Encore une saison fantastique pour le trail, avec des performances qui nous ont fait rêver et nous ont inspiré. Entre la razzia des Bleues aux Championnats d’Europe à Annecy, le record de Katie Schide sur l’UTMB, le sprint fou de Jasmin Paris sur la Barkley, ou encore la victoire éclatante de Manon Bohard sur la Diagonale des Fous, l’année aura été riche en émotions et images fortes. Notre sélection des 10 athlètes féminines qui nous ont le plus fait vibrer en 2024.

Katie Schide, la fusée bleue

Si son palmarès et son aura sont moins impressionnants que ceux de la « Présidente » Courtney Dauwalter, Katie Schide, compagne de Germain Grangier à la ville, continue de bâtir sa légende. Depuis sa victoire lors de la Diagonale des Fous 2023, elle a remporté les trois courses majeures auxquelles elle a participé : le 100 km du Canyons Endurance Runs en avril, les 160 km de la Western States Endurance Run en juin et les 174 km de l’UTMB en août.

Mais surtout, l’Américaine a prouvé qu’elle pouvait rivaliser avec sa compatriote en terme de vitesse. En effet, en s’imposant en 15h47, elle a réalisé le deuxième meilleur chrono de l’histoire de la WSER, à 17 minutes du record de Courtney Dauwalter réalisé en 2023 (Katie Schide avait alors fini deuxième), avant de boucler le tour du mont Blanc en 22h 09mn 31s, le meilleur temps jamais réalisé sur l’UTMB féminin. Et tout le monde d’attendre le grand rendez-vous de 2025 qui verra s’affronter les deux stars de la discipline. Mais les calendriers ne vont peut-être pas s’accorder, Katie Schide ayant fait de la Hardrock 2025 son objectif n°1, alors que Courntey n’y sera pas. « Je ne me préoccupe pas de savoir où vont courir les autres, je fais juste les courses que j’ai envie de faire », répond Katie Schide.

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Katie Schide. Phoo Stéphane Demard

La confirmation Manon Bohard

C’était la victoire majeure qu’elle attendait depuis sa TDS victorieuse de 2021. En l’absence des deux dernières gagnantes du Grand Raid de la Réunion, Courtney Dauwalter en 2022 et Katie Schide en 2023, Manon Bohard figurait parmi les favorites de la Diagonale, mais ne connaissait pas les sentiers de l’île et avait comme redoutable adversaire Maryline Nakache, auréolée d’une année 2023 exceptionnelle avec une victoire dans la chaleur du Marathon des Sables puis une autre dans le froid glacial de la TDS. « Je suis terriblement excitée à l’idée de goûter à la ferveur et à l’ambiance chaude de la Diag’ », confiait Manon Bohard la veille du départ, tandis que son père, l’expérimenté Patrick Bohard, également au départ, lui souhaitait simplement d’être finisheuse.

Portée par son excitation, elle a fait bien mieux, puisque dès les premiers kilomètres, elle a adopté un rythme qu’aucune concurrente n’a suivi, creusant inexorablement l’écart sans jamais être inquiétée. Pourtant, si Manon Bohard s’impose aisément en 31h49, 25ème au classement général, son aventure n’aura pas été de tout repos : « J’ai eu des crampes intestinales et une douleur au mollet jusqu’au 55ème km, alors j’ai décidé de réguler l’allure et je suis parvenue enfin à m’alimenter à Cilaos. Je suis rentrée dans Mafate avec du plaisir et des jambes, un vrai bonheur, mais la douleur est revenue au 140ème km, à la limite du supportable.

Je me suis retrouvée avec Erik Clavery et nous avons poursuivi ensemble, dans la sécurité et l’amitié, et aussi dans la boue ! J’ai passé la ligne dans la douleur, mais profondément satisfaite et soulagée ! » En 31h 49mn 55s, avec plus d’une heure d’avance sur Maryline Nakache, Manon Bohard a écrit la plus belle ligne de son palmarès.

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Manon Bohard. Photo Grand Raid de la Réunion / DR

Claire Bannwarth, l’increvable

En remportant mi-novembre le classement féminin du 360 The Challenge Gran Canaria, un tour de l’île de Gran Canaria de 260 km et 13 000m D+ en semi-autonomie et sans balisage, Claire Bannwarth a bouclé son 24ème ultra de l’année, soit un toutes les deux semaines. Tout a commencé en fanfare dès le début de l’année, avec une victoire mi-janvier sur la Montane Winter Spine Race, une terrible épreuve de 430 km et 16 000m D+ disputée dans le Nord de l’Angleterre, dans le vent, le froid et la pluie, suivie d’une 2ème victoire d’affilée sur le Legends Trail, 274 km de boue et de froid au cœur des Ardennes.

