours de souffrance. Mais avec, au bout, la fierté de l’exploit accompli.

HALF MDS JORDANIE LUCA
Luca, petit frère de Mathieu Blanchard, ira au bout de lui-même pour rallier l’arrivée.

Voir la vidéo du Half MDS Jordanie

Des vues aériennes somptueuses, de la souffrance, des sourires et de l’émotion, embarquez pour 15 minutes d’aventure dans l’un des plus beaux déserts du monde, aux portes de la fabuleuse cité de Petra.

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Après les 4 semaines de repos forcé suite à un problème osseux au talon qui l’a empêché de participer à la Diagonale des Fous début novembre, François D’Haene enchaîne les ennuis physiques avec une fracture des malléoles qui compromet le début de sa saison hivernale.

Fin d’année compliquée pour François D’Haene

Le 3 octobre, François D’Haene avait annoncé devoir renoncer à participer au Grand Raid de La Réunion pour cause de problème osseux au calcanéum. Une mise au repos forcé de 4 semaines, qui ne l’avait pas empêché d’être sur les chemins réunionnais et même d’assister Courtney Dauwalter, qui a pu profiter de la grande expérience du quadruple vainqueur de l’épreuve pour réaliser une course superbe.

Alors que l’athlète Salomon avait repris le chemin des montagnes alpines et voyait arriver avec plaisir les premières neiges, un nouveau coup dur l’oblige à mettre fin à sa saison : une fracture des malléoles.

FRANCOIS DHAENE MALLEOLE
Cheville droite plâtrée jusqu’au dessous du genou et immobilisation. Photo Instagram François D’Haene

Ecouter son corps, la sage philosophie de François D’Haene

Obligé de faire une pause prolongée, François D’Haene commente cet événement avec philosophie. « Il faudra patienter un peu avant d’y retourner. J’avais pas laissé beaucoup de répit aux premières neiges pour rechausser les skis et enfin reprendre l’activité après les petits pépins physiques qui m’avaient privés des festivités de l’automne. »

« Hélas, un mauvais appui et une fracture franche de la jambe au niveau des malléoles mettent un sérieux coup d’arrêt à cette saison hivernale qui débutait juste. »

« Même si j’avais eu la chance d’être épargné par les blessures depuis 10 ans, il paraît que cela fait partie de la vie d’athlète, alors on va devoir essayer de composer avec. Je vais faire comme avec chaque imprévu : analyser, essayer de comprendre et tirer les bons enseignements de cette blessure pour revenir au plus vite, en écoutant et en respectant mon corps. »

FRANCOIS DHAENE CHEVILLE
Sur le plâtre, les petits dessins s’accumulent. Photo Instagram François D’Haene

La première pause totale de sa carrière

Contraint de devoir stopper totalement toute activité physique, François D’Haene se retrouve dans une situation inédite, avec rien au programme de ses prochaines semaines. Il annonce : « Au programme des prochaines semaines : pause totale (la 1ère de ma carrière voire de ma vie, ça va pas être évident à gérer !) et rééducation sérieuse. »

Commentant sa première semaine de pause, François D’Haene explique : « Le but principal était de gérer la douleur – évacuer l’œdème – garder le moral – prévenir et gérer les activités socio professionnelles et familiales. Le plus clair de mon temps se passe au ralenti, voire à l’arrêt, allongé. Je ne pensais pas un jour arriver à poster une photo de mon chat mais c’est l’occasion rêvée. Bref, un programme qui va se densifier j’espère. En attendant on peaufine les dessins sur le plâtre et on regarde la neige tomber… »

Inondé de messages de soutien en cette période d’immobilisation post opératoire, il précise son objectif : « Retrouver mes aptitudes physiques pour pouvoir retrouver les montagnes dès que possible en pleine forme. Le chemin risque d’être long, technique et sinueux. D’habitude, c’est ce que j’affectionne ! »

Parmi les très nombreux commentaires, celui de Kilian Jornet, qui a connu ce même type de blessure et d’arrêt total, n’est pas dénué d’humour, si l’on se réfère à leur mano a mano sur la Hardrock en juillet : « Bonne récup ! Par expérience, on revient toujours plus fort de blessure… Donc j’ai peur d’imaginer ! »

Toute l’équipe d’Esprit Trail aussi…

Retrouvez l’interview exclusive de François D’Haene en mode pause réalisée à La Réunion par Serge Moro dans le N°128 d’Esprit Trail.

