Résistantes, confortables et polyvalentes, découvrez notre sélection « testées et approuvées » des meilleures chaussures de trail long et d’ultra-trail 2023/2024 spécialement conçues pour passer des heures d’affilée sur les sentiers.

HOKA Tecton X 2

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HOKA Tecton X2

Super dynamique avec deux plaques en carbone dans sa semelle ProFly-X disposées parallèlement pour une meilleure proprioception. Associées à l’amorti signature Hoka à double densité pour une foulée rapide conservant souplesse et soutien. Poids optimisé, nouvelle tige Matryx, accroche précise Vibram Megagrip Litebase.

Poids : 250 g en 42 – Drop : 5 mm

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BROOKS Cascadia 17

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BROOKS Cascadia 17

La nouvelle Cascadia perpétue la tradition, offrant stabilité, amorti souple et protection. Dernières améliorations : une stabilité tout-terrain accrue grâce à sa semelle avant imitant le sabot d’un chamois, une meilleure traction et un amorti léger. Parfaite pour les terrains techniques.

Poids : 310 g en 42 – Drop : 8 mm

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SCOTT Ultra Carbon RC

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SCOTT Ultra Carbon RC

Plaque en carbone Carbitex GearFlex à flexibilité dynamique, avec rigidité augmentant avec la vitesse. Système de rocker spécifique ER2 pour favoriser une posture et réduire la fatigue musculaire. Légèreté et confort, semelle extérieure ultra-adhérente. Pour coureurs/compétiteurs sur sentiers peu techniques.

Poids : 310 g en 42 – Drop  : 5mm

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DYNAFIT Ultra 100

Dynafit
DYNAFIT Ultra 100

Sa semelle intermédiaire a été conçue en tenant compte de l’amorti nécessaire sur longues distances. Sa semelle extérieure POMOCA, marie déroulement souple des pas et accroche, quelles que soient les conditions météo et la surface. Elle est équipée d’un support diagonal spécial qui améliore la tenue du talon. Une paire légère et confortable pour l’ultra.

Poids : 310 g en 42 – Drop : 6 mm

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CRAFT Pure Trail

Dotée d’une Rockplate, une plaque rigide qui apporte de la stabilité et qui protège la mousse des objets pointus, la Pure Craft présente une semelle intermédiaire en mousse Cr Foam inventée et designée en Suède qui offre un amorti dynamique ainsi qu’une propulsion bondissante. Tige en mesh TPU d’une seule pièce ultra-léger et respirant, crampons de 4,5mm orientés pour une accroche maximale en montée comme en descente.

Poids : 320 g en 42. Drop : 6mm
180 €

CRAFT_Pure Trail
CRAFT Pure Trail

ON CloudUltra 2

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ON CloudUltra 2

Une deuxième itération améliorée avec un nouveau fit, une nouvelle semelle intermédiaire pour une construction toujours en chaussette, avec un amorti plus performant. Meilleur grip avec le nouveau composé Missiongrip sur la semelle extérieure.

Poids : 295 g 42 – Drop : 6 mm

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INOV-8 Roclite G275 V2

Mousse amortissante Powerflow Max et assise plantaire Boomerang pour un retour d’énergie rapide. Avec système Adapter-Fit pour un ajustement stable, languette rembourrée, tige plus résistante et respirante, plaque de protection flexible.

Poids : 275 g en 42 – Drop : 8 mm
150 €

INOV 8-ROCLITE G 275 V2 -M
INOV-8 Roclite G 275 V2

EVADICT MT Cushion 2

EVADICT MT CUSHION 2
EVADICT MT Cushion 2

Entièrement repensée, cette dernière version plébiscitée associe amorti, confort et durabilité renforcée grâce au textile MATRYX®, léger et respirant, à des crampons de 5 mm et un caoutchouc bien adhérent. Amorti retravaillé en mousse Kalensole, maintien optimisé au talon. Un très bon rapport qualité-prix.

Poids : 282 g en 42 – Drop : 4 mm

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MONTRAIL Trinity FKT

Confort et stabilité pour cette paire intégrant une semelle Techlite+ offrant un amorti réactif et une semelle extérieure Adapt Trax, des crampons de 5mm et une plaque souple de protection pour l’adhérence. Avec maille sans coutures et laçage asymétrique. Idéale pour la rando-course.

Poids : 317 g en 42 – Drop : 8 mm
140 €

MONTRAIL Trinity FKT - OK
MONTRAIL Trinity FKT

RAIDLIGHT Ascendo MP+

Ce modèle polyvalent bénéficie d’une membrane MP+ imperméable et respirante, idéale pour les conditions humides et boueuses (10 000 Schmerber et 10 000 de respirabilité) et d’une bonne traction au sol grâce à sa semelle Vibram.

Poids : 335 g en 42 – Drop : 8 mm
159,90 €

RAIDLIGHT Ascendo MP+
RAIDLIGHT Ascendo MP+

SCARPA Spin Planet

Durabilité pour cette paire avec son tissu réalisé en matériaux recyclés, sa semelle intercalaire en Eva recyclé à 45% et son caoutchouc 30% recyclé aussi sans sacrifier le confort. Avec un talon évasé pour plus de stabilité sur terrain technique et un amorti confortable. Pour coureur de poids léger.

Poids : 290 g en 42 – Drop : 4 mm
159 €

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SCARPA Spin Planet
SCARPA Spin Planet

SALOMON S/Lab Ultra

Issue de la collaboration avec François D’Haene, un modèle destiné à la haute performance, avec mousse réactive et moelleuse pour un amorti durable. Fourche en fibre de verre Profeel pour renforcer la protection du pied, tige en Matryx et Kevlar pour plus de résistance, crampons de 3,5mm. Pour coureurs/compétiteurs expérimentés.

Poids : 280 g en 42 – Drop : 8 mm
240 €

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SALOMON ?S:Lab Ultra
SALOMON S/Lab Ultra

MIZUNO Wave Mujin 9

Semelle intermédiaire équipée de la mousse Enerzy pour un bon amorti et un retour d’énergie efficace, technologie Wave pour plus de confort et de stabilité et une meilleure répartition des impacts. Talon renforcé, semelle extérieure Michelin avec crampons de différentes tailles pour un maximum d’adhérence.

