Vainqueur en juillet de sa 5e Hardrock 100 après un duel palpitant avec François D’Haene, Kilian Jornet ne sera pas au départ de l’édition 2023. Motif avancé : son empreinte carbone.

Hardrock 100 2023 : Kilian Jornet renonce à « la meilleure course de trail du monde »

Tenant du titre et vainqueur de l’épreuve à 5 reprises en 5 participations, Kilian Jornet adore la Hardrock 100. Il la considère comme « la meilleure course de trail qu'[il] connaisse ». Et n’hésite pas à la qualifier de « course pas comme les autres ». Il précise même que « la vivre en tant que coureur, bénévole ou équipier est une expérience unique ». Pourtant, à la veille du dernier jour d’inscription pour participer au tirage au sort de l’édition 2023 (il n’y a que 145 dossards !), l’Espagnol a fait savoir sur les réseaux sociaux qu’il ne serait pas de la partie.

L’annonce de Kilian Jornet, un engagement de raison

« L’année prochaine, je ne serai pas à Silverton. Un voyage aux États-Unis a une empreinte carbone importante, et ces dernières années, je me suis engagé à réduire mon empreinte environnementale professionnelle et personnelle. Et en ce qui concerne les voyages, à réduire à seulement 1 voyage intercontinental par an. C’est encore une empreinte énorme. Les émissions mondiales de carbone de cette année ont augmenté de 1 %, et j’ai été – je suis toujours – un grand contributeur à cela. Mais je veux et je travaille pour faire un peu mieux chaque année, chaque jour. »

Kilian Jornet Photo NNormal : DR
Photo NNormal / DR

Kilian Jornet à l’heure des choix

Toujours sur les réseaux sociaux, l’Espagnol précise : « La compétition sportive est basée en grande partie sur les voyages, et je suis quelqu’un qui aime voyager et visiter différents endroits. Mais en tant que compétiteur, aujourd’hui, je ne dois pas considérer le fait de voyager comme quelque chose d’acquis et une opportunité à tirer de mon travail. Le voyage ne doit pas être la norme, mais l’exception. Quelque chose à prendre avec précaution, en étant conscient de son empreinte. »

Kilian Jornet et l’empreinte carbone, des réactions contradictoires

Si de nombreuses personnes ont salué l’annonce de Kilian Jornet et sa volonté de donner l’exemple, d’autres soulignent certaines incohérences dans cette décision. Ainsi, un des commentaires pointe l’empreinte carbone créée par la fabrication des chaussures, vêtements et équipements de sa marque NNormal, qui nécessite bien plus que « quelques » vols aériens. Un autre, saluant la « source d’inspiration » que représente Jornet, lui rappelle qu’il n’est pas un scientifique. Selon lui, il est triste que Kilian Jornet fonde cette décision de limiter ses voyages intercontinentaux sur « des pensées hilarantes, minuscules et inexactes ». Et de lui rappeler : « L’opération que vous avez subie à l’épaule avait une empreinte carbone supérieure à celle de votre vol international. »

Jornet et la Hardrock, clap de fin ?

Suite à cette annonce, la question demeure plus que jamais d’actualité. Certains prédisent que Kilian Jornet, à 34 ans, pourrait tourner le dos aux ultras pour se concentrer à partir de l’an prochain sur des formats plus petits en Europe, type Zegama ou Sierre-Zinal. Cependant, un commentaire énigmatique d’Emelie Forsberg, compagne du champion espagnol et mère de ses deux enfants, laisse planer le doute. Son message, en substance, dit ceci : « La prochaine fois, nous y irons tous les 4. Espérons que j’aurai la chance d’obtenir un dossard pour participer à la course ! » Elle seule, ou elle et lui ? A suivre…

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Depuis le 27 mai 2022 et sa victoire « surprise » aux championnats de France de trail long à Salers, Laure Paradan vit un conte de fée. Après avoir fini 13e en individuel et glané l’or par équipe aux Europe de Trail en juillet aux Canaries, elle vient de se classer 21e et rafler également l’or par équipe aux Championnats du Monde de Trail Long en Thaïlande. Le tout à 25 ans. Entretien avec une battante ayant soif d’apprendre et de progresser.

À quel âge as-tu débuté la course à pied ?

J’ai commencé à courir assez tôt, mais je ne m’entraîne vraiment que depuis 2016, lorsque je suis arrivée au club, à Clermont. Avant, j’avais fait un peu de piste, mais pas sérieusement, donc avec des chronos pas très bons. À Clermont, j’ai commencé par le cross, puis je suis venue au trail.

Tu as touché un peu à tout, du kilomètre vertical au trail long. Tu te cherchais ?

J’avais surtout envie de découvrir. J’aime courir dehors, et au début, comme j’étais espoir, je ne pouvais pas faire des distances trop longues. En plus, j’aimais beaucoup la côte, donc j’ai fait surtout de la course en montagne. Mais je ne faisais que les formats « montée », type KV, parce qu’il faut avouer que je n’étais pas très douée en descente. J’avais bien aimé le format à Saint-Lary (Laure Paradan avait été sacrée championne de France Espoir du Kilomètre Vertical et avait terminé 5e au scratch en septembre 2018, ndlr ). Et puis ensuite, je me suis aperçue que quand je faisais des sorties longues avec le groupe de Clermont, où il y a quand même des athlètes confirmés qui s’entraînent depuis pas mal d’années, au bout de une à deux heures, quand on s’arrêtait, moi je commençais à être bien. Du coup, on s’est dit que faire du long pourrait me correspondre. Certains me disaient qu’au bout d’une heure ils s’ennuyaient. Moi, au contraire, ça me plaisait…

Laure Paradan Photo Alanis Duc pour la FFA
Photo Alanis Duc pour la FFA

Es-tu tentée par l’ultra ?

