Dans la team Jornet Forsberg NNormal, on sait tout faire. Après les victoires d’Emelie sur le KV et Kilian sur le marathon de Zegama, le couple star de la course à pied s’est aligné sur le semi-marathon de Geiranger, en Norvège, le 11 juin. Au menu, 21km sur route avec 1500m de D+. À l’arrivée, deux victoires de plus pour la team.

Une route qui monte, qui monte…

GEIRANGER
© DR

Rares sont les traileurs à être à ce point polyvalents, capables de gagner sur les chemins comme sur les routes. Mais dans la team Jornet, tant que ça monte, tout est possible. Surtout quand il s’agit d’un des semi-marathons ayant la réputation d’être parmi les plus difficiles au monde. La raison ? Un dénivelé de 1500m entre le village niché au fond du fjord et le sommet du mont Dalsnibba. Assurément, le semi de Geiranger n’est pas une partie de plaisir. Du moins pour les jambes. Car au niveau des paysages, on est dans le somptueux. Le sommet offre l’une des plus belles vues sur les fjords de Norvège. Mais pas sûr que les concurrents aient vraiment le temps d’en profiter…

Moins de 1h30 pour Kilian Jornet

GEIRANGER KILIAN JORNET ALBON
Kilian Jornet et Jonathan Albon ont fait quasiment toute la course ensemble. © DR

Ils étaient 2 favoris sur la liste de départ : l’Espagnol Kilian Jornet, qu’on ne présente plus, et le Britannique Jonathan Albon, qui n’est pas un enfant de chœur. Vainqueur entre autres de l’OCC et du Grand Trail des Templiers en 2021, de la Marathon Race de la MaXi-Race le 29 mai dernier, Albon gagne quasiment toutes les courses sur lesquelles il s’aligne. Sérieux rival de Kilian Jornet, il a poussé l’Espagnol dans ses derniers retranchements, puisque ce dernier a dû courir en 1h 29mn 40s pour s’imposer de seulement 25 secondes devant Albon. Kilian Jornet reste cependant assez éloigné de son record, qui date de 2019 en 1h 26mn 42s. Le Norvégien Morten Eilifsen complète le podium, en 1h 33mn 17s.

Lire aussi : Résultat Zegama 2022 : le patron c’est Kilian Jornet

Kilian entre 2 entraînements

GEIRANGER KILIAN JORNET
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Courir sur route en côte en tenant une vitesse moyenne supérieure à 14km/h semble n’avoir rien de bien exceptionnel pour Kilian Jornet. Ainsi a-t-il commenté sa course : « J’ai terminé une grosse semaine d’entraînement avec quelques kilomètres plus rapides. […] Geiranger est un semi-marathon sur route – parce qu’à dose mesurée courir sur l’asphalte ne tue pas – avec 1500 mètres de dénivelé. Nous avons fait une super course avec Jonathan Albon, malgré le fort vent de face. » Et l’athlète NNormal de préciser : « C’était bien de voir que la même chaussure que j’ai utilisée à Zegama a bien géré les routes 😉 » Avant de conclure : « Revenons maintenant à une autre grosse semaine d’entraînement. » Quand on vous dit que tout est normal…

Lire aussi : Les premières photos officielles des chaussures NNormal

Emelie Forsberg, enfin la victoire

GEIRANGER EMELIE FORSBERG
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Remplacez Kilian Jornet par Emelie Forsberg et Jonathan Albon par Henriette Albon et vous obtiendrez les deux premières places du classement féminin. Et surtout, une première victoire pour Emelie, qui n’avait jamais gagné cette course qu’elle a pourtant déjà disputée 5 fois. C’est d’ailleurs la seule course sur route qu’elle ait jamais faite. Elle s’impose dans un temps de 1h 57mn 31s, malgré le vent défavorable. Elle devance les Norvégiennes Henriette Albon (1h 59mn 18s) et Eirin Aasen Kvalheim (2h 08mn 11s). Quant au ressenti de la gagnante, difficile de le décrypter. « Douleur ou plaisir ? » s’interrogeait-elle à l’arrivée. Avant de conclure :« C’est un pur entraînement du cœur, des poumons et des jambes ! » Vu comme ça…

Lire aussi : Emelie Forsberg, le retour


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Quand il n’y en a plus, il y en a encore. Telle pourrait être la devise de Luca Papi, le plus français des traileurs italiens, l’homme qui enchaîne les ultras comme d’autres enfilent des perles. Après un été 2021 stratosphérique (2400 km et 119 000m D+), ce mangeur de kilomètres s’apprête à remettre ça dès juillet avec un programme à faire pâlir le plus chevronné des ultra-traileurs. Son secret ? C’est tout simple, lisez ce qui suit ! Interview entre deux “kolossales” bambées.

Esprit Trail : L’été 2021, tu as scotché tout le monde avec un programme de courses hallucinant. Tu as enchaîné la TransGranCanaria non-stop, la Portugal 281 Ultramarathon, la TDS, le Swiss Peaks Trail et le Tor des Glaciers pour finir. Soit 2 400 km et 119 000m de D+ en 2 mois, hors entraînements. Tu comptes faire encore plus fort cet été ?

Luca Papi : Plus fort ça va être compliqué, mais ce sera à peu près le même nombre de kilomètres et le même dénivelé. Le programme sera en revanche un peu différent. Au mois de juillet je vais refaire le Portugal, et après je vais retourner aux Canaries. Pas pour faire la GranCanaria telle que nous l’avions faite avec Claire (Bannwarth, NDLR) mais pour faire une traversée de toutes les îles Canaries en deux semaines. Ensuite il n’y aura pas la TDS, mais les 120 kilomètres de l’Echappée Belle, puis le Swiss Peaks Trail et le Tor des Glaciers.