Depuis, l’infatigable ultra-traileuse a couru en Suisse, en Espagne, au Canada, au Portugal, en Croatie, aux États-Unis, et plus récemment 396 km lors du Crossing Switzerland (1ère), 174 km autour du mont Blanc (18ème), 330 km sur le Tor des Géants (3ème), 105 km sur l’Atlas Quest marocain (1ère) et donc 260 km sur l’île de Gran Canaria. Increvable, on vous dit…

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Claire Bannwarth. Photo Atlas Quest / Thomas Giraud

Courtney Dauwalter, entre humour et performance

Les années se suivent et se ressemblent pour la « Présidente », qui a une nouvelle fois fait un carton plein sur les courses auxquelles elle a participé. Du 127 km de la TranGranCanaria en février en passant par le 100 milles du Mont Fuji en avril, le 70 km de la SwissPeaks en septembre et le 100 milles de la 3ème édition du Nice Côte d’Azur by UTMB en octobre, Courtney Dauwalter a tout raflé, étant même toute proche de la victoire scratch à Nice puisqu’elle a terminé seconde à seulement 13 petites minutes du vainqueur, l’Espagnol Cristofer Clemente Mora, vice-champion du monde de trail en 2017. Lot de consolation, la « Présidente » a assuré sa qualification pour le grand rendez-vous de l’UTMB 2025 à Chamonix.

Mais c’est lors de la Hardrock 100, au mois de juillet, que l’Américaine a une fois de plus fait des étincelles, remportant avec la manière sa 3ème victoire consécutive sur cette boucle de haute altitude. Après une 6ème place au scratch et un record dans le sens horaire en 26h 44mn 36s en 2022, puis une 4ème place au scratch et un record dans l’autre sens en 26h 14mn 8s en 2023, Courtney Dauwalter a de nouveau buté au pied du podium, mais a amélioré son record absolu en bouclant la boucle en 26h 11mn 49s. Un talent fou, mais un humour tout aussi fou, comme en témoigne son déguisement lors de l’UTMB, où elle était venue encourager ses « collègues » camouflée dans un costume de… canard géant. On adore !

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7_Courtney Dauwalter Stéphane Demard

Clémentine Geoffray au bout du suspense

Personne ne l’attendait en haut du podium, après un début d’année compliqué. Pourtant, Clémentine Geoffray a trouvé les ressources nécessaires pour revenir en toute fin de parcours sur la double championne du monde de trail Blandine L’Hirondel et décrocher à Annecy le titre de championne d’Europe de trail, un an après son titre mondial en trail court à Innsbruck. « J’ai eu des hauts et des bas, j’ai eu du mal à m’alimenter, je ne savais pas trop si ça allait tenir mais le mental a tenu et voilà, a-t-elle commenté à l’arrivée. 

J’ai beaucoup douté de moi dernièrement, j’étais à la rue dans le dernier stage d’entraînement, et finalement je suis très contente d’avoir réussi à boucler cette distance qui était inconnue pour moi. Et puis faire ça à la maison, c’était incroyable ! » Tout comme la suite de sa saison, avec une belle 3ème place sur l’OCC à Chamonix et une 4ème place sur le Grand Trail des Templiers, juste derrière une certaine… Blandine L’Hirondel !

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Clémentine Geoffray. Photo Kiprun

Jasmin Paris, l’inoubliable sprint

Un sprint d’anthologie, après plus de 59 heures de course, et ce 22 mars 2024 l’Histoire de la Barkley venait de basculer, faisant au passage mentir le diabolique Lazarus Lake, créateur de la Barkley Marathons en 1995, qui avait prédit que « jamais une femme ne terminerait la Barkley ». Au terme d’un suspense infernal, l’Écossaise Jasmin Paris est parvenue à terminer la 5ème boucle de l’épreuve 99 secondes avant le clap des 60 heures, en 59h 58mn 21s, devenant la première femme finisheuse de la Barkley. Son exploit est d’autant plus retentissant qu’au point de passage de la Tower, distant d’environ 4 heures de la ligne d’arrivée (temps mis par le Canadien d’origine ukrainienne Ihor Verys, premier des 5 finishers de l’édition 2024, pour parcourir la distance en question), l’Écossaise ne disposait plus que de 3h37 pour arriver.

L’affaire semblait pliée, impossible de rejoindre l’arrivée sauf miracle. Et le miracle a eu lieu. Au bout d’un sprint hallucinant après tant d’heures d’effort, Jasmin Paris a touché la barrière jaune et marqué l’histoire de la Barkley, sous les ovations d’un public tout acquis à sa cause, avant de s’écrouler, épuisée. « Je savais que je devais vraiment courir, sinon je n’y arriverais pas, alors que mon corps voulait vraiment marcher, a-t-elle déclaré après avoir repris ses esprits. Je ne savais même pas que c’était possible, je pensais que j’étais déjà aux limites de ce que je pouvais faire. »

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Jasmin Pari. Photo Howie Stern

Christel Dewalle fait le mur

Alors que tous les regards étaient tournés vers la Diagonale des Fous et le Festival des Templiers, c’est à Fully, en Suisse, que la Française Christel Dewalle a réalisé samedi 19 octobre une performance historique en devenant la première femme à descendre sous la barre des 34 minutes sur le KV de Fully, un « mur » de 1,9 km pour 1000m D+. 33mn 43s, record du monde pulvérisé ! Vitesse ascensionnelle : 1780 m/h ! Un exploit de taille sur cette épreuve qu’elle remportait pour la 9ème fois (la première date de 2012!) et qui la rapproche à moins de 5 minutes du record de l’Italien Philip Gotsch, 28mn 53s établi en 2017.