Tentée, oui, mais je vais être patiente. Je suis d’un tempérament à vouloir faire les choses trop vite, et là je me dis que j’aimerais y aller progressivement. Pas l’an prochain, quoi ! Et puis je suis les conseils de mon coach, David Pellabout, qui m’a tempérée aussi. Depuis que je cours il s’est passé tellement de choses… J’ai encore du temps devant moi et j’ai envie d’avoir une « carrière », si l’on peut dire, d’être longtemps sur les circuits. Donc il faut que j’apprenne à me ménager et à faire les choses intelligemment.

Tu as eu une fracture de fatigue du péroné début mars, et tu as connu un trou sur l’OCC fin août. Tu n’es donc pas indestructible ?

Pour la fracture de fatigue, je crois savoir d’où ça vient. En fin d’hiver, je me suis intégrée dans un groupe au Clermont Athletic et on a fait beaucoup de travail en pliométrie, tout ce qui est sauts, etc. Mais je n’avais pas les équipements adaptés, les bonnes chaussures, ou alors je faisais les exercices sans chaussures, le tout sur des sols très durs. Et tout ça, je n’en faisais pas avant. Cette grosse charge d’un coup, je pense que ça a fragilisé mon corps. En plus de la fatigue globale, bien sûr… Quant à l’OCC, j’avoue que je n’ai pas trop d’explication. La chaleur ? La fatigue ? J’étais en altitude la semaine avant, est-ce que la redescente d’altitude m’a joué un tour ? Je ne sais pas…

Championne d’Europe par équipe en juillet, championne du Monde par équipe en novembre, tu vis ta première année en sélection et tu te couvres d’or. Côtoyer des filles comme Blandine L’Hirondel, ça apporte quoi ?

D’abord, en début d’année, j’étais très très loin de m’imaginer tout ça. C’est sûr que c’est motivant, ça donne envie de m’améliorer pour essayer de les suivre. J’ai envie de me rapprocher au maximum pour jouer avec les meilleures. Après, intégrer le groupe France, c’est une chance. Il y a des athlètes qui partagent beaucoup et c’est ce que j’ai vraiment apprécié. Les montagnards et les traileurs qui courent depuis des années nous ont donné des conseils, par exemple pour la gestion du stress quand on arrive sur des courses aussi importantes que des Championnats d’Europe ou du Monde.

Lire notre article sur les Championnats d’Europe de Trail ICI

Laure Paradan France Photo Alanis Duc pour la FFA
Le podium des Championnats d’Europe de Trail à El Paso, aux Canaries. Photo Alanis Duc pour la FFA

Lire aussi notre article sur les résultats des Championnats du Monde de Trail Long ICI

Podium femmes trail long
Le podium des Championnats du Monde de Trail Long à Chiang Mai, en Thaïlande. Photo DR

Qu’espères-tu pour 2023 ?

D’abord rester dans le collectif. Je ne connais pas encore les modalités, mais c’est sûr, je vais essayer d’aller chercher ma place en équipe de France. Et sinon, participer à des courses où il y a du monde (comprendre, du niveau, ndlr)… Revenir sur l’OCC par exemple, mais en la préparant bien. Je vais rarement dans les Alpes, et l’OCC, c’est un terrain que je ne connaissais pas bien, avec des côtes très longues. J’ai envie de prendre ma revanche.

laure paradan
En course lors des championnats du Monde de Trail Long en Thaïlande. Photo DR

Laure Paradan, le CV Express

Âge : 25 ans
Origine : Lozère
Résidence : À côté de Clermont-Ferrand
Métier : professeur des écoles
Terrain de jeu : la Chaîne des Puys (Puy de la Vache et de Lassolas) et le Sancy
Club : Clermont Auvergne Athlétisme
Principaux résultats : Championne de France de trail long 2022 à La Pastourelle, 13e des Championnats d’Europe de Trail 2022 et Championne d’Europe par équipe à El Paso (Espagne), 21e des Championnats du Monde de Trail Long 2022 et Championne du Monde par équipe à Chiang Mai (Thaïlande).
Objectifs 2023 : Rester dans le collectif de l’Équipe de France et participer à des courses relevées, type OCC (la revanche !)

Laure Paradan Photo Pascal Rudel
Photo Pascal Rudel
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Le premier festival de film de trail fait son retour pour une nouvelle saison de 14 dates en France. Au programme, 5 films inspirants pour vous plonger dans l’univers du trail running, et le plaisir de pouvoir ensuite échanger avec les acteurs et réalisateurs des films. A ne pas manquer !

Le Trail fait son Cinéma : les 5 films à l’affiche

Changement de Cap

Accompagnez Thibaut Baronian, 3e meilleur athlète des Golden Trail World Series 2022, dans son aventure sportive et humanitaire sur l’intégralité des îles du Cap Vert. 33 minutes.

Voir le trailer ICI

Ultra Dad

Partez à l’aventure avec Vincent Viet dans son défi de la Western State 2022. 26 minutes.

Voir le trailer ICI

Les Montagnes Russes : une histoire d’ultra-traileurs

Plongez-vous dans les sensations que perçoivent les athlètes lors des ultra-trails. 13 minutes.

Côte à Côte

Ce documentaire retrace l’aventure des trois ultra-traileurs chevronnés, Grégoire Curmer, vainqueur de la Diagonale des Fous 2019, Baptiste Robin et Martin Kern, partis à l’assaut du record de la traversée de 200 kilomètres entre Chamonix et Briançon en juillet 2020. Plus qu’un film de trail, une véritable aventure entre copains. 24 minutes.

Voir le trailer ICI

Sur le fil de la frontière

Partez avec Gédéon Pochat et Joris Périllat-Pessey pour le tour de la chaîne des Aravis. 6 minutes.

