En trail, même si c’est parfois frustrant, certaines sections ne vous laissent pas le choix : il faut marcher ! Alors autant vous y préparer si vous ne voulez pas y perdre du temps.

Trail et marche : pourquoi apprendre à marcher vite ?

Marcher fait partie intégrante de la gestion d’un effort sur une longue distance. Le nombre de kilomètres toujours plus important et la course au dénivelé font que seule une toute petite poignée de coureurs peut prétendre réaliser un UTMB ou une Diagonale des Fous en passant davantage de temps à courir qu’à marcher. Mais attention, marcher durant une épreuve de trail n’a rien à voir avec une simple balade. Si cela vous permettra de récupérer un peu par rapport à l’effort de course, il va vous falloir adopter une marche sportive volontaire, dans laquelle on s’efforce de maintenir un rythme de déplacement « rapide ». L’objectif est clair : diminuer la fatigue musculaire induite par la course sans pour autant faire chuter de manière dramatique votre moyenne horaire.

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Photo Evadict / Dom Granger

Marche vs course : quelles différences sur le plan musculaire ?

Par rapport à la course, la marche supprime la phase aérienne et, avec elle, le retour au sol. Or c’est ce retour au sol qui, selon les foulées, sera plus ou moins traumatisant. Les sollicitations des muscles des chaînes postérieures (lors de la poussée) et antérieure (lors du retour au sol) seront donc moins importantes en marche. Par ailleurs, marcher permet de réduire la pulsation cardiaque de 10 à 15 battements par minute.

Reste que marcher rapidement s’apprend, car la biomécanique propre au coureur est alors chamboulée. Le temps de contact lors de chaque appui au sol est beaucoup plus long. De plus, le coureur, s’il n’a pas mémorisé la bonne technique, devra se freiner en permanence (mode excentrique) pour ne pas courir, engendrant une autre forme de fatigue et un échauffement prématuré de la voûte plantaire.

Sauf si vous visez les premières places, il vous faudra intégrer la marche dans votre préparation car en trail, le relief dicte sa loi et implique d’opter pour la marche si l’on veut franchir la ligne d’arrivée dans de bonnes conditions. Le principe est d’adopter la marche rapide dès lors que l’on s’engage dans une forte pente ou dans une longue ascension. Selon la pente et la durée de l’effort, plusieurs techniques peuvent être utilisées.

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Photo Evadict / Dom Granger

Trail et marche : le mode marche rapide classique

Ici, pas de technique particulière, il vous faudra juste passer du mode course au mode marche rapide ou randonnée sportive. Ce type de marche est à adopter sur des pentes où la course pourrait être maintenue si la durée de l’effort n’incitait pas à la prudence. Mais, attention, le pas doit être rapide afin de conserver une vitesse de déplacement proche de 4 km/h, alors qu’en mode balade, la vitesse peut vite s’approcher des 2 km/h en montagne. L’utilisation des bâtons peut, ici, s’avérer très efficace, soulageant vos articulations tout en augmentant votre vitesse de déplacement.

Lire aussi l’article Bâtons de trail et économie musculaire des jambes : une nouvelle étude étonnante

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Photo Evadict / Mathias Savoyat

Trail et marche : la marche en mode pente raide

Lorsque la pente est très raide, vous pouvez adopter le « pas du montagnard ». Il s’agit alors de marcher le buste en avant avec les mains posées sur le bas des cuisses. Chaque poussée d’une jambe étant accompagnée d’une poussée de la main sur la même jambe. Pour les « forts en bras », les bâtons pourront prendre le relais du pas du montagnard avec une poussée franche lors de chaque pas.

Deux types de poussées sont possibles avec les bâtons. Dans le premier cas, il y a ceux qui plantent lors de chaque pas les deux bâtons en même temps. Ils le font en général à l’aplomb ou juste derrière des chevilles. Dans le second cas, il y a ceux qui adoptent une poussée plus classique avec une alternance droite/gauche. L’expérience acquise à l’entraînement est très importante pour découvrir quelle technique vous convient le mieux. Il n’est pas rare, d’ailleurs, que des coureurs adoptent les deux techniques lors d’un trail selon le terrain et leur état de fatigue.

Lire aussi l’article Bâtons de trail : êtes-vous sûr de bien les utiliser ?

Trail et marche : en sortie longue, adoptez le mode rando-course

Le mode rando-course devra être celui de l’ensemble de vos sorties longues. Ce qui implique d’adopter la marche rapide sur les montées dès le début de votre sortie, même en l’absence de fatigue musculaire. Si vous attendez la fin de la séance pour marcher, vous ancrerez ce rythme dans votre mémoire et il y a de fortes chances pour que vous adoptiez la même gestion le jour J. Mais, cette fois-ci, ce ne sera pas dans le cadre d’une sortie longue, mais d’une course… De plus, en répétant le plus souvent possible les phases de marche rapide lors de votre entraînement, vous développerez plus efficacement votre condition physique de marcheur. Vous serez alors plus efficace et économe en course.

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Photo Evadict / Mathias Savoyat

Entraînement marche rapide : la semaine type

La semaine type pour un coureur de trail long (ou d’ultra) devra comprendre une sortie longue en mode rando-course (de 3h à 6h pour un ultra) durant laquelle la marche rapide sera adoptée dès les premières pentes. Lors de la phase de marche rapide, votre fréquence cardiaque ne devra pas descendre en dessous de 70-75 % de votre fréquence maximale. Utilisez les bâtons en fonction de votre stratégie de course (dès le début ou en seconde partie de course). Pratiquez au moins deux fois par semaine des exercices de renforcement musculaire du haut du corps type pompes et tractions, afin d’optimiser l’utilisation de vos bâtons. Enfin, une fois par semaine après un footing en endurance, vous pourrez, sur une pente raide, faire six à huit montées sur 1 minute d’effort en marche, en poussant fortement sur les bâtons.

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Découvrez comment des efforts très brefs et très intenses peuvent améliorer votre résistance et votre vitesse, mais également avoir une influence sur votre forme générale. Pour franchir le pas, nos coachs vous guident et vous proposent 3 séances à haute intensité.

Des efforts plus courts mais beaucoup plus intensifs

Pour améliorer la vitesse, il faut réaliser un travail spécifique. Généralement, il s’agit de séances de fractionné sur piste, sur 400 mètres, avec des répétitions suivies d’un temps de récupération égal ou inférieur à la durée de l’exercice. Mais en augmentant encore l’intensité de ces répétitions, grâce notamment à des efforts plus courts mais beaucoup plus intensifs, les chercheurs ont démontré qu’au-delà des bénéfices évidents sur le plan de la vitesse et de la résistance, on peut obtenir un gain de performance sur les deux filières énergétiques : la filière aérobie et la filière anaérobie.

Haute intensité : trouvez la bonne vitesse

Lorsqu’on parle de haute intensité, on raisonne sur des temps d’effort très courts, (compris entre 10 et 60 secondes), suivis de temps de récupération importants. Un sprint couru à très haute intensité durant 15 à 20 secondes va par exemple demander un temps de récupération compris entre 20 et 40 fois le temps d’effort. Inutile cependant d’aller jusque-là dans vos séances. L’objectif est de trouver le bon réglage, c’est-à-dire une vitesse plus importante qu’en fractionné – pour travailler la haute intensité –, mais pas insoutenable.

Selon le niveau d’entraînement, travailler en sprint sur des distances très courtes, avec des récupérations équivalentes de 8 à 16 fois le temps d’effort, peut être suffisant. Avec de telles intensités, on génère déjà une dette d’oxygène importante qui sollicite fortement le système aérobie dans les phases de récupération, d’où les bénéfices constatés sur l’ensemble des filières. Ce travail permettra donc d’améliorer la vitesse, mais aussi l’endurance et la résistance. Sans oublier l’efficacité de la foulée.

