Coup de tonnerre dans le monde du trail : le Kényan Mark Kangogo, vainqueur de l’édition 2022 de Sierre-Zinal, a été contrôlé positif à 2 substances interdites par l’agence mondiale antidopage à l’arrivée de la course.
Alors que les Kényans avaient fait forte impression lors de la traditionnelle course de montagne suisse, reléguant Kilian Jornet, 9 fois couronné, aux seconds rôles, l’annonce de l’agence mondiale antidopage fait l’effet d’une bombe. L’AIU (pour Athletics Integrity Unit) mentionne en effet que suite au contrôle qu’il a subi à l’arrivée de Sierre-Zinal, les prélèvements de Mark Kangogo ont révélé la présence de norandrostérone et de triamcinolone acetonide, deux substances interdites par le règlement.
L’athlète est provisoirement suspendu, des poursuites disciplinaires ayant été engagées à son encontre. Face à cette situation inattendue, la direction de course a indiqué que le classement final de la course élite hommes était suspendu. Une décision ne sera communiquée qu’après que seront rendues les conclusions des procédures disciplinaires en cours.
Pour rappel, Mark Kangogo s’était imposé devant l’Espagnol Andreu Blanes Reig et un autre Kényan, Patrick Kipngeno. Kilian Jornet était arrivé 5e, devancé sur le fil par l’Érythréen Petro Mamu.
Après Benoît Girondel et François D’Haene, nouveau coup de théâtre au Grand Raid de la Réunion. Contraint à l’abandon sur l’UTMB en août dernier, Aurélien Dunand-Pallaz, 2ème de l’UTMB 2021 derrière François D’Haene et devant Mathieu Blanchard, renonce à son tour..
Diagonale des Fous 2022 : pas de revanche entre Girondel et D’Haene
Décidément, la fin d’année 2022 ne sourit pas aux élites. Contraint à l’abandon après 50km sur l’UTMB, Benoît Girondel souffre depuis d’une lésion du tibial postérieur (un tendon extrêmement important qui naît en haut et en arrière de la jambe et passe en arrière de la malléole médiale pour soutenir l’arche médial du pied), lésion qui l’a empêché de préparer correctement le Grand Raid de La Réunion, le poussant à renoncer.
Vainqueur en 2017 et en 2018 en compagnie de François D’Haene, il laissait donc le champ libre à ce dernier, qui devenait grand favori. Hélas, il y a quelques jours, D’Haene annonçait à son tour son forfait, pour cause de problème osseux au niveau du calcanéum (l’os du talon) l’obligeant à prendre du repos. Pas de 5ème victoire cette année pour D’Haene, après ses exploits de 2013, 2014, 1016 et 2018.
Diagonale des Fous 2022 : Aurélien Dunand-Pallaz pas assez fou pour se lancer…
Et c’est maintenant au tour d’Aurélien Dunand-Pallaz d’annoncer son retrait de la course. Victime d’un problème musculaire après 10 kilomètres seulement lors du dernier UTMB, Dunand-Pallaz était depuis parti à La Réunion pour préparer sa course. Hélas, il a dû se rendre à l’évidence : il ne pourrait pas être prêt.
Il a ainsi commenté sur les réseaux sociaux : « Comme annoncé après l’UTMB et mon abandon, j’étais assez certain de la cause de ma douleur. 2 examens plus tard, le diagnostic était confirmé. À ce jour, je peux rouler sans aucune gêne et faire des balades en famille dans les chemins réunionnais, mais je ne pourrai pas être prêt pour courir 165km dans ces montagnes abruptes !Je profite donc de l’île d’une autre manière. Bonne fin de préparation aux futurs “Fous”… »
Vous rêvez de courir avec la Kjerag et des équipements conçus par Kilian Jornet et les équipes de NNormal : les précommandes sont désormais ouvertes, et les prix des modèles connus.
180 euros pour le modèle compétition, la Kjerag
C’est le modèle iconique de la marque, la chaussure avec laquelle Kilian Jornet a effectué toute sa saison d’entraînement et de course 2022. Elle est en précommande au tarif de 180 euros, soit dans les prix du marché des chaussures de course haut de gamme.
Avec Tomir, NNormal propose 3 modèles, un modèle standard, un modèle waterproof coupe basse et un modèle waterproof coupe haute. Les prix sont respectivement de 150, 160 et 170 euros.
Au-delà des chaussures, NNormal dévoile également une collection de vêtements conçus pour être résistants et durables. On y retrouve les classiques, pour hommes et pour femmes.
3 modèles de tee-shirts techniques manches courtes avec des teneurs élevées en fibres recyclées à 50 euros
2 modèles de shorts taille haute légers à 100 euros
3 modèles de tee-shirts sans manches à 45 euros
2 modèles de tee-shirts manches longues en laine mérinos (100 euros pour les hommes, 90 euros pour les femmes)
des vestes chaudes à régulation thermique à 150 euros
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/NNORMAL-TOMIR.png11222020Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-05 12:20:012022-10-05 12:20:03NNormal Kjerag et Tomir : de 150 à 180 euros, les précommandes sont ouvertes
Testées par les équipes de Esprit Trail, ces chaussures de trail vous permettront de vous entraîner ou de vous aligner sur vos compétitions avec la garantie d’avoir à vos pieds des produits techniques de qualité sans vous ruiner. Voici notre sélection des modèles trail de l’automne-hiver 2022-2023 à 150 euros maximum.