LUCA PAPI 2 © Janira Ojeda
© Janira Ojeda

« Je ferai entre 2000 et 2200 kilomètres cet été »

ET : Tu sais combien de kilomètres cela représente ?

LP : Sur 2 mois, rien qu’en courses, sans les entraînements, cela fera entre 2000 et 2200 kilomètres. Sachant qu’aux Canaries j’en ferai entre 1000 et 1200, mais que ce n’est pas encore précisément figé.

ET : Ce projet Canaries 2022, justement, ça consiste en quoi ?

LP : Les Canaries, je l’ai fait deux fois mais en mode « rapide » si l’on peut dire. Je l’ai fait une première fois avec Philippe Verdier en 2020, en 8 jours, et ensuite avec Christophe Le Saux en 5 jours et demi au mois d’avril. C’était une traversée complète de toutes les îles des Canaries, du nord-est au sud-ouest, le plus rapidement possible. Donc Lanzarote, Fuerteventura, Gran Canaria, Tenerife, La Palma, La Gomera et El Hierro. Cette année, c’est une autre façon de faire, avec un autre copain. L’esprit, c’est de passer entre 1 et 3 jours par île, parce qu’il y en a qui sont toutes petites, et de faire un maximum de kilomètres par île, mais sur une base d’environ 40 kilomètres par jour. Chacun fera son propre parcours sur chacune des îles, et on partagera notre expérience dans le bateau qui nous servira de camp de base.

ET : Il n’y aura donc pas de chrono au bout…

LP : Non, pas de chrono ni de record. L’esprit de cette aventure, c’est vraiment de profiter, et de proposer à ceux qui voudront le faire quelque chose de raisonnable, avec des étapes pas trop longues, accessibles à tout le monde. Ils auront juste à s’occuper de trouver leur hébergement. Donc pas du tout le même concept que ce que j’avais fait avant. Par exemple, Fuerteventura, avec Christophe Le Saux, on a fait les 130 km en 23 heures. Là, on a prévu d’y passer 2 jours et demi…

LUCA PAPI CHRISTOPHE LE SAUX CANARIES
Avec Christophe Le Saux, en avril, une traversée record des Îles Canaries. © DR

« Le secret, c’est de ne pas s’arrêter »

ET : Tu es réputé pour être très fort en gestion de course. Comment fais-tu pour enchaîner ? Quel est ton secret ?

LP : J’ai envie de dire : un pied devant l’autre et on ne s’arrête pas. Car en fait c’est un peu ça : je ne m’arrête jamais. Et au niveau gestion, je n’ai pas vraiment de secret. C’est juste que je ne me mets jamais dans le rouge. J’essaie d’être le plus régulier possible, et je vois que ça marche. Le dernier exemple avec Claire (Bannwarth, toujours, NDLR), à la Volvic-Volcanic Experience : sur le format 224 km en duo de la XTGV, on est partis en dernier. Au bout de 300 mètres on a regardé derrière nous, il n’y avait plus personne. Et au final on termine deuxièmes.

ET : Mais justement, quelle est donc la différence avec les autres ?

LP : C’est que les autres partent souvent trop vite, et le payent après. Moi quand je suis sur une montée, j’essaie de me demander comment je serai sur la même montée à la fin de la course. Je vais alors essayer de prendre le bon rythme que je pourrai garder tout au long de la course. Et ça paye parce qu’à la fin, parfois, on peut même accélérer. Avec Claire, sur la VVX, on a pu se prendre des plats et des faux-plats montants à 5’30 au kilomètre ! Au 200e kilomètre, on courait encore à 11km/h ! On a réussi à garder le même rythme durant toute la course, là où les autres ont ralenti.

LUCA PAPI
Surprise ! Dans le sac de Luca Papi, de la bonne lecture. Pour apprendre à mieux gérer ses courses ? © DR

« Enchaîner, c’est une question d’habitude »

ET : Au-delà de cette gestion de course, qui te permet d’être régulier, je voudrais soulever un autre aspect. Parce que tu fais des podiums régulièrement, donc tu fais partie de l’élite. Or quand on écoute certaines élites, après un ultra, il ont besoin de parfois plusieurs semaines pour récupérer. Pourquoi ce n’est pas ton cas ?

LP : J’ai aussi besoin d’un peu de repos, rassure-toi ! Là, à Volvic, Claire et moi, nous avons vu que nous étions fatigués. Sinon, on aurait fait mieux. Mais en fait, pouvoir enchaîner comme ça, je crois que c’est juste une question d’habitude. Pour moi, quand on s’arrête, la reprise est compliquée. Véronique Billat, qui est une traileuse qui a gagné de belles courses il y a quelques années, s’est penchée sur ce sujet et elle m’a dit clairement que le jour où je me blesserai, c’est le jour où j’arrêterai de courir.

ET : Pour quelle raison ?

LP : Il y a des mécanismes d’inflammation qui ne se mettent pas forcément en route quand on court en permanence. C’est un peu comme si on ne laissait pas la place à l’inflammation, on ne la laisse pas s’installer en s’arrêtant. Selon elle, chez moi, ça n’a pas le temps de se mettre en place, tout simplement. Et puis après, c’est aussi un point de vue personnel tout bête. Quand on met 6 mois pour préparer une course, si on s’arrête après, tout le bénéfice de l’entraînement est perdu dans le mois qui suit. Alors que si on continue à courir, on ne perd rien.

LUCA PAPI FATIGUE © Portugal 281 Matias Novo
© Portugal 281 Matias Novo

« Aujourd’hui, je peux prévoir à quelle place je vais finir »

ET : Tu as 42 ans et tu enchaînes des ultra-distances depuis 11 ans. Tu sens des différences par rapport à tes débuts ?