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Photo Evadict

Haute intensité : un bénéfice cardio important

Grâce à l’entraînement à haute intensité, tout le système cardio-vasculaire va travailler. Le cœur va pomper plus de sang et alimenter plus rapidement les muscles et, à l’autre bout de la chaîne, l’élimination des toxines (lactates) sera plus efficace. Revers de la médaille, ce type d’intensité demande déjà une certaine expérience du fractionné et l’habitude d’un entraînement régulier. En effet, à ce niveau d’effort, les contraintes articulaires et musculaires sont très fortes. L’échauffement est donc fondamental (footing et étirements dynamiques), sans oublier le renforcement musculaire. Le travail en haute intensité est par ailleurs très sollicitant pour les muscles postérieurs. Il est conseillé d’effectuer un travail préventif avec un renforcement musculaire excentrique, en ciblant les ischio-jambiers.

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Photo Evadict

Séance 1 : Travaillez la haute intensité sur la piste

La piste est le lieu privilégié pour travailler la haute intensité. Elle a une distance étalonnée et une surface adéquate. En outre, vous allez aussi améliorer votre technique de course, la rendre plus efficace, et favoriser la coordination neuromusculaire.

Entraînement

Commencez par 2 x 100 mètres, en intégrant 40 mètres à haute intensité (vitesse maximale, sprint). Récupérez avec 2 ou 3 minutes de marche ou de jogging entre chaque fraction. Vous pouvez progressivement monter jusqu’à 6 x 150 mètres, avec, dans chaque intervalle, 80 mètres courus à haute intensité. Récupération sur 1500 mètres en jogging. Au fil du temps, et selon les sensations, vous pourrez pousser jusqu’à 10 fractions par séance, en augmentant la distance jusqu’à 300 mètres (haute intensité sur 200 mètres). Vous pouvez aussi jouer sur le temps de récupération (800 mètres en jogging).

Séance 2 : Travaillez la haute intensité sur sentier

Courir sur un parcours accidenté va améliorer votre temps de réaction et vos réflexes, avec pour effet une meilleure coordination neuromusculaire, et donc un meilleur niveau technique lors des trails ou des courses nature.

Entraînement

En raison du terrain et des obstacles, l’entraînement en haute intensité sera moins rapide que sur piste mais pas pour autant moins efficace, car vous remplacez une difficulté (la vitesse) par une autre (la concentration). Vous pouvez intégrer un cycle de 5 accélérations de 30 secondes à grande vitesse (mais pas maximale) dans un footing de 20 secondes. Bientôt, vous pourrez aller jusqu’à 10 x 60 secondes dans une course de 40 secondes. Ensuite, vous pourrez monter d’un cran, avec 5 cycles (de 5 x 30 secondes), et pousser encore jusqu’à 10 x 1 minute très vite, avec 1 minute de récupération.

Séance 3 : Travaillez la haute intensité en côtes

Les côtes sont un très bon endroit pour la haute intensité. Le dénivelé de la pente atténue l’impact au sol, limite l’amplitude du mouvement et donc les risques de blessures des ischio-jambiers. Autre avantage, le travail en côte permet un renforcement musculaire naturel, un avantage certain pour le trail, comme pour les courses sur routes.

Entraînement

Sur une côte de 100 mètres environ avec un dénivelé moyen, commencez avec 3 x 30 secondes à grande vitesse (mais pas en sprint). Récupération en jogging dans la descente. Une fois que vous serez habitué à ce travail, augmentez la durée du cycle, 4 x 1 minute en montée, récupération en jogging dans la descente en rajoutant de 30 à 60 secondes en marchant et/ou en courant. Vous pourrez aller jusqu’à des fractions de 2 minutes en montée.

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Photo Evadict

Débutants : commencez à accélérer

Lorsque vous débutez, tout travail en vitesse va positivement influer sur votre progression. Essayez d’intégrer une de ces trois séances en haute intensité à votre préparation hebdomadaire.

PISTE
Sur deux tours de piste (2 x 400 mètres), sprint dans les lignes droites (20 mètres). Marchez dans les virages.

TRAIL
Dans une sortie en endurance, placez 3 ou 4 accélérations de 20 secondes chacune à une allure rapide, mais sans sprinter.

CÔTES Intégrez 3 x 20 secondes de montée dans une sortie en endurance. Allure rapide, mais sans sprinter.

Cet article est extrait du magazine Esprit Trail n°135.
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L’hiver est installé mais vous n’avez aucune intention de remiser vos baskets au placard pour autant ? Sage initiative. Garder le rythme en cette saison est un bon moyen de ne pas repartir de zéro au printemps. Mais attention à ne pas trop tirer sur la corde, au risque de vous blesser. Voici nos conseils pour (bien) courir en hiver, sans pépins.

Entraînement en hiver : couvrez-vous, mais pas trop !

Se couvrir, oui, mais pas trop. L’idéal est de partir avec deux ou trois couches de vêtements, selon la température. Un bas long, une sous-couche en haut, un maillot manches longues et si besoin une veste de type Gore-Tex, voici la panoplie pour se protéger de la pluie et du vent.
Le petit plus : embarquez avec vous une veste qui se compacte dans une poche ou se glisse dans un sac si vous sentez que vous vous transformez en chaudière.

Photo Simon Dugue - SalomonOK
Photo Simon Dugue – Salomon

Entraînement en hiver : ne négligez pas l’échauffement

Ne bâclez pas vos échauffements, surtout en hiver. Prenez le temps de bien préparer vos muscles avec des éducatifs (pas chassés, montées de genoux…). Faites monter le corps en température doucement. Et sachez que les risques de blessures sont plus importants lorsque les muscles sont froids. Pour plus de garanties, n’hésitez pas à utiliser une crème préparatoire qui échauffe les muscles. Mais qui ne vous dispensera évidemment pas d’un échauffement rigoureux.

Lire aussi notre article Échauffement : pourquoi et comment bien le faire

Entraînement en hiver : adaptez vos sorties à la météo

Si un temps assez clément vous permettra de faire des séances en intensité, un temps glacial sera plus propice à une sortie en endurance fondamentale, histoire d’éviter les risques de blessures de type contracture ou claquage en raison d’un muscle qui se refroidit vite. Sachez jouer avec la météo et modifier votre programme en conséquence. Et s’il neige, pourquoi ne pas sortir vos chaussures de trail et vous amuser le temps d’une séance tranquille sur un terrain qui vous changera du quotidien.

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Photo Simon Dugue – Salomon

Entraînement en hiver : mixez les disciplines

Vélo, natation, voire fitness en salle, autant d’activités qui vous permettront de garder la forme, de faire travailler des groupes musculaires différents tout en gardant un bon cardio. L’entraînement croisé, hormis la variété des disciplines, préserve les muscles normalement sollicités par la course à pied – globalement, la chaîne inférieure -, ce qui diminue également le risque de problèmes physiques.

Entraînement en hiver : pensez à manger et à vous hydrater !

Ce n’est pas parce qu’il fait froid qu’il ne faut pas boire. Certes, la demande en eau est moins importante qu’en cas de canicule, mais le corps a néanmoins besoin d’être bien hydraté pendant l’effort. Pensez également à vous nourrir. L’organisme va puiser dans les réserves pour combattre le froid, donc alimentez-le !

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Photo Spartan Winter Trail

Entraînement en hiver : attention au terrain

Faites attention où vous mettez les pieds. À moins d’être un montagnard habitué à gambader sur les sentiers enneigés ou verglacés, ne prenez pas de risques et jaugez les conditions avant de lancer le chrono. Trop gras, trop boueux, trop gelé ? Si vous jugez votre terrain de jeu peu praticable, annulez votre séance ou optez pour un training en salle. Dans le cas contraire, équipez-vous de chaussures de trail ayant une bonne accroche pour vous éviter un salto dans le fossé.