GUIDE CHAUSSURES TRAIL : lesmodèles à moins de 140 euros
Evadict XT8
Son point fort : la polyvalence. Ses caractéristiques : mousse EVA Kalensole pour un amorti moelleux garanti 1 000 km, crampons de 5 mm espacés pour expulser la boue, caoutchouc adhérent, bande de renfort sur les côtés pour maintenir le pied. Usage : trails toutes distances, tous terrains pour coureurs de tous poids. Poids : 315 g en 42 Drop : 8 mm Prix : 80€
361° Taroko 3
Son point fort : la polyvalence. Ses caractéristiques : semelle intermédiaire combinant amorti et réactivité, confort amélioré sur l’avant-pied, laçage enveloppant le pied, mesh respirant et déperlant, languette sans couture. Usage : trails toutes distances, tous terrains pour coureurs à foulée universelle de tous poids. Poids : 322 g en 42,5 / 272 g en 38 Drop : 9 mm Prix : 120€
GUIDE CHAUSSURES TRAIL : les modèles à 140 euros
Asics Fuji Lite 3
Son point fort : la légèreté. Ses caractéristiques : Confort et polyvalence, avec amorti FlyteFoam, semelle avec crampons de 3,5mm pour l’accroche, 50% de matériaux éco-responsables dans la tige. Usage : trails courts et moyens, tous terrains, pour coureurs à foulée universelle de poids léger adeptes du drop réduit. Poids : 255 g en 42 / 208 g en 38 Drop : 4 mm Prix : 140€
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Under Armour HOVR DS Ridge
Son point fort : la polyvalence. Ses caractéristiques : amorti/retour d’énergie Hovr, semelle extérieure Vibram crantée sur toute la longueur pour une bonne traction, renforts stratégiques 3D pour plus de maintien, empeigne renforcée. Usage : trails courts et moyens, tous terrains pour coureurs à foulée universelle de tous poids. Poids : 280 g en 42 Drop : 8 mm Prix : 140€
Scott Supertrac 3
Son point fort : la polyvalence. Ses caractéristiques : traction tout terrain, procédé eRide dans la semelle intermédiaire pour l’amorti, mousse AeroFoam+ pour la réactivité, tige en maille ripstoprespirante. Usage : trails toutes distances, tous terrains pour coureurs à foulée universelle de tous poids. Poids : 320 g en 42,5 / 290 g en 40 Drop : 8 mm Prix : 140€
Son point fort : la polyvalence. Ses caractéristiques : nouvelle tige plus durable et plus confortable, mousse Nitro sur toute la longueur pour l’amorti. Bon compromis entre technicité et durabilité. Disponible le 22 décembre. Usage : trails toutes distances, terrains peu engagés, pour coureurs à foulée universelle de tous poids. Poids : 307 g en 42 / 254 g en 37,5 Drop : 8 mm Prix : 140€
Merrell MT Long Sky 2 Shied
Son point fort : l’agilité. Ses caractéristiques : construction allégée, tige en simili Néoprène imperméable, contrefort en TPU pour la stabilité, renfort médian pour la pronation, semelle Vibram Megagrip pour l’adhérence. Usage : trails toutes distances, tous terrains pour coureurs à foulée universelle ou pronatrice de poids léger, adeptes du drop bas. Poids : 269 g en 43 / 227 g en 38 Drop : 4 mm Prix : 140€
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GUIDE CHAUSSURES TRAIL : les modèles à plus de 140 euros
Mizuno Daichi 7
Son point fort : la polyvalence. Ses caractéristiques : structure en EVA en deux densités renforçant la stabilité sans nuire à l’amorti. Avec technologie Wave pour le maintien, semelle extérieure en caoutchouc Michelin pour l’accroche. Usage : trails courts et moyens, terrains secs moyennement techniques pour coureurs à foulée universelle de tous poids. Poids : 305 g en 42 / 245 g en 38 Drop : 9 mm Prix : 145€
Son point fort : le confort. Ses caractéristiques : avec un amorti DNA Loft V3 infusé à l’azote pour une légèreté et une durabilité accrues. Stabilité augmentée grâce au nouveau design de la semelle extérieure. Usage : trails toutes distances sur terrains roulants pour coureurs à foulée universelle de tous poids. Poids : 320 g en 43 / 281g en 40 Drop : 6 mm Prix : 150€
Son point fort : la protection. Ses caractéristiques : semelle intercalaire Techlite pour l’amorti, plaque en mousse Pebax réactive propulsant vers l’avant, semelle extérieure Adapt Trax avec crampons de 4 mm pour une adhérence sécurisante. Usage : trails toutes distances, tous terrains pour coureurs à foulée universelle de tous poids. Poids : 290 g en 42 / 240 g en 38 Drop : 8 mm Prix : 150€
The North Face Vectiv Enduris II X Elvira
Son point fort : la polyvalence. Ses caractéristiques : édition limitée en collaboration avec l’artiste Fernando Elvira. La technologie Vectiv combine plaque 3D et plaque intermédiaire à bascule pour propulser vers l’avant, semelle extérieure en caoutchouc Surface Control optimisée pour le trail, 3,5 mm de crampons. Usage : trails toutes distances, tous terrains, pour coureurs à foulée universelle de tous poids. Poids : 309 g en 42,5 / 265 g en 38 Drop : 6 mm Prix : 150€
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Coup de théâtre dans la trailosphère : François D’Haene, quadruple vainqueur de la Diagonale des Fous et grand favori de l’édition 2022, vient d’annoncer qu’il ne prendra pas le départ de l’épreuve. Une décision due à une douleur persistante au pied, alors qu’il avait coché le Grand Raid dans sa short list en début de saison.