LP : J’ai plus d’endurance et plus d’expérience. Avant, j’étais déjà un coureur très régulier, mais là, je vois que j’arrive à gérer de mieux en mieux. Aujourd’hui, quand je suis sur un ultra type Tor des Glaciers qui dure 4 jours, le deuxième jour, je regarde où je suis et je sais précisément ce que je vais faire. À la Swiss Peak l’année dernière, le 2e jour je devais être 50e, j’ai regardé vite fait le suivi live pour voir où étaient les autres et je me suis dit que j’allais finir dans les 5 ou 6 premiers. Je savais très bien ce que j’allais pouvoir faire. J’ai fini 5e d’ailleurs.

ET : Tu savais précisément quel temps tu ferais à l’arrivée ?

LP : À peu près, oui. Ça ne veut pas dire que je n’aurais pas pu aller plus vite. J’ai même choisi de ne pas faire un meilleur temps, et peut-être de gagner une ou deux places, parce que je voulais m’économiser un peu pour enchaîner sur le Tor des Glaciers juste après (450 km et 32000m D+, une course qu’il gagnera, NDLR). Et cette question, je me la suis posée dès le deuxième jour de course : est-ce que je me rentre dedans pour finir devant ou est-ce que je me ménage et je dors ? Et j’ai fait le choix de dormir entre ½ heure et 2 heures à chaque refuge la nuit pour me ménager. J’ai fait des grosses nuits, alors que d’habitude je ne dors pas.

LUCA PAPI 2 © Janira Ojeda
© Janira Ojeda

« En 11 ans de courses, je ne me suis jamais arrêté »

ET : Tu as eu des périodes de ta vie où tu as été contraint de t’arrêter, sur blessure par exemple ?

LP : Non, jamais. Je n’ai jamais eu de vraie blessure. Je me suis fait une cheville une fois, en travaillant avec les pompiers (Luca est pompier bénévole, NDLR), mais j’ai continué à courir avec. Et c’est ce qui est conseillé maintenant d’ailleurs, quand on se fait une entorse, on nous dit qu’il faut courir dessus. Sans forcer, bien sûr.

ET : Tu as fait une première expérience de Backyard début mai à Pavilly, mais tu as abandonné au bout de 18 boucles, soit 120 kilomètres. Ce n’est pas ton truc ?

LP : Si, j’ai bien aimé le concept, et je me suis d’ailleurs déjà inscrit pour une Backyard l’année prochaine. En fait, j’avais été malade les deux semaines précédentes, avec de la fièvre, j’avais peu dormi, 3 heures par nuit… Donc quand j’ai commencé la course, j’étais déjà fatigué. Alors que quand tu commences une Backyard, il faut arriver frais. Ce type de course, c’est dans la tête. J’aurais pu faire quelques boucles en plus, mais c’est moi qui me suis dit que je n’avais pas envie de continuer.

LUCA PAPI FRONTALE © Portugal 281 Matias Novo
© Portugal 281 Matias Novo

« L’envie d’abandonner peut venir des autres… 

ET : Parlons de motivation, justement. Quels conseils donnerais-tu aux coureurs d’ultras pour les inciter à ne pas abandonner ?

LP : C’est une question compliquée, parce que chacun a sa propre motivation. Pour moi, des fois, c’est tout bête. Parfois, je me dis que je ne suis pas venu pour rien, que je n’ai pas le droit de m’arrêter au bout de 50 kilomètres parce qu’il y a toute la famille qui a fait le déplacement et qui m’attend à l’arrivée. Ou alors, lorsque je suis invité à participer à une course, je me dis que je ne peux pas faire ça à l’organisateur. En plus, j’ai la chance de courir devant, donc quand je suis mal, je sais que je vais quand même finir 5,e, 6e ou 10e… Ça ne voudrait rien dire d’abandonner un ultra comme un Tor des Glaciers quand tu es dans le peloton de tête et que tu sais que dans 24 heures, tu auras encore des coureurs qui passeront où tu es et qui finiront la course. Quand on est mal, il faut donc trouver les bons leviers pour se pousser à avancer.

ET : Et ce sont des leviers personnels, donc…

LP : Oui, les leviers sont personnels. Mais l’envie d’abandonner peut aussi venir du collectif. Souvent, quand on abandonne, c’est parce qu’on voit quelqu’un qui est mal, qui rend son dossard. Et on se dit « Tiens, il abandonne, c’est facile, et si j’abandonnais moi aussi ? » D’ailleurs, sur les statistiques de courses, quand tu regardes les abandons, ce sont souvent des abandons de masse, à certains points du parcours. Par exemple, au début de la première nuit, ou de la deuxième nuit. Les gens se disent « Oh non, il y a toute la nuit à passer », ils voient que certains abandonnent, ils voient que c’est possible et ils abandonnent également. On a beau se dire que ça ne se fait pas d’abandonner, quand on en voit qui le font, on se dit « Bon, moi aussi je peux le faire alors… ». Et dans ces cas-là, il faut vite repartir, ne pas céder à la tentation…

ET : Une dernière question pour oublier ces histoires d’abandon : quelle est la plus belle course que tu as faite ?

LP : Oh, il y en a plein ! Mais je crois que ma préférée est la 360 Trans aux Canaries parce que le parcours change tous les ans. Ça permet de découvrir beaucoup d’endroits différents, des fois on change d’île, c’est vraiment particulier. Et il y a le Tor des Glaciers, qui est magnifique également. C’est de l’extrême, ça nous emmène dans des endroits où on n’ira pas souvent en course. Mon cœur balance entre les deux en fait.