Photo Winter Trail Simon Dugue - Salomon
Photo Winter Trail Simon Dugue – Salomon

Entraînement en hiver : écoutez votre corps

Accordez-vous des séances de repos, de détente. Mettez à profit votre hiver pour cocooner, changer – un peu – vos habitudes. Une petite fatigue ? Adaptez votre entraînement, voire supprimez-le. Et gardez du jus pour les beaux jours, votre corps vous dira merci.

Entraînement en hiver : lâchez-vous (un peu) sur la nourriture

Courir en hiver ne rime pas avec vie d’ascète. Passer la saison en mode privations n’est pas forcément une bonne méthode et peut susciter des manques vite comblés par des en-cas compulsifs. Ne pas se priver est le meilleur moyen de concilier sport et bien- être. À condition de ne pas abuser des bonnes choses. C’est comme tout.

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On le néglige souvent, pourtant l’échauffement fait partie intégrante d’une séance. Celui-ci vous permettra d’être plus performant et de prévenir les blessures comme les courbatures. Mais si s’échauffer est indispensable, bien s’échauffer est encore plus important. Et intégrer des étirements « activo-dynamiques » peut être utile. On vous explique tout.

À quoi sert l’échauffement ?

L’échauffement consiste à préparer l’organisme à un effort par une valorisation des paramètres physiologiques de la performance. On parle de « mise en train » puisqu’il s’agit d’une sollicitation progressive des différentes structures impliquées dans l’exercice.

Échauffement cardio-vasculaire.
La fréquence cardiaque va monter, les capillaires vont s’ouvrir, favorisant un meilleur apport de sang et d’oxygène au niveau musculaire. On observe également, lors de l’échauffement, une diminution de la production de lactates sanguins et une plus grande utilisation des lipides à l’effort en lieu et place du glycogène musculaire.

Échauffement musculo-tendineux.
Les températures corporelle et musculaire vont augmenter et engendrer tout un tas de processus favorables à l’exercice physique. Un seul degré de plus suffit pour élever le métabolisme de 13%, la puissance et la souplesse musculaires ainsi que l’élasticité des tendons.

Échauffement articulaire.
La plus grande production de liquide synovial, lubrifiant du système articulaire, permet une meilleure mobilité articulaire et une plus grande tolérance à la charge et au stress mécaniques.

Échauffement nerveux central.
Le système nerveux est optimisé entre 38 et 39°C par rapport à une température corporelle moyenne de 37°C. Cela va permettre une meilleure coordination des mouvements, vous évitant de vous blesser, en vous tordant une cheville par exemple.

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Photo Cimalp

Comment effectuer une bonne mise en train ?

Commencez par une phase d’échauffement général sous la forme d’une course continue. Si les données scientifiques tendent à manquer, il semble que l’intensité optimale se situe aux alentours de 65% de VO2max, et donc de VMA. Vos premières minutes de course doivent être les plus lentes, à peine plus rapides que de la marche rapide, pour préparer le corps à l’effort et faciliter la transition entre la phase de repos et la phase de course. Ce n’est pas indispensable mais, avant de partir courir, vous pouvez toujours faire quelques mobilisations articulaires (rotations de chevilles ou du bassin, squats légers, mouvements de bras).

En termes de durée, si 5 minutes peuvent suffire pour augmenter la température musculaire, 10 à 20 minutes sont nécessaires pour un échauffement central et périphérique complet. Ainsi 15 minutes d’échauffement général et continu à 65% de VO2max ou de VMA semble le protocole idéal. Ensuite, l’échauffement doit être finalisé par une partie plus spécifique comprenant des étirements et des lignes droites, à savoir 4 à 6 accélérations de 80 m environ avec retour marché ou en course lente.

Echauffement Photo Cimalp
Photo Cimalp

Des étirements à l’échauffement ?

Oui, vous avez bien lu, on peut faire des étirements à l’échauffement, à condition de ne pas faire d’étirements statiques et passifs qui ne préviennent ni le risque de blessures, ni la gravité des blessures musculaires. Des études prouvent qu’ils diminuent même la production de force explosive et de puissance, la force maximale isométrique, la force maximale concentrique ainsi que les performances sur une épreuve d’endurance comprenant 30 min de course à pied à 65% de VO2max suivie de 30 min courues le plus vite possible.

À l’inverse, les étirements dits « activo-dynamiques » améliorent les performances musculaires. Cette méthode comprend 3 phases qui durent environ 6 à 8 secondes chacune, à savoir : un étirement incomplet ou sous-maximal, une contraction statique ou isométrique et un exercice dynamique sur place ou en déplacement (montées de genoux, talons-fesses, griffé du sol ou course jambes tendues, pas chassés, ciseaux, cloche-pied, petits sauts ou encore foulées bondissantes). Cette succession d’actions préparent à l’effort en augmentant son tonus et sa température locale.

Échauffement : 5 étirements activo-dynamiques à pratiquer

Exercice 1 – LES MOLLETS

1 : debout face à un mur avec les mains en appui sur le mur, amener une jambe en avant avec le genou fléchi et une jambe en arrière avec la jambe quasiment tendue puis pousser le talon de la jambe arrière vers le sol.

2 : presser l’avant pied de la jambe arrière dans le sol pour contracter le mollet.

3 : exercer des petits sauts sur place, jambes tendues et pointes de pied vers le haut pendant la phase de vol.

Exercice 2 – LES ISCHIO-JAMBIERS

1 : debout face à un banc, le corps aligné des pieds aux épaules, amener une jambe quasiment tendue devant soi et reposer le talon de cette jambe sur le banc puis, en gardant le dos droit, incliner le buste en direction de cette jambe tout en ramenant la pointe du pied avant vers le buste.

2 : presser le talon en direction du sol pour contracter les ischio-jambiers.

3 : exercer des talons fesses.

Exercice 3 – LES QUADRICEPS

1 : debout jambes tendues avec le corps aligné des pieds aux épaules, saisir le cou- de-pied d’une des deux jambes et ramener le talon contre la fesse puis contracter les abdominaux et les fessiers.

2 : pousser le cou-de-pied de la jambe étirée dans la main et vers le bas pour contracter le quadriceps.

3 : exercer des ciseaux avant/ arrière en amenant les jambes tendues devant et derrière soi de façon alternée.

Exercice 4 – LE PSOAS

1 : en position fente avant avec le genou et le pied de la jambe arrière au sol et la jambe avant fléchie à 90° avec le pied à plat au sol, pousser le bassin vers le bas et vers l’avant tout en contractant les abdominaux et les fessiers.

2 : pousser le genou arrière vers le bas et vers l’avant pour contracter le psoas.

3 : exercer des montées de genoux de façon alternée.

Exercice 5 – LES ADDUCTEURS

1 : en position de fente latérale une jambe fléchie et une jambe tendue, fléchir au maximum la jambe fléchie et pousser le bassin vers le bas et du côté de la jambe fléchie.

2 : pousser le pied de la jambe tendue vers le bas et l’intérieur pour contracter les adducteurs.

3 : exercer des pas chassés sur place ou en mouvement.

Échauffement : des lignes droites pour finir

Une fois ces étirements réalisés, la partie terminale de l’échauffement doit inclure quelques lignes droites. Chaque ligne droite doit se faire en accélération progressive sur les premiers mètres et à allure régulière sur une distance de 50 à 80 m avant de décélérer en douceur. Attention, il est important de laisser le moins de temps possible entre la fin de l’échauffement et le début de la séance de course. En effet, la température musculaire redescend de 1°C après 5 minutes seulement et de 2°C après 15 minutes.

Vous savez désormais pourquoi et comment vous échauffer pour une séance ou une compétition. Ce protocole peut bien-sûr être soumis à quelques modifications en fonction de la température extérieure ou de la distance de compétition. Ainsi, pour une sortie ou course d’une durée de plus de 3 h, l’échauffement peut être réduit à 10 min de course lente. Sur des ultras, il peut même être réalisé lors des premiers kilomètres de course.