Version digitale disponible ICI

DHAENE ESPRIT TRAIL 128
La première double page de la longue interview à retrouver dans le magazine Esprit Trail 128.
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24 heures après l’annonce de Kilian Jornet, c’est au tour de François D’Haene d’annoncer qu’il ne participera pas à la prochaine édition de la Hardrock 100 aux États-Unis en juillet prochain. Raison invoquée : sa soif de renouveau, après 4 années rythmées par cette classique américaine.

Hardrock 100 : 4 ambitions, 2 réalisations

« Depuis 2019, la Hardrock 100 rythme mes saisons et motive mes préparations… » Ainsi débute le communiqué fait par François D’Haene le 14 novembre sur ses réseaux sociaux. L’athlète Salomon a choisi le dernier jour pour candidater à la loterie du tirage au sort de la prochaine édition, qui désignera les 145 heureux élus habilités à courir l’épreuve, pour annoncer qu’il ne ferait pas partie de l’aventure en 2023.

Pour François D’Haene, la Hardrock 100 a été au cœur de ses saisons de trail pendant 4 années, même s’il ne l’a courue que deux fois. En 2019, la course a été annulée à cause de la neige et d’une mauvaise météo, qui ne permettaient pas le déroulement de l’épreuve. En 2020, nouvelle annulation, due ce coup-ci à la pandémie de Covid19.

Ce n’est que ces deux dernières années que le Français a pu exprimer tout son talent sur les sentiers du Colorado. En 2021, il s’est imposé dans la version anti-horaire de la boucle de Silverton. En 2022, après une lutte sans merci avec Kilian Jornet, il a terminé à la seconde place de la course dans le sens horaire.

HARDROCK100 2022 Photo DR
A l’arrivée de la Hardrock 100 2022, le respect entre le vainqueur Kilian Jornet et son second, François D’Haene. Photo DR

François D’Haene : une ambition toujours intacte

Suite à son forfait sur blessure pour la Diagonale des Fous 2022 et sa mise au repos forcée, nombreux sont ceux qui se sont interrogés sur les motivations de François D’Haene, qui va avoir 37 ans. Là aussi, le champion français se veut rassurant. Rappelant qu’il essaye de limiter depuis un certain temps son nombre d’objectifs et de courses par an, il déclare ainsi : « Ma soif de renouveau, de découverte et de challenge est toujours intacte et prédominante sur tout le reste. » Et s’il conclut en disant qu’il ne serait pas en 2023 une 3ème fois de suite sur le parcours, il précise : « Même si j’espère bien y revenir dans le futur, d’autres aventures m’attendent pour la prochaine saison. »

HARDROCK100 2023 Photo DR
Pas de baiser au rocher symbolisant l’arrivée de la course à Silverton pour D’Haene en 2023 ! Photo DR
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Depuis le 11 novembre, Mathieu Blanchard participe avec son frère Luca, amputé de la jambe gauche, à la première édition du Half MDS Wadi Rum, en Jordanie. Un ultra par étapes en plein désert, histoire de montrer au monde de quoi l’homme est capable, quand il en a la volonté.

2018, l’année où tout a basculé

En 2018, le jeune frère de Mathieu Blanchard, Luca, 15 ans, est percuté par une voiture à proximité de la maison familiale, en France. « Luca a été retrouvé baignant dans une mare de sang, avec sa jambe gauche éclatée », racontera Mathieu Blanchard. « Qu’il ait survécu ce jour-là est un miracle. » Mathieu, à l’époque, brille déjà sur de nombreux trails et ultras, principalement au Québec où il réside. Il rentre précipitamment en France pour être auprès de son petit frère, qui ne peut échapper à l’amputation de sa jambe gauche. Il vivra désormais avec une prothèse en carbone. Ne cédant pas au fatalisme, Mathieu motive Luca à l’accompagner à l’UTMB, auquel il a prévu de participer. Un événement qui le changera pour toujours.

Le film de Caroline Côté, Balance – A Trail Running Story : Mathieu Blanchard retrace ce premier UTMB de l’athlète, qui ira au bout de lui-même pour son petit frère. Il terminera 13e de la course, accompagné sur les derniers mètres par Luca, courant avec une prothèse.

Voir le film ICI

La promesse de Mathieu Blanchard à son petit frère Luca

Un an plus tard, en 2019, Mathieu fait une promesse à Luca : « P’tit frère, quand tu seras grand, je t’emmènerai à l’aventure, tu montreras au monde que toi aussi tu peux le faire ! » Et c’est cette année, alors que Mathieu est devenu l’un des ultra-traileurs les plus admirés du monde après son incroyable bataille avec Kilian Jornet lors du dernier UTMB, que ce jour est arrivé. Lieu de leur aventure : le désert de Wadi Rum, en Jordanie. Objectif : tenter de finir la première édition du Half MDS Wadi Rum, un ultra en 3 étapes en autosuffisance. Une aventure rendue possible grâce à Salomon et à Hopper, fournisseur d’une prothèse de course à lame carbone pour le jeune Luca.

mathieu et luca blanchard UTMB 2018
Mathieu et Luca Blanchard à l’arrivée de l’UTMB 2018 : la fierté du petit frère, qui a accompagné Mathieu sur les derniers mètres dans Chamonix. Extrait du film Balance.