Le Trail fait son Cinéma : les lieux et dates de la tournée

Accueil du public à partir de 20h, diffusion des films de 20h30 à 22h15, échange avec Thibaut Baronian et les invités de 22h15 à 22h45.

Lundi 12 décembreDivonne-les-Bains, Esplanade du Lac

Mardi 13 décembreAnnecy, Cinéma Les Nemours

Mercredi 14 décembreGrenoble, Cinéma le Club

Jeudi 15 décembreGap, Cinémathèque de Montagne

Mercredi 11 janvierMontpellier, Ciné Diagonal

Jeudi 12 janvierAix-en-Provence, Cinéma Le Renoir

Jeudi 19 janvierToulouse, Cinéma ABC

Mercredi 25 janvierLyon, Cinéma Mourguet

Vendredi 27 janvierBesançon, Mégarama des Beaux Arts

A venir, salle en attente

Nantes, Brest, Rennes, Bordeaux, Paris

Pour plus d’informations et réserver vos places, c’est ICI

le trail fait son cinéma
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Et de 3 pour Alexandre Boucheix. Samedi 5 novembre, Casquette Verte a remporté l’ultra-trail de Kullamannen, en Suède. Sa 3e victoire en ultra de l’année, après l’Ultra01 en juin et l’Ut4M en juillet. Pas encore vraiment remis de la Diagonale des Fous (selon ses propres termes), il bat le record de l’épreuve avec un chrono impressionnant. Un phénomène ! Tout comme Claire Bannwarth, qui s’impose chez les femmes.

Ultra-Trail de Kullamannen : ça passe ou ça casse pour Boucheix

Alexandre Boucheix avait prévenu avant le départ : un 163 km et 2150 m D+ qui se gagne l’an dernier en 16h, ça veut dire que ça galope sévère. Pas encore vraiment remis de sa Diagonale des Fous, où il s’était fait violence pour ne pas abandonner (il termine 100e), Casquette Verte n’avait qu’un modeste objectif lors de cette escapade suédoise : terminer. Et, au passage, récupérer les 4 running stones UTMB. En espérant que les pépins physiques qui s’accumulaient (côtes/genoux/aine) n’allaient pas gâcher son plaisir.

KULLAMANNEN PROFIL
Un profil piégeux, très roulant par endroits, très technique à d’autres.

Côté stratégie, fidèle à son habitude, Alexandre Boucheix… n’en avait pas. Ou plutôt si, une : partir pleine balle et voir si sa douleur à l’aine aller passer rapidement. Dans le cas inverse, si ça bloquait au bout de 2 kilomètres, il envisageait de s’arrêter, comme à l’entraînement. Puis de repartir tranquillement à 5mn30 au kilo tout le long pour tenter de finir le mieux possible. Et que croyez-vous qu’il arriva ?

KULLAMANNEN DEPART
Un départ pour le moins original… Photo DR

Ultra-Trail de Kullamannen : Casquette Verte à fond

15h 14min 50s pour faire 165 km et 2150 m D+, avec parfois des passages très techniques, Alexandre Boucheix n’a pas jardiné. Sa moyenne, 10,74km/h, parle d’elle-même : il est parti fort, a continué assez fort et a fini fort. Au point de mettre pratiquement une demi-heure au second, le Belge Guillaume Deneffe. Et une heure au troisième, le Suédois Magnus Rabe. Dans moins d’un mois, on suivra avec attention sa performance sur les 156km et 4000m D+ de la Lyon SaintéLyon, sur laquelle il compte bien aller chercher une nouvelle victoire, après 2018 et 2019.

KULLAMANNEN BOUCHEIX
Photo DR
KULLAMANNEN CASQUETTE VERTE
Photo DR

Ultra-Trail de Kullamannen : Claire Bannwarth s’impose

Chez les femmes, la victoire revient à la Française Claire Bannwarth, qui s’impose en 18h 21mn 10s et prend la 10e place au scratch. Elle devance d’une petite douzaine de minutes la Suédoise Johanna Bygdell. La Norvégienne Therese Dahl Arvik prend la troisième place, à environ une heure de Bannwarth.

Voir le classement complet ICI

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Difficile de trouver meilleure source d’inspiration que la plus performante des ultra-traileuses du monde. Avec la S/Lab 3 Ultra 3 Victory inspirée par Courtney Dauwalter, les designers de Salomon rendent à leur façon hommage à l’Américaine, arrivée première féminine et 4ème du scratch de la Diagonale Des Fous 2022.

Salomon S/Lab Ultra 3 Victory by Courtney : ultra-polyvalente et ultra-motivante

Disponible en édition limitée, la S/LAB Ultra 3 Victory by Courtney célèbre les exploits de Courtney Dauwalter. L’an dernier, elle avait pulvérisé le record féminin de l’UTMB à Chamonix. Cette année, elle a réalisé l’exploit de terminer 4e de la Diagonale des Fous 2022. Conçu en étroite collaboration avec l’athlète américaine, ce modèle s’inspire de l’une des chaussures ultra-polyvalentes les plus vendues de Salomon. Etudiées pour s’adapter aux longues distances, elles assurent une respiration sans failles et un amorti de qualité pour un meilleur rebond. Petite touche de folie si chère à Courtney, elles arborent sur l’empeigne des mantras motivants et des dessins amusants qui illustrent sa passion du running. Dernier détail de design, elles se parent d’une semelle colorée, pour toujours plus de fun dans les runs.

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Photo Salomon / DR


Salomon S/Lab Ultra 3 Victory by Courtney : confort et durabilité pour l’ultra

Pour un confort maximal, l’équipementier a associé un amorti dynamique à des matières douces. L’EnergyCell + est ainsi un matériau à haut rebond utilisé dans la semelle intermédiaire. Il offre un retour d’énergie exceptionnel doublé d’un amorti et d’une résistance remarquables. Une mousse en polyuréthane durable, l’Energy Save, offre un confort et une protection supplémentaires pour les randonnées longue distance et l’ultra-running.