C’est à travers une course déclaration vidéo diffusée sur les réseaux sociaux que François D’Haene a annoncé la nouvelle : une douleur persistante au pied, identifiée au début de l’été et dont l’origine osseuse a été confirmée via une IRM en septembre, le contraint à prendre du repos. Un renoncement impératif pour ne pas hypothéquer la suite de sa carrière, et être capable de courir encore l’année prochaine.
Une douleur existant depuis la Hardrock 100
Depuis le début du mois de juillet, François D’Haene ressent une douleur handicapante dans le pied. Vivant avec et ayant réussi à s’adapter, il a néanmoins pu réaliser une belle course avec Kilian Jornet sur la Hardrock 100. Hélas, après les 15 jours de repos qu’il s’est octroyés, il a senti qu’il avait encore cette gêne un peu bizarre à l’intérieur du pied. Elle s’est cependant estompée et il pu se réentraîner, faire de belles sorties en montagne et faire l’Échappée Belle avec son beau-frère Alexis Traub. Il a ainsi passé 26 heures sur des crêtes rocheuses et des terrains hyper techniques, sans trop trop de douleur mais avec toujours cette gêne.
Un problème osseux au niveau du calcanéum, l’os qui forme le talon
Début septembre, alors que la douleur devenait de plus en plus vive, et avant de faire son bloc de préparation en vue du Grand Raid, François D’Haene s’est résolu à faire une IRM. Et ce qu’il redoutait s’est confirmé : l’origine du mal était un problème osseux au niveau du calcanéum. Il a donc pris la décision de s’accorder vraiment du repos et de faire une croix sur la Diagonale des Fous, pour permettre à son corps de récupérer et ne pas hypothéquer la suite de sa carrière. Ayant fait la promesse d’être à La Réunion pour cette édition des 30 ans, François D’Haene sera néanmoins sur place, en famille, et partagera l’ambiance avec les coureurs, mais côté spectateur.
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/FRANÇOIS-DHAENE-GRAND-RAID.png11681972Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-03 08:24:182022-10-03 08:24:21François D’Haene renonce au Grand Raid de la Réunion
Il en faut de l’énergie à Anaïs Sabrié pour enchaîner 50 heures de travail par semaine à l’hôpital en tant que médecin, puis s’entraîner jour après jour pour les grandes échéances. D’autant que les courses, pour elle qui vit à Stuttgart, sont souvent synonymes de longs déplacements. Alors que se profilent les championnats du monde de trail qui se dérouleront début novembre en Thaïlande, et pour lesquels elle est sélectionnée en catégorie Trail Court, Isabelle Guillot l’a rencontrée.
Comment as-tu débuté le sport ?
Anaïs Sabrié : J’ai commencé le sport par le trail. Je devais être minime 2 sur le Mini Trail des Monts d’Or, là où j’habite. Ma mère m’y avait inscrite car elle-même participait à l’épreuve adulte. Je me suis ensuite inscrite dans un club d’athlétisme, l’Athlé Calade Val de Saône dans lequel je suis toujours. Jusqu’en junior, j’ai fait de la piste et du cross. Puis mon coach de l’époque, Francis Carréras, m’a poussée vers la course de montagne, cet effort très intense et court, et où il ne faut pas éternuer sinon tu perds des places.
J’aime cette rapidité ainsi que le fait de ne pas avoir à porter un sac ou une ceinture. En fait, quand je pars pour 2 ou 3 heures, je pars souvent sans rien. En trail, quand je vois que l’on nous oblige à emporter une veste imperméable même quand le temps est au grand beau, et un téléphone alors qu’il n’y a pas réseau sur la plupart du parcours, j’avoue que je ne comprends pas… C’est tellement agréable de courir sans rien porter !
Par contre, en vieillissant, j’apprécie de plus en plus ces formats un peu plus longs de 30 ou 40km, parce que je deviens un peu plus diesel et c’est plus confortable de ne pas devoir partir à fond.
Pour le moment, tu vas donc rester sur ces formats de 30-40km ?
Anaïs Sabrié : Oui, mais je suis tout de même attirée par le long. Depuis 4 ans, je suis médecin dans un hôpital en Allemagne à environ 50km au sud de Stuttgart, dans un service de médecine interne. Et je fais aussi des gardes aux urgences, donc je travaille 40 à 50 heures par semaine. Du coup, je fais des gros blocs d’entraînement le week-end, mais la semaine je me contente de quelques footings d’une heure. Et c’est assez plat là où je suis.
J’ai tout de même quelques petites montagnes à proximité, dont un endroit où, le week-end, sur une sortie de 2h sur environ 30km, j’arrive à faire environ 1500m de dénivelé. Sauf que c’est toujours la même sortie, donc je commence à connaître tous les cailloux par cœur.