Moins de courbatures après !

L’échauffement peut aussi servir à limiter les risques de courbatures après une séance intense. En effet, une étude a mesuré l’intensité des courbatures 48 heures après 30 minutes de marche à reculons sur tapis roulant incliné selon 4 modalités : avec échauffement et retour au calme, avec échauffement seulement, avec retour au calme seulement, sans échauffement ni retour au calme. Résultats : les douleurs musculaires étaient significativement moins prononcées quand l’exercice était précédé d’un échauffement. S’échauffer prépare donc à l’effort mais prévient également les courbatures.

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Si vous hésitez à ralentir votre rythme d’entraînement ou couper par peur de perdre vos acquis, l’hiver est le bon moment pour partir à la découverte de nouveaux horizons sportifs. Natation, vélo, ski de fond : l’entraînement croisé vous permettra de maintenir un volume conséquent, tout en cassant la monotonie et en vous préservant physiquement. Mode d’emploi.

Entraînement croisé : le bonus de l’hiver

L’hiver est la période où il est urgent de se préserver, et de retrouver l’aspect plaisir de l’entraînement, qui souvent est un peu émoussé. Hormis le changement de température et le froid qui s’invite, le nombre de kilomètres que l’on a dans les jambes commence à peser. Même s’il existe quelques beaux trails hivernaux, l’absence de gros objectifs motivants, un cardio fatigué, une structure musculo-squelettique impactée font que le terrain est idéal pour les blessures.

Délaisser de temps en temps ses chaussures de trail peut apporter bon nombre de bénéfices. La diversité reste encore le chemin le plus court vers la progression, car s’entraîner toujours aux mêmes allures, en répétant les mêmes séances, risque à terme de provoquer une stagnation des performances. Or le principe de l’entraînement croisé est justement basé sur le déséquilibre. L’objectif est l’adaptation permanente pour développer successivement différentes capacités, en vitesse, en résistance, en endurance ou bien en récupération.

Lire aussi notre article Trail et VTT, le mariage idéal

Entraînement croisé : continuer à faire travailler les jambes

La stratégie d’entraînement croisé, qui vise l’amélioration de la performance globale, se caractérise par des apports multiples. Elle brise tout d’abord la monotonie, que ce soit celle des allures, des terrains, des paysages ou des mouvements. L’entraînement croisé permet de réveiller certains muscles peu sollicités en course à pied, travailler le renforcement musculaire et éviter les blessures dues à la répétition du geste, type tendinite, tout en améliorant la souplesse des articulations.

La course étant une activité d’endurance sollicitant principalement les membres inférieurs, vous devrez choisir un sport qui fasse travailler les jambes pour ne pas perdre l’adaptation musculaire acquise au fil du temps. Mais il faudra aussi faire travailler les muscles du haut du corps, afin de développer une musculature plus harmonieuse et limiter ainsi les déséquilibres. Le choix d’un sport de complément devra aussi s’orienter vers une activité cardiovasculaire, tout en évitant le plus possible les traumatismes causés par les impacts répétés au sol.

Entraînement croisé : le vélo, sport de complément idéal

Le vélo (ou le VTT) est l’un des sports dit « portés » les plus profitables qui soient. Il ne provoque pas de traumatismes et permet un effort cardiovasculaire conséquent. Il fait en outre travailler les jambes. Pour cela, vous devrez développer une grande fréquence de pédalage (minimum 90 tours par minute). Privilégiez un petit braquet et moulinez le plus possible pour limiter le travail en force (et/ou en côte) afin d’empêcher une prise de masse musculaire trop importante. Seuls inconvénients : il est compliqué et pas forcément agréable de pratiquer en ville, et le matériel de qualité est assez cher.

Lire aussi notre article Comment remplacer vos sorties longues par du vélo

Entraînement croisé Vélo Photo Ekoi
Photo Ekoi

Entraînement croisé : les avantages de la natation

Autre sport porté (par l’eau), sans aucun traumatisme ni stress articulaire. L’activité cardio-vasculaire est moins intense, mais permet un excellent travail sur tout le haut du corps. Pratiquée sans excès, la natation favorise l’assouplissement et la récupération active, sans aucun préjudice pour la course à pied. Gros avantage par rapport au vélo, il n’y a pas d’investissement à prévoir. Essayez si possible de réserver une ou deux heures avec un maître nageur, pour corriger le geste et la position dans l’eau.

Entraînement croisé Natation Photo Serena Repice-Lentini
Photo Serena Repice-Lentini

Entraînement croisé : l’intérêt du ski de fond ?

Si le vélo et la natation sont les piliers habituels cités dans l’entraînement croisé, le ski de fond est également un bon complément hivernal à la course à pied. Il est pratiqué par de nombreux traileurs résidant à la montagne, en tête desquels le Jurassien Xavier Thévenard. Il permet de se familiariser avec les terrains neigeux que l’on peut retrouver sur les trails blancs, et de reproduire des types d’efforts très similaires dans les filières travaillées – aérobie, jusqu’au lactique sur séries -, avec une sollicitation cardio variable selon le relief.

Gainage et buste : En skating ou en classique, le ski de fond travaille en profondeur les muscles du haut du corps, chose que le trail permet moins (alors qu’il les sollicite énormément). Ceinture abdominale renforcée, fascias et obliques tonifiés, amélioration posturale au niveau deltoïde/trapèze/cervicales. La pratique est de plus idéale pour développer une poussée efficace des bâtons en montée.

Membres inférieurs : le ski de fond maintient un travail propulsif, mais très complémentaire au trail. En classique, les impulsions partent d’un appui statique et la poussée est perpendiculaire au sol (quadriceps, adducteurs et fessiers). Le skating impliquera davantage les fascias/fessiers/latéraux, car les phases de poussée sont raccourcies et de biais.

Ski de fond
Photo DR

Entraînement croisé : la PPG (Préparation Physique Générale), passage obligé

La PPG est à travailler de préférence avec un entraîneur, un coach sportif ou votre kiné, toujours plus adaptés qu’une application afin de vous faire faire les bons mouvements. Il s’agit de séries d’exercices basées sur le gainage ou l’assouplissement, qui vont vous permettre d’acquérir une meilleure résistance des groupes musculaires utilisés en course à pied.

Entraînement croisé : comment croiser les activités ?

Tout dépend de vos objectifs et de vos envies. Si vous êtes un traileur averti et que vous avez pour futur objectif un trail de montagne, vous avez tout intérêt à croiser votre entraînement avec des sorties VTT et vélo de route. Une façon de travailler la musculature et la résistance (VTT) et le cardio (route), tout en poursuivant sa préparation spécifique mais en limitant les traumatismes et en évitant la monotonie.

Un coureur débutant pourra quant à lui intégrer la natation comme séance de récupération active, le lendemain d’une séance de fractionné par exemple. D’une manière générale, évitez de placer deux grosses séances coup sur coup (par exemple une sortie vélo en montagne le lendemain d’une séance de fractionné). Respectez un principe de progressivité dans l’ajout d’un ou plusieurs sports à votre entraînement hebdomadaire, en privilégiant la diversité, sans pour autant saturer votre agenda. Excepté pour les champions, le sport reste un loisir qui doit s’adapter à vos contraintes, et non le contraire.

Votre programme d’entraînement croisé sur 2 semaines

Découvrez notre programme d’entraînement croisé sur 2 semaines, alliant course à pied, natation et vélo. Pour ceux qui résident en montagne ou ont la possibilité d’intégrer des séances de ski de fond, elles peuvent remplacer les séances de vélo.

Entraînement croisé
Source Esprit Trail
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Une sortie de 1 heure ou une boucle de 10 kilomètres ? Entre durée et distance, que choisir ? Une problématique que se posent de nombreux coureurs lorsqu’il s’agit de structurer leur plan d’entraînement. La réponse dépend… de vous.