Du nouveau également du côté de la structure mesh, qui est ajustée pour empêcher l’infiltration de débris dans la chaussure. Utile pour offrir une protection supplémentaire contre les éléments. De plus, un traitement spécial évite que la matière ne s’imprègne d’eau lors des averses et des faibles précipitations, pour une protection accrue.

salomon SLAB Dauwalter
Photo Salomon / DR

Salomon S/Lab Ultra 3 Victory by Courtney : une accroche tous terrains

L‘accroche fait également partie des points forts de ce modèle en édition limitée. Et ce n’est pas Courtney, après sa découverte des sentiers de La Réunion sur la Diagonale des Fous, qui négligera l’accroche ! Ainsi, le choix d’une semelle externe Contagrip assure une adhérence agressive en toutes conditions, même les plus humides et boueuses, et s’adapte à une multitude de surfaces, terrain humide, sec, dur ou instable. De plus, une pellicule Profeel Film contribue à amortir le contact avec les rochers et les surfaces coupantes pour un meilleur confort et une stabilité accrue.

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Photo Salomon / DR

Salomon S/Lab Ultra 3 Victory by Courtney : les caractéristiques techniques

Amorti : standard
Protection du pied : Légère
Fréquence par semaine : 2 à 4 sorties (ou plus)
Terrain de course : Mixte
Largeur de la chaussure : standard
Poids : 292 gr
Drop : 8 mm
Prix : 200 euros.

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En conservant son titre mondial de trail long en Thaïlande, Blandine L’Hirondel a réalisé un authentique exploit. Un bonheur ne venant jamais seul, les Bleues remportent également de nouveau l’or par équipes. Toujours sur le format long, l’expérimenté Nicolas Martin a fait parler sa science de la course pour s’emparer de l’argent. Même couleur de médaille pour l’équipe de France masculine, à la fois sur cette distance et sur le format court. Retour en images sur ces instants de pur bonheur…

Blandine L’Hirondel sur le toit du monde

Trois ans après son sacre au Portugal, Blandine L’Hirondel a réédité son exploit. Si, en 2019, elle avait surpris tout le monde en montant sur la plus haute marche du podium dès sa première sélection, cette année, elle était donnée favorite. Et a su résister à la pression, ainsi qu’aux très éprouvantes conditions climatiques de la Thaïlande, où se déroulait la compétition. « Ce titre est un aboutissement, ça me donne envie de pleurer rien que de le dire, savoure celle qui avait déjà été sacrée championne d’Europe cette année. C’est le fruit de beaucoup de travail. En 2019, j’étais outsider, je n’avais aucune pression. Là, j’étais la grande favorite. Je me suis battue jusqu’au bout. Nilsson était très costaude, j’ai vraiment cru pendant la première partie de course qu’elle était au-dessus. C’est ce qui rend la victoire en plus belle. »

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Le désormais traditionnel saut de la victoire. Photo DR
BLANDINE L'HIRONDEL 4
La championne du monde 2019 conserve son titre ! Photo DR

Le bonheur en Bleues

Derrière Blandine L’Hirondel, leader incontestée de l’équipe, ses coéquipières ont « fait le boulot ». Et de belle manière ! Audrey Tanguy et Marion Delespierre ont ainsi réalisé une superbe course d’équipe, en restant ensemble du premier au dernier des 78 kilomètres d’un parcours comptant 4800 m de dénivelé positif. Elles se classent sixième et septième main dans la main, une émotion intense pour la Lyonnaise Marion Delespierre qui effectuait ses grands débuts sous le maillot tricolore. Ce résultat permet à la France de décrocher la médaille d’or, comme au Portugal il y a 3 ans. Les 3 autres Françaises de l’équipe terminent dans le top 20 avec Jocelyne Pauly 15e, Manon Bohard Cailler 19e et Laure Paradan 20e.

TANGUY DELESPIERRE
Audrey Tanguy et Marion Delespierre terminent ensemble et permettent à la France de prendre l’or par équipe. Photo DR
Blandine L’Hirondel et Marion Delespierre, en or pour sa première sélection. Un bonheur partagé. Photo DR
Podium femmes trail long
Un podium en or pour les Bleues. Photo DR

Nicolas Martin exceptionnel

Six ans après avoir décroché l’argent des Mondiaux, Nicolas Martin est toujours là. Dans une course qui s’annonçait très ouverte, le Français, 36 ans au compteur, n’a rien pu faire contre le jeune Américain Adam Peterman, vainqueur de la Western States 100 cette année, qui s’est envolé après le 30e kilomètre. Nicolas Martin ne s’est pas affolé pour autant et a fait parler l’expérience pour conserver sa deuxième place jusqu’au bout, terminant en solitaire une grosse douzaine de minutes derrrière Peterman. « Pour être honnête, je ne pensais pas en gagner une autre médaille en individuel dans ma carrière, confiait l’athlète de l’AL Echirolles, éprouvé comme tous les traileurs par la chaleur humide. Il y a plus de densité qu’avant. Je suis resté assez discret aujourd’hui, même si j’avais d’assez bonnes jambes. J’ai pris quelques risques puis j’ai vu rapidement que j’étais un ton en-dessous de l’Américain. »

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Nicolas Martin en costaud. Photo DR
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La joie du boulot accompli, et une médaille en individuel à laquelle il ne croyait plus. Photo DR
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Nicolas Martin sur le podium, un sourire de gamin. L’Américain Adam Peterman est en or, l’Italien Andreas Reiterer en bronze. Photo DR

Les Bleus en argent sur le long

Comme chez les femmes, l’équipe de France place trois athlètes dans le top 10, avec les 6e et 10e places de Thibaut Garrivier et Paul Mathou. Pour leurs débuts chez les Bleus, les deux hommes n’ont pas démérité, même si le premier nommé visait plus haut mais n’a pas pu s’exprimer pleinement, après être tombé malade en Thaïlande. Un tir groupé insuffisant toutefois pour devancer par équipes les Américains. Les Français repartent tout de même avec une belle médaille d’argent, avec une densité de coureurs à laquelle on peut associer Martin Kern, 15e, Ludovic Pomeret, 23e et Arthur Joyeux-Bouillon, 28e.