Anaïs Sabrié : Oui, j’ai choisi de travailler à 100%. J’ai fait 8 ans d’études de médecine, ce n’est pas pour ensuite ne pas exercer mon métier qui d’ailleurs me plaît beaucoup. J’ai fait toutes mes études en Allemagne, je me sens bien là-bas et le système de santé y est plus respectueux. Ma mère est allemande et j’ai la double nationalité, mais j’ai appris l’allemand seulement en 6e. La seule contrainte, c’est l’éloignement et les kilomètres à faire pour venir sur les courses.
J’ai ainsi dû annuler ma participation aux championnats de France de course de montagne, parce que c’était dans les Pyrénées et que c’était le samedi du week-end de l’Ascension. Pour ma part, le jeudi, j’étais de garde aux urgences, j’ai travaillé de 8h du matin à 10h du soir. Le vendredi, je bossais aussi, j’y étais obligée car le Covid sévit encore : beaucoup de mes collègues l’ont attrapé et on manque de personnel de partout. J’aurais adoré aller dans les Pyrénées, j’ai même regardé les avions, mais en atterrissant à Barcelone, j’avais encore beaucoup d’heures de voiture. Et pour aller à Toulouse, je devais passer par Paris.
Du coup, je cours souvent en Suisse, c’est plus près et ils privilégient la performance, alors qu’en France ce sont les ambassadeurs et influenceurs des marques qui sont invités. En Suisse et en Italie, c’est rare que je doive payer mon dossard et mon hébergement, avec en plus des petites attentions telles que le fait d’avoir son dossard dans sa chambre d’hôtel. Ce qui existe rarement en France, où même en tant qu’élite, tu dois aller faire la queue pour le récupérer.
Est-ce que tu as des courses où tu as eu des émotions particulières ?
Anaïs Sabrié : Mon top 1, c’est en 2018 en Macédoine. La course où j’ai obtenu mon titre de vice-championne d’Europe de course en montagne, qui était assez inattendu pour moi, et où on a eu en plus la médaille d’or par équipe…
Mon top 2, c’est ma première participation à Sierre-Zinal et ce sprint final dont beaucoup de gens me parlent encore.
Pour le top 3, je mettrais beaucoup de courses au même niveau… J’ai un très bon souvenir du Marathon du Mont-Blanc de l’an dernier, où j’avais fini 2e. Cette année, je n’ai pas pu aussi bien le préparer, surtout que j’avais l’espoir d’être sélectionnée pour le Championnat d’Europe. Ça ne s’est pas fait, vu que je n’ai pas participé au Championnat de France… Je pense qu’il y a eu un petit quiproquo avec l’équipe de France, puisque je ne les pas contactés en pensant qu’ils allaient le faire. Faisant partie de l’équipe de France championne d’Europe en titre, je pensais qu’ils allaient me contacter pour ce championnat…
Et niveau parcours, quelles sont les courses que tu conseillerais ?
Anaïs Sabrié : Il y a la Montée du Nid d’Aigle qui est très belle, Neirivue-Moléson, ainsi que le 30km du Montreux Trail Festival auquel j’ai participé il y a deux ans, où les paysages sont vraiment magnifiques et où tu peux plonger dans le lac Léman 100m après la ligne d’arrivée. En Suisse et en Italie, on ressent un véritable engouement de la population pour ces courses de montagne, et c’est très agréable. En Allemagne par contre, ils ne connaissent pas du tout le trail. L’an dernier, il y avait une étape des Golden Series en Bavière, et les randonneurs ne s’écartaient pas du tout pour nous laisser passer.
Quand tu parles d’aller sur le long, tu parles de formats type OCC, pas d’ultra ?
Anaïs Sabrié : Je pense que ça finira quand même par me tenter par l’aspect défi personnel. Le jour de mes 18 ans, j’étais allée voir l’arrivée de François D’Haene qui avait gagné l’UTMB sous des trombes d’eau. C’était mon cadeau d’anniversaire ; j’avais demandé à mon père de m’emmener à Chamonix et je m’étais levée à la frontale à 4h du matin pour voir ça ! Après, je suis un peu revenue sur cette idée de faire l’UTMB® parce que pour être bon sur le long, il faut d’abord être bon sur le court. Je pense que j’y reviendrai plus tard, mais il faudra que j’aie plus de disponibilité pour m’y préparer.
Parle-nous un peu de tes partenaires, du Team Matryx…
Anaïs Sabrié : C’est une petite entreprise basée en Ardèche qui a conçu ce tissu révolutionnaire se voulant très français et local. Nous pouvons choisir nos chaussures parmi celles qui sont conçues avec ce tissu : Salomon, Millet, etc. Ce team m’apporte de la dynamique, de la logistique, et amène cette idée que l’on n’est jamais tout seul, même si je regrette d’être un peu loin. C’est très compliqué pour moi d’être sur les stages. Simon Gosselin, le coach du Team, m’entraîne depuis 3 ans. Il me fait des plans, il me donne les plus grosses séances et m’aide à adapter la préparation à l’objectif. Mais je ne suis pas quelqu’un qui a besoin d’un suivi très structuré. J’ai été longtemps sans entraîneur, je travaille beaucoup à la sensation, je fais ce qui me plaît…
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/10/anaïs-sabrié-@noa_barrau.png11422598Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-10-01 17:40:202022-10-01 17:40:22Anaïs Sabrié : « Je finirai par faire un ultra, par défi personnel… »
À l’occasion des 30 ans du Grand Raid de La Réunion, François D’Haene revient dans une vidéo d’un peu moins de 8 minutes sur ses 5 participations à l’épreuve. De son premier ultra, en 2009, à sa 4e victoire partagée avec Benoît Girondel, en 2018, il ouvre l’album de famille. Récit d’une épopée à voir et à revoir.