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Christel Dewalle. Photo DR

Tara Dower, la power girl des Appalaches

L’ultra-runneuse américaine Tara Dower a établi un nouveau record absolu sur le légendaire Appalachian Trail, un sentier mythique de 3535 km et 140 000m D+ parcourant les Appalaches, sur la côte est des États-Unis. En réalisant un chrono de 40 jours 18 heures et 5 minutes, elle efface des tablettes le record de 41 jours, 7 heures et 39 minutes détenu depuis août 2018 par le Belge Karel Sabbe. Soit une moyenne ahurissante de 87 km et 3450m D+ par jour pendant… 40 jours d’affilée !

« Si je dois être honnête, je ne pensais pas que c’était possible, a modestement déclaré Tara Dower après son exploit. Cependant, j’avais dans mon équipe des gens qui croyaient en mes capacités et qui me poussaient dans mes limites. Je sais que cela semble intimidant, mais je pense que davantage de femmes devraient s’attaquer à ce record. Je crois sincèrement que les femmes ont – je l’ai déjà dit – un don spécial d’endurance ! »

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Tara Dower. Photo DR

Joyce Njeru, la perle kényane

En se classant 3ème de la grande finale des Golden Trail Series le 19 octobre à Ascona-Locarno, en Suisse, la Kényane Joyce Njeru, du team Atletica Saluzzo, a remporté la victoire au classement général. Elle est ainsi devenue la première athlète africaine à s’imposer sur ce circuit mondial, devançant la Suissesse Judith Wyder et succédant au palmarès à l’Amércaine Sophia Laukli. « Je suis vraiment contente de remporter la Series, a commenté la Kényane. C’est un grand accomplissement pour ma carrière, mais aussi pour la personne que je suis en train de devenir. »

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Joyce Njeru. Photo Rising Story / Mathis Decroux

Sara Alonso, dernière à jamais

De l’émotion, mais aussi une grande fête. Voilà comment s’est conclue la 10ème édition de la Skyrhune, la « Zegama basque », comme la surnomme Blandine L’Hirondel, tenante du titre féminin mais absente cette année à Ascain, petit village du Pays Basque. Lancée en 2014, cette épreuve de 21km et 1700m D+ était devenue au fil du temps un rendez-vous incontournable du trail français et mondial, réunissant les meilleurs comme les anonymes dans une ambiance dont les Basques ont le secret. Mais il n’y aura pas de 11ème édition en 2025. Nicolas Darmaillacq, l’organisateur, a en effet annoncé un peu plus tôt dans l’année mettre fin à l’événement, pour protester contre le « trail business », à l’œuvre selon lui depuis plusieurs années. « Le trail d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier, déplore-t-il. On n’est plus dans les valeurs que nous défendons. »

Cette dernière édition, courue le 22 septembre sous un grand soleil, a donné lieu à une bataille intense. Côté féminin, c’est l’une des toutes meilleures traileuses mondiales, Sara Alonso, détentrice du record espoir de l’épreuve, qui s’est imposée après avoir livré une bataille féroce avec la Française Cécile Jarousseau, championne de France de course en montagne 2023. L’Espagnole, un temps derrière la Française, a réussi à passer en tête au sommet et garder son avance dans la descente pour finalement s’imposer. Dernière à jamais.

10e et dernière édition. La Skyrhune
Ascain 21/09/2024
Sara Alonso
Sara Alonso. Photo DR
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La première édition des Trail Running Awards organisés par Mile & Stone et présentés par Miles Republic, a eu lieu mercredi 11 décembre à Annecy en présence de 200 personnalités du monde du trail. 9 trophées ont été remis, dont ceux d’athlètes féminine et masculin de l’année 2024, attribués à l’Américaine Katie Schide et au Marocain Elhousine Elazzaoui. Palmarès complet.

Un jury international pour 9 trophées

Pour leur toute première édition, les Trail Running Awards animés par l’athlète américaine détentrice entre autres du record d’ascension du mont Blanc Hillary Gerardi et le journaliste spécialisé Fred Bousseau, ont fait salle comble à l’Imperial Palace d’Annecy : 200 acteurs de l’univers du trail running se sont retrouvés le temps d’une soirée qui a célébré l’innovation et la performance.


Le jury international réuni mardi et mercredi était composé de Chloë Lanthier (consultante en réhabilitation et performance sportive), Sylvain Bazin (journaliste), Sébastien Chaigneau (athlète et coach), Dylan Bowman (athlète), Doug Mayer (fondateur de Run The Alps), Justine Birot (directrice de l’Institut du sport durable), Benjamin Thaller (expert en stratégie de marque et communication), Amir Ben Gacem (vice-président de l’ITRA) et Ronan Denoual, cofondateur de Miles Republic. Ils ont désigné les lauréats des neuf catégories de récompenses.