Half MDS Wadi Rum : une première étape comme une victoire

Depuis le temps qu’ils en rêvaient, les deux frères se sont élancés le 13 novembre pour une première étape de 27 kilomètres. Sur ses réseaux sociaux, Mathieu Blanchard raconte cette journée à la fois terrible et merveilleuse. « Découverte du désert de Wadi Rum, quelle merveille ! Les images parlent d’elles-mêmes. Le sable mou quasi permanent a rendu la progression extrêmement difficile pour Luca, sa prothèse s’enfonçait puis ramassait le sable comme une pelle. Il s’est battu comme un chef pour rejoindre le camp 1. Une nuit très froide qui nous empêche de pleinement régénérer. On sert les dents et on avance. Que l’aventure est belle, difficile et inspirante. »

Mathieu et Luca Blanchard Arrivée étape 1 Photo Instagram Mathieu Blanchard : Justin Galant Julien Rai
Mathieu et Luca Blanchard à l’arrivée de l’étape 1 du Half MDS Wadi Rum. Photo Instagram Mathieu Blanchard / Justin Galant / Julien Rai

N’hésitez pas à suivre leur aventure sur le compte instagram de Mathieu Blanchard : @mathieu_blanchard

Pour suivre les résultats et classement de la course, c’est ICI

Voir le trailer du Half MDS Wadi Rum

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Vainqueur en juillet de sa 5e Hardrock 100 après un duel palpitant avec François D’Haene, Kilian Jornet ne sera pas au départ de l’édition 2023. Motif avancé : son empreinte carbone.

Hardrock 100 2023 : Kilian Jornet renonce à « la meilleure course de trail du monde »

Tenant du titre et vainqueur de l’épreuve à 5 reprises en 5 participations, Kilian Jornet adore la Hardrock 100. Il la considère comme « la meilleure course de trail qu'[il] connaisse ». Et n’hésite pas à la qualifier de « course pas comme les autres ». Il précise même que « la vivre en tant que coureur, bénévole ou équipier est une expérience unique ». Pourtant, à la veille du dernier jour d’inscription pour participer au tirage au sort de l’édition 2023 (il n’y a que 145 dossards !), l’Espagnol a fait savoir sur les réseaux sociaux qu’il ne serait pas de la partie.

L’annonce de Kilian Jornet, un engagement de raison

« L’année prochaine, je ne serai pas à Silverton. Un voyage aux États-Unis a une empreinte carbone importante, et ces dernières années, je me suis engagé à réduire mon empreinte environnementale professionnelle et personnelle. Et en ce qui concerne les voyages, à réduire à seulement 1 voyage intercontinental par an. C’est encore une empreinte énorme. Les émissions mondiales de carbone de cette année ont augmenté de 1 %, et j’ai été – je suis toujours – un grand contributeur à cela. Mais je veux et je travaille pour faire un peu mieux chaque année, chaque jour. »

Kilian Jornet Photo NNormal : DR
Photo NNormal / DR

Kilian Jornet à l’heure des choix

Toujours sur les réseaux sociaux, l’Espagnol précise : « La compétition sportive est basée en grande partie sur les voyages, et je suis quelqu’un qui aime voyager et visiter différents endroits. Mais en tant que compétiteur, aujourd’hui, je ne dois pas considérer le fait de voyager comme quelque chose d’acquis et une opportunité à tirer de mon travail. Le voyage ne doit pas être la norme, mais l’exception. Quelque chose à prendre avec précaution, en étant conscient de son empreinte. »

Kilian Jornet et l’empreinte carbone, des réactions contradictoires

Si de nombreuses personnes ont salué l’annonce de Kilian Jornet et sa volonté de donner l’exemple, d’autres soulignent certaines incohérences dans cette décision. Ainsi, un des commentaires pointe l’empreinte carbone créée par la fabrication des chaussures, vêtements et équipements de sa marque NNormal, qui nécessite bien plus que « quelques » vols aériens. Un autre, saluant la « source d’inspiration » que représente Jornet, lui rappelle qu’il n’est pas un scientifique. Selon lui, il est triste que Kilian Jornet fonde cette décision de limiter ses voyages intercontinentaux sur « des pensées hilarantes, minuscules et inexactes ». Et de lui rappeler : « L’opération que vous avez subie à l’épaule avait une empreinte carbone supérieure à celle de votre vol international. »

Jornet et la Hardrock, clap de fin ?