Chronomètre ou kilomètres : une histoire d’objectif

Certaines études ont montré que le cerveau percevait différemment la distance et la durée. Imaginez par exemple que vous êtes au 9 kilomètre de votre boucle de 10K. Vous commencez à piocher, mais votre cerveau analyse la distance qu’il reste à parcourir jusqu’à la fin. Résultat : l’arrivée est en vue et malgré la fatigue, vous êtes capable d’accélérer dans les derniers mètres. Cela s’appelle le retour visuel.

Inversement, lorsque vous courez en fonction d’un temps donné, attendant simplement que votre alarme sonne la fin de séance (sauf à garder les yeux rivés sur le chrono), vous n’avez pas de retour visuel de votre objectif. Vous ne sprinterez sans doute pas sur la fin, mais serez amené à choisir le bon rythme de course pour pouvoir tenir sur la durée.

Conclusion : nous pouvons courir plus vite lorsque nous visualisons la distance à parcourir, mais nous sommes capables de soutenir un effort plus long et régulier en se basant sur une durée. Vous l’aurez compris, les deux approches ont leurs avantages. Tout dépend de votre objectif.

Courir au chronomètre pour apprendre à soutenir l’effort

Courir en fonction du temps est la meilleure approche pour les débutants. Être capable de courir sans s’arrêter pendant 15 minutes, puis 30, puis 45, permet d’apprendre à soutenir l’effort et noter sa progression. De plus, les débutants ne sont pas forcément capables d’estimer avec une certaine précision la distance qu’ils peuvent parcourir. Faire des séances d’entraînement au temps a donc un côté rassurant, en écartant le stress de ne pas savoir quand la séance va se terminer lorsqu’il s’agit d’un kilométrage à atteindre. Il est également plus simple de programmer des séances en minutes qu’en kilomètres dans les plans d’entraînement.

Photo James Lee
Photo James Lee

Dernier point à prendre en compte : la motivation. Ainsi, un coureur lent préférera l’entraînement en minutes, plus valorisant. Mieux vaut se dire qu’on a fait une sortie de 1 heure qu’une sortie de 6 kilomètres. Mieux encore : optez pour une séance de fartlek d’une heure en milieu accidenté pour travailler différentes allures selon le relief. Ce type d’entraînement sera toujours bénéfique et vous évitera de courir les yeux fixés sur le chrono.

Photo Cimalp
Photo Cimalp

Courir en fonction des kilomètres pour trouver le bon rythme et préparer une épreuve

Courir selon la distance est fréquent en course nature pour les coureurs avertis. En effet, hors piste d’athlétisme, il est fréquent d’effectuer des boucles, avec retour au point de départ. Ce n’est donc pas le chrono qui va décider de la distance de votre séance, mais la distance qui va déterminer la durée de celle-ci. Au moment de partir faire votre séance, à vous de choisir le parcours que vous vous estimez capable de faire ce jour-là, en fonction de votre état de forme, de votre envie ou de votre plan d’entraînement.

L’un des avantages de l’entraînement selon la distance est que cela peut vous aider à travailler sur le rythme de course et à en identifier et assimiler les ressentis. Vous allez en effet être obligé à vous concentrer sur vos allures de course pour atteindre un objectif de kilomètres connu. Enfin, connaître le temps approximatif que l’on met à parcourir un kilomètre sur sentier plat, un kilomètre en montée moyenne ou forte, et un kilomètre en descente roulante ou technique, peut vous aider à prévoir vos performances en course et votre capacité à être finisher d’une épreuve selon son kilométrage et son dénivelé. Ou de planifier vos ravitaillements sur des épreuves plus longues, en fonction des profils des parcours.

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Les séances de vitesse ne sont pas les séances préférées des coureurs à pied. Elles sont exigeantes, fatigantes et font mal aux cuisses. Pourtant, elles sont nécessaires, peu importe le niveau et l’objectif. Et ce, même si vous courez juste pour le plaisir. Nos coachs vous expliquent pourquoi, et vous proposent la séance idéale selon les cas.

Séances de vitesse : ce que disent les études scientifiques

Vous pensiez que les entraînements de vitesse (seuil, résistance, allure course et fractionné) étaient uniquement réservés aux athlètes élite ? Eh bien détrompez-vous. Ces séances de qualité, exigeantes et rapides, sont bénéfiques et mêmes nécessaires pour tous les coureurs. Toutes les études scientifiques démontrent que des séances comprenant des phases de qualité plus ou moins longues, entrecoupées de phases de récupération, apportent des changements physiologiques bénéfiques : glycémie, perte de poids et adaptation cardio-vasculaire.

Autrement dit, s’astreindre de temps en temps à une séance un peu plus intensive et un peu plus rapide vous permet non seulement de progresser, mais participe à une amélioration de la santé et du niveau de forme générale. Réalisé régulièrement, ce type d’entraînement aura des répercussions positives dans toutes les zones aérobies. Même vos sorties en endurance seront plus faciles (et accessoirement plus rapides au fur et à mesure des entraînements). En effet, augmenter l’allure au moins une fois par semaine a également des effets sur le physique : musculation naturelle, économie de course, adaptation de la foulée.

Sans oublier l’aspect psychologique, car des séances plus intenses et réputées plus difficiles vont développer votre gestion mentale de l’effort. Avec des bénéfices évidents en termes de motivation durant la compétition. Pour les coureurs ayant du mal à s’entraîner ou pour ceux ayant l’impression de stagner, ces séances de vitesse vont contribuer à débloquer la situation.

Attention, pour suivre les séances que nous vous proposons ici, vous devez courir depuis au moins trois mois et tenir facilement une heure en endurance. Si c’est le cas, il est temps d’intégrer de la qualité à vos sorties hebdomadaires. Et après avoir lu les raisons pour lesquelles ces séances sont nécessaires, vous n’aurez plus d’excuses pour ne pas, de temps en temps, pousser un peu la machine.

Lire aussi l’article Séances de vitesse, les études qui interpellent

Photo The North Face - gilly_photography
Photo The North Face/ Gilly Photography

Cas n°1 : Je cours pour ma santé et mon bien-être, pas pour gagner des courses ou faire des chronos. Je n’au donc pas besoin de courir vite.

Un effort important et soutenu engage une grande quantité de fibres musculaires. Une séance intensive va permettre aux muscles de consommer plus de sucres rapides et de sucres complexes. Par conséquent, une telle séance va contribuer à maintenir une glycémie optimale et jouer sur la limitation des risques de diabète.

Ce type d’effort est également important pour le cœur. On l’oublie un peu vite, mais le cœur est un muscle. Si on l’entraîne correctement, il va devenir plus puissant, plus endurant et plus fort. Ces séances rapides jouent également sur l’augmentation des mitochondries (véritables usines d’énergie pour l’organisme), avec pour conséquence une meilleure adaptation de l’organisme à utiliser le carburant de l’effort (sucres).

VOTRE SÉANCE
Échauffement en endurance 15 minutes. Courez 1 minute à votre allure de course sur 10 kilomètres (effort compris entre 7 et 8 sur une échelle de 1 à 10). Marchez ou trottinez 1 minute puis recommencez. Répétez de quatre à dix fractions. Terminez par un retour au calme de 15 minutes en jogging.

Cas n°2 : J’essaie de perdre du poids, je préfère me concentrer sur des séances longues en endurance et non pas sur des séances de vitesse.

Plus on court vite, plus l’organisme brûle de calories et plus le corps dépense de l’énergie, y compris dans les heures qui suivent. On sait aujourd’hui qu’une fois les réserves de glycogène entamées, une dégradation des lipides intervient entre 2 heures et 24 heures après un effort de type fractionné. Lors du repas suivant la séance de vitesse, l’organisme va utiliser les glucides pour refaire ses réserves, ce qui entraîne une oxydation préférentielle des lipides. Donc le brûlage de graisses espéré. Tout l’inverse de ce qui se produit lors d’entraînements longs et peu intenses.