Trail Running Award de la Start-up de l’année

Remis par Céline Brunel, représentant Outdoor Sport Valley, le Trail Running Award de Start-up de l’année a récompensé Enduraw, un laboratoire d’optimisation de la performance pour les athlètes via les data. « C’est incroyable de voir autant de gens célébrer ce soir la victoire des maths et de la professionnalisation du sport », s’est réjoui son fondateur, Joseph Mestrallet.

Trail Running Award d’Initiative environnementale de l’année

Le Trail Running Award d’Initiative environnementale de l’année, remis par Justine Birot, aura donné lieu à de vifs débats au sein du jury, au point qu’il a décidé de le partager entre la Volvic Volcanic Experience (VVX), organisé tous les printemps en Auvergne, et le Marathon du Mont-Blanc, deux épreuves dont les organisateurs ont développé de nombreuses actions pour réduire leur impact environnemental, notamment en matière de déplacement des participants.

« Merci au jury d’avoir récompensé notre événement ‘éco-logique’ et ses 700 bénévoles », a commenté Jean-Michel Chopin, directeur de la VVX, tandis que Fred Comte et Magali Chevalier, organisateurs du Marathon du Mont-Blanc, se sont montrés « très fiers d’être co-lauréats » d’un trophée qui récompense « plus de quinze ans d’efforts pour préserver notre vallée à travers des actions environnementales », dont celle, décidée en 2024 et appliquée pour l’édition 2025, de réserver 40% des dossards aux concurrents venant en train et en bus.

Trail Running Award du Service de l’année

Le Trail Running Award de Service de l’année, remis par Guillaume Boccas et Axelle Nardoux, cofondateurs de Wise – partenaire officiel de l’événement -, a récompensé la société bretonne Tibib live qui a développé des balises destinées à localiser en permanence les coureurs et donc de « permettre à tout le monde de courir en toute sécurité », a expliqué Yan Mac Garry, l’un des concepteurs, « très honoré » d’être ainsi mis à l’honneur.

Trail Running Award de l’Initiative sociale de l’année

Le trophée d’Initiative sociale de l’année, a été remis par le coach de l’équipe de France de trail, Adrien Séguret, aux organisateurs de l’Atlas Quest qui, après le violent séisme qui a touché l’Atlas marocain à l’automne 2023, se sont mobilisés pour venir en aide à la population locale, au détriment de leur propre épreuve, qui a été annulée. Ému, Cyrille Sismondini, directeur de l’épreuve, a remercié le jury pour « avoir récompensé notre action destinée à venir en aide à une culture et à un peuple qui nous accompagnent depuis quinze ans ».

Trail Running Award de la Campagne de communication de l’année

Ronan Denoual, cofondateur de Mile Republic, a remis le Trail Running Award de la Campagne de communication de l’année à Olivier Coudert, organisateur de la SkyRace des Matheysins. Il a été récompensé pour le live produit sur l’événement isérois, qui fêtera sa dixième édition en 2025. « Ce qui nous permet de nous démarquer, c’est notre format, avec une épreuve qui se court en 2h15, le niveau sportif, le fait que nous soyons une manche de la Coupe du monde de skyrunning et nos paysages au printemps », a expliqué le lauréat.

Trail Running Award du Produit de l’année

Chloë Lanthier, consultante en réhabilitation et performance sportive, a remis le Trail Running Award du Produit de l’année à l’équipementier Wise pour son sac Sherpa. « Nous sommes très émus de recevoir ce prix ; il y a cinq ans, quand nous n’étions encore que des pratiquants et donc de l’autre côté de l’industrie, jamais nous n’aurions imaginé qu’on mettrait un sac sur les épaules des meilleurs, c’est quelque chose de fou, ce prix résonne très fort et récompense le travail d’une équipe », ont commenté Guillaume Boccas et Axelle Nardoux, cofondateurs de la marque.

Trail Running Awards des athlètes de l’année

La dernière partie de la cérémonie a mis en valeur les athlètes, avec d’abord le Trail Running Award du Team de l’année, remis par Amir Ben Gassem, vice-président de l’ITRA. Des trois finalistes retenus par le jury, les teams Hoka, Kiprun et Salomon, c’est finalement le Team Salomon qui l’a emporté, faisant dire à son team manager, Vincent Viet, accompagné sur la scène par une des athlètes de l’équipe de la marque annécienne, Camille Bruyas : « Je suis vraiment hyper content de ce trophée qui récompense un investissement de plusieurs années, ce que les athlètes mettent en œuvre pour réussir au plus haut niveau et les presque 1 000 personnes qui, ici chez Salomon à Annecy, s’investissent à 100% derrière eux. »


Quant aux Trail Running Awards des Athlètes féminine et masculin de l’année, ils ont été remis respectivement par Alessio Punzi, Head of running and mass participation chez World Athletics, et Sébastien Chaigneau, athlète et coach du team UYN.

Côté féminin, les cinq finalistes retenues par le jury ont été les Américaines Katie Schide (North Face) et Courtney Dauwalter (Salomon), les Françaises Clémentine Geoffay (Kiprun) et Blandine L’Hirondel (Kiprun), et la Canadienne Marianne Hogan (Salomon). Le prix a été attribué à Katie Schide, 32 ans, victorieuse cette année de la Western States et du Hoka UTMB Mont-Blanc pour la deuxième fois. Depuis le massif du Mercantour, où elle prépare la saison 2025, la lauréate s’est dite « ravie de ce prix », remerciant la communauté pour « son soutien tout au long de l’année », avant d’indiquer que son « grand projet » pour 2025 serait la Hardrock 100 en juillet.