Poids : 340 g en 42 – Drop : 10 mm
160 €

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MIZUNO Wave Mujin 9

NNORMAL Tomir

NNormal Tomir
NNORMAL Tomir

Confortable mais plutôt ferme, cette chaussure élaborée en collaboration par Kilian Jornet et le fabriquant espagnol Camper propose une tige en mélange de polyester monofilament et de TPE pour la résistance à l’abrasion et aux accrocs, cousue sur la semelle intermédiaire en mousse EVA pour plus de durabilité. Laçage asymétrique pour renforcer le maintien. Très bonne accroche grâce à la semelle Vibram avec crampons de 5mm. Convient également aux coureurs lourds.

Poids : 280 g en 42 – Drop : 8 mm

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Après le forfait de Benoît Girondel, souffrant d’une tendinite au talon d’Achille, c’est au tour de Beñat Marmissolle de renoncer à aller défendre son titre sur l’île de La Réunion. Une décision douloureuse, qui fait suite à son abandon à l’UTMB début septembre. Explications.

Beñat Marmissolle explique son abandon sur l’UTMB

Beñat Marmissolle n’est pas du genre à se plaindre. C’est même un dur au mal, comme il l’a prouvé l’an dernier lors de sa victoire sur la Diagonale des Fous. Ou encore cet été lors de sa 2ème place sur la Hardrock 100, une course d’une extrême exigence.

Comme il l’avait annoncé en début d’année, son objectif cette saison était de réussir l’enchaînement Hardrock 100 / UTMB / Diagonale des Fous, un tryptique jamais réalisé. Hélas, son abandon à l’UTMB a fait capoter le projet. Et l’a contraint à renoncer également à défendre son titre sur la Diagonale. Il s’en est expliqué sur son compte Instagram il y a quelques jours, avec une humilité et une sincérité toujours exemplaires :

« Deux semaines que l’UTMB est passé et que je n’ai pas donné de nouvelles après le récit de mon abandon à Courmayeur. Pour préciser un peu, voici exactement ce qui m’est arrivé : un crush syndrome avec lyse (destruction d’éléments organiques par des agents physiques, chimiques ou biologiques, NDLR) des cellules musculaires des membres inférieurs. Soit la forme la plus sévère de rhabdomyolyse. Je vous laisse regarder sur Internet, la chose est expliquée en long, en large et en travers. »

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Beñat Marmissolle lors de son arrivée sur la Hardrock 100 2023, en 2ème position derrière Aurélien Dunand-Pallaz. Photo DR

Beñat Marmissolle terrassé par la rhabdomyolyse

Nous avons fait la recherche pour vous, voici le résultat : la rhabdomyolyse est une destruction massive des cellules du tissu musculaire. Cette destruction du tissu musculaire squelettique peut être d’origine traumatique (chute, effort physique intense…) ou non traumatique (infections graves, hyperthermie, intoxications médicamenteuses…) Les conséquences sont un déséquilibre entre les apports musculaires en oxygène et les besoins.

Dans le cas de Beñat, il semblerait qu’il était été victime d’une hypoglycémie foudroyante alors qu’il n’arrivait pas à s’alimenter (suite à une indigestion sur son dernier repas avant le départ de l’UTMB), et qu’après s’être gavé de gels et barres pour essayer de “survivre”, il ait fait une hypoglycémie réactionnelle dévastatrice, puis une hypoxie foudroyant tous les muscles de son corps. Anéanti au bout de 40 km, le valeureux Basque a tout de même réussi à rallier Courmayeur au bout de 13h38 de souffrance.

Beñat Marmissolle poursuit, réglant quelques comptes au passage :

« N’en déplaise à quelques commentateurs plus ou moins éclairés du monde du trail, j’ai tout simplement payé cher le fait d’avoir un problème gastrique l’après-midi avant le départ. C’est un problème que j’ai déjà rencontré à plusieurs reprises dans ma vie et dans ma courte carrière sportive, et qui m’a obligé à me retirer au dernier moment de plusieurs événements… Je n’en dirai pas plus aujourd’hui, mais certains commentaires blessants, certaines rumeurs destructrices, seront soldés le moment venu. »

Benat Marmissolle UTMB 2022 OK
Beñat Marmissolle lors de son UTMB 2022, terminé en 6ème position. Photo UTMB

La douloureuse annonce de Beñat Marmissole

Le Basque évoque ensuite la suite de sa saison, et son forfait pour La Diagonale :

« Croyez-moi mes amis, j’aurais préféré ne pas écrire les lignes suivantes, mais je dois être honnête avec moi-même et avec vous tous. Mon état de santé ne s’améliore guère. Après plusieurs avis médicaux, le résultat est identique : je n’ai pas récupéré et mon corps a beaucoup trop souffert pour l’avoir « martyrisé » durant toutes ces heures. Et c’est donc avec un profond regret et une immense tristesse que je dois renoncer à m’aligner au départ de cette 31ème édition du Grand Raid de la Réunion. »

Son message se termine de manière poignante :

« Mon cœur pleure de ne pas retrouver “ma famille réunionnaise”… La Diagonale des Fous arrive trop tôt dans le processus de récupération que je dois suivre. Mais je vous promets que je reviendrai ! Pour cette fin d’année, nous travaillons avec tous mes proches pour un programme bis… Moralement je m’accroche, mais mon corps a été trop loin dans la douleur et ne peut pas récupérer à 100% d’ici le Grand Raid. À mes amis de l’île intense : oui, j’ai le cœur déchiré, oui, je rêvais de revenir dans votre paradis, mais je vous promets de revenir sur une prochaine édition. Je ne vais pas vous faire de plus long discours, car mon cœur est lourd, mes yeux gorgés de larmes. Merci à tous pour tout votre précieux soutien. »

Toute l’équipe d’Esprit Trail lui souhaite un prompt rétablissement.

Benat Marmissolle Diagonale 2022
Beñat Marmissolle lors de sa victoire sur la Diagonale 2022. Une image que nous souhaitons touts revoir. Photo Organisation / DR
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Quelle semaine.

Des conseils pour vous entraîner, pour choisir vos prochaines chaussures, pour être mieux dans votre peau de coureur, des reportages pour revivre les grandes courses qui vous ont fait vibrer cet été, ou en découvrir d’autres, des rencontres passionnantes : le nouveau numéro d’Esprit Trail est sorti, et vous réserve plein de surprises.

Esprit Trail n°133, retour sur le 20ème UTMB

Quelles courses ! L’UTMB 2023 nous a fait vibrer, avec des épreuves exceptionnelles, et un engouement toujours croissant dans les rues de Chamonix comme dans les passages clés de la course reine, à Notre-Dame de la Gorge comme au col de la Forclaz. Pour le plaisir, nous revenons sur cette semaine folle, avec les témoignages de quelques-uns des acteurs qui l’ont rendue si belle, comme Maryline Nakache, héroïque sur la TDS, ou Germain Grangier, superbe 3ème qui a, l’espace de quelques centaines de mètres, cru pouvoir gagner l’UTMB.