Pour suivre Luca dans ses exploits, abonnez-vous à son instagram : luca_waa

LUCA PAPI OPEN © Portugal 281 Matias Novo
© Portugal 281 Matias Novo
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Près de 100 km et 20 heures de course dans le Beaufortin, avec Carline et François D’Haene aux commandes. Tel est le concept d’ultra proposé par la famille D’Haene les 9, 10 et 11 septembre prochains à 25 équipes de 3 personnes qui seront soigneusement sélectionnées d’ici le 20 juillet. Et si vous faisiez partie de l’aventure ?

L’ultra version D’Haene : course, partage et convivialité

Pas de chrono officiel, pas de classement, mais des moments de partage et de convivialité autour d’un véritable parcours d’ultra-trail. Tel est le projet longuement mûri par la D’Haene Family et leur team, et qu’ils viennent tout juste de dévoiler. L’idée est simple, telle que la résume le quadruple vainqueur de l’UTMB et du Grand Raid de La Réunion : « Partager des moments sur les chemins, mais aussi plein de petites activités et défis, de nuit comme de jour, pour se découvrir, s’autonomiser, prendre conscience de plein de choses, oublier un peu le chrono et servir pour vos futures expériences en ultra. » Et parmi ces choses, la nourriture et la dégustation de bons verres de vin ne semblent pas oubliées, à en croire la vidéo de présentation que vous pouvez regarder ici.

Des trios motivés et désireux de vivre un ultra autrement

L’originalité du projet tient à la fois du nombre de participants, de la notion d’équipe et des conditions de course. Les équipes seront constituées de 3 personnes, indifféremment hommes, femmes ou mixtes. Quant au nombre d’engagés, il sera limité à 25 équipes, donc 75 participants au total plus le staff. Pas question de courir 20 heures d’affilée, le programme prévoit 2 nuits en bivouac. Mais en bivouac de montagne. Donc pas de douche, pas trop de réseau, pas de téléphone… Mais un bon sac de couchage, impérativement ! Et surtout, afin de vivre quelque chose en commun, les D’Haene précisent : « Nous partirons et arriveront tous aux mêmes heures, pour pouvoir partager des bons moments sur le lieu de bivouac. » Une façon idéale d’apprendre à allonger la distance

ULTRA SPIRIT COOL MOMENT
Un ravito en mode Ultra Spirit : fromage, bière bio et domaine du germain rouge bien sûr… © DR

Un parcours modulable pour une aventure commune

S’il existe un programme de base (95km et 7000m D+), les kilométrages et le dénivelé ne seront pas forcément les mêmes pour toutes les équipes, en fonction des niveaux de chacun. En effet, le staff d’organisation a pris le temps de repérer suffisamment de parcours pour pouvoir offrir des options à tout le monde et que le temps de course sur les sentiers soit équitable. L’idée restant avant tout d’aller chercher les limites de chaque équipe, avec quelques boucles et dénivelés supplémentaires selon les cas de figure.

Néanmoins, voici le programme de base :
Vendredi : 25 km et 2200m D+ – 5 heures de course
Samedi : 50 km et 3300m D+ – 11 heures de course
Dimanche : 20 km et 1500m D+ – 5 heures de course

ULTRA SPIRIT CARTES
De nombreuses heures de réflexion ont été nécessaires pour pouvoir proposer des parcours adaptés à chaque équipe, et respectueux d’une égalité de temps de course. © DR

Des candidatures motivées

Pour participer, c’est comme pour postuler à un job. Il faut s’inscrire sur le site de l’organisation en composant une équipe qui soit la plus sympa possible, avec une lettre de motivation expliquant le pourquoi du comment de l’envie de participer à cet Ultra Spirit, les attentes, pourquoi cette équipe, comment elle s’est formée et tout et tout. Seule différence avec une recherche d’emploi, il faudra évidemment payer pour l’aventure. Le coût : 990 euros par équipe, tout compris, du vendredi midi au dimanche midi. Un tarif qui comprend les frais de logistique, de sécurité et d’encadrement, les frais d’organisation, pour le parcours et ses différents moments et enfin a pension complète et sauvage sur tout l’événement (bivouacs, repas et hébergement). Le résultat des sélections d’équipes sera communiqué le 20 juillet. Tenté ? À vous de jouer.

Pour inscrire c’est ici

ULTRA SPIRIT RUNNING
Time to enjoy Ultra Spirit…
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Découvrez la vidéo réalisée par Mathieu Delpeuch à Mandailles, dans le Cantal, durant le stage de préparation de l’Équipe de France de trail. Ce stage rassemblait tous les sélectionnés tricolores pour les Championnats d’Europe qui se dérouleront début juillet en Espagne. Invité par le staff, le jeune traileur, actuellement blessé, vous fait vivre l’ambiance et vous montre les coulisses du stage, les entraînements, etc. Il donne également la parole au sélectionneur Adrien Séguret pour savoir comment vont se préparer ces Championnats d’Europe.

Le casting de la vidéo

Retrouvez dans la vidéo tous les sélectionnés titulaires et remplaçants de l’Équipe de France de trail, le sélectionneur Adrien Séguret, les adjoints, les kinés, et bien sûr le présentateur du jour et réalisateur Mathieu Delpeuch.

VIDEO STAGE EQUIPE FRANCE TRAIL DELPEUCH
Quand Mathieu Delpeuch ne court pas, il joue le présentateur / réalisateur et vous entraîne dans les coulisses du stage de l’Équipe de France de trail.

Sélection féminine
Blandine L’Hirondel
Mathilde Sagnes
Audrey Tanguy
Laure Paradan
Marion Delespierre

Sélection masculine
Thomas Cardin
Nicolas Martin
Arnaud Bonin
Benoît Cori
Kevin Vermeulen

V

Pour connaître la composition de la sélection, cliquez ici.