Côté masculin, parmi les cinq finalistes, on retrouvait Vincent Bouillard, Thomas Cardin (Kiprun), Elhousine Elazzaoui (NNormal), Kilian Jornet (NNormal) et Ludovic Pommeret (Hoka). C’est le Marocain Elhousine Elazzaoui (32 ans) qui a été élu par le jury qui a récompensé une année 2024 exceptionnelle, marquée notamment par des victoires sur le Marathon du Mont-Blanc et au classement général final des Golden Trail Series.

TRAIL RUNNING AWARDS
Les différents lauréats de la cérémonie des Trail Running Awards présents à Annecy. Photo DR
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Le calendrier 2025 de la Golden Trail World Series vient tout juste d’être révélé. Déception pour la France, puisqu’après la rupture du partenariat entre Salomon et le Marathon du Mont-Blanc, la GTWS n’aura aucune étape dans l’Hexagone. Mais le programme promet d’être exceptionnel. 8 épreuves sont prévues, dont Zegama et Sierre-Zinal, mais également une grosse nouveauté avec une première course au Mexique. Et, pour l’étape chinoise, un passage incroyable sur la Grande Muraille !

Golden Trail World Series 2025 : l’Asie confirme, le Mexique s’affirme

Après une première saison réussie en Asie en 2024, la Golden Trail World Series sera donc de retour au Japon et en Chine cette saison. Si, comme en 2024, la course au Japon se déroulera à Kobe, celle en Chine proposera un parcours inédit sur la Grande Muraille ! Au niveau des nouveautés, on retrouve également deux changements en Europe avec un retour en mai en Italie, à Noli, sur le parcours de la finale 2023, et une première course en Autriche sur la Salomon Pitz Alpine Glacier Trail en août. Du côté de l’Amérique, là aussi la Golden Trail Series propose un tout nouveau programme avec l’iconique Broken Arrow Skyrace, suivie par la toute première étape GTWS au Mexique : le Tepec Trail.

« Nous sommes vraiment excités de dévoiler ce calendrier 2025, avec ces incroyables nouveautés comme le Tepec Trail au Mexique, ou la course sur la Grande Muraille de Chine, a déclaré Greg Vollet, directeur de la Golden Trail Series. Retourner en Asie tout en introduisant la Salomon Pitz Alpine Glacier Trail en Autriche reflète notre volonté de promouvoir le meilleur du trail running à travers le monde. 2025 promet d’être une saison inoubliable ! »

GOLDEN TRAIL WORLD SERIES 2025
L’étape chinoise, avec un passage sur la mythique Muraille de Chine, promet d’être très spectaculaire. SOURCE GTWS 2025

Golden Trail World Series 2025 : 3 courses pour une finale

Côté règlement et classement, on revient à la formule de 2024. Tout comme la saison dernière, la GTWS 2025 compte donc 8 courses régulières à son calendrier. Avant la finale, les trois meilleurs résultats de chaque athlète seront pris en compte pour le classement général. Et, tout comme en 2023 et 2024, les points de la finale seront doublés. Le lieu de la finale sera quant à lui révélé ultérieurement.

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Le calendrier de la GTWS 2025

19 avril : Kobe Trail – 21,3 km / 2 109 m D+ – Kobe, Japon.

26 avril : Jinshanling Great Wall Trail – 24,2 km / 1 489 m D+ – Chengde City, Hebei Province, Chine.

17 mai : Il Golfo dell Isola Trail – 26 km / 1 400 m D+ – Noli, Italie.

25 mai : Zegama-Aizkorri – 42 km / 2 736 m D+ – Zegama, Espagne.

22 juin : Broken Arrow Skyrace – 21,7 km / 1 433 m D+ – Olympic Valley, États-Unis. 

29 juin : Tepec Trail – 32 km / 1 800 m D+ – Huasca de Ocampo, Mexique. 

02 Août : Salomon Pitz Alpine Glacier Trail – 23,5 km / 1 700 m D+ – Mandarfen, Pitztal, Autriche.

09 Août : Sierre-Zinal – 31 km / 2 200 m D+ – Sierre, Suisse.

Du 9 au 12 Octobre : Grande Finale. Les détails de la course seront révélés officiellement ultérieurement.

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SOURCE GTWS
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C’est une petite révolution dans l’univers de la fabrication des chaussures de course à pied ! Après 3 années de recherches, Kiprun, la marque running de Decathlon, vient de mettre au point un procédé unique au monde en rupture totale avec les méthodes traditionnelles. Connue sous le nom de code provisoire « KipX », cette première chaussure de running sans aucun gramme de colle, qui sera mise sur le marché en avril prochain, permet de passer de 15 à une seule étape d’assemblage, et voit son amorti et sa durabilité renforcés. Bien qu’il s’agisse d’une chaussure de route, on peut imaginer qu’une version trail verra le jour prochainement. Aussi, on vous raconte en images et en vidéo les dessous de sa conception révolutionnaire.