Esprit Trail n°133, des rencontres passionnantes

De belles rencontres, vous en ferez aussi avec l’infatigable Claire Bannwarth, dont le franc-parler nous régale. Vous découvrirez aussi les différentes casquettes de Benoit Laval, organisateur de courses magiques à travers le monde mais aussi de la Chartreuse Terminorum, cette Barkley française qui a pour la première fois cette année eu des finishers. Il vous racontera la façon dont il compte durcir la course, sans pour autant être obnubilé par le zéro finisher… Et puis vous apprécierez la fraîcheur de Théo Le Boudec, jeune Breton d’à peine 23 ans qui courait (déjà) son premier UTMB, grillant les étapes par passion.

Esprit Trail n°133, le plein de conseils, et tant d’autres choses…

Comme le veut la tradition, nous vous proposons également de revivre en textes et photos quelques-unes des plus belles courses de l’été, en compagnie du Hardrocker triomphant Aurélien Dunand-Pallaz, mais aussi sur d’autres courses en France et à l’étranger.

Vous en voulez plus ? Il y en a encore. Comme par exemple le Guide des chaussures Automne/Hiver 2023-2024, pour bien choisir votre modèle, que ce soit sur courte et moyenne ou sur longue distance. Ou des spots de trail à découvrir. Ou les résultats de la toute dernière étude sur l’utilisation des bâtons de trail et la dépense d’énergie. Mais impossible de tout vous raconter ici. Bonne lecture…

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Esprit Trail 133 Sommaire
Le sommaire d’Esprit Trail N°133

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Esprit Trail 133

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Elle craignait de ne pas avoir totalement récupéré après l’UTMB, mais était heureuse de revenir sur la SkyRhune, une course rapide et explosive qu’elle avait déjà remportée en 2019. Blandine L’Hirondel n’a pas fait dans la dentelle et a atomisé la concurrence, repoussant la seconde à près d’un quart d’heure ! Chez les hommes, nouvelle victoire de l’Espagnol Jan Margarit, déjà victorieux en 2021 et recordman de l’épreuve.

Résultat SkyRhune 2023 : Blandine L’Hirondel supersonique

Blandine L’Hirondel avait prévenu : « Il y a des événements qui marquent les esprits et le cœur (et les jambes!), cette course en fait partie. Son ambiance, son sommet mythique, sa soirée, son ADN font de cette course quelque chose d’assez unique, difficilement descriptible. D’ailleurs, certains disent que cette course ne se décrit pas, elle se vit. » Même si la championne de la nouvellement rebaptisée Team Kiprun Women (anciennement Evadict) redoutait la transition avec l’UTMB, elle ne s’est donc pas fait priver pour revenir en terre basque, après avoir déjà gagné ici en 2019.

SkyRhune profil
Un profil explosif.

Et quelle course ! En tête dès le début, elle comptait déjà plus de 5 minutes d’avance sa poursuivante Olivia Magnone au 12ème kilomètre, avant d’entamer la terrible montée vers le sommet de la Skyrhune. Elle atteignait la fameuse cime à 892 mètres avec un matelas de 9 minutes d’avance sur Emilie Menuet. Elle s’impose finalement en 2h 10mn 39s, établissant un nouveau record personnel. Blandine L’Hirondel prend la 27ème place au général. Elle devance Emilie Menuet de 13mn 21s. Olivia Magnone termine 3ème en 2h 26mn 24s. A noter la belle 4ème place de Maud Combarieu. Quant à la tenante du titre, Mathilde Sagnes, elle termine 6ème féminine en 2h 31mn 12s.

Résultat SkyRhune 2023 Blandine L'Hirondel 2
Blandine L’Hirondel. Photo Organisation GTNS
Résultat SkyRhune 2023 Podium femmes
Le podium de la course Femmes. Photo GTNS

Résultat SkyRhune 2023 : Jan Margarit 2 ans après

Il y avait du beau monde sur la ligne de départ de cette 9ème édition de la SkyRhune, support de la Finale des Golden Trail National Séries France-Belgique 2023 et de la Finale du Circuit Basque Kopa Euskadi. Avec, parmi les favoris, le Champion du monde de trail long Benjamin Roubiol, le vainqueur sortant Loic Robert et le vainqueur 2021 Jan Margarit. Si Loic Robert a rapidement été hors du coup, Benjamin Roubiol et Jan Margarit ont largement assuré le spectacle, et leur statut.

Ainsi, les 2 hommes sont passés en tête dans le même temps au sommet de la Skyrhune, détachés d’une trentaine de secondes d’une file de poursuivants emmenée par Simon Guignard. Redoutable en descente, le champion espagnol s’impose finalement en 1h 53mn 26s. Il devance le duo Benjamin Roubiol / Simon Guignard, distancés d’un peu plus de 2 minutes et finissant main dans la main (1h 55mn 41s). Déception pour Loic Robert, qui termine très loin, 72ème en 2h 25mn 47s.

Résultats complets ICI

Résultat SkyRhune 2023 Jan Margarit
Jan Margarit victorieux pour la seconde fois, après 2021. Photo GTNS
Résultat SkyRhune 2023 Podium Hommes
Le podium Hommes. Photo GTNS
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Présentées en avant-première lors de l’UTMB Mont-Blanc à Chamonix fin août, les Adidas Terrex Agravic Speed Ultra ont déjà été vues en course puisque le Britannique Thomas Evans les avait aux pieds lors de sa victoire sur la Western States Endurance Run en juin 2023. Il les portait aussi sur l’UTMB, où il a abandonné après 80km de course, victime de crampes. Mais ce n’est pas la faute des chaussures ! Si ce modèle ne sera commercialisé qu’au printemps 2024, nous avons pu les tester en avant-première. Nos impressions.

Adidas Terrex Agravic Speed Ultra : premières impressions

Comme beaucoup, j’avais vu la photo de Thomas Evans brandissant sa chaussure « dédicacée » à l’arrivée de la Western States Endurance Run 2023, après sa belle victoire. Mais voir les chaussures en vrai est une autre histoire. En terme d’effet « Whaou ! », elle est en place. Très volumineuse, elle a une semelle en mousse énorme, un orange flashy qui la rend visible à des kilomètres, et une légèreté incroyable pour ce volume.