TRAIL LONG ARGENT
Les Bleus en argent, un travail d’équipe qui paye. Photo DR

… et sur le court !

Sur le format court masculin, qui était peut-être l’épreuve la plus relevée de ces Mondiaux, les Français ont été quatre à se hisser dans le Top 15. Ils décrochent, comme leurs homologues du long, la médaille d’argent, derrière l’Italie de Francesco Puppi et devant le Royaume-Uni de Jonathan Albon. A distance du Norvégien Stian Angermund, intouchable, Thomas Cardin, très solide, se classe 6e. Suivent Frédéric Tranchand, 12e après une fin de course difficile, l’inévitable Julien Rancon, 13e, Timothée Bommier, 15e, et Kevin Vermeulen, 17e.

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Pas de médaille en individuel mais une superbe prestation collective qui vaut l’argent aux Bleus sur le trail court. Photo DR

Les Bleues auraient aimé les imiter mais ont connu une course compliquée, handicapée pour plusieurs d’entre elles par des petits problèmes de santé rencontrés au cours des derniers jours. Sur ce format court remporté par la Roumaine Denisa Dragomir, 2 Françaises finissent dans les vingt premières : Mathilde Sagnes, 12e, et Esther Eustache, 17e. Les 3 autres Tricolores terminent au-delà de la 25e place, Louise Serban Penhoat étant 28e, Anaïs Sabrié 31e et Candice Fertin 37e.

« La France, une grosse nation du trail ! »

« On est super contents, ça a été une bonne journée et les trois-quarts des athlètes vont rentrer en France avec une médaille, concluait Adrien Séguret, entraîneur national du trail. Le bilan global est très satisfaisant, on montre une nouvelle fois que nous sommes une grosse nation du trail, avec beaucoup de très bon coureurs. Ça paye dès qu’on parle d’équipe, même si la densité internationale augmente. »

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Fantastique performance collective des Français sur le trail long (80km) des Championnats du Monde à Chiang Mai, en Thaïlande. Victoire chez les femmes de Blandine L’Hirondel, médaille d’argent pour Nicolas Martin chez les hommes. Les Bleues remportent l’or par équipe, tandis que les hommes finissent de l’argent.

Championnats du Monde de Trail Long : Blandine l’Hirondel impériale

Quelle sensation pour Blandine L’Hirondel ! Championne du monde en titre, la Française a brillé à Chiang Mai et remporte la médaille d’or. Longtemps à l’affût derrière la Suédoise Ida Nilsson, qui a compté jusqu’à 3 minute d’avance aux deux-tiers de la course, la Française a produit son effort et pris les commandes dans la dernière grosse montée, à 20 kilomètres de l’arrivée. Elle est ainsi passée au 66e kilomètre avec plus de 7 minutes d’avance sur la Suédoise. Elle s’impose en 8h 22mn 14s, devançant la Suédoise de plus de 12 minutes. L’Espagnole Gemma Arenas Alcazar prend la 3e place à 24 minutes de la Française.

PROFIL TRAIL LONG
Le profil du trail long.
Trail long Blandine L'Hirondel win
Epuisée et submergée par l’émotion, Blandine L’Hirondel remporte l’or du trail long… Photo DR
Le Top 10 Femmes
Le Top 10 Femmes.

La France médaille d’or par équipe !

Grâce aux performances de Blandine L’Hirondel, Audrey Tanguy et Marion Delespierre (arrivées ensemble mais classées 6e et 7e), les Bleues remportent une magnifique médaille d’or par équipe.

Team France Femmes Photo Instagram ffatletisme : DR
Team France Femmes. Photo Instagram ffathletisme / DR

Championnats du Monde de Trail Long : incroyable Nicolas Martin, médaille d’argent en individuel

Cet homme est incroyable ! Au terme d’une course exceptionnelle, Nicolas Martin, toujours aux avants-postes, termine deuxième à un peu moins de 13 minutes de l’Américain Adam Peterman et remporte la médaille d’argent. L’Italien Andreas Reiterer termine 3e, à plus de 20 minutes de Peterman. Côté français, tous ont terminé dans le Top 30. Derrière Nicolas Martin, Thibaut Garrivier prend la 6e place, Paul Mathou la 10e, Martin Kern la 15e, Ludovic Pommeret la 23e et Arthur Joyeux-Bouillon la 28e.

Trail Long Nicolas Martin
Nicolas Martin, vice-champion du monde de trail long. Photo DR
Le Top 10 Hommes
Le Top 10 Hommes.

Les Bleus en argent par équipe

Au classement par équipe, les Français décrochent l’argent. Ils sont devancés par les Américains. Les Espagnols prennent la troisième place.

Team France Hommes Photo Instagram ffathletisme : DR
Team France Hommes. Photo Instagram ffathletisme / DR
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Très belle performance collective des Français qui remportent la médaille d’argent par équipe sur le trail court (40km) des Championnats du Monde à Chiang Mai, en Thaïlande, derrière l’Italie. En individuel, le Norvégien Stian Angermund et la Roumaine Denisa Dragomir remportent l’or.