La perte de poids sera d’autant plus importante si l’on varie les intensités d’effort (tout en maîtrisant l’alimentation, notamment l’apport en sucres complexes). Attention, il ne s’agit pas de remplacer toutes les sorties par des séances de fractionné. L’objectif est plutôt de s’entraîner à toutes les vitesses. Sans oublier que ces séances de vitesse vont pimenter l’entraînement et éviter la monotonie. L’adaptation physiologique de l’organisme va aussi permettre de réduire les risques de blessure en renforçant les muscles. Mais pour cela, nous vous conseillons de commencer progressivement à augmenter l’allure et la durée des séances de vitesse.

VOTRE SÉANCE
Pour perdre du poids plus rapidement, l’objectif sera de faire durer les phases d’intensité. Échauffez-vous durant 15 minutes. Courez de 3 à 5 minutes à allure 10 kilomètres, puis jogging ou marche durant 3 à 5 minutes. Augmentez progressivement le nombre de répétitions (jusqu’à dix maximum). Si vous vous entraînez sur tapis de course, vous pouvez également régler l’inclinaison du tapis à 5 % et courir à un rythme modéré pendant 3 minutes. Puis, inclinaison normale et jogging durant 3 minutes. Répétez de six à huit fois.

Cas n°3 : Je suis en train de préparer un 40KM avec 1000m D+ et j’ai choisi de bâtir ma préparation sur la distance, pas sur la vitesse.

C’est une erreur que l’on retrouve très fréquemment chez les coureurs qui décident d’allonger la distance. Ils privilégient des séances lentes et longues, en pensant qu’ils vont mieux se préparer à affronter la distance. Or, d’un point de vue scientifique, ce n’est pas la bonne solution, car durant une sortie longue (ou durant la compétition), arrivés à un certain moment ils vont se fatiguer plus vite.

Les efforts soutenus vont favoriser un développement du muscle cardiaque avec pour conséquence (entre autres) une augmentation de la capacité du cœur à éjecter de gros volumes de sang vers les muscles. D’une certaine manière, plus le cœur est capable de soutenir longtemps (et rapidement) un gros volume d’éjection de sang (volume d’éjection systolique ou VES), moins la fréquence cardiaque va augmenter. Au final, lors de grandes distances, le coureur se fatiguera moins vite. Il est donc plus utile de se préparer en courant un peu moins sur la longueur, mais de manière plus ciblée.

VOTRE SÉANCE
Commencez par un échauffement de 10 à 15 minutes environ à allure lente. Sur piste d’athlétisme ou sur parcours mesuré, vous allez courir 4 x 1000 mètres à VMA, avec une récupération égale à la durée de chaque fraction (1000 mètres en 4mn30 donnent 4mn30 secondes en récupération). Réalisez cette séance une fois par semaine. Attention, le kilométrage des séances de vitesse ne doit pas dépasser un certain volume. Pour une VMA comprise entre 10 et 14,5 km/h, il ne faudra pas dépasser 2 à 3 kilomètres de qualité. Pour une VMA comprise entre 15 et 17,5 km/h, le volume peut représenter 4 à 6 kilomètres en qualité.

Photo The North Face - Mathis Dumas
Photo The North Face – Mathis Dumas

Cas n°4 : J’essaie de préparer mon premier trail de 10KM pour finir la course, pas pour faire un chrono.

Plus la distance préparée est courte, plus le travail de qualité est important (sans négliger la régularité des séances). Peu importe que vous ayez un objectif de chrono ou non, une meilleure adaptation physiologique, un système cardio-vasculaire plus efficace et un meilleur mental vous aideront forcément à boucler votre 10 kilomètres plus facilement. Une majorité de coureurs boucle la distance dans des temps compris entre 50 minutes et 1 heure 15. Or c’est à partir de 40 minutes d’effort que la fatigue apparaît et que la fréquence cardiaque augmente. D’où l’intérêt de s’entraîner à VMA pour repousser l’apparition de cette fatigue. Peu importe alors de simplement vouloir boucler la distance, ou de vouloir faire un chrono, vous aurez beaucoup plus de facilité, et de plaisir, à faire votre épreuve en faisant de temps en temps une séance en vitesse.

VOTRE SÉANCE
Puisque vous allez réaliser un travail de vitesse plus régulier et plus soutenu que les coureurs visant des courses longues (jusqu’à deux fois par semaine), faites preuve de créativité et diversifiez les entraînements. Mélangez les distances et les intensités pour surprendre l’organisme et pouvoir ainsi progresser plus vite. Toutes les sollicitations cardio-vasculaires sont intéressantes pour développer la filière aérobie (et anaérobie).

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5 courses, 5 victoires en 2023. Cette année, quand Courtney Dauwalter a pris le départ d’un ultra-trail, elle l’a gagné. Et, par quatre fois, s’est emparée du record de l’épreuve. Mais si la star mondiale de l’ultra-trail crève l’écran en course, savoir comment elle s’entraîne n’est pas simple. Elle n’a pas de profil Strava public, ne donne que peu de détails dans ses interviews et désarme tout le monde par ses sourires ravageurs et ses blagues quand on essaie de creuser un peu. Néanmoins, en fouillant les archives, en écoutant des interviews et des podcasts où elle se livre un peu, nous avons pu reconstituer quelques grandes lignes de l’entraînement de Courtney Dauwalter. Séquence révélations.

Volume d’entraînement : pas plus de 200 km par semaine

Environ 150 km, avec des pointes à plus de 200. Voici, globalement, le volume d’entraînement hebdomadaire de Courtney Dauwalter à l’approche des grands rendez-vous. Un kilométrage qu’elle avance sans plus de précision, là où un Kilian Jornet aura une approche 100% scientifique. Pas elle, qui raisonne de façon plus intuitive, avec une réévaluation quotidienne de ce qu’elle ressent. « Ça fait pas mal d’heures en montagne », reconnaît-elle tout au plus, en prenant soin de préciser qu’elle « ne regarde jamais un rythme ou quelque chose comme ça » et se contente d’aller « à son rythme ». Les amateurs de statistiques apprécieront.

Néanmoins, au-delà de 200 km/semaine, elle avoue se sentir fatiguée. Et précise que son corps atteint un point idéal d’homéostasie (sorte de point d’équilibre à ne pas dépasser) à environ 185 kilomètres par semaine. Bingo, un os à ronger ! Car une étude parue en 2022 dans Sports Medicine – Open a révélé que les meilleurs coureurs de marathon au monde, Eliud Kipchoge en tête, s’entraînaient 500 à 700 heures par an à raison de 160 à 220 km par semaine en période de préparation intensive. Pour une athlète qui s’entraîne à la sensation et l’intuition, il est étonnant de voir à quel point son approche chevauche les études !

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Courtney Dauwalter à l’arrivée de la Hardrock 100 2023. Photo Alexis Berg

Des séances en endurance de 3 à 4 heures maximum

3 à 4 heures en endurance, rarement plus. Telle est le deuxième point de l’entraînement de Courtney Dauwalter, qui correspond aux données détaillées de Kilian Jornet. Ce volume en endurance contraste avec celui de certains pros de l’ultra, qui font régulièrement des sorties plus longues.

Mais là encore, l’intuition féminine est peut-être bonne conseillère. En effet, après quelques heures de course, les gains aérobie commencent à plafonner, et on est déjà au stimulus maximal pour la récupération du glycogène. En passant plus de 4 heures sur les sentiers, le danger de stress musculo-squelettique excessif pourrait compromettre le travail en endurance et contrarier la suite du programme d’entraînement de l’Américaine.

Petite exception cependant, avant la Hardrock 2022, Courtney Dauwalter avait reconnu avoir effectué une sortie d’ « environ 8 heures, juste en jouant ». Encore une fois, un comportement très similaire à l’utilisation faite par Kilian Jornet d’efforts périodiques plus longs pour préparer le système neuro-musculaire aux exigences uniques des ultras.