Il y a 13 ans, en 2009, François D’Haene prenait à La Réunion le départ de son premier ultra-trail de 160 kilomètres. Une distance qu’il imaginait insurmontable, et qu’il redoutait autant qu’elle l’attirait. Dans ce témoignage, il se souvient, amusé, des conseils que lui donnent alors ses compagnons de début de course, Antoine Guillon et Sébastien Chaigneau, alors qu’il montre des velléités à courir dans la première côte : « Ne cours pas tout de suite, la course va faire 24 heures, garde-en sous la pédale. » Sage recommandation à un néo-ultra-traileur qui, depuis, n’a jamais cessé d’apprendre que l’ultra est avant tout une histoire de gestion de course. Malgré de nombreuses erreurs, des changements de chaussures et des arrêts massage, François D’Haene terminera 5e de la course, derrière les ténors que sont encore aujourd’hui Julien Chorier, Ludovic Pommeret, Antoine Guillon et Erik Clavery.
4 ans plus tard, en 2013, François D’Haene revient à La Réunion. Face à lui, un monstre sacré, Kilian Jornet, vainqueur des éditions 2010 et 2012. A la surprise générale, l’Espagnol, souffrant du genou, laisse le Français partir au début de la nuit. Longtemps seul, François D’Haene remporte sa première « Diagonale » avec 2h40 d’avance sur le second, Freddy Thevenin. Jornet terminera 20e…
L’année suivante est particulière pour D’Haene. C’est en effet la première fois qu’il s’aligne sur 3 grands tours dans l’année. Et c’est après avoir remporté l’ultra-trail du Mont Fuji et l’UTMB qu’il prend le départ de la Diagonale, inquiet de savoir s’il sera capable de tenir un tel challenge. Après un départ plus prudent que l’année précédente, il s’impose finalement devant Ludovic Pommeret et réalise la passe de 3.
Mais c’est 2016 qui reste à ce jour l’édition sur laquelle François D’Haene a le plus souffert. Lui-même la surnomme d’ailleurs l’« édition des crampes ». Parti un peu trop confiant, il réalise une montée du Maïdo trop rapide et est saisi de crampes violentes. Plusieurs fois sur le point d’abandonner, passant certaines descentes à reculons, il s’accrochera finalement et remportera la victoire la plus compliquée de ses expériences réunionnaises.
Pour sa dernière participation, en 2018, François D’Haene est une nouvelle fois donné favori. Après une première partie de course prudente avec Maxime Cazajous, il se retrouve seul avant d’être rejoint après le Maïdo par Benoît Girondel. Ensemble, ils prennent plaisir à courir et, incapables de se départager dans la terrible descente humide et glissante du Sentier des Anglais, décident de terminer ensemble. Des images de partage qui restent aujourd’hui encore un souvenir inoubliable.
Archi-favori du Grand Raid de La Réunion 2022 qui s’élancera jeudi 20 octobre, François D’Haene devra se méfier d’une concurrence redoutable déterminée à fêter dignement les 30 ans de l’épreuve. Avec, parmi les outsiders, de nombreux anciens vainqueurs de l’épreuve, Ludovic Pommeret en tête. Et un épouvantail féminin qui rêve de devancer un jour les hommes sur un 100K majeur : l’Américaine Courtney Dauwalter.
Diagonale des Fous : 165km très exigeants
Tous ceux qui l’ont faite sont unanimes : la Diagonale des Fous ne ressemble à aucune autre course d’ultra. Un terrain très technique, des montées et des descentes brutales, des passages périlleux, une humidité parfois suffocante, des températures tropicales, l’île de la Réunion ne se laisse pas facilement apprivoiser. Et si les paysages sont somptueux, l’engagement nécessaire pour parvenir au bout du parcours doit être total. Côté itinéraire, pas de changement à déclarer par rapport aux années précédentes : la Diagonale partira du sud de l’île, de la ville de Saint-Pierre, à la Ravine Blanche, pour rejoindre au nord le Stade de la Redoute, à Saint-Denis, en passant par les fameux Cirques de Cilaos et de Mafate. Soit un parcours de 165km avec 10210m de dénivelé positif et un temps limite de 66 heures.
Quadruple vainqueur de l’épreuve, François D’Haene, qui n’est plus venu à La Réunion depuis 2018, avait coché 2 grandes courses sur son calendrier 2022 : la Hardrock 100 et la Diagonale des Fous. Après sa courte défaite face à Kilian Jornet à la Hardrock 100, nul doute qu’il aura à cœur de remettre les pendules à l’heure et de réaffirmer son hégémonie sur l’ultra lors de cette épreuve.