Championnats du Monde de Trail Court : Stian Angermund en or chez les hommes

Il avait coché cette course dans son agenda, il n’a pas manqué son rendez-vous. Le Norvégien Stian Angermund avait le feu aux baskets et a réussi la course parfaite, en tête de bout en bout. A mi-course, un petit groupe de 4 hommes se tenait dans un mouchoir de poche, entre le Britannique Jonathan Albon, Stian Angermund, l’Italien Francesco Puppi et l’Américain Max King. Mais Angermund a fait parler sa puissance dans la deuxième montée pour prendre une minute d’avance sur Puppi et plus de 3 minutes sur Albon et King. Il s’impose finalement en 3h 08mn 29s, avec plus de 3 minutes d’avance sur Francesco Puppi et près de 5 sur Jonathan Albon, en bronze.

PROFIL TRAIL COURT
Profil de la course de trail court.

Superbe médaille d’argent pour l’équipe de France !

Côté français, Thomas Cardin a assuré son rang mais n’a pu faire mieux que 6e, à 11 minutes de Jonathan Albon. Frédéric Tranchand, 12e, Julien Rancon, 13e, Thimotée Bommier, 15e et Kevin Vermeulen, 17e, signent une belle performance d’ensemble, puisque les 5 Français terminent dans le top 20. Grâce à ce résultat les Tricolores décrochent une superbe médaille d’argent par équipe, derrière l’Italie de Francesco Puppi et devant le Royaume-Uni de Jonathan Albon.

Trail court Top 10 Hommes
Le Top 10 Hommes

Championnats du Monde de Trail Court : Denisa Dragomir en or, Mathilde Sagnes 12e

Chez les femmes, c’est la Roumaine Denisa Dragomir qui décroche l’or, en s’imposant avec un chrono de 3h 49mn 23s. Toujours bien placée, c’est dans la deuxième partie de la course qu’elle a construit sa victoire, en prenant le meilleur sur ses adversaires. Elle devance la Tchèque Barbora Macurova de 2 minutes. La Suédoise Emilia Brangefält prend la médaille de bronze.


Déception pour le clan français, qui comptait en particulier sur Anaïs Sabrié, la mieux classée au classement ITRA. Hélas, cette dernière n’a jamais été dans le coup et n’a pu faire mieux que 31e, à plus de 35 minutes de la gagnante. La meilleure performance tricolore du jour est à mettre à l’actif de Mathilde Sagnes, qui termine à la 12e place à un peu plus d’un quart d’heure de la tête. Esther Eustache prend la 17e place, Louise Serban Penhoat la 28e et Candice Fertin la 37e.

Trail Court Top 10 femmes
LeTop 10 femmes.

L’Espagne en or, les Françaises 5e par équipe

Par équipe, c’est l’Espagne qui remporte la médaille d’or, avec les 4e, 5e et 10e places de Nuria Gil, Sheila Aviles et Julia Font Gomez. Elles devancent les Etats-Unis et les Britanniques. Les Françaises héritent de la 5e place, derrière l’Italie, 4e.

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Première des épreuves des Championnats du Monde de Course de Montagne et de Trail disputés à Chiang Mai, en Thaïlande, la montée classique a sacré les Kényans, qui remportent l’or et l’argent. Chez les femmes, victoire de l’Américaine Allie McLaughlin.

Résultat Montée Sèche : doublé kényan chez les hommes, Patrick Kipngeno en or

C’est sous un soleil de plomb et par une chaleur étouffante que s’est disputée la première épreuve des Mondiaux, la montée sèche, sur un parcours de 8,5km et 1014m D+. Grand favori de la course, le Kényan Patrick Kipngeno n’a pas fait mentir les pronostics. Malgré l’ « affaire » Mark Kangogo, confondu pour dopage lors de sa victoire à Sierre-Zinal au mois d’août, scandale qui a jeté la suspicion sur les performances des athlètes kenyans, Patrick Kipngeno, 3e à Sierre-Zinal (et officiellement second après la disqualification de Kangogo) est resté solide mentalement. Il remporte la médaille d’or en s’imposant en 46mn 51s. Il devance son compatriote Philemon Ombogo Kiriago, second en 48mn 24s. La médaille de bronze revient à l’Espagnol Alejandro Garcia Carrillo en 49mn 03s. Côté tricolore, il n’y avait rien à attendre puisqu’aucun Français n’était présent dans cette catégorie.

Montée sèche Podium Hommes
Montée sèche : le podium Hommes.

Grâce à un beau tir groupé de Cesare Maestri, Xavier Chevrier et Andrea Rostan aux 7, 8 et 17e places, les Italiens remportent l’or par équipe. Le classement par équipe est basé sur les résultats des 3 premiers coureurs. Les Kényans, qui n’avaient que 2 coureurs inscrits, ne pouvaient donc prétendre à l’or par équipe, malgré leurs 2 premières places sur le podium individuel. Les Suisses remportent l’argent et les Espagnols le bronze.

Montée sèche Top 10 Hommes
Montée sèche: le Top 10 Hommes.

Résultat Montée Sèche : Allie McLaughlin en or chez les femmes

Chez les femmes, c’est l’Américaine Allie McLaughlin, brillante la semaine dernière lors des finales des Golden Trail World Series à Madère (elle a remporté 2 des 5 courses) qui s’impose en 55mn 15s. Elle devance l’inattendue Autrichienne Andrea Mayr d’un peu moins de 30 secondes. La Suissesse Maude Mathys, favorite de l’épreuve, prend la médaille de bronze en tout juste 56mn.

Côté français, Christel Dewalle, qui avait décroché le bronze aux Championnats d’Europe de montée sèche en juillet dernier, termine à la 8e place. Adeline Martin prend la 15e place, en 1h 01mn 17s. La troisième Tricolore, Clémentine Geoffray, termine 22e.

Montée sèche Podium femmes
Montée sèche : le podium femmes.