Suite à cette annonce, la question demeure plus que jamais d’actualité. Certains prédisent que Kilian Jornet, à 34 ans, pourrait tourner le dos aux ultras pour se concentrer à partir de l’an prochain sur des formats plus petits en Europe, type Zegama ou Sierre-Zinal. Cependant, un commentaire énigmatique d’Emelie Forsberg, compagne du champion espagnol et mère de ses deux enfants, laisse planer le doute. Son message, en substance, dit ceci : « La prochaine fois, nous y irons tous les 4. Espérons que j’aurai la chance d’obtenir un dossard pour participer à la course ! » Elle seule, ou elle et lui ? A suivre…

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Depuis le 27 mai 2022 et sa victoire « surprise » aux championnats de France de trail long à Salers, Laure Paradan vit un conte de fée. Après avoir fini 13e en individuel et glané l’or par équipe aux Europe de Trail en juillet aux Canaries, elle vient de se classer 21e et rafler également l’or par équipe aux Championnats du Monde de Trail Long en Thaïlande. Le tout à 25 ans. Entretien avec une battante ayant soif d’apprendre et de progresser.

À quel âge as-tu débuté la course à pied ?

J’ai commencé à courir assez tôt, mais je ne m’entraîne vraiment que depuis 2016, lorsque je suis arrivée au club, à Clermont. Avant, j’avais fait un peu de piste, mais pas sérieusement, donc avec des chronos pas très bons. À Clermont, j’ai commencé par le cross, puis je suis venue au trail.

Tu as touché un peu à tout, du kilomètre vertical au trail long. Tu te cherchais ?

J’avais surtout envie de découvrir. J’aime courir dehors, et au début, comme j’étais espoir, je ne pouvais pas faire des distances trop longues. En plus, j’aimais beaucoup la côte, donc j’ai fait surtout de la course en montagne. Mais je ne faisais que les formats « montée », type KV, parce qu’il faut avouer que je n’étais pas très douée en descente. J’avais bien aimé le format à Saint-Lary (Laure Paradan avait été sacrée championne de France Espoir du Kilomètre Vertical et avait terminé 5e au scratch en septembre 2018, ndlr ). Et puis ensuite, je me suis aperçue que quand je faisais des sorties longues avec le groupe de Clermont, où il y a quand même des athlètes confirmés qui s’entraînent depuis pas mal d’années, au bout de une à deux heures, quand on s’arrêtait, moi je commençais à être bien. Du coup, on s’est dit que faire du long pourrait me correspondre. Certains me disaient qu’au bout d’une heure ils s’ennuyaient. Moi, au contraire, ça me plaisait…

Laure Paradan Photo Alanis Duc pour la FFA
Photo Alanis Duc pour la FFA

Es-tu tentée par l’ultra ?

Tentée, oui, mais je vais être patiente. Je suis d’un tempérament à vouloir faire les choses trop vite, et là je me dis que j’aimerais y aller progressivement. Pas l’an prochain, quoi ! Et puis je suis les conseils de mon coach, David Pellabout, qui m’a tempérée aussi. Depuis que je cours il s’est passé tellement de choses… J’ai encore du temps devant moi et j’ai envie d’avoir une « carrière », si l’on peut dire, d’être longtemps sur les circuits. Donc il faut que j’apprenne à me ménager et à faire les choses intelligemment.

Tu as eu une fracture de fatigue du péroné début mars, et tu as connu un trou sur l’OCC fin août. Tu n’es donc pas indestructible ?

Pour la fracture de fatigue, je crois savoir d’où ça vient. En fin d’hiver, je me suis intégrée dans un groupe au Clermont Athletic et on a fait beaucoup de travail en pliométrie, tout ce qui est sauts, etc. Mais je n’avais pas les équipements adaptés, les bonnes chaussures, ou alors je faisais les exercices sans chaussures, le tout sur des sols très durs. Et tout ça, je n’en faisais pas avant. Cette grosse charge d’un coup, je pense que ça a fragilisé mon corps. En plus de la fatigue globale, bien sûr… Quant à l’OCC, j’avoue que je n’ai pas trop d’explication. La chaleur ? La fatigue ? J’étais en altitude la semaine avant, est-ce que la redescente d’altitude m’a joué un tour ? Je ne sais pas…

Championne d’Europe par équipe en juillet, championne du Monde par équipe en novembre, tu vis ta première année en sélection et tu te couvres d’or. Côtoyer des filles comme Blandine L’Hirondel, ça apporte quoi ?