Il faut dire que le grand François sera ici dans son jardin, sur un tracé qu’il connaît parfaitement et sur lequel il a déjà triomphé 4 fois. Ainsi, il s’est imposé en 2013, 2014, 2016 et 2018. S’il est difficile de parler de record de l’épreuve, car le tracé a souvent quelque peu varié d’une année sur l’autre, François D’Haene détient cependant le record de vitesse sur l’épreuve, ayant avalé les 167km de l’édition 2013 en 22h 58mn 30s, soit une vitesse moyenne de 7,27km/h. Ou, si vous préférez, 8mn15 au kilo pendant 167 km !
Illustration de sa motivation à briller sur cette Diagonale, François D’Haene écrivait il y a quelque temps : « Trentième anniversaire de cette course légendaire et extrême à tous les niveaux. Un ultra exotique sur une île aussi intense que la course qu’elle accueille. Une belle façon de clore cette saison… Ce sera une 6e participation pour moi après 4 victoires et surtout mon premier 100 miles là-bas en… 2009 ! Hâte de retrouver les Réunionnais, chaleureux et accueillants pour vivre encore une folle aventure. »
Benoît Girondel, l’autre favori, forfait sur blessure
On attendait tous l’opposition entre François D’Haene et Benoît Girondel, grand habitué de cette Diagonale des Fous. Girondel l’a en effet remportée 2 fois, la première en 2017 et la seconde en 2018, ex-aecquo avec D’Haene. Hélas, ce « match retour » de 2018 n’aura pas lieu. Contraint à l’abandon sur l’UTMB en raison d’une blessure à la cheville, le Français souffre depuis d’une lésion du tibial postérieur (un tendon extrêmement important qui naît en haut et en arrière de la jambe et passe en arrière de la malléole médiale pour soutenir l’arche médial du pied), lésion qui l’a empêché de préparer correctement cette échéance, le poussant à renoncer.
Plusieurs anciens vainqueurs dans les starting blocks
Benoît Girondel absent, la voie ne sera pas pour autant libre pour François D’Haene. En effet, sur la ligne de départ, pas moins de 5 anciens vainqueurs s’aligneront. Parmi eux, le Français Ludovic Pommeret, expérimenté à souhait, 2e en 2014 et en 2021, encore tout auréolé de son triomphe sur la TDS 2022. À ses côtés, on trouvera l’Italien Daniel Jung, également vainqueur en 2021 ex-aecquo avec Pommeret. Les deux hommes avaient alors signé un très beau chrono de 23h 02mn 21s, le second plus rapide de l’histoire de la Diagonale après celui de D’Haene en 2013.
Il faudra également suivre de près les performances de Grégoire Curmer, vainqueur en 2019 et de l’inoxydable Julien Chorier, vainqueur de l’édition 2011. Ou encore celle de Mr Diagonale des Fous, alias Antoine Guillon, grand habitué de la Réunion, vainqueur en 2015, 2e en 2012 et 2017, 4e en 2018 et encore dans le Top 10 en 2021 (6e).
A côté des anciens vainqueurs, d’autres athlètes aux performances significatives sur ultra s’ajoutent à la liste des prétendants. Ainsi, il faudra suivre de près ce que fera le Basque Beñat Marmissolle, 3e de l’épreuve en 2021, et qui vient de décrocher une belle 6e place sur l’UTMB après un début d’été riche de belles victoires (6000D et Restonica Trail). A suivre également Nicolas Rivière, 2e en compagnie de Ludovic Pommeret en 2019 et Maxime Cazajous, 3e en 2018. Sans oublier Alexandre Boucheix, alias Casquette Verte, remarquable 20e de l’UTMB il y a quelques semaines, et qui découvrira les sentiers réunionnais avec l’ambition d’un résultat.
Courtney Dauwalter prête à tout casser
La meilleure ultra-traileuse du monde rêve depuis longtemps de remporter un jour un ultra majeur au nez et à la barbe des hommes. Kilian Jornet en personne lui a prédit ce destin. Et ses dernières performances montrent que l’Américaine est en grande forme. En effet, après sa fantastique 6e place au scratch sur la Hardrock 100 au mois de juillet, Dauwalter, qui s’est abstenue d’UTMB, a dynamité le record absolu du Collegiate Loop, un parcours de 260km et 10058m D+ sur le mythique Colorado Trail. Son temps : 40h 14mn, soit plus de 6h30 de moins que le record masculin détenu jusque-là par Nick Pedatella en 46 heures et 48 minutes. Autant dire qu’elle est plus que jamais prête à rivaliser avec les hommes, même si elle aura le désavantage de ne pas connaître le parcours réunionnais.
Autant dire que sauf blessure ou colossale surprise, Courtney Dauwalter semble avoir course féminine gagnée. En effet, l’écart avec la concurrence paraît immense, même si elle devra faire face, entre autres, à deux anciennes gagnantes de l’épreuve, Sabrina Stanley, première en 2019, et Jocelyne Pauly, vainqueure en 2018. Sans oublier la locale Sophie Blard, 3e l’an dernier…
Après les 6 étapes de la saison 2022 des Golden Trail World Series, l’heure des comptes a sonné. Pour rappel, seuls les 30 premiers athlètes masculins et les 30 premières féminines à l’issue de ces 6 courses sont directement invités à participer à la grande finale qui se disputera sur 5 jours à Madère, à partir du 26 octobre. Si Rémi Bonnet et Nienke Brinkman sont en tête du classement provisoire et font figure de favoris, tout pourrait être bouleversé à l’issue des courses finales.