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Thomas Evans lors de sa victoire sur la Western States Endurance Run, en juin 2023, en 14h 40mn 22s. Photo Adidas
Thomas Evans Adidas terrex
Thomas Evans lors de la présentation officielle de la Agravic Speed Ultra à Chamonix, fin août 2023, juste avant l’UTMB. Photo Esprit Trail

Un coup d’œil sur la balance m’indique 285 gr pour ce 44,5. Ce n’est pas si léger que ça dans l’absolu, mais très léger pour une chaussure d’ultra. Plus étonnant encore, lorsqu’elle est à plat, elle est toute incurvée, ne reposant que sur le milieu de la chaussure, le talon et la pointe flottant en l’air. Dans la série effet rocker à bascule, on ne peut pas faire plus explicite. Ça promet une bonne projection vers l’avant.

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La pesée “officielle” en pointure 44,5. Photo Esprit Trail

Test Adidas Terrex Agravic Speed Ultra : un chaussant plutôt large

Une fois aux pieds, je constate que le chausson est assez large sur l’avant. Un peu trop à mon goût, je préfère les chaussures un peu plus fitées qui procurent un bon maintien. Mais c’est une chaussure d’ultra, pas de courte distante. Et peut-être qu’au bout de 100 km je serai content d’avoir un peu plus de place. La tige est dans un mesh extrêmement léger et aéré, on voit à travers. Le talon est curieux, aucun maintien ni renfort, reposant uniquement sur son gros coussin de mousse, avec une large échancrure pour passer bien en dessous de la malléole.

La languette est très large et épouse parfaitement le cou-de-pied, sans aucun pli. Quant aux lacets, torsadés, ils permettent un bon ajustement sans risque de se défaire. En revanche, la petite languette du dessus n’a qu’une partie ouverte pour pouvoir y glisser la longueur de lacet, ce qui est un peu serré et demande d’insister pour bien les coincer. Dommage.

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Une large languette, pas de maintien au talon, un mesh très aéré. Photo Eprit Trail

Adidas Terrex Agravic Speed Ultra : pour aller de l’avant

Les premiers pas sont étonnants : j’ai l’impression de marcher sur la lune, avec des coussins de mousse sous les pieds, surtout au niveau du médio-pied. Ça bascule vers l’arrière sur le talon et vers l’avant sur l’avant-pied, la sensation est étrange. Évidemment, ces chaussures ne sont pas faites pour marcher, mais pour courir. Et là, l’incurvation prend tout son sens. Dès les premiers mètres, je me sens propulsé vers l’avant, encouragé à une foulée dynamique, limite bondissante. C’est très efficace et plaisant.

L’amorti est énorme, ce qui est logique vu l’épaisseur de mousse. Cela gomme totalement les aspérités du terrain, et permet une foulée moelleuse et très confortable. Il faut en revanche courir plutôt sur le médio-pied car celui qui va courir sur les talons aura tendance à s’affaisser vers l’arrière et à dépenser de l’énergie pour « remonter » le rocker et bénéficier de la propulsion vers l’avant, ce qui n’est pas vraiment le but de la chaussure. Je confirme sur ces premières foulées que l’avantt-pied est un peu large et que mon pied a tendance à flotter un peu, même avec un serrage des lacets optimisé. En revanche, l’absence de maintien au niveau du talon ne me perturbe pour l’instant pas du tout, c’est même plutôt agréable.

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Photo Esprit Trail

Test Adidas Terrex Agravic Speed Ultra : top sur du roulant

Après une dizaine de kilomètres, 2 impressions s’opposent. Sur terrain roulant, type large chemin forestier ou sentier plat en balcon, les Agravic Speed Ultra se révèlent être des chaussures extrêmement agréables, incitant à la vitesse et à la relance. Elles sont aidées en cela par les plaques de carbone adaptées au trail, qui ne sont pas des plaques entières, comme on peut en trouver dans les chaussures de route.

En effet, des plaques pleines rendraient les chaussures beaucoup trop rigides, tandis que les plaques avec des systèmes de fourche, comme ici une fourche à l’avant et une fourche à l’arrière, rigidifient la semelle et permettent un retour d’énergie tout en gardant une certaine souplesse de torsion. On ne parlera d’ailleurs pas de plaques carbone, mais plutôt de tiges, qu’Adidas appelle Energy Rods.

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La composition de la chaussure, avec les fameuses tiges de carbone. Photo Adidas

Adidas Terrex Agravic Speed Ultra : attention sur le technique

Sur terrain technique, en revanche, j’émettrai beaucoup plus de réserves. Ce n’est clairement pas le terrain de prédilection des Agravic Speed Ultra. Les aspérités un peu volumineuses, type gros cailloux, ne sont pas bien gérés par la grosse semelle qui a tendance à faire vriller et la cheville. Le seul avantage qu’on peut leur reconnaître, c’est de ne pas sentir les petites aspérités, vu l’épaisseur de la semelle. Mais si c’est pour laisser la cheville en route, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Or en l’espace de 1 kilomètre sur une descente technique dans les cailloux, ma cheville est partie 2 fois. C’est trop.

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Le danger : la cheville qui part en vrille sur un contact avec un gros caillou. Photo Esprit Trail

Test Adidas Terrex Agravic Speed Ultra : une adhérence limite

Mes dernières réserves concerneront l’adhérence, que j’ai trouvé plutôt moyenne. La semelle externe est signée du constructeur de pneumatiques américain Continental, avec plusieurs dessins de crampons et des orientations bien différenciées pour aider à la traction et à l’accroche, mais le résultat final est plutôt décevant. Sans doute le fait d’avoir choisi de mixer des crampons de seulement 2,5mm sur l’avant centre de la chaussure et de 3,5mm uniquement sur les bords et l’arrière explique cela. Quelques glissades sur des roches lisses m’ont vite refroidi et incité à ralentir. Pas concluant.

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Au centre de la chaussure, à l’avant, des crampons de seulement 2,5mm : insuffisant. Photo Esprit Trail

Agravic Speed Ultra : le verdict

C’était un test vraiment intéressant, avec un modèle de conception étonnante. Les Agravic Speed Ultra sont certainement de très bonnes chaussures pour des coureurs légers de bon à très bon niveau à la recherche de vitesse et de dynamisme sur des sentiers roulants et pas trop techniques. Si sur la durée du test elles se sont révélées extrêmement légères, moelleuses et confortables, difficile de se prononcer sur le niveau de confort et d’amorti au bout de 100 ou 150 kilomètres, puisque ce sont tout de même des chaussures données pour de la longue distance. Est-ce que la mousse ne finira pas par se tasser un peu à la longue ? Il faudra courir plus pour s’en rendre compte… Enfin, puisqu’il faut bien l’évoquer, le tarif n’est pas donné : 230 euros. À ce prix, ces chaussures s’adressent aussi à une élite du porte-monnaie…

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Photo Esprit Trail
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Sophia Laukli est la révélation de l’année 2023 ! Membre de l’équipe olympique américaine de ski, elle a découvert le trail l’année dernière. Après avoir fini seconde de la Golden Trail World Series en 2022, elle se présentera à la Grande Finale 2023 en leader du général avec 3 victoires au compteur cette saison (les 3 meilleurs résultats des 6 étapes de la saison GTWS 2023 étant pris en compte, elle ne peut faire mieux). Une place qu’elle compte bien défendre en Italie à la fin du mois d’octobre !