D’abord, en début d’année, j’étais très très loin de m’imaginer tout ça. C’est sûr que c’est motivant, ça donne envie de m’améliorer pour essayer de les suivre. J’ai envie de me rapprocher au maximum pour jouer avec les meilleures. Après, intégrer le groupe France, c’est une chance. Il y a des athlètes qui partagent beaucoup et c’est ce que j’ai vraiment apprécié. Les montagnards et les traileurs qui courent depuis des années nous ont donné des conseils, par exemple pour la gestion du stress quand on arrive sur des courses aussi importantes que des Championnats d’Europe ou du Monde.

Lire notre article sur les Championnats d’Europe de Trail ICI

Laure Paradan France Photo Alanis Duc pour la FFA
Le podium des Championnats d’Europe de Trail à El Paso, aux Canaries. Photo Alanis Duc pour la FFA

Lire aussi notre article sur les résultats des Championnats du Monde de Trail Long ICI

Podium femmes trail long
Le podium des Championnats du Monde de Trail Long à Chiang Mai, en Thaïlande. Photo DR

Qu’espères-tu pour 2023 ?

D’abord rester dans le collectif. Je ne connais pas encore les modalités, mais c’est sûr, je vais essayer d’aller chercher ma place en équipe de France. Et sinon, participer à des courses où il y a du monde (comprendre, du niveau, ndlr)… Revenir sur l’OCC par exemple, mais en la préparant bien. Je vais rarement dans les Alpes, et l’OCC, c’est un terrain que je ne connaissais pas bien, avec des côtes très longues. J’ai envie de prendre ma revanche.

laure paradan
En course lors des championnats du Monde de Trail Long en Thaïlande. Photo DR

Laure Paradan, le CV Express

Âge : 25 ans
Origine : Lozère
Résidence : À côté de Clermont-Ferrand
Métier : professeur des écoles
Terrain de jeu : la Chaîne des Puys (Puy de la Vache et de Lassolas) et le Sancy
Club : Clermont Auvergne Athlétisme
Principaux résultats : Championne de France de trail long 2022 à La Pastourelle, 13e des Championnats d’Europe de Trail 2022 et Championne d’Europe par équipe à El Paso (Espagne), 21e des Championnats du Monde de Trail Long 2022 et Championne du Monde par équipe à Chiang Mai (Thaïlande).
Objectifs 2023 : Rester dans le collectif de l’Équipe de France et participer à des courses relevées, type OCC (la revanche !)

Laure Paradan Photo Pascal Rudel
Photo Pascal Rudel
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Le premier festival de film de trail fait son retour pour une nouvelle saison de 14 dates en France. Au programme, 5 films inspirants pour vous plonger dans l’univers du trail running, et le plaisir de pouvoir ensuite échanger avec les acteurs et réalisateurs des films. A ne pas manquer !

Le Trail fait son Cinéma : les 5 films à l’affiche

Changement de Cap

Accompagnez Thibaut Baronian, 3e meilleur athlète des Golden Trail World Series 2022, dans son aventure sportive et humanitaire sur l’intégralité des îles du Cap Vert. 33 minutes.

Voir le trailer ICI

Ultra Dad

Partez à l’aventure avec Vincent Viet dans son défi de la Western State 2022. 26 minutes.

Voir le trailer ICI

Les Montagnes Russes : une histoire d’ultra-traileurs

Plongez-vous dans les sensations que perçoivent les athlètes lors des ultra-trails. 13 minutes.

Côte à Côte

Ce documentaire retrace l’aventure des trois ultra-traileurs chevronnés, Grégoire Curmer, vainqueur de la Diagonale des Fous 2019, Baptiste Robin et Martin Kern, partis à l’assaut du record de la traversée de 200 kilomètres entre Chamonix et Briançon en juillet 2020. Plus qu’un film de trail, une véritable aventure entre copains. 24 minutes.

Voir le trailer ICI

Sur le fil de la frontière

Partez avec Gédéon Pochat et Joris Périllat-Pessey pour le tour de la chaîne des Aravis. 6 minutes.

Le Trail fait son Cinéma : les lieux et dates de la tournée

Accueil du public à partir de 20h, diffusion des films de 20h30 à 22h15, échange avec Thibaut Baronian et les invités de 22h15 à 22h45.