Voir la vidéo de présentation du procédé de fabrication de la KipX

KipX de Kiprun, une chaussure révolutionnaire en terme de fabrication

« Notre rêve était de simplifier la fabrication d’une chaussure de running. Lorsque l’on conçoit nos produits, nous agissons pour que simplicité rime toujours avec performance, explique Stéphane Benaddi, Leader Technique Projet Process Footwear de Decathlon. La fabrication traditionnelle des chaussures de sport est un procédé complexe. La semelle amortissante est fabriquée séparément puis assemblée par collage manuel à la tige. Cela nécessite de nombreuses étapes, beaucoup de machines et surtout, plusieurs couches de colle. »

« Après trois années de recherche, nous avons trouvé la solution : grâce à une conception de moule brevetée mondialement, nous avons réussi à mousser une semelle légère et amortissante directement autour de la tige. Le principe consiste à mélanger une matière thermoplastique avec un gaz inerte, l’azote, que nous injectons sous haute pression dans un moule contenant la tige. L’azote permet de faire mousser très finement la matière, qui fusionne directement avec la tige en une seule étape et sans colle ! »

L’injection d’une semelle moussée au gaz directement sur la tige, qui n’existe pas dans l’industrie, est une technologie brevetée par Decathlon. Pour parvenir à cette petite révolution, Process Industriel Footwear, centre d’expertise mondial de Decathlon, s’est rapproché de fabricants de machines et de composants, ainsi que de partenaires technologiques et industriels, qui ont permis de mettre au point ce procédé de fabrication plus simple, plus propre et capable d’assurer un niveau de performance optimal.

KipX de Kiprun, le procédé de fabrication décrypté en 7 photos

KipX 1
1- Au départ, une matière thermoplastique qui va être mélangée avec de l’azote.
KipX 2
2 – La tige va être intégrée dans le moule.
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3 – La tige est posée dans le moule, avant la matière.
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4 – Tout autour de la tige, la matière qui va créer la semelle.
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5 – La mise sous pression et le moulage de la chaussure.
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6 – La chaussure sortie du moule, avec sa semelle brute.
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7 – La finition de la semelle.

KipX de Kiprun, des sensations de course inégalées

Les tests en laboratoire ont révélé une meilleure résistance à l’abrasion de la semelle et une durabilité de l’amorti améliorée, avec une durabilité globale augmentée de 50 % par rapport aux modèles Kiprun de référence. « Grâce à cette nouvelle technologie, l’amorti est plus moelleux, la réactivité est amplifiée, et le poids réduit. En retirant les couches de colle traditionnellement utilisées, nous avons libéré le potentiel des matériaux, en créant une sensation de course inégalée pour les coureurs ! », s’enthousiasme Sébastien Laurent, chef de produit chaussure chez Kiprun.

KipX de Kiprun, une durabilité accrue

Autre point positif, la durabilité. En effet, après avoir analysé les principales causes de fin de vie d’une chaussure de running, Kiprun a identifié que l’usure de la semelle et la perte d’amorti représentent 80% des raisons pour lesquelles une chaussure devient inutilisable. Pour accroître la longévité de ses produits, la marque a donc développé cette technologie exclusive et brevetée de moussage entre la tige et la semelle, associée à une optimisation de la conception de la semelle. Les tests en laboratoire ont révélé une meilleure résistance à l’abrasion de la semelle et une durabilité d’amorti améliorée, avec une durabilité globale augmentée de 50% par rapport aux modèles Kiprun de référence.

KipX de Kiprun, pour qui ?

Cette chaussure s’adresse aux coureurs sur route réguliers, amateurs ou athlètes. Considérée dans le jargon comme une chaussure « Every Day Run », elle se destine surtout aux entraînements quotidiens et aux sessions de récupération plus qu’à la performance pure. Des athlètes de la marque, comme le champion Yoann Kowal, avouent être séduits par le résultat : « La KipX est aujourd’hui l’une des chaussures Kiprun que je préfère. Elle m’a bluffé par son mesh hyper confortable, sa mousse qui amène un dynamisme sans avoir un renvoi trop poussé. C’est pour cette raison que j’adore la porter pour les footings de récupération, mais aussi l’échauffement avant les courses. Elle apporte un confort musculaire après l’effort assez conséquent, qui ne laisse pas de traces, et c’est vraiment un outil de travail précieux en tant qu’athlète. »

La KipX sera disponible à partir d’avril 2025 au prix de 140 euros en magasins et sur le site decathlon.fr

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450 km, 32000m de D+, le Tor des Glaciers est un monstre effrayant, que seule une volonté de fer permet de terminer. En septembre 2023, Perrine Fages, athlète d’ultra-endurance, s’est lancée dans ce défi. Le bonheur, la chute, la souffrance, la lutte contre les barrières horaires, le film CONTRE LA MONTRE réalisé par Valentin Orange, récompensé au festival Le Trail Fait Son Cinéma en mars 2024, est le magnifique récit plein de rebondissements de 7 jours au cœur du Val d’Aoste pour une aventure hors normes. Il est enfin disponible sur YouTube. A voir absolument !