Sophia, après avoir remporté le Marathon du Mont-Blanc, Sierre-Zinal et la Pikes Peak Ascent tu es désormais certaine d’arriver à la finale en tant que leader du général, avec le maximum de points. Est-ce que tu t’attendais à ça cette année ?

Sophia Laukli : Pour être honnête, je ne m’étais pas trop focalisée sur les points avant la semaine dernière. Je prenais les courses les unes après les autres et j’essayais de faire du mieux que je pouvais. Mais maintenant que la saison régulière se termine, je sais que ces points comptent pour la finale. Et arriver en leader en Italie est un gros avantage, même si rien n’est joué puisque les points obtenus là-bas seront doublés. 

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Sur le Marathon du Mont-Blanc. Photo the.adventure.bakery / GTWS 2023

On a l’impression que tu es imbattable cette année… Même malade, tu as réussi à terminer deuxième de la DoloMyths Run. Qui peut t’arrêter ?

Sophia Laukli : C’est dur à dire… De manière générale, ce qui est beau en trail, c’est que quelqu’un de nouveau peut apparaître de nulle part et venir te battre. C’est un peu ce qu’a fait Nienke Brinkman en 2022 en terminant 2e à Sierre-Zinal alors que personne ne la connaissait. Sur la Golden Trail World Series 2023 on va, après Mammoth, connaître les 30 qualifiées pour la finale, donc je n’aurais pas vraiment de surprise sur les noms. Mais il suffit qu’une fille soit dans la forme de sa vie ce jour-là et que moi je sois un peu moins bien pour que ça me prive de la victoire finale. 

Voir le classement mis à jour de la Golden Trail World Series 2023 (seules les 30 premières seront qualifiées pour la Grande Finale en Italie)

Est-ce que tu penses être plus forte que l’année dernière ? 

Sophia Laukli : Clairement ! Même si je ne sais pas à quel point, ce que je sais c’est que je ne suis plus une débutante. Je me connais davantage et je sais comment mieux courir les courses. Je maîtrise mieux mes allures et je suis aussi meilleure techniquement, notamment dans les descentes. J’ai aussi beaucoup travaillé sur la tactique et je suis contente parce que ça a payé à Sierre-Zinal et à Pikes Peak. (À Sierre-Zinal, Sophia a laissé partir les Kényanes dans la montée avant de les reprendre sur le plat, tandis qu’à Pikes Peak Ascent Sophia a été rejointe et dépassée par sa rivale la Suissesse Judith Wyder, mais ne s’est pas désunie et affolée et a réussi à gérer sa course pour finalement la reprendre et s’imposer de plus de 3 minutes, NDLR).

Sophia Laukli Zinal Photo Martina Valmassoi
Sophia Laukli lors de Sierre-Zinal. Photo Martina Valmassoi / GTWS 2023

Avec la Pikes Peak Ascent, tu as remporté ta première manche de la Golden Trail Series sur le sol américain, ton pays. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Sophia Laukli : Pour être honnête, je n’y avais même pas pensé… Mais ça me rend fière. C’est vrai que cette année j’avais fait d’excellents résultats en Europe, et avoir remporté Pikes Peak permet aussi de mettre mon nom en haut de la liste pour le public américain. Maintenant, c’est dur de me dire que j’ai gagné « chez moi » parce que moi je vis à Salt Lake City et ce n’est quand même pas tout près de Pikes Peak. Les États-Unis sont tellement grands que chaque état est complètement différent. J’adorerais pouvoir remporter une grande course chez moi, dans l’Utah… Mais en même temps, je sais que ça serait beaucoup de pression sur mes épaules ! Là, c’est plus facile pour moi de gérer tout ça.

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Sophia lors de sa victoire à Pikes Peak Ascent. Photo GTWS 2023

Serais-tu déçue de ne pas terminer première de la GTWS 2023 ?

Sophia Laukli : Il y a une belle bataille avec Judith Wyder. En fonction de ce qu’elle fait à Mammoth le classement sera vraiment très serré. Je compte bien défendre cette place à la finale ! Mais, honnêtement, même si je n’étais pas en tête au général avant la finale j’aurais été très confiante. J’ai hâte d’y être parce qu’à la fin, c’est là où la compétition va avoir lieu. Les 30 meilleures athlètes du monde seront là et c’est la plus forte qui gagnera. 

Avec ces résultats récents, te considères-tu désormais davantage comme une skieuse ou comme une traileuse ? Quelle est ta priorité désormais ?

Sophia Laukli : Je ne saurais pas trop répondre à cette question… Mais ce que je sais c’est que toutes les décisions que je prends pour l’entraînement sont tournées vers le ski. Le ski est ma priorité parce que c’est un sport tellement exigeant qu’il demande qu’on soit à fond toute l’année à l’entraînement. Je peux courir où je veux, quand je veux… Pour le ski c’est plus compliqué. Je n’ai pas de coach en course à pied, je ne suis pas de plan, ça serait impossible en ski !

Est-ce que cela changera si tu gagnes la GTWS 2023 ? 

Sophia Laukli : C’est sûr que je pourrais me focaliser à 100 % sur le running mais je ne pense pas que ça soit une bonne idée. Là, je pense avoir trouvé mon équilibre. Ça l’air de fonctionner et je suis épanouie, alors pourquoi devrais-je changer ça ? 

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Photo the.adventure.bakery
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Samedi 23 septembre, la 9ème édition de la SkyRhune sera le support de la Finale des Golden Trail National Séries France-Belgique 2023, et la Finale du Circuit Basque Kopa Euskadi. Sur la ligne de départ, on annonce une densité de coureurs de haut niveau exceptionnelle, avec des anciens vainqueurs, des champions du monde, des vainqueurs de Coupe du Monde (Circuit Skyrunning), ou encore des membres des équipes de France. Parmi eux, la double championne du monde de trail Blandine L’Hirondel, toute auréolée de sa 3ème place sur l’UTMB, et le champion du monde 2023 de trail long Benjamin Roubiol.