A lire aussi Courtney Dauwalter légendaire : triplé historique WSER, Hardrock 100, UTMB

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Photo the.adventure.bakery

Entraînement de Courtney Dauwalter : parfois deux séances par jour

Comment Courtney Dauwalter accumule-t-elle tous ces kilomètres hebdomadaires ? D’après certaines sources, la championne doublerait ses séances au moins deux fois par semaine, parfois plus, avec Kevin, son compagnon, lui-même coureur, avec qui elle effectue régulièrement des sorties de 10 à 15km. Pas étonnant, les doubles séances étant omniprésentes chez presque tous les athlètes de classe mondiale.

Ainsi pouvons-nous en déduire l’entraînement hebdo type de l’Américaine : 5 séances d’environ 15 km par semaine, dont 2 ou 3 doublées, auxquelles on ajoute une sortie longue de 3-4 heures, donc 30 à 40 km, et le compte est bon. Avec certainement des distances quotidiennes plus élevées sur les semaines à 200km qui précèdent les grands enjeux. Mais aussi un mot d’ordre juste avant ceux-ci : se rendre sur la ligne de départ en se sentant « physiquement bien et mentalement bien ». Pour cela, elle reconnaît baisser le volume, ralentir les séances d’entraînement et écouter son corps 9 à 10 jours environ avant le jour J. Comme Kilian, une fois de plus !

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Photo UTMB 2023

Séances d’intervalles en côte : l’énigme des fréquences

Connaître la fréquence des séances d’intervalles en côte (5-6 x 4 minutes, a-t-elle avoué l’an dernier) est encore une autre histoire. Car Courtney Dauwalter fait là aussi tout à l’intuition. Ainsi, elle explique que chaque jour, elle se réveille, prend ses 2 tasses de café et évalue comment elle se sent. En fonction du résultat, et de l’état d’avancée de sa saison de course, elle adapte. « Parfois, c’est deux fois par semaine, et parfois c’est zéro, élude-t-elle. Mais j’essaye d’être un peu plus cohérente, simplement parce que je sais que la vitesse n’est pas ma compétence la plus forte. » Et de reconnaître que de temps en temps, ses entraînements consistent simplement à être au seuil sur une montée qu’elle connaît, un type d’effort probablement similaire aux efforts de seuil de montée si chers à Kilian Jornet.

Inutile cependant de chercher à connaître dans quelles zones de fréquence cardiaque elle évolue : si elle porte une montre Suunto, c’est plus pour vérifier les traces sur lesquelles elle évolue que pour autre chose. « Mes entraînements sont purement basés sur le ressenti d’effort, donc je n’y pense pas en termes de rythme ou de zones de fréquence cardiaque. J’imagine juste une jauge dans ma tête avec des niveaux de vert, de jaune, d’orange et de rouge, et je me mets là-haut, dans le rouge-orangé. »

Courtney Dauwalter et le mystère de la récupération

Reste le domaine de la récupération. Mais là aussi, croiser toutes les informations possibles ne donne qu’une vague idée du monde de Courtney. « Je prends des jours de repos en fonction de la façon dont mon corps se sent, et je prends des pauses plus longues en fin de saison. » Et l’on se retrouve au café du matin, lorsqu’elle évalue ce qu’elle ressent et à sa charge d’entraînement. « Je n’ai pas de jour de repos fixe chaque semaine et je n’en prendrai pas nécessairement un chaque semaine », confie-t-elle pour encore mieux brouiller les pistes. Seules sources fiables, une interview où elle reconnaissait prendre un jour de repos tous les 10 à 14 jours, et une autre où elle parlait de pause saisonnière avec un entraînement croisé. Il faudra s’en contenter…

UTMB Courtney-Dauwalter UTMB
Photo UTMB 2023

Le plan nutritionnel de Courtney Dauwalter : buffet à volonté !

0 restriction, tout à l’intuition ! Ne parlez pas de plan nutritionnel à Courtney Dauwalter, vous risqueriez de vous heurter à un mur d’incompréhension. L’Américaine est en effet connue pour se nourrir de tout ce qui lui fait envie. Nachos, burritos, pizzas, burgers, crèmes glacées, M&M’s, bières, rien ne lui résiste, et elle n’est pas avare de publications “gourmandes” sur son compte Instagram. « Si ça a l’air bon, si ça a bon goût et si ça répond à une envie, alors c’est exactement ce que je mange ! Je ne compte jamais les calories n’y les grammes. Je ne limite certainement pas ce qui se passe dans mon corps. »

Et la veille d’une course ? Son repas favori est la pizza, et elle explique simplement pourquoi : 1/ C’est facile à trouver presque partout dans le monde. 2/ C’est simple et délicieux. 3/ Les restes peuvent être mis dans la glacière pour l’assistance. Vu comme ça…

Courtney Dauwalter nutrition
1 pizza géante, le bonheur d’avant-course selon Courtney Dauwalter. Photo Instagram Courtney Dauwalter

Cet article a été publié dans le magazine Esprit Trail N°134

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Mère de deux jeunes enfants qu’elle a eus avec Kilian Jornet, Emelie Forsberg partage quelques éléments clés de son expérience, ainsi que quelques conseils et astuces pour aider toutes les jeunes mamans à améliorer leurs performances lorsqu’elles reprennent l’entraînement et la compétition après la grossesse et l’accouchement.

Savoir écouter son corps pendant la grossesse

Bien que le corps change en cours de grossesse, Emelie Forsberg a voulu rester aussi active que possible pendant les deux siennes. « Il est important d’écouter son corps et de lui laisser le temps de se reposer…, dit-elle, en étant bien sûr consciente que chaque femme est un cas unique. De mon côté, j’ai pu maintenir une activité, mais j’étais souvent fatiguée et je n’arrivais pas à récupérer. Accordez-vous le temps nécessaire et sachez que vous retrouverez votre niveau d’avant grossesse en temps voulu. Votre corps subit tellement de choses, des changements hormonaux, des changements physiologiques et bien d’autres choses encore… Il est important que vous soyez bienveillante envers vous-même et que vous profitiez de cette période exceptionnelle. »

Lire sur le même sujet Grossesse et course à pied : 5 choses à savoir

Emelie Forsberg
Photo Instagram Emelie Forsberg / DR

Entraînement post-grossesse : quel volume ?

Pour toutes les jeunes mamans, ou celles ayant des enfants plus âgés, l’un des principaux changements est le temps dont elles disposent pour elles-mêmes. « Avant d’avoir des enfants, explique Emelie, je pouvais passer 8 à 10 heures lors de mes longues sorties à grimper des sommets, tout en ayant le temps de récupérer après. Je faisais beaucoup plus de volume, mais je disposais aussi de plus de temps pour récupérer. J’avais l’habitude de courir 30 heures par semaine. À présent, mes semaines d’entraînement les plus importantes représentent 20 à 24 heures. Quand je rentre à la maison, je récupère en passant du temps avec les enfants. Je ne peux pas maintenir le même niveau d’entraînement qu’avant, mais ce n’est pas grave car je suis capable de répondre à mes besoins et de mieux répartir mon temps. »

De plus, après la grossesse, il peut s’écouler un certain temps avant que les jeunes mamans ne ressentent l’énergie et la motivation nécessaires pour se remobiliser et reprendre l’entraînement. Il n’est pas nécessaire de forcer les choses. « Il m’a fallu du temps pour trouver cette motivation, confie Emelie, et, à un moment donné, je me suis même demandé si c’était vraiment ce que je voulais faire de mon temps. Mais je me suis réveillée une nuit et je me suis dit que j’avais ce don et que je devais voir ce qu’il était possible de faire. »

Emelie Forsberg - Grossesse
Photo NNormal / DR

Entraînement post-grossesse : privilégiez la qualité à la quantité

Après ses deux grossesses, l’entraînement d’Emelie a beaucoup changé par rapport à ce qu’il était avant. « Aujourd’hui, je me concentre presque exclusivement sur la qualité. Je ne fais pas de longues sorties, mais je me concentre sur chaque séance… Si je dois être loin de ma famille, il est important que je sois bien concentrée et que je tire le maximum de ce moment. » Si vous observez le graphique ci-dessous, il faut savoir que la plupart des athlètes d’endurance s’entraînent presque exclusivement dans les zones 1 et 2. Emelie, elle, s’entraîne à différents niveaux d’intensité pour pousser son corps et mettre son temps le plus à profit possible.

entraînement post grossesse
Source Coros

Conseils et astuces d’Emelie Forsberg pour votre retour à l’entraînement

Pour redevenir la compétitrice redoutable qu’elle est aujourd’hui, Emelie Forsberg a utilisé un mélange d’entraînement croisé, de renforcement musculaire et de métriques ciblées. Elle a ainsi identifié quelques éléments susceptibles d’aider les femmes qui traversent cette période.