Lundi 12 décembreDivonne-les-Bains, Esplanade du Lac

Mardi 13 décembreAnnecy, Cinéma Les Nemours

Mercredi 14 décembreGrenoble, Cinéma le Club

Jeudi 15 décembreGap, Cinémathèque de Montagne

Mercredi 11 janvierMontpellier, Ciné Diagonal

Jeudi 12 janvierAix-en-Provence, Cinéma Le Renoir

Jeudi 19 janvierToulouse, Cinéma ABC

Mercredi 25 janvierLyon, Cinéma Mourguet

Vendredi 27 janvierBesançon, Mégarama des Beaux Arts

A venir, salle en attente

Nantes, Brest, Rennes, Bordeaux, Paris

Pour plus d’informations et réserver vos places, c’est ICI

le trail fait son cinéma
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Et de 3 pour Alexandre Boucheix. Samedi 5 novembre, Casquette Verte a remporté l’ultra-trail de Kullamannen, en Suède. Sa 3e victoire en ultra de l’année, après l’Ultra01 en juin et l’Ut4M en juillet. Pas encore vraiment remis de la Diagonale des Fous (selon ses propres termes), il bat le record de l’épreuve avec un chrono impressionnant. Un phénomène ! Tout comme Claire Bannwarth, qui s’impose chez les femmes.

Ultra-Trail de Kullamannen : ça passe ou ça casse pour Boucheix

Alexandre Boucheix avait prévenu avant le départ : un 163 km et 2150 m D+ qui se gagne l’an dernier en 16h, ça veut dire que ça galope sévère. Pas encore vraiment remis de sa Diagonale des Fous, où il s’était fait violence pour ne pas abandonner (il termine 100e), Casquette Verte n’avait qu’un modeste objectif lors de cette escapade suédoise : terminer. Et, au passage, récupérer les 4 running stones UTMB. En espérant que les pépins physiques qui s’accumulaient (côtes/genoux/aine) n’allaient pas gâcher son plaisir.

KULLAMANNEN PROFIL
Un profil piégeux, très roulant par endroits, très technique à d’autres.

Côté stratégie, fidèle à son habitude, Alexandre Boucheix… n’en avait pas. Ou plutôt si, une : partir pleine balle et voir si sa douleur à l’aine aller passer rapidement. Dans le cas inverse, si ça bloquait au bout de 2 kilomètres, il envisageait de s’arrêter, comme à l’entraînement. Puis de repartir tranquillement à 5mn30 au kilo tout le long pour tenter de finir le mieux possible. Et que croyez-vous qu’il arriva ?

KULLAMANNEN DEPART
Un départ pour le moins original… Photo DR

Ultra-Trail de Kullamannen : Casquette Verte à fond

15h 14min 50s pour faire 165 km et 2150 m D+, avec parfois des passages très techniques, Alexandre Boucheix n’a pas jardiné. Sa moyenne, 10,74km/h, parle d’elle-même : il est parti fort, a continué assez fort et a fini fort. Au point de mettre pratiquement une demi-heure au second, le Belge Guillaume Deneffe. Et une heure au troisième, le Suédois Magnus Rabe. Dans moins d’un mois, on suivra avec attention sa performance sur les 156km et 4000m D+ de la Lyon SaintéLyon, sur laquelle il compte bien aller chercher une nouvelle victoire, après 2018 et 2019.

KULLAMANNEN BOUCHEIX
Photo DR
KULLAMANNEN CASQUETTE VERTE
Photo DR

Ultra-Trail de Kullamannen : Claire Bannwarth s’impose

Chez les femmes, la victoire revient à la Française Claire Bannwarth, qui s’impose en 18h 21mn 10s et prend la 10e place au scratch. Elle devance d’une petite douzaine de minutes la Suédoise Johanna Bygdell. La Norvégienne Therese Dahl Arvik prend la troisième place, à environ une heure de Bannwarth.

Voir le classement complet ICI

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Difficile de trouver meilleure source d’inspiration que la plus performante des ultra-traileuses du monde. Avec la S/Lab 3 Ultra 3 Victory inspirée par Courtney Dauwalter, les designers de Salomon rendent à leur façon hommage à l’Américaine, arrivée première féminine et 4ème du scratch de la Diagonale Des Fous 2022.

Salomon S/Lab Ultra 3 Victory by Courtney : ultra-polyvalente et ultra-motivante

Disponible en édition limitée, la S/LAB Ultra 3 Victory by Courtney célèbre les exploits de Courtney Dauwalter. L’an dernier, elle avait pulvérisé le record féminin de l’UTMB à Chamonix. Cette année, elle a réalisé l’exploit de terminer 4e de la Diagonale des Fous 2022. Conçu en étroite collaboration avec l’athlète américaine, ce modèle s’inspire de l’une des chaussures ultra-polyvalentes les plus vendues de Salomon. Etudiées pour s’adapter aux longues distances, elles assurent une respiration sans failles et un amorti de qualité pour un meilleur rebond. Petite touche de folie si chère à Courtney, elles arborent sur l’empeigne des mantras motivants et des dessins amusants qui illustrent sa passion du running. Dernier détail de design, elles se parent d’une semelle colorée, pour toujours plus de fun dans les runs.