Pour comprendre les raisons du forfait de Nicolas Martin, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur la blessure de Mathieu Delpeuch, cliquez ici.

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Coup dur pour l’équipe de France de trail ! Trois jours à peine après l’annonce par Benoît Seguret de la sélection tricolore pour les Championnats d’Europe de trail début juillet à El Paso (Espagne), Nicolas Martin vient de déclarer forfait, victime d’un genou douloureux.

Une tendinopathie qui traînait trop

Alors que l’équipe de France de trail était en stage dans le Cantal, en pleine préparation des Championnats d’Europe de trail qui se tiendront les 3 et 4 juillet à El Paso, sur l’île de La Palma, dans les Canaries (Espagne), Nicolas Martin a dû se rendre à l’évidence. Souffrant depuis quelque temps déjà d’une tendinopathie, il ne pouvait pas continuer ainsi. « J’ai pris la sage décision de laisser ma place pour les championnats d’Europe », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. « L’amour du maillot aura simplifié la tâche. Je ne pouvais pas impacter mes coéquipiers par une décision égoïste. »

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Nicolas Martin garde le sourire et nous donne rendez-vous sur les sentiers… prochainement. © Instagram Nicolas Martin / DR

Tout faire pour revenir à un meilleur niveau

Après un début de saison en fanfare (dont une belle 5e place au Trail du Ventoux et une victoire doublé d’un record au Trail de la Cité de Pierres fin mars), qui lui avait valu sa sélection pour les Europe, Nicolas Martin venait d’enchaîner une succession de déceptions. « Mes derniers résultats n’étaient pas à la hauteur de mes espérances, et il est temps pour moi de tout faire pour revenir à un meilleur niveau. » Aucune précision n’a été donnée sur le calendrier de sa guérison et ses prochaines échéances. « Rendez-vous à une date inconnue, la priorité est la santé », a sagement commenté le coureur, qui est également coach de nombreux athlètes. « Je le répère souvent aux autres, il faut suivre ses propres conseils. » On pourra néanmoins l’apercevoir au bord du sentier sur le Marathon du Mont-Blanc fin juin, où il fera l’assistance de Jennifer Lemoine, troisième féminine des derniers Championnats de France de trail.

MARTIN ZEGAMA
A Zegama, Nicolas Martin avoue avoir eu un gros passage à vide à mi-parcours. La douleur le tenaillait déjà. © DR

Une douleur permanente

« La douleur permanente était devenue non seulement impactante sur la performance (pas si grave), mais surtout sur mon plaisir à pratiquer », détaille Nicolas Martin. « Zegama-Aizkorri et les Golden Trail Series étaient une tentation trop forte pour renoncer. Ma prestation sur ces sentiers (21e à près de 26 minutes de Kilian Jornet, NDLR) confirme aussi ce choix de se soigner sérieusement et d’en faire la priorité. »

L’hommage de Blandine L’Hirondel

Alors que Nicolas Martin annonce son retrait, Blandine l’Hirondel annonce son retour en forme. Présente au stage de l’équipe de France dans le Cantal, elle avoue son impatience de courir ces Championnats d’Europe en Espagne. Plus que jamais consciente qu’il faut parfois savoir s’arrêter pour mieux revenir (elle se remet à peine de son opération d’une endofibrose de l’artère iliaque), elle salue la décision de son compatriote : « C’est la marque d’un grand champion, à ton image, remplie de sagesse. Tu manqueras à ce groupe, c’est certain. »

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Blandine L’Hirondel tout sourire de retrouver sa foulée durant le stage de l’Equipe de France de trail dans le Cantal après son arrêt forcé. © Instagram Blandine L’Hirondel / DR
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Faire votre prochaine course vêtu du tee-shirt ON avec lequel Xavier Thévenard himself a couru l’an dernier, ça vous tente ? Et courir avec le sac de trail Sense Pro 5 utilisé par le roi Kilian Jornet en 2019 ? Un rêve ? Et offrir ça à votre super pote de course à pied ? Original, non ? Qui peut devenir réalité grâce à Everide, la première appli pour acheter et vendre ses équipements outdoor d’occasion.

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Dans le vestiaire des athlètes

On a tous un jour rêvé d’avoir le même matériel que notre athlète préféré. Et de courir aussi vite qu’eux avec… Bon, ça, c’est la part de rêve, et Everide n’y pourra rien changer : vous n’irez pas plus vite. En revanche, vous pourrez non seulement vous procurer les mêmes équipements, mais surtout vous procurer LEURS équipements. Eux, ce ne sont ni plus ni moins que Xavier Thévenard et Kilian Jornet, le roi de Zegama en personne. Et là, ça devient tout de suite collector ! Déjà, c’est le grand kif de posséder du « Porté par Xavier » dans son vestiaire perso, acheté à un prix défiant toute concurrence. Mais en plus, grâce à l’engagement de ces athlètes, votre argent est à 100% reversé à une association de défense de l’environnement. Joindre l’utile à l’agréable n’a jamais été aussi facile.

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A lire avant d’acheter : 12 critères pour bien choisir vos chaussures de trail

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Moins d’une semaine après les Championnats de France de Trail, Adrien Séguret, entraîneur de l’équipe de France, a présenté le 2 juin les collectifs masculin et féminin retenus pour les championnats d’Europe Off-Road qui auront lieu du 1er au 3 juillet 2022 à El Paso, en Espagne. Conformément à la règlementation de European Athletics, seuls quatre athlètes hommes et femmes pouvaient être retenus. Le classement par équipes sera établi à partir des résultats des trois meilleurs à l’arrivée.