Voir le film ICI

Perrine Fages, une guerrière de l’ultra-distance

Elle n’a peur de rien, ou presque. Perrine Fages est de la race des guerrières, qui s’accomplissent dans la réalisation d’aventures hors normes. Polyvalente, tout ce qui commence par « ultra » l’attire : Ironman, Bickingman, ultra-trails… Un exemple de la démesure de son talent et sa volonté ? En 2018, elle tente de battre le record féminin de l’Enduroman Arch-2-Arc, le triathlon le plus dur du monde, qui consiste à relier la Marble Arch de Londres à l’Arc de Triomphe de Paris sur un parcours comprenant 140 kilomètres de course à pied, la traversée des 35 km de la Manche à la nage (distance qui peut faire le double en fonction des courants) et 291 kilomètres de vélo pour finir. Hélas, elle échoue, sortie de l’eau par l’organisation à seulement quelques kilomètres du rivage. Mais 2 mois plus tard, en août, elle remet ça, et s’empare du record en 67 heures et 21 minutes. Si, depuis, sa performance a été améliorée, cela illustre le caractère de cette sportive exceptionnelle, avocate de métier.

CONTRE LA MONTRE PERRINE FAGES 2
Source CONTRE LA MONTRE

Perrine Fages et l’ultra-trail

Si Perrine Fages ne joue pas les premiers rôles et ne vise pas les podiums, on trouve dans son palmarès de finisheuse quelques-unes des plus belles courses du monde. Ainsi, une TDS, une Diagonale des Fous et un Oman by UTMB de 170 km enchaînés en 3 mois en 2019, une SwissPeaks 360 en 2020, au sortir du confinement, un enchaînement UTMB – Tor des Géants en 2021, ou encore un Marathon des Sables en 2022. Son dernier grand défi bouclé : l’Eiger Ultra-Trail, ses 254km et 15000m D+ en juillet dernier.

Sur ces courses, elle confie : « J’ai participé à de nombreux ultra-trails : l’UTMB, la PTL, le Tor des Géants, le Marathon des Sables… mais mon préféré demeure la SwissPeaks 360. Mon premier 200 miles. Une traversée grandiose, au coeur des « 4000 » des Alpes, dans le Valais Suisse. J’y ai participé pour la première fois en septembre 2020, au sortir du confinement. Pour me préparer, j’avais effectué le GR 20, en Corse, et beaucoup de volume en endurance à vélo. […] Tout au long de l’épreuve, j’ai éprouvé ‘puissance 1000’ la solidarité qui existe entre les traileurs. On a secouru une coureuse japonaise accrochée à une falaise, en panique. On a franchi des cols enneigés très engagés. J’ai partagé des bouts de route avec des gens fabuleux. On s’est aidé à repousser nos limites. On a traversé tout le Valais par les crêtes. C’est extraordinairement beau. Si beau, qu’à l’issue de l’ultime ascension, lorsque j’avais vu en contrebas le lac où se situait l’arrivée, j’avais imploré pour qu’il reste encore une ou deux petites arêtes. Je n’avais pas envie de redescendre. J’étais si bien là-haut, avec les personnes que j’avais rencontrées, qui étaient devenues mes compagnons de cordée. »

Pour aller plus loin, à écouter, le podcast du blog nöliö Perrine Fages, secrets d’endurance, un échange entre Eric Lacroix et Perrine Fages sur la force mentale entre échecs et réussites.
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Si la motivation est plus compliquée à trouver en période hivernale, pas question de se la couler douce tout l’hiver, au risque de perdre tout le bénéfice de votre année d’entraînement. On vous conseille donc d’éviter de couper totalement durant plus de 15 jours, et de maintenir un « service minimum ». Entre 1 séance par semaine (le minimum du minimum), 2 séances par semaine et le programme d’entraînement hivernal idéal, suivez notre guide d’entraînement trail pour l’hiver.

Entraînement hiver : que faut-il absolument entretenir pour rester en forme et préparer la prochaine saison ?

Même si l’intensité des entraînements peut être réduite, il est important de maintenir une certaine activité physique. Pour rappel, au-delà de 3 semaines de repos complet, la VO2 max diminue de presque 30%, le réservoir en sucre du muscle et l’énergie disponible se réduisent dans les mêmes proportions, et la souplesse s’altère vite en l’absence d’étirements. Maintenir une activité physique peut inclure des sorties de course à pied, mais aussi d’autres activités comme la natation ou le vélo.

Il est également important d’inclure des exercices de renforcement musculaire, crucial pour prévenir les blessures. Même si vous n’avez pas d’objectif de course en vue, il est recommandé de faire des exercices ciblant les muscles des jambes, du tronc et du haut du corps, comme des squats, des fentes, et des exercices de gainage. De la même façon, les étirements et les exercices de mobilité sont essentiels, car ils aident à maintenir l’élasticité des muscles et des articulations.