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Photo Salomon / DR


Salomon S/Lab Ultra 3 Victory by Courtney : confort et durabilité pour l’ultra

Pour un confort maximal, l’équipementier a associé un amorti dynamique à des matières douces. L’EnergyCell + est ainsi un matériau à haut rebond utilisé dans la semelle intermédiaire. Il offre un retour d’énergie exceptionnel doublé d’un amorti et d’une résistance remarquables. Une mousse en polyuréthane durable, l’Energy Save, offre un confort et une protection supplémentaires pour les randonnées longue distance et l’ultra-running.

Du nouveau également du côté de la structure mesh, qui est ajustée pour empêcher l’infiltration de débris dans la chaussure. Utile pour offrir une protection supplémentaire contre les éléments. De plus, un traitement spécial évite que la matière ne s’imprègne d’eau lors des averses et des faibles précipitations, pour une protection accrue.

salomon SLAB Dauwalter
Photo Salomon / DR

Salomon S/Lab Ultra 3 Victory by Courtney : une accroche tous terrains

L‘accroche fait également partie des points forts de ce modèle en édition limitée. Et ce n’est pas Courtney, après sa découverte des sentiers de La Réunion sur la Diagonale des Fous, qui négligera l’accroche ! Ainsi, le choix d’une semelle externe Contagrip assure une adhérence agressive en toutes conditions, même les plus humides et boueuses, et s’adapte à une multitude de surfaces, terrain humide, sec, dur ou instable. De plus, une pellicule Profeel Film contribue à amortir le contact avec les rochers et les surfaces coupantes pour un meilleur confort et une stabilité accrue.

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Photo Salomon / DR

Salomon S/Lab Ultra 3 Victory by Courtney : les caractéristiques techniques

Amorti : standard
Protection du pied : Légère
Fréquence par semaine : 2 à 4 sorties (ou plus)
Terrain de course : Mixte
Largeur de la chaussure : standard
Poids : 292 gr
Drop : 8 mm
Prix : 200 euros.

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En conservant son titre mondial de trail long en Thaïlande, Blandine L’Hirondel a réalisé un authentique exploit. Un bonheur ne venant jamais seul, les Bleues remportent également de nouveau l’or par équipes. Toujours sur le format long, l’expérimenté Nicolas Martin a fait parler sa science de la course pour s’emparer de l’argent. Même couleur de médaille pour l’équipe de France masculine, à la fois sur cette distance et sur le format court. Retour en images sur ces instants de pur bonheur…

Blandine L’Hirondel sur le toit du monde

Trois ans après son sacre au Portugal, Blandine L’Hirondel a réédité son exploit. Si, en 2019, elle avait surpris tout le monde en montant sur la plus haute marche du podium dès sa première sélection, cette année, elle était donnée favorite. Et a su résister à la pression, ainsi qu’aux très éprouvantes conditions climatiques de la Thaïlande, où se déroulait la compétition. « Ce titre est un aboutissement, ça me donne envie de pleurer rien que de le dire, savoure celle qui avait déjà été sacrée championne d’Europe cette année. C’est le fruit de beaucoup de travail. En 2019, j’étais outsider, je n’avais aucune pression. Là, j’étais la grande favorite. Je me suis battue jusqu’au bout. Nilsson était très costaude, j’ai vraiment cru pendant la première partie de course qu’elle était au-dessus. C’est ce qui rend la victoire en plus belle. »

BLANDINE L'HIRONDEL
Le désormais traditionnel saut de la victoire. Photo DR
BLANDINE L'HIRONDEL 4
La championne du monde 2019 conserve son titre ! Photo DR

Le bonheur en Bleues

Derrière Blandine L’Hirondel, leader incontestée de l’équipe, ses coéquipières ont « fait le boulot ». Et de belle manière ! Audrey Tanguy et Marion Delespierre ont ainsi réalisé une superbe course d’équipe, en restant ensemble du premier au dernier des 78 kilomètres d’un parcours comptant 4800 m de dénivelé positif. Elles se classent sixième et septième main dans la main, une émotion intense pour la Lyonnaise Marion Delespierre qui effectuait ses grands débuts sous le maillot tricolore. Ce résultat permet à la France de décrocher la médaille d’or, comme au Portugal il y a 3 ans. Les 3 autres Françaises de l’équipe terminent dans le top 20 avec Jocelyne Pauly 15e, Manon Bohard Cailler 19e et Laure Paradan 20e.