SkyRhune 2023 : une course explosive

Avec un format technique, explosif, et une date en fin de saison, la SkyRhune réserve tous les ans des surprises. En effet, les athlètes élites au départ ayant tous vécu des fortunes diverses au cours de leur saison, de belles surprises et du spectacle sont à attendre sur les pentes de la Rhune !

Niveau profil, le parcours, 21km pour 1700m D+, est un vrai traquenard. Une première montée assez sèche, puis une descente casse-pattes au pourcentage infernal : 210m D- sur 500 mètres ! Et pas de répit, il faut ensuite relancer pour arriver sur la bosse intermédiaire, au 10ème kilomètre, qui fait monter le lactique puissance 1000. Envie de souffler ? Impossible, car arrive la punition. Non seulement la montée au sommet de la Rhune est terrible, mais la descente l’est presque plus encore. Jugez plutôt : en 700m, les coureurs encaissent 266m D-. Comme dit l’organisation, cela fait environ 12435 occasions de se faire une cheville. 

SkyRhune profil
Le profil cassant de la SkyRhune.

SkyRhune 2023 : qui s’imposera chez les féminines ?

Blandine L’Hirondel, vainqueure de la Skyrhune 2019 et 3ème chrono sur toutes les éditions, fait forcément figure de favorite. Mais la double championne du monde (2019-2022) vient de faire un UTMB il y a à peine 3 semaines. Si elle a performé sur son premier ultra et terminé à une belle 3ème place, on peut s’interroger sur le niveau de sa récupération. Elle sera directement confrontée à Mathilde Sagnes, vainqueure sortante. Membre de l’ équipe de France de Trail et Montagne, cette habituée des échéances internationales jouera la gagne.

SkyRhune Blandine L'Hirondel
Blandine L’Hirondel, qui s’est imposée ici en 2019. Photo Organisation

Ces deux athlètes devront se méfier d’Emilie Menuet. 10ème en 2022, elle a créé la surprise en remportant la dernière manche des GTNS sur le Championnat du Canigo, devançant justement Mathilde Sagne. Elle viendra sur la SkyRhune chercher son ticket pour la Grande Finale. On suivra également la prestation d’Olivia Magnone, belle révélation 2023, avec entre autres des victoires au Marathon du Montcalm, à la Skyrace du Patoutrail ou la Vallespir Skyrace. L’occasion pour elle de concrétiser au plus haut niveau cette saison incroyable. Autre athlète redoutable, Mylène Da Costa Reis a tout raflé dans les Pyrénées cette saison sur les formats 20km (Luchon, Montan’Aspe, Cauterets, Gabizos…). Et elle connaît bien la SkyRhune !

Parmi les autres prétendantes à un Top 10, il faudra également suivre Ainara Uribarri, Maeva Danois, Perrine Abadie, Rachel Pain, Florence Bairros, Laurence Santanac, Julia Garriga, Maud Combarieu bien sûr et Sarah Dinclaux. Au total, pas moins de 40 dossards Elites Femmes s’affronteront, toutes susceptibles de passer sous la barre des 3h. Dont 30 avec une cote ITRA supérieure à 600 points !

SkyRhune 2023 : un champion du monde et des champions de la SkyRhune

Le champion du monde de trail long 2023 sur un format 20km, il faut oser. Benjamin Roubiol le fait, pour le plus grand bonheur de l’organisation. Mais il lui faudra répondre à la fougue des habitués de ces formats courts, qui partiront comme des flèches. Et parmi eux, le vainqueur de 2022, Loic Robert. Encore très jeune, il sort d’une saison d’apprentissage au plus haut niveau mondial et tout le monde est unanime sur le fait qu’il a le record dans les jambes.

Ancien champion de la SkyRhune, vainqueur en 2015 et encore 3ème 2022, le champion basque Aritz Egea connaît le parcours par cœur. Tout comme Jan Margarit, vainqueur en 2021 et toujours recordman en 1h 52mm. En préparation d’une course de 100 km le week-end suivant, il risque cependant d’opter pour un départ prudent, même s’il s’y connaît en terme de remontada.

Autre client, Johann Baujard. 2ème en 2021 en 1h 52mn 48s, semble avoir retrouvé la forme après une saison compliquée. La position d’outsider idéale ?

Loic Robert, vainqueur sortant. Photo Organisation

SkyRhune 2023 : des outsiders à la pelle

Parmi les autres favoris pour un Top 5, notons Quentin Meyleu. de l’équipe de France de Montagne, qui possède une grosse expérience des courses internationales (MMB, Pikes Peak, Zinal…). À suivre également Esteban Olivero, 22 ans seulement, auteur d’un chrono de 1h 58 en 2022 (7ème place) alors qu’il était Espoir. Vainqueur d’une manche du circuit International de Skyrunning en Autriche en 2023, ce format technique semble taillé pour lui. Louison Coiffet, révélation 2023, est également jeune et très talentueux. À même pas 24 ans, il a gagné une course internationale le week-end dernier en Italie devant Manuel Merillas en personne !

À suivre aussi Simon Guignard, 5ème aux France de Trail Court 2023, 14ème à Zegama 2023 et auteur d’un chrono de 2h00 sur la Skyrhune 2022. Même chrono pour Alexandre Fine, qui n’était encore qu’Espoir et semble revenir au plus haut niveau. Enfin Fleury Roux, habitué à suivre les meilleurs du monde avec sa caméra, viendra chercher sa qualification pour la Finale des GTWS 2023 après sa belle 2ème place au Championnat du Canigo cet été.

Mais ce serait trop simple pour faire un vrai pronostic. D’autant qu’il ne suffit pas de citer ces seuls athlètes, sachant qu’il y aura une quarantaine d’athlètes à plus de 800pts ITRA sur la liste de départ ! Quelques noms supplémentaires pour s’en assurer : Matthieu Simon, Robin Juillaguet, Vincent Loustau, Sébastien Fine (le jumeau), Noëel Giordano (le Corse), Louis Dumas, Noé Rogier, Titouan Galland, Jean Hudry, Cyril Pasturel, Killian Allaire, Clément Barret… Et la liste est encore longue ! Une densité comme on en trouve que sur peu d’épreuves, avec un format nerveux qui va rendre le suivi passionnant.

Article rédigé grâce aux informations précieuses fournies par l’organisation.