La performance d’ensemble des Françaises ne leur permet hélas pas d’accrocher le podium, elles terminent à la 4e place, au pied de la boîte. La médaille d’or revient aux Américaines, avec Allie McLaughlin, Lauren Gregory et Rachel Tomajczyk. Les Britanniques prennent l’argent, et les Suisses le bronze.

Montée sèche Top 10 Femmes
Montée sèche : le Top 10 Femmes.
Championnats du monde
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Encore peu connue en France, la marque suédoise Maurten propose des produits de nutrition sportive innovants à base d’hydrogel. Ils affichent des apports en glucides records qui n’occasionnent pas de troubles digestifs. Kilian Jornet et Jim Walmsley les ont adoptés avec succès. Nous les avons testés en course sur le Grand Trail des Templiers. Sans pour autant pouvoir suivre le missile américain, vainqueur de l’épreuve.

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Maurten, un hydrogel révolutionnaire adopté par les élites

Maurten, marque suédoise fondée en 2015, s’est rapidement taillée une réputation sur le marché de la nutrition sportive. En effet, les plus grands sportifs d’endurance ont adopté les produits Maurten. Et ils n’en disent que du bien. Parmi eux, Jim Walmsley et Kilian Jornet pour le trail, mais également Eliud Kipchoge, détenteur du record du monde de marathon. Pourquoi cet engouement ? Parce que Maurten promet de résoudre une équation jusque-là sans réponse : apporter plus de glucides à l’organisme sans provoquer de troubles digestifs. Bref, en finir avec les douleurs abdominales et autres crampes à l’estomac, qui provoquent près de 90% des abandons sur les courses.

Premier avantage des gels et boissons drink mix : ces produits ont un PH neutre. C’est déjà une première réponse aux problèmes digestifs. Mais la grande nouveauté vient surtout de la façon dont se présentent les gels. Ce ne sont pas de simples mélanges glucides/eau/arômes, mais des hydrogels. Comprenez par là un mélange d’alginate (une algue) et de pectine ayant l’aspect d’une gelée. Car c’est tout le principe des gels Maurten : avoir un mélange qui emprisonne les glucides en les gélifiant pour les transporter rapidement de l’estomac (lieu de nombreux maux pour les coureurs) aux intestins, où le sucre sera libéré et pourra fournir l’énergie nécessaire aux efforts physiques.

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L’hydrogel, un procédé révolutionnaire utilisé pour les boissons et les gels de Maurten. Photo Maurten / DR

Maurten GEL 100 : 100 grammes de glucides par heure, un record

L’intérêt des gels Maurten est double. Non seulement ils sont plus facilement assimilables par l’organisme, mais ils sont capables de fournir plus de glucides par heure que n’importe quel autre gel. Là où le corps peut absorber 90g de glucides par heure, le ratio fructose/glucose proposé par Maurten pousse en effet cette limite à 100 g. Ainsi, le GEL 100 et le GEL 100 CAF 100 (CAF pour caféine) ont été créés sur les mêmes proportions : une dose de 40 grammes, dont 25g de glucides et 85mg de sel. Seule différence notable, le GEL 100 CAF 100 a une plus faible teneur en sel (55mg). Mais il bénéficie de l’ajout de caféine, dont l’effet positif sur la performance est connu depuis longtemps.

Maurten GEL 100 CAF: une gelée facile à absorber

Evidemment, ne vous attendez pas à vous régaler en mode « gastronomie ». Ici, pas de goût caramel-beurre salé, citron, chocolat ou autre parfum destiné à ravir vos papilles tout en vous refilant une bonne dose de glucides. Le goût est neutre pour le GEL 100, et légèrement caféiné pour le GEL 100 CAF 100. Quant à la texture en bouche, il s’agit d’une gelée très aqueuse. Elle s’écrase donc facilement sur le palais avec la langue et s’avale sans effort. Gros avantage : vous n’avez pas la sensation d’écœurement due aux gels très pâteux et sucrés qui collent aux dents et vous donnent immédiatement envie d’avaler des litres d’eau pour vous rincer la bouche. Autre avantage : vous n’aurez pas de difficultés à venir à bout de votre dose de 40 grammes, comme cela peut parfois être le cas avec certains gels pâteux hyper-sucrés.

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Le GEL 100 CAF 100 de Maurten : une sorte de gelée facilement assimilable par l’organisme. Photo Esprit Trail

Maurten DRINK MIX : la boisson la plus riche en glucides du monde

Côté boisons, Maurten propose 2 nivaux de dosage : les DRINK MIX 160 et 320. Il s’agit de classiques sachets de poudre à diluer dans des flasques de 500ml. Le DRINK MIX 160 affiche 40 g de glucides pour 500ml, un dosage intéressant dans le cadre d’un effort d’endurance. Quant au DRINK MIX 320, il double la dose. Il propose ainsi 80g de glucides pour 500ml, ce qui en fait la boisson pour sportifs la plus riche en glucides au monde !

Quel que soit le dosage, ces 2 boissons utilisent aussi la technique « hydrogel ». Les glucides dilués dans l’eau se gélifient ainsi au contact de l’acide de l’estomac pour être transportés dans l’intestin. Du coup, là où on estime que la teneur maximale de glucides d’une boisson pour éviter tout trouble digestif est de 7%, Maurten repousse cette limite à 14%. Or sur des courses d’endurance, où l’apport en glucides (donc en carburant) est essentiel, cela fait une sacrée différence.