Entraînement croisé

Recommandations pour les 12 premières semaines du post-partum :

  • Faire des marches douces avec la poussette uniquement lorsque vous vous sentez bien. C’est l’occasion de se rapprocher de son nouvel enfant et de sortir.
  • Les jours où vous vous sentez un peu mieux, vous pouvez faire une balade à vélo. Cela permet de réduire l’impact sur vos jambes, tout en vous permettant d’aller un peu plus loin.
  • Lorsque vous êtes enfin prête à faire plus, Emelie vous recommande le ski de fond. Elle a utilisé cette activité pour réduire l’impact sur son corps en phase de récupération, tout en s’autorisant à pousser un peu plus et à renforcer sa forme cardiovasculaire.

Musculation

Pendant la grossesse, les muscles abdominaux se séparent pour faire de la place à l’enfant qui grandit. Sachant à quel point les muscles abdominaux sont importants pour les performances d’endurance et la qualité de vie, Emelie Forsberg a intégré un programme de renforcement musculaire dans ses incontournables avant la grossesse, afin de se renforcer avant l’accouchement, et après l’accouchement, afin de l’aider à récupérer plus rapidement. Elle a même créé un entraînement de renforcement spécifique sur l’application COROS, disponible pour toutes celles qui souhaiteraient découvrir ses exercices de musculation préférés.

charge d'entraînement
Source Appli Coros

Paramètres à surveiller

Lorsque vous récupérez après un accouchement, il est important d’y aller progressivement et de bien observer ce que votre corps est en train de vivre. C’est grâce aux trois paramètres qui suivent, fournis par sa montre COROX, qu’Emelie Forsberg a bénéficié des indications nécessaires pour savoir quand elle pouvait s’entraîner et quand il valait mieux récupérer ou se reposer.

La VFC (Variabilité de la fréquence cardiaque)

Cet outil, qui se trouve dans les paramètres COROS des montres des gammes APEX et VERTIX, vous permet de mesurer votre VFC quotidienne afin de mieux comprendre comment votre corps réagit au à la fatigue. « Au réveil, je vérifiais ma VFC pour savoir si j’étais capable d’effectuer une séance d’entraînement. Si ma VFC était basse, je ne quittais pas la maison, mon corps avait besoin de repos. »

Photo Jaime de Diego
Photo Jaime de Diego / NNormal

Le capteur de fréquence cardiaque

Toutes les montres COROS sont équipées d’un dispositif de mesure de fréquence cardiaque. C’est la mesure clé sur laquelle Emelie Forsberg se focalise lorsqu’elle s’entraîne. Qu’il s’agisse de s’assurer que son rythme cardiaque n’est pas trop élevé pendant la grossesse ou pour qu’elle ne cherche pas à trop solliciter son corps à la reprise, ce paramètre est essentiel pour contrôler l’intensité de l’entraînement.

Le capteur de température corporelle CORE

L’une des données préférées d’Emelie Forsberg. En associant un appareil COROS au capteur de température corporelle CORE, les athlètes peuvent obtenir des indications de température corporelle en temps réel sur leur montre, ainsi que des données qu’ils peuvent consulter après l’entraînement. « J’ai appris que mon corps réagit mieux à une certaine température. Chaque fois que je dépasse ce seuil, ma récupération est compromise et mon entraînement futur n’est pas aussi efficace. C’est une découverte pour moi et c’est un outil formidable pour m’assurer que mes séances sont de qualité, tout en me permettant de récupérer compte tenu de tout ce que j’ai à faire à la maison. »

Cet article a été publié dans le magazine Esprit Trail N°134

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5ème des championnats de France de trail long à la Cité de Pierres en mars 2023, 3ème de la 6000D en juillet, 14ème de la très relevée CCC en septembre, Rémy Brassac reconnaît avoir toujours eu un point faible avec la vitesse à plat. Conséquence: c’est un domaine que cet athlète du Team Cimalp bosse régulièrement avec son coach, Patrick Bringer. Si ses séances sur piste ou sur sentier ne se ressemblent jamais, il vous propose ici 5 séances de vitesse simples à intégrer dans votre routine d’entraînement selon vos objectifs.

Séance d’entretien de vitesse

Sur une séance de 1h à 1h30 et sur un parcours sans trop de dénivelé, après 15 minutes de footing d’échauffement, effectuez 20 ou 25 fois 1mn / 1mn (1 minute à allure course, 1 minute récup). Si vous êtes en grande forme, vous pouvez effectuer la minute au seuil plutôt qu’à allure course.

Lire sur le même thème : Entraînement de vitesse : les étonnantes révélations des récentes études

Séance sur piste pour progresser en vitesse

Pour chercher de la vitesse, le plus classique et intéressant est de faire des séances sur piste avec de grosses fractions à allure course. Par exemple, comme je l’ai fait après les France de Trail, des séries de 8 ou 10 fois 1000, puis 3 ou 4 fois 2000, puis 2 ou 3 fois 3000. Ce sont des séances monotones mais qui amènent un vrai plus en terme de vitesse.

Remy Brassac Photo UTMB (11)
Rémy Brassac lors de la CCC 2023, où il a terminé 14ème. Photo UTMB

Séance sur sentier pour progresser en vitesse

Comme mon coach a vu que ces séances sur piste passaient bien, on a cherché à les reproduire en nature. Par exemple, 3 blocs de 20 minutes à 75/80% de VMA, avec de très petites coupures en récup. Cela permet de travailler efficacement la relance sur sentier. Mais avant d’effectuer ce type de séance sur sentier, il faut d’abord passer par la piste.

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Séance de vitesse en bosse

Même si vous faites des séances de vitesse sur piste, je conseille de faire également quelques séances de dénivelé pour garder la dynamique en montée et travailler la force. Sur du dénivelé positif, je fais généralement des séances avec 4 ou 5 minutes au seuil, et des descentes en récup au trot avec un temps équivalent à la montée. Sur des séances un peu plus costaud, on peut réduire le temps de descente de moitié. Par exemple 5mn de montée, 2mn30 de descente, ce qui permet de travailler également la vitesse en descente, et de cumuler le travail musculaire en concentrique et en excentrique.

Séance « torture » pour mettre le feu aux cuisses

Mon coach Patrick Bringer est très inventif, et depuis qu’il m’entraîne, je pense ne jamais avoir fait 3 fois la même séance. Mais je me souviendrai longtemps de celle-ci : il s’agissait d’une séance de bosses et de physio, où je faisais 4 ou 5 minutes en côte au seuil, avec descente à un peu plus de moitié de temps (2mn30 / 3mn) et 2 minutes de chaise en bas. Repartir au seuil en côte après 2 minutes de chaise, je te garantis que c’est dur…

Rémy Brassac
Rémy Brassac à l’arrivée du Grand Trail des Templiers 2022, où il a terminé 5ème. Photo Organisation
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