TANGUY DELESPIERRE
Audrey Tanguy et Marion Delespierre terminent ensemble et permettent à la France de prendre l’or par équipe. Photo DR
Blandine L’Hirondel et Marion Delespierre, en or pour sa première sélection. Un bonheur partagé. Photo DR
Podium femmes trail long
Un podium en or pour les Bleues. Photo DR

Nicolas Martin exceptionnel

Six ans après avoir décroché l’argent des Mondiaux, Nicolas Martin est toujours là. Dans une course qui s’annonçait très ouverte, le Français, 36 ans au compteur, n’a rien pu faire contre le jeune Américain Adam Peterman, vainqueur de la Western States 100 cette année, qui s’est envolé après le 30e kilomètre. Nicolas Martin ne s’est pas affolé pour autant et a fait parler l’expérience pour conserver sa deuxième place jusqu’au bout, terminant en solitaire une grosse douzaine de minutes derrrière Peterman. « Pour être honnête, je ne pensais pas en gagner une autre médaille en individuel dans ma carrière, confiait l’athlète de l’AL Echirolles, éprouvé comme tous les traileurs par la chaleur humide. Il y a plus de densité qu’avant. Je suis resté assez discret aujourd’hui, même si j’avais d’assez bonnes jambes. J’ai pris quelques risques puis j’ai vu rapidement que j’étais un ton en-dessous de l’Américain. »

NICOLAS MARTIN
Nicolas Martin en costaud. Photo DR
NICOLAS MARTIN 1
La joie du boulot accompli, et une médaille en individuel à laquelle il ne croyait plus. Photo DR
NICOLAS MARTIN PODIUM
Nicolas Martin sur le podium, un sourire de gamin. L’Américain Adam Peterman est en or, l’Italien Andreas Reiterer en bronze. Photo DR

Les Bleus en argent sur le long

Comme chez les femmes, l’équipe de France place trois athlètes dans le top 10, avec les 6e et 10e places de Thibaut Garrivier et Paul Mathou. Pour leurs débuts chez les Bleus, les deux hommes n’ont pas démérité, même si le premier nommé visait plus haut mais n’a pas pu s’exprimer pleinement, après être tombé malade en Thaïlande. Un tir groupé insuffisant toutefois pour devancer par équipes les Américains. Les Français repartent tout de même avec une belle médaille d’argent, avec une densité de coureurs à laquelle on peut associer Martin Kern, 15e, Ludovic Pomeret, 23e et Arthur Joyeux-Bouillon, 28e.

TRAIL LONG ARGENT
Les Bleus en argent, un travail d’équipe qui paye. Photo DR

… et sur le court !

Sur le format court masculin, qui était peut-être l’épreuve la plus relevée de ces Mondiaux, les Français ont été quatre à se hisser dans le Top 15. Ils décrochent, comme leurs homologues du long, la médaille d’argent, derrière l’Italie de Francesco Puppi et devant le Royaume-Uni de Jonathan Albon. A distance du Norvégien Stian Angermund, intouchable, Thomas Cardin, très solide, se classe 6e. Suivent Frédéric Tranchand, 12e après une fin de course difficile, l’inévitable Julien Rancon, 13e, Timothée Bommier, 15e, et Kevin Vermeulen, 17e.

TRAIL COURT ARGENT
Pas de médaille en individuel mais une superbe prestation collective qui vaut l’argent aux Bleus sur le trail court. Photo DR

Les Bleues auraient aimé les imiter mais ont connu une course compliquée, handicapée pour plusieurs d’entre elles par des petits problèmes de santé rencontrés au cours des derniers jours. Sur ce format court remporté par la Roumaine Denisa Dragomir, 2 Françaises finissent dans les vingt premières : Mathilde Sagnes, 12e, et Esther Eustache, 17e. Les 3 autres Tricolores terminent au-delà de la 25e place, Louise Serban Penhoat étant 28e, Anaïs Sabrié 31e et Candice Fertin 37e.

« La France, une grosse nation du trail ! »

« On est super contents, ça a été une bonne journée et les trois-quarts des athlètes vont rentrer en France avec une médaille, concluait Adrien Séguret, entraîneur national du trail. Le bilan global est très satisfaisant, on montre une nouvelle fois que nous sommes une grosse nation du trail, avec beaucoup de très bon coureurs. Ça paye dès qu’on parle d’équipe, même si la densité internationale augmente. »

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