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Deux possibilités de dosage des glucides, le 160 et le 320. Photo Esprit Trail

Maurten DRINK MIX : une texture légèrement sirupeuse très spéciale

Côté goût, les DRINK MIX sont assez peu sucrés (13g par dose pour le 160, 33g pour le 320) et pas spécialement agréables. Mais ce qui peut être le plus perturbant, c’est la texture de la boisson. Elle n’est pas franchement liquide mais légèrement sirupeuse, comme si la poudre floculait. Du coup, la sensation sur le palais est étrange, pas vraiment liquide, pas vraiment sirop. J’avoue qu’à la longue, j’ai eu besoin d’accompagner les prises de DRINK MIX de gorgées de véritable liquide pour me sentir bien hydraté. En l’occurence, du « Coca aveyronnais », un Cola local moins sucré et moins gazéifié que le Coca classique. A tester donc impérativement avant de vous lancer dans un trail long, pour vous assurer de supporter ce goût et cette texture…

Maurten SOLID 225 : des barres hyper sucrées

Avec les 2 types de gels et les 2 dosages de boissons, Maurten propose également 2 types de barres énergétiques : les SOLID 225 et les SOLID 225 C. La seule différence entre les 2 étant l’ajout de cacao, pour le goût. Comme le dit la pub, ça ressemble à une barre énergétique, ça a le goût d’une barre énergétique, mais c’est bien plus qu’une barre énergétique. Proposées en complément des produits à base d’hydrogel, ces barres à base d’avoine et de riz sont riches en glucides et pauvres en fibres. Elles ont de plus une teneur en sel assez élevée, qui permet de restaurer les niveaux de sodium pendant les longues courses.

En bouche, la SOLID 225 se révèle moelleuse et très sucrée, limite goût « carambar ». Et, avouons-le, assez vite écœurante pour qui voudrait manger la barre entière. Personnellement, je n’ai pu en consommer que demi-barre par demi-barre, et ai regretté le goût sucré très persistant après la prise, même avec de bonnes grogées d’eau pour « rincer ».

TEST MAURTEN SOLID
Maurten Solid, une barre énergétique compacte. Photo Esprit Trail

Test Maurten, le bilan général d’après course

Ayant généralement des difficultés d’alimentation sur des courses longues (les gels traditionnels ne passent plus après 3 heures de course, le solide difficilement, seul le liquide passe sans problème), j’étais très curieux de tester les produits Maurten sur le Grand Trail des Templiers. Bien entendu, j’avais au préalable testé le goût des différents produits et leur compatibilité avec mon organisme sur quelques sorties courtes d’entraînement. Mais c’était une première sur un ultra de 80 kilomètres.

Durant la course, j’ai consommé 1 GEL 100 CAF 100 au bout de 30 minutes, puis 1 GEL 100 toutes les heures environ (hors ravitos), sans jamais être écœuré. Bilan très positif donc, car cela ne se produit jamais avec les autres gels.

Côté barre solide, c’est plus mitigé. Les SOLID 225 sont trop sucrées et écœurantes à mon goût. Passe encore par temps frais, mais j’imagine mal avaler ça par temps chaud. De plus, ces barres sont à mon avis trop grosses pour être mangées en une seule prise. Ce qui suppose les remballer sans s’en mettre plein les doigts et les manger en 2 prises. Et avoir suffisamment de liquide pour faire glisser et ôter ce goût trop sucré. J’avais embarqué 4 barres (en prévision d’1 toutes les 2 heures, hors ravitos), je n’en ai consommé que 2, en demi-barres à chaque fois.

Côté boissons enfin, une fois la texture déstabilisante acceptée, l’apport en énergie est probant. J’ai consommé 2 sachets de DRINK MIX 160 et un sachet de DRINK MIX 320 durant la course. Je conseille vivement d’avoir une flasque d’eau ou autre véritable liquide en complément, afin de pouvoir soit alterner, soit mixer une gorgée de DRINK MIX et une gorgée d’eau l’un après l’autre.

Question prix, Maurten se positionne en produit haut de gamme et assez cher. Donc plus réservé à des compétitions qu’à des sorties peinard du dimanche. Les gels sont à 4,20 € l’unité, ou 40,30 € le pack de 10. Les sachets de boissons sont à 2,50 euros le sachet de DRINK MIX 160, 3,90 le sachet de DRINK MIX 320. Quant aux barres, elles sont à 3,40 € pièce.

Découvrir les produits et les packs ICI

Les protocoles nutrition de Kilian Jornet pendant les courses

Longtemps en difficulté avec la nutrition en course, Kilian Jornet a testé et adopté les produits Maurten il y a 3 ans. Depuis, il ne connaît plus d’ennuis gastriques. Lors de son bilan de saison 2022, il a révélé les protocoles qu’il a suivis lors des 4 courses de sa saison.

Pour lire le bilan complet de la saison de Kilian Jornet par lui-même, c’est ICI

TEST MAURTEN JORNET
Kilian Jornet au ravitaillement lors de l’UTMB 2022. Photo Maurten / DR

Courses courtes (Zegama et Sierre-Zinal)
1 gel toutes les 30 minutes, le premier avec de la caféine, les suivants sans.
Hydratation : eau ou DRINK MIX 320, environ 0,25 litre/heure.

Hardrock 100
10 premières heures de course :
1 gel toutes les 30 minutes
Hydratation : 0,5l/h de boisson énergétique (DRINK MIX 160)
1 barre SOLID 225 toutes les 4h

10 heures suivantes :
1 barre SOLID 225 toutes les 1,5h.
Hydratation :0,5l/h de boisson énergétique (DRINK MIX 160).
Nourriture solide aux 3 ravitaillements (riz à l’avocat, quesadillas, soupe…).
1 gel de caféine (GEL 100 CAF 100) dans la nuit, avant les 2 dernières montées.

UTMB
Hydratation : 0,5l/h de boisson énergétique (DRINK MIX 320).
5 gr de protéines toutes les 2 heures.
1 barre SOLID 225 toutes les 2 heures.
1 GEL 100 avant chaque montée rapide des premières heures.
Nourriture solide aux ravitaillements (gras + fibres + glucides) : riz à l’avocat, pommes de terre bouillies, burritos à l’avocat, avocat, bananes, dattes, noix, chocolat noir liquide.
Jus de betterave à boire.

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