SkyRhune montée
Photo Organisation
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Envie de donner un peu de peps à vos sorties trail ? Grâce à une nouvelle fonctionnalité « Challenges » entièrement gratuite disponible sur l’application On Piste, vous allez pouvoir relever des défis sportifs ou communautaires, mais aussi vous challenger entre amis, quel que soit votre niveau. Et peut-être gagner un des lots mis en jeu. Prêt ? Courez !

Challenges On Piste : le Challenge Trail 30 kilomètres

Distance, durée, dénivelé : ce n’est pas compliqué. À partir de ces 3 paramètres, il est facile d’organiser des challenges simples, mais motivants. Exemple avec le Challenge Trail 30 kilomètres à l’affiche jusqu’au 15 octobre 2023. Le principe : effectuer au moins 30 km en trail-running en une ou plusieurs sorties trail uniquement entre le 13 septembre et le 15 octobre. Avec enregistrement des distances sur l’application On Piste bien sûr.

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Source On Piste

Boucler ce challenge vous donnera une chance d’être tiré au sort parmi les finishers du challenge. A gagner : un sac de trail running 10 litres de la marque Rossignol d’une valeur de 140 euros. Vous pouvez soit effectuer ces 30 kilomètres sur des sentiers de votre choix, soit sur l’un des 600 parcours trail disponibles sur l’appli On Piste. Attention, seules les activités effectuées après l’inscription au challenge seront comptabilisées. Autre originalité : vous pouvez voir en live tous les scores des autres personnes inscrites au challenge. Ainsi, vous pouvez vous inscrire entre amis et essayer de terminer le challenge le premier. Histoire d’ajouter une touche de folie au défi.

Si ce challenge porte sur la distance, les responsables de l’application fourmillent d’idées. Ainsi, vont débarquer des défis portant également sur la durée (exemple : plus de 10 heures de trail) ou sur le dénivelé (exemple : 3000 m D+) sur des périodes prédéterminées. Et parce qu’il n’y a pas que la performance physique dans le trail, certains challenges seront communautaires, comme par exemple les Challenges Photos. Il s’agira d’envoyer les photos les plus sympas représentant l’esprit du trail. Bref, n’hésitez pas à consulter l’onglet Challenges régulièrement pour trouver de nouveaux défis à relever. Et mettre du piment dans vos sorties.

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Le sac Rossignol à gagner sur le Challenge 30km On Piste. Source On Piste

Challenges On Piste : le Challenge Trail in Coëvrons

Autre exemple de challenge dédié aux traileurs : le challenge Trail in Coëvrons. Le principe : cumuler 25 km de trail dans la toute nouvelle Station de Trail de Sainte-Suzanne – Les Coëvrons, en Mayenne. Le tout en une ou plusieurs sorties (enregistrées par l’application on Piste bien sûr), entre le 17 septembre et le 19 novembre 2023. Là encore, le lot qui sera attribué par tirage au sort entre les finishers est motivant : une après-midi spa détente + dîner pour 2 personnes (histoire d’allier sport et réconfort!). Pour relever ce défi, la Station de Sainte-Suzanne – Les Coëvrons propose 10 parcours trail et 3 ateliers permanents. Idéal pour passer un week-end à courir, ou faire un bloc d’entraînement, en joignant l’agréable à l’utile.

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Petit avant-goût de ce qui attend le ou la gagnante du Challenge Trail in Coëvrons. Source On Piste

Challenges On Piste : mettez votre appli à jour

Les plus de cette nouvelle fonctionnalité disponible sur l’application : elle est accessible en un clic directement depuis le menu de l’appli, la participation est 100% gratuite et les challenges s’adressent à tous les niveaux, et pas seulement aux meilleurs !

Attention, cette fonctionnalité Challenges est disponible uniquement sur la nouvelle version de l’application. Pensez à la mettre à jour depuis les stores.

Voir la présentation des Challenges en vidéo

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C’est sur les terres du Mammoth Trail Fest, véritable fête du trail running à l’américaine – organisé, entre autres, par l’ultra-traileur Tim Tollefson – que se tiendra la dernière manche de la Golden Trail World Series 2023 : la Mammoth 26K. Au programme : 26 kilomètres et 1 200 mètres de dénivelé positifdans les montagnes californiennes, avec un passage au sommet de Mammoth Mountain, à plus de 3 300 mètres d’altitude.

Mammoth 26K : dernière étape avant la Grande Finale en Italie

Cette étape sera la dernière occasion pour les coureurs de la GTWS de marquer des points cette saison afin de se qualifier pour la Grande Finale qui aura lieu à Il Golfo Dell’Isola en Italie fin octobre. L’objectif : atteindre le top 30 mondial synonyme de qualification. Qui remportera cette dernière étape ? Qui pour se hisser in-extremis dans le classement ? Il y aura, pour sûr à l’issue de cette ultime étape, des vainqueurs et des vaincus, de la joie et des larmes…

Mammoth 26K
Photo Golden Trail World Series 2023

Mammoth 26K : les favoris chez les hommes

Il vient de réaliser le « record impossible » à Pikes Peak. Le Suisse Rémi Bonnet (Salomon / Red Bull) se présente sans pression sur cette dernière étape en tant que leader de la Golden Trail World Series. Une place qui ne peut plus lui être reprise d’ici la finale. Est-ce que le Kényan Philemon Kiriago (Run2gether) pourra malgré tout réitérer son exploit de Sierre-Zinal pour lui enlever la victoire à Mammoth ? L’Américain Eli Hemming (Salomon) sera également à surveiller de près, lui qui est actuellement 4e de la GTWS 2023 et qui a réussi une course très solide à Pikes Peak en terminant sur le podium.

Lire aussi l’article Rémi Bonnet explose le record de la Pikes Peak Ascent

Le Suisse Roberto Delorenzi(Brooks) réalise une solide saison et se classe actuellement 3e au général de la GTWS. Cette dernière étape est pour lui l’occasion de collecter de précieux points pour la finale. Le Kényan Patrick Kipngeno (Run2gether) a fini les deux dernières courses à la deuxième position, il visera à n’en pas douter la victoire sur cette dernière étape, même si le parcours convient peut-être un peu moins à son style de course, lui le champion du monde du kilomètre vertical. Il faudra également garder un œil sur Francesco Puppi (Nike, Italie), très déçu après son jour sans sur la Pikes Peak Ascent, et qui pointe à la 31ème place, donc non qualifié pour la Finale. Mais aussi sur Daniel Pattis (Brooks, Italie), Anthony Felber (Sidas X Matryx, France), Alex Garcia (Brooks, Espagne) ou encore Dani Osanz (Adidas Terrex, Espagne).