Lire aussi : Coupure de l’entraînement : combien de temps arrêter et comment bien reprendre

Photo Ledlenser

Programme minimum : si vous ne devez faire qu’une séance par semaine

Si vous ne souhaitez faire qu’une seule séance d’entraînement par semaine pendant la période hivernale, il est essentiel de maximiser cette séance pour maintenir votre condition physique. Nous vous proposons donc un exemple de séance complète de 90 minutes qui combine course, renforcement musculaire et étirements. Mais c’est vraiment le minimum !

1. Échauffement (15 minutes)
– 5 minutes de marche rapide ou de jogging léger pour préparer le corps à l’effort.
– 10 minutes d’exercices de mobilité : cercles de bras, rotations du tronc, flexions des genoux, etc.

2. Course à pied (45 minutes)
– 30 minutes de course à une allure modérée : Choisissez un terrain varié (si possible, un sentier ou une colline) pour simuler les conditions de trail.
– 15 minutes d’intervalles : Alternez entre 1 minute d’allure rapide et 2 minutes de récupération à allure lente. Cela permet de travailler à la fois l’endurance et la capacité aérobie.

3. Renforcement musculaire (20 minutes)
– Squats : 10-15 répétitions
– Pompes : 8-12 répétitions (adaptées si nécessaire)
– Fentes : 10 répétitions par jambe
– Gainage : 30-60 secondes
– Burpees ou sauts sur place : 5-10 répétitions
Circuit à répéter 2 fois.

4. Étirements et récupération (10 minutes)
– Étirements statiques pour les principaux groupes musculaires sollicités (jambes, dos, épaules).
– Prenez le temps de bien respirer et de relaxer chaque muscle.

Photo UTMB Group 2 2023
Photo UTMB Group

Programme minimum : si vous ne devez faire que 2 séances par semaine

Si vous souhaitez faire deux séances d’entraînement par semaine pendant la période hivernale, voici un programme équilibré qui combine course, renforcement musculaire et récupération. Idéalement, espacez vos séances de quelques jours (par exemple, une le mardi et l’autre le samedi) pour permettre une récupération adéquate. L’idée est de maximiser l’efficacité de chaque séance tout en permettant une récupération adéquate. N’hésitez pas à ajuster l’intensité et la durée des séances si vous ressentez de la fatigue ou des douleurs.

Séance 1 : Endurance et Renforcement (90 minutes)

1. Échauffement (15 minutes)
– 5 minutes de marche rapide ou de jogging léger.
– 10 minutes d’exercices de mobilité dynamique (cercles de bras, rotations du tronc, flexions des genoux).

2. Course à pied (45 minutes)
– 30 minutes de course à allure modérée sur terrain varié (sentier ou colline si possible).
– 15 minutes d’intervalles : alternez entre 1 minute d’allure rapide et 2 minutes de récupération à allure lente.

3. Renforcement musculaire (25 minutes)
– Squats : 10-15 répétitions
– Pompes : 8-12 répétitions (adaptées si nécessaire)
– Fentes : 10 répétitions par jambe
– Gainage : 30-60 secondes
– Soulevé de terre avec haltères (ou kettlebell) : 10-12 répétitions
Circuit à répéter 2 fois.

4. Étirements (5 minutes)
– Étirements statiques pour les principaux groupes musculaires sollicités

Séance 2 : Technique et Récupération Active (60-75 minutes)

1. Échauffement (10 minutes)
– 5 minutes de marche rapide ou de jogging léger.
– 5 minutes d’exercices de mobilité dynamique.

2. Course à pied (30-40 minutes)
– Séance de fartlek : Alternez entre des phases de course rapide (1-2 minutes) et des phases de récupération (2-3 minutes) à une allure lente. Cela permet de travailler la vitesse et l’endurance.

3. Renforcement musculaire léger (15-20 minutes)
– Squats légers ou avec poids corporel : 10-15 répétitions
– Pompes modifiées ou sur les genoux : 8-12 répétitions
– Gainage dynamique ou statique : 30-60 secondes
– Étirements ou yoga : 5-10 minutes pour favoriser la récupération.

4. Étirements et relaxation (5 minutes)
– Étirements statiques, en mettant l’accent sur la respiration et la relaxation musculaire.

Photo UTMB Group 2023
Photo UTMB Group

Programme minimum : le programme d’entraînement hivernal idéal

Vous êtes déterminé à ne pas lâcher l’affaire malgré le froid et la nuit ? Bravo pour votre motivation. Dans la mesure où vous n’avez pas d’objectif de course fixé, mais souhaitez simplement rester au meilleur de votre forme, nous vous proposons un programme d’entraînement mensuel spécial hiver conçu pour équilibrer l’entraînement, le renforcement musculaire et la récupération. L’idée est de faire un total de 3 à 4 séances par semaine. Si vous n’en faites que 3, vous pouvez sauter la séance du vendredi.

Semaine 1

Lundi : Renforcement musculaire (30-45 minutes)  
– Squats : 3 séries de 10-15 répétitions  
– Fentes : 3 séries de 10 répétitions par jambe  
– Gainage : 3 x 30-60 secondes  

Mercredi : Course à pied (45 minutes)  
– Course en terrain varié (si possible) à une intensité modérée  

Vendredi : Renforcement musculaire (30-45 minutes)  
– Pompes : 3 