Laure Paradan sélectionnée pour les Europe et les Mondiaux

Conformément aux modalités de sélection, la gagnante du Championnat de France de trail long qui s’est déroulé le 27 mai à Salers, Laure Paradan, fait coup double. En effet, elle obtient non seulement un accès direct aux championnats d’Europe d’El Paso, mais également aux Mondiaux de trail qui se dérouleront du 3 au 6 novembre à Chiang Maï, en Thaïlande. Blandine L’Hirondel, vainqueure du Trail du Ventoux, était également automatiquement sélectionnée pour le rendez-vous continental. Malgré son opération d’une endofibrose de l’artère iliaque qui l’a éloignée des sentiers jusqu’à la mi-mai, le sélectionneur lui garde toute sa confiance. Au côté de ces 2 championnes, le sélectionneur a choisi d’appeler les deux athlètes ayant complété le podium lors du Trail du Ventoux, « une course d’un niveau très dense et qui est allée très vite ». Il s’agit donc d’Audrey Tanguy et de Mathilde Sagnes. Cette dernière a par ailleurs confirmé sa forme lors des championnats de France en s’imposant sur trail court.

LAURE PARADAN 2 © Facebook Laure Paradan / DR
Laure Paradan en route pour la victoire au Championnat de France de trail long à Salers, le 27 mai 2022. 2 © Facebook Laure Paradan / DR

La sélection féminine des Championnats d’Europe de trail

PARADAN Laure
Âge : 25 ans – Club : Clermont Auvergne Athletisme (Auvergne-Rhône-Alpes)

L’HIRONDEL Blandine
Âge : 31 ans – Club : Alençon Running Club (Normandie)

SAGNES Mathilde
Âge : 26 ans – Club : Esclops D’azun (Occitanie)

TANGUY Audrey
Âge : 34 ans – Club : Union Olympique Albertville Tarentaise (Auvergne-Rhône-Alpes)

Remplaçante : DELESPIERRE Marion
Âge : 34 ans – Club : Tête D’or Runners (Auvergne-Rhône-Alpes)

Thomas Cardin bien entouré

Chez les hommes, Thomas Cardin était bien sûr incontournable en ayant dominé les deux courses de sélection, le Trail du Ventoux et le Championnat de France de trail long. Il sera accompagné par Arnaud Bonin, troisième du Trail du Ventoux, champion de France du trail long en 2021 et vice-champion de France du trail court cette année à Salers. Benoît Cori, vice-champion de France du trail long en terminant pas très loin de Thomas Cardin, sera aussi de la partie. Enfin, Nicolas Martin, cinquième au Ventoux, absent des France de trail du fait de sa présence à Zegama-Aizkorri (21e), complète le collectif. « Thibaut Garrivier et Frédéric Tranchant, deuxième et quatrième au Ventoux, ont préféré ne pas postuler à un billet pour ces championnats d’Europe », a précisé Adrien Séguret. « Ils vont, en revanche, préparer à fond les championnats du monde, avec l’ambition de faire partie des athlètes qualifiables pour cette compétition. »

THOMAS-CARDIN © Facebook Tghomas Cardin : DR
Thomas Cardin, champion de France de trail long en titre, visera la médaille aux Europe à El Paso. © Facebook Thomas Cardin / DR

La sélection masculine des Championnats d’Europe de trail

CARDIN Thomas
Âge : 27 ans – Club : Taillefer Trail Team (Auvergne-Rhône-Alpes)

BONIN Arnaud
Âge : 37 ans – Club : Coureurs Du Monde En Isere (Auvergne-Rhône-Alpes)

CORI Benoît
Âge : 39 ans – Club : Aviron Bayonnais Athletisme (Nouvelle Aquitaine)

MARTIN Nicolas
Âge : 35 ans – Club : Al Echirolles (Auvergne-Rhône-Alpes)

Remplaçant : VERMEULEN Kevin
Âge : 29 ans – Club : Chamonix Mont Blanc Marathon (Auvergne-Rhône-Alpes)

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Du 19 au 25 juin, l’ultra-runneuse Sonia Poutrel tentera d’établir un premier FKT féminin sur le GR223, un parcours de 620 km et 4600m D+ entre Honfleur et le Mont-Saint-Michel à travers le littoral normand. Un ultra-projet nommé « Traversée 223 » adossé à une cause caritative.

Sonia Poutrel, une habituée des ultra-distances

Née à Valognes et ayant passé toute la première partie de sa vie à Bricquebec (Normandie), la jeune architecte de 31 ans, installée depuis peu en Haute-Savoie, n’est pas une novice au pays de l’ultra-endurance. L’an passé, elle avait décroché une belle victoire sur l’Infernal Trail des Vosges (210 km), son premier podium depuis sa 3e place sur la Barjo (94 km) en 2019. Une Barjo dans la Manche, comme un repérage sur des parcours qu’elle va de nouveau en partie emprunter. Tout récemment (avril 2022), elle a également pris une belle 7e place sur la Trans Aubrac (106 km). Mais un tel palmarès n’était pas gagné d’avance. En effet, souffrant d’asthme durant sa jeunesse, Sonia Poutrel a passé de nombreuses heures à soigner sa pathologie au Centre Hospitalier Public du Cotentin. Un épisode qui a marqué sa vie, et explique son engagement pour la cause des enfants malades.