Finale des Golden Trail World Series 2022 : 450 points en jeu
Une chose est sûre, il va falloir sortir les calculatrices pour décerner les titres masculin et féminin de la Golden Trail World Series 2022 dans un mois à Madère. Pour l’instant, le classement général prend en compte les points acquis lors des 3 meilleures courses de la saison. Les points ont été répartis sur les 30 premiers, à raison de 200 points pour le vainqueur d’une course, 175 pour le second, 156 pour le troisième, et dégressif jusqu’à 4 points pour le 30e. A l’issue des 6 courses de la saison, 30 athlètes masculins et 30 athlètes féminins ont donc obtenu leur invitation et prise en charge pour participer aux courses de la finale, à Madère. Si les coureurs n’entrant pas dans le Top 30 ne sont pas invités, ils peuvent cependant participer à la finale à leurs propres frais, en catégorie « open ».
Le classement final qui désignera les champions 2022 prendra en compte les points acquis depuis le début de la saison, auxquels viendront s’ajouter les points acquis lors de la finale. Lors de cette finale, des courses auront lieu chaque jour, et des points seront distribués chaque jour, de 100 points pour le gagnant du jour jusqu’à 2 points pour le 30e du jour. Soit, possiblement, 450 points à gagner sur l’ensemble des 5 jours (4 jours avec des courses à 100 points et un jour avec une course à 50 points pour le vainqueur). Autant le dire tout de suite, en cas de défaillance d’un athlète, le classement général à l’issue de cette finale pourrait être bouleversé.
Finale des Golden Trail World Series 2022 : le Top 10 masculin
Premier du classement provisoire, le Suisse Rémi Bonnet est en pole avec 524 points cumulés . Ils correspondent aux 124 points de sa 7e place à Zegama, aux 112 points de sa 9e place à Sierre-Zinal et aux 400 points de ses 2 victoires à la Pikes Peak et au Flagstaff. S’il sera probablement dans les Top 10 de chaque course, et se battra donc pour la victoire finale, tout dépendra de l’opposition qu’il rencontrera. Avec 36 points d’avance sur le second, Bonnet pourrait adopter une stratégie d’attente pour assurer son titre.
Derrière lui, l’Italien Davide Magnini, qui n’était pas de la campagne américaine, cumule un total de 488 points. Soit 176 points de ses 2e places à Zegama et au Marathon du Mont-Blanc, et sa 5e place à la Stranda Fjord.
Dans le Top 10 des athlètes invités, viennent ensuite 2 Français, Thibaut Baronian et Anthony Felber, ce dernier récompensé par ses belles places sur les deux dernières étapes aux Etats-Unis :
Manuel Merillas et Daniel Osanz : 438 points Elhousine Elazzaoui : 406 points Jonathan Albon : 400 points Ruy Ueda : 398 points Thibaut Baronian : 396 points Robert Pkenboi Matayango : 390 points Anthony Felber : 384 points
4 autres Français parmi les 30 invités de la finale
Quant aux 20 autres invités, on y trouve notamment, outre Kilian Jornet, 4 Français : Sylvain Cachard, Frédéric Tranchand, Adrien Michaud et Johann Baujard. Voici la liste complète dans l’ordre du classement :
Eli Hemming Francesco Puppi Kilian Jornet Sylvain Cachard Bart Przedwojewski Sam Hendry Roberto Delorenzi Frédéric Tranchand Adrien Michaud Petro Mamu Anders Kjaerevik Andrzej Witek Mark Kangogo Peter Frano Morgan Elliott Andreu Blanes Reig Patrick Kipngeno Konstantinos Paradeisopoulos Zaid Ait Malek Oulkis Johann Baujard Chad Hall
Finale des Golden Trail World Series 2022 : le Top 10 féminin
Avec 3 courses remportées (Zegama, Pikes Peak et Flagstaff) et 600 points cumulés, la Néerlandaise Nienke Brinkman figure sans surprise en pole position du classement provisoire. Elle sera LA femme à battre à Madère, mais rien ne semble pouvoir lui résister.
Au classement provisoire, Brinckman devance l’Américaine Sophia Laukli, qui cumule 532 points correspondant à sa victoire sur la Stranda Fjord, sa 3e place sur la Pikes Peak et sa 2e place sur le Flagstaff. Même si elle n’est jamais très loin de Brinckman, l’Américaine semble un ton en dessous. Tout comme la Suissesse Maude Mathys, irrésistible l’an dernier, mais qui n’a pas paru à son meilleur niveau ces derniers mois, déclarant souvent avoir les jambes lourdes.
Dans le Top 10 des athlètes invitées, viennent ensuite 2 Françaises, Élise Poncet et Blandine L’Hirondel. On trouve dans l’ordre :
4 autres Françaises parmi les 30 invitées de la finale
Quant aux 20 autres invités, on y trouve 4 Françaises : Julie Roux, Iris Pessey. Anaïs Sabrié et Lucille Germain. Voici la liste complète dans l’ordre du classement :
https://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2022/09/FLAGSTAFF-SKY-PEAKS-TOP-5-FEMMES-1.png12962694Patrick Guerinethttps://www.esprit-trail.com/wp-content/uploads/2025/02/ET-logo-vert-noir-300x87.pngPatrick Guerinet2022-09-28 05:00:002022-09-27 10:57:39Finale des Golden Trail World Series : qui sont les favoris ?