Voir le classement actuel ICI

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Photo Golden Trail World Series 2023

Mammoth 26K : les favorites de la course femmes

Assurée de la 1ère place après 3 victoires sur les étapes précédentes, l’Américaine Sophia Laukli a fait le plein de points (600) et ne prendra donc pas le départ de cette course, seuls les 3 meilleurs résultats étant comptabilisés. De son côté, la Suissesse Judith Wyder (Hoka /Red Bull) a en Californie une ultime occasion de collecter des points pour s’emparer de la seconde place au général avant la finale. Elle a pu déjà montrer tout son talent en remportant la DoloMyths Run cette année et en terminant deuxième à Pikes Peak le 16 septembre.

L’Espagnole Sara Alonso (Asics) a réussi son retour sur la Golden Trail Series en terminant 5e de Pikes Peak samedi dernier. Elle sera à surveiller de très près sur le parcours plus classique de Mammoth. Elle a besoin d’un résultat pour être qualifiée, elle n’est actuellement que 37e au classement. Du côté tricolore, Élise Poncet(Millet) devrait elle aussi performer à Mammoth, elle qui a terminé 8e de la Pikes Peak Ascent mais qui est également considérée comme la meilleure descendeuse du monde.

À suivre également, la Rooumaine Madalina Florea (CSM Sighisoara) qui a longtemps mené la course à Sierre-Zinal avant de se faire rattraper et de terminer à la 7e place. Saura-t-elle tenir la distance pour aller chercher un podium à Mammoth ? Malen Osa (Salomon, Espagne) ne cesse de surprendre ! Après une très belle 4e place à la DoloMyths Run, elle a confirmé qu’elle faisait bien partie des meilleures athlètes du monde en terminant une nouvelle fois 4e à Pikes Peak. Pourra-t-elle monter pour la première fois sur le podium de la Golden Trail Series en Californie ?

Toutes ses filles devront se méfier de Camilla Magliano (Italie), Sylvia Nordskar (Hoka / Daehlie, Norvège), Anna-Stiina Erkkilä (Asics, Finlande), Tabor Hemming (Salomon, États-Unis) ou Kalie McCrystal (Ciele Athletics, Canada).

Voir le classement actuel ICI

Rendez-vous le 22 septembre pour suivre la course en live sur la chaîne YouTube de la GTWS.

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Ils sont 6. 6 athlètes aux histoires différentes, dont la vainqueure de l’UTMB 2023 Courtney Dauwalter, mais aussi Mathieu Blanchard ou encore la Suédoise Emelie Forsberg. Ces 6 athlètes sont les principaux protagonistes du documentaire de 52 minutes « Conquérir le Mont-Blanc : sur les chemins de l’UTMB » tourné tout au long de l’année 2023, et à l’occasion de la 20ème édition de l’UTMB Mont-Blanc. Un film passionnant qui invite à suivre la préparation et l’aventure de 6 athlètes internationaux. À voir impérativement.

« Conquérir le Mont-Blanc : sur les chemins de l’UTMB » : un documentaire inédit

« Conquérir le Mont-Blanc : sur les chemins de l’UTMB » invite à suivre la préparation et l’aventure de 6 athlètes internationaux à l’occasion des premières Finales des UTMB World Series qui se sont déroulées à Chamonix entre le 28 août et le 2 septembre. Ces finales étaient celles du 50K (OCC), du 100K (CCC) et du 100M (UTMB). Dans un format original, alliant histoires sportives et tranches de vie, ce long-métrage permet de découvrir le trail-running autrement. Une façon de contribuer à mieux incarner la discipline à travers ses héros.

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Source “Conquérir le Mont-Blanc : sur les chemins de l’UTMB”

4 athlètes féminine au cœur du documentaire

Tout au long des 52 minutes du documentaire, vous pourrez suivre des athlètes aux performances remarquables dont : 

Toni McCann : Titulaire d’une formation en sciences et en nutrition, Toni est passionnée de cuisine et de montagne. De nature joviale et curieuse, la Sud-Africaine vit en Haute-Savoie. Toni McCann est la vainqueure de l’OCC 2023. 

Allie McLaughlin : L’Américaine mène une vie à 100 à l’heure et est passionnée de sports extrêmes (moto-cross, base jump…). Après un départ extrêmement rapide, elle s’est finalement classée 14ème chez les femmes sur l’OCC 2023. 

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Boulimique de sport, Allie McLaughlin ne s’arrête jamais. Source “Conquérir le Mont-Blanc : sur les chemins de l’UTMB”

Emelie Forsberg : Passionnée d’outdoor et maman de deux enfants, Emelie vit en Norvège avec son compagnon, Kilian Jornet. Athlète au palmarès impressionnant, elle a malheureusement abandonné sur la CCC 2023.

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Emelie Forsberg en mode “pause café”. Source “Conquérir le Mont-Blanc : sur les chemins de l’UTMB”

Courtney Dauwalter : La légende vivante ! Toujours souriante et joviale, elle fait preuve d’une décontraction impressionnante et d’une sympathie communicative. Cette année, elle a réalisé le triplé Hardrock 100 Endurance Run 2023 (record de course), Western States Endurance Run 2023 (record de course) et UTMB 2023. Jamais aucun athlète n’avait réussi une telle performance.

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Courtney Dauwalter à l’arrivée de l’UTMB 2023. Source “Conquérir le Mont-Blanc : sur les chemins de l’UTMB”

2 hommes aux performances exceptionnelles

Jonathan Albon : Vainqueur de nature, Jonathan remporte toutes les courses auxquelles il participe entre 2019 et 2022. Mais il cède la première place du podium à Petter Engdalh lors de la CCC 2022. C’est plein d’énergie et d’envies que le Britannique a repris le départ de la CCC cette année. Il l’a remportée en un peu plus de 10h.

Mathieu Blanchard : L’outsider français a créé la surprise en 2021, montant sur la troisième marche du podium de l’UTMB. Il a confirmé en 2022 avec une 2ème place en moins de 20 heures, après avoir livré un bras de fer exceptionnel avec Kilian Jornet. Perfectionniste et chouchou du public français, Mathieu s’est finalement classé 4ème sur l’UTMB 2023, au terme d’une course difficile et intense.

La beauté du trail running, de la nature et des montagnes, ainsi que les capacités sportives exceptionnelles, les qualités humaines et le fait que ces 6 athlètes sans filtre ne sont pas formatés proposent une combinaison narrative assez unique et un résultat particulièrement attachant. 

Voir le documentaire « Conquérir le Mont-Blanc : sur les chemins de l’UTMB » 

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