© DR

Dans les pas d’Erik Clavery, auteur du FKT masculin

C’est le 28 juin 2021 qu’Erik Clavery, ancien champion du monde de trail (2011) a établi un FKT sur le GR 223. Il a alors parcouru 650 km en 4 jours, 13 heures et 12 minutes. « Quand on aperçoit enfin le Mont-Saint-Michel au loin après 4 jours d’effort, c’est une émotion indescriptible… », avait-il déclaré à l’arrivée de sa performance. Pourtant, cet athlète en connaissait un rayon en matière d’exploit en ultra-distance. Il a ainsi établi un remarquable FKT l’an dernier lors sa traversée record des Pyrénées (GR10), 887 km et 55 000 m D+ en 9 jours, 9 heures et 12 minutes. Pour Sonia Poutrel, le parcours ne sera pas strictement similaire. Ce ne sont pas 650 mais 620 km qu’elle s’apprête à parcourir, puisque le GR223 commence désormais à Honfleur, alors qu’Erik Clavery était parti de Berville-sur-Mer. Or suite à des travaux achevés fin 2021, le tronçon de 30km entre Berville-sur-Mer et Honfleur est désormais raccordé au GR23.

De Honfleur au Mont-Saint-Michel

C’est le 19 juin de Honfleur que Sonia Poutrel prendra le départ. Elle descendra le long de la Côte Fleurie, Deauville, Cabourg, avant de rejoindre les Plages du Débarquement et d’attaquer ensuite le mythique Sentier des Douaniers, appelé aussi Sentier du Littoral, sur 446 kilomètres entre Carentan-les-Marais et le Mont-Saint-Michel. Son parcours sera alors une succession de marais, falaises, plages, dunes et points de vue saisissants pour boucler le tour de la Presqu’île du Cotentin et arriver en vue du Mont-Saint-Michel, terminus de l’aventure, le 25 juin. « La variété des paysages est magnifique. La Manche est super belle », avait assuré Erik Clavery après son exploit. Un bonheur que Sonia Poutrel goûtera certainement à sa juste valeur.

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Le parcours de la Traversée 223, entre Honfleur et le Mont-Saint-Michel. © DR

Le trail, un « chemin de liberté »

Si Sonia a pratiqué le badminton, la danse, ou encore fait quelques randonnées normandes étant petite, on ne peut pas dire qu’elle était attirée par la course à pied. « À 20 ans, alors que j’étudiais sur Paris, j’ai rencontré Mehdi, mon compagnon, avec qui j’ai commencé la course à pied. Les premiers kilomètres ont été plus que difficiles. J’ai continué à laisser de côté la course à pied jusqu’en 2015. Là, nous avons découvert le trail grâce à Vincent Larue, alors que nous étions étudiants en architecture à Rouen. Et j’ai tout de suite accroché. Ce sentiment de liberté, la découverte de la nature, l’endurance mais aussi l’envie de performer étaient là. » 

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© DR

« Partir vite tant que c’est plat »

Concernant la gestion de la Traversée 223 en elle-même, Sonia Poutrel nous précise : « L’idée est de profiter du profil – presque – plat les premiers jours et de parcourir une bonne centaine de kilomètres par jour pour anticiper le terrain un peu plus technique sur les 200/300 derniers kilomètres. » Ce sera donc une avancée par étapes avec des périodes de repos et récupération assez courtes, l’athlète étant suivie en van par sa mère et son compagnon. « Hormis le jour du départ, qui aura lieu à 7h00, je souhaite avancer le plus possible de 4h00 à 21h00. Avec, bien entendu, une petite sieste le midi. »

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© DR

Traversée 223, partager un bout de chemin ensemble

Car c’est bien là un des objectifs de Sonia, en dehors de la valorisation d’un territoire dont elle est originaire et qu’elle adore. En effet, cette Traversée 223 a surtout pour but de collecter des fonds pour les enfants du Centre Hospitalier Public du Cotentin. Pour médiatiser son défi, l’ultra-traileuse a lancé une invitation sur les réseaux sociaux. Que vous souhaitiez la rejoindre pour quelques kilomètres ou l’encourager au bord des routes et des plages, un lien openrunner sera mis en place pour pouvoir la suivre au mieux. Par ailleurs, afin de retranscrire au mieux l’aventure et transmettre un message d’espoir, notamment aux enfants hospitalisés, une vidéo sera réalisée par Vincent Fleury et Philippe Stano. Vous pouvez déjà rejoindre la page Facebook de l’événement. Et si vous souhaitez soutenir l’initiative en participant financièrement à cette traversée et à la collecte de fonds, voici 2 liens :

Pour la cagnotte de la Traversée 223

Pour la collecte de fonds pour les enfants hospitalisés

TRAVERSEE 223 AFFICHE
L’affiche du projet. © Facebook Traversee223 / DR
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Créé en 2020 par l’application RunMotion Coach, le Baromètre du Running est une étude complète sur la pratique de la course à pied en France. Deux ans plus tard, le Baromètre du Running 2022 vient de paraître. Cette nouvelle étude actualisée réalisée en mai 2022 auprès de coureurs réguliers, permet de rendre compte de l’évolution des tendances de la pratique autour de 4 sections : l’entraînement, la compétition, la technologie / le numérique et l’environnement. En voici les principaux enseignements.

Courir pour le plaisir et allonger les distances

– Les coureurs ayant repris goût à la compétition en 2021, se projettent sur de nouveaux défis. En 2022, 59% des coureurs réguliers souhaitent allonger les distances de course (+11 points par rapport 2020).

– Pour 70%, le moteur principal de leur pratique est le plaisir.

– Si les coureurs aiment parfois courir en groupe, ou avec des amis, la pratique reste le plus souvent solitaire : 70% (+12 points comparé à 2020).

Pour aller plus loin, lire aussi : Allonger la distance mode d’emploi

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© Le baromètre du Running en France by RunMotion 2022
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© Le baromètre du Running en France by RunMotion 2022

Des coureurs de plus en plus connectés

– Le coureur régulier est ultra connecté : 93% mesurent leurs runs avec une montre GPS (+6 points comparé à 2020).