Un mois après avoir présenté la Kjerag, la chaussure avec laquelle il a fait toute sa saison de trail, Kilian Jornet présente la Tomir, second modèle de la marque NNormal. Et annonce la date officielle de lancement des précommandes : le 5 octobre 2022 !
Que signifie Tomir ?
Après la Kjerag, une montagne de Norvège, c’est une montagne de 1103 m au nord-est la Sierra de Tramuntana, sur l’île espagnole de Majorque, qui donne le nom du second modèle de chaussure de la marque NNormal. Puig Tomir offre une vue à couper le souffle à 360 degrés sur la côte nord de l’île, les plaines luxuriantes de l’ouest et les sommets des montagnes du sud. Comme l’explique le site NNormal, « des traversées délicates aux formations de calcaire mythiques, en passant par les pentes d’éboulis instables et les conditions météorologiques changeantes, Puig Tomir est une montagne qui a beaucoup à offrir. Il nous a donc très vite paru évident que nous devions donner son nom à notre dernière ligne de chaussures ».
La Tomir, une chaussure polyvalente faite pour durer
Née du désir de la marque de partager leur passion pour la découverte et les activités en extérieur, la Tomir est présentée comme une chaussure pouvant servir à tout. Que ce soit pour vos itinéraires de trail, vos séances d’entraînement ou n’importe quelle autre activité en plein air. Peu importe ce qui vous anime, l’équipementier vous promet un confort sûr, une adhérence exceptionnelle, un amorti de niveau supérieur et une durabilité extrême. Parce que moins nous remplaçons notre équipement, mieux la planète se porte.
Des prototypes testés et validés par Kilian Jornet
Pilier fondateur de l’équipe NNormal, le champion espagnol est sans doute la personne la mieux placée pour aider les équipes techniques à concevoir les équipements de la marque. Il a donc testé les prototypes de Tomir à chaque étape et a travaillé en tandem avec l’équipe de design pour la peaufiner, l’affiner et la rationaliser, jusqu’à obtenir la chaussure parfaite pour presque toutes les activités de plein air. Du gravier à l’herbe, des week-ends runs aux trails hautement techniques, il en résulte une chaussure donnée comme performante sur tous les terrains, à tous les niveaux.
“Tomir, c’est un mélange presque impossible de technologies de pointe et de matériaux sans compromis, et d’un confort qui vous fait oublier que vous la portez.”
Kilian Jornet
Tomir : une famille, 3 chaussures
La famille Tomir comprend trois modèles de chaussures différents avec des couleurs différentes dans chaque modèle. Tout d’abord, il y a la chaussure de trail et d’activités de plein air de coupe standard, conçue pour à peu près tout. Ensuite, il y a la même coupe de chaussure, mais en version imperméable, fabriquée avec une membrane Sympatex® hautement respirante qui est aussi respectueuse de la planète que performante. Enfin, il y a une version montante, type boots, existant elle aussi en version imperméable.
Sous sa forme légère, Tomir concentre beaucoup de technologies. Toutefois, voici quelques points forts se démarquent, mis en avant sur la fiche technique du produit :
1/ La semelle VIBRAM® Megagrip est conçue pour le sable et le soleil, les racines et les pierres. Dans toutes les conditions, sur tous les terrains, vous vous sentirez en sécurité pour en faire davantage. La semelle extérieure VIBRAM® Litebase est environ 50 % plus fine, et jusqu’à 30 % plus légère. Le tout sans altérer la stabilité des crampons de 5 mm.
2/ La tige est constituée d’un mélange unique de monofilament de polyester et de TPE, ce qui la rend résistante à l’abrasion et aux accrocs. De plus, elle est cousue de façon artisanale sur la semelle intermédiaire, ce qui ajoute à la durabilité de la chaussure et préserve la planète. Le laçage asymétrique augmente le soutien et réduit les points de pression.
3/ La semelle intermédiaire en mousse EVA propose un poids plus léger, un amorti extraordinaire et un retour d’énergie qui facilite la foulée, avec un stack de 31/23 mm et un drop de 8 mm. Que ce soit pour réussir un nouveau record personnel ou pour monter des volées d’escaliers pour faire de l’entraînement musculaire, lorsque vous vous sentez en sécurité, vous pouvez en faire davantage.
4/ Toujours dans ce même souci de durabilité de leurs produits, NNormal s’est associé à Sympatex pour les modèles Tomir imperméables (coupe standard et boots). La membrane en PES est 100 % imperméable, 100 % coupe-vent, très respirante et extrêmement durable. Elle est également certifiée bluesign® – une certification éco-responsable-, recyclable et exempte de PTFE et de PFC nocifs.
Parallèlement à Tomir, la marque annonce le lancement d’une gamme de vêtements et d’accessoires, tous nés des mêmes convictions fortes : proposer des équipements légers et hautement performants conçus pour des activités intenses à tous les niveaux et pour des activités moins exigeantes. Bien entendu, dans le pur respect de l’ADN de la marque, tous les vêtements sont intemporels et conçus pour être (très) durables.
Pour l’ensemble des chaussures et des équipements, les pré-commandes commencent pour les membres de la communauté NNormal le 5 octobre sur le site nnormal.com.