– Les applis mobiles sont plébiscitées par 88% des coureurs, principalement pour « visualiser les stats des sorties ».

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© Le baromètre du Running en France by RunMotion 2022

Un budget running conséquent

Selon les résultats du Baromètre du Running 2022, les coureurs réguliers consacrent un budget annuel de 758€ à leur pratique (courses, équipement et entraînements compris).

Pour aller plus loin, lire aussi : 12 critères pour bien choisir vos chaussures de trail

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© Le baromètre du Running en France by RunMotion 2022

L’envie de prendre des dossards en hausse

– La participation aux courses reprend de la vigueur dans la motivation des coureurs. La compétition est une motivation importante pour valider ses progrès et vivre une expérience.

– 63% des coureurs interrogés envisagent de participer à entre 1 et 5 courses durant l’année 2022. 30% souhaitent même courir plus de 5 courses dans l’année, soit +17 points par rapport à 2020.

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© Le baromètre du Running en France by RunMotion 2022
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© Le baromètre du Running en France by RunMotion 2022

Environnement et éco-responsabilité : des paradoxes persistent

– Après la période de restriction des déplacements en raison du Covid-19, les coureurs se disent à nouveau prêts à se déplacer dans leur région élargie ou le reste de la France pour participer à une course. 36% d’entre eux sont prêts à parcourir entre 50 et 200km et 30% entre 200 et 1000km (soit +5 points et +3 points comparé à 2020).

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© Le baromètre du Running en France by RunMotion 2022

– En général, 71% des coureurs réguliers disent prêter attention au caractère éco-responsable d’un produit avant de l’acheter.


– 37% des runners ont déjà acheté ou vendu des produits en seconde main. 66% sont prêts à le faire.

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© Le baromètre du Running en France by RunMotion 2022

– La tendance à la réduction des déchets avec des contenant réutilisables, des formats XXL, du vrac est en progression.

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© Le baromètre du Running en France by RunMotion 2022

Méthodologie de l’étude

L’étude a été réalisée en mai 2022 auprès de coureurs réguliers (au minimum deux fois par semaine). Le panel de 1672 coureurs est composé de 55% d’hommes et 45% de femmes, majoritairement âgés de 20 à 50 ans. Ils pratiquent en moyenne au moins 3 sorties par semaine.

Informations et illustrations © RunMotion Coach

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En matière de storytelling, difficile de faire mieux ! Alors que les ambassadeurs de la marque NNormal, Kilian Jornet en tête, ont performé à Zegama, les premières photos de leurs mystérieuses chaussures commencent à circuler. Mais il faudra attendre l’automne pour pouvoir se les procurer…

Zegama, le test en conditions réelles

Quand les yeux de toute la planète trail sont tournés vers un seul événement, mieux vaut ne pas se rater. Dimanche 29 mai, portant les premiers prototypes de chaussures NNormal, Kilian Jornet, Emelie Forsberg et Dakota Jones avaient donc pour objectif de leur mieux pour prouver à quel point ils pouvaient être rapides et leurs chaussures fiables et durables. Une mission plutôt bien remplie.

NNORMAL EMELIE
© DR

Kilian Jornet impressionnant

Premier exploit pour Kilian Jornet : il a battu le record du parcours, établi en 2017 par le Norvégien Stian Angermund-Vik. Avec un temps de 3h 36mn 41s, il signe une performance de classe mondiale. Plus impressionnant encore, il remporte sa dixième victoire à Zegama, face à un plateau pourtant très relevé. « Ma stratégie était de courir plus vite au cours des 12 derniers kilomètres, et j’ai réussi grâce à l’incroyable atmosphère de Zegama. Mais le temps était extrêmement sec, donc c’était difficile. »

NNORMAL KILIAN
© DR

Dakota Jones au bout de l’effort

Satisfaction également pour Dakota Jones, qui a terminé 11e avec un temps de 3h 55mn 39s. « C’était incroyable ! », a déclaré l’Américain à son arrivée, épuisé. « Je suis trop fatigué et tout ce à quoi je peux penser, c’est aux gens incroyables qui nous soutiennent pendant cette course incroyable. » Il faut dire que la foule amassée le long des montées n’a pas de point de comparaison dans l’univers du trail, et fait irrémédiablement penser à ce qu’est l’Alpe d’Huez au tour de France : une folie de spectateurs.

NNORMAL DAKOTA
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Emelie Forsberg de nouveau au sommet

Après 2 années d’absence, on pouvait douter de la motivation et la capacité d’Emelie Forsberg à revenir au plus haut niveau. Le doute n’aura pas duré longtemps. La Suédoise a en effet commencé son week-end de la plus magistrale des façons, en remportant le kilomètre vertical vendredi. Elle a enchaîné dimanche avec une 24e place au marathon en un temps de 5h 06mn 41s, à 50 minutes de la Néerlandaise Nienke Brinkmann. « C’était douloureux mais j’ai apprécié plus que jamais », a reconnu, épuisée, celle qui, lors de ses 6 précédentes participations, avait terminé 6 fois dans le Top 10.

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© DR

Les premières photos dévoilées dans la foulée

On peut enfin les voir, mais pas encore les toucher. « Le testing continue, le lancement est toujours prévu pour la saison automne / hiver », indique la marque sur les réseaux sociaux. En attendant, on devra donc se contenter de ces images où l’on remarque une importante épaisseur de semelle, surtout au niveau du talon, un dessin de semelle finalement assez peu cranté, une empeigne dans ce qui semble être un mesh assez aéré et une protection avant plutôt discrète. Rendez-vous plus tard pour les prochains exploits de la famille NNomal. Et la suite des révélations…

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NNORMAL SHOES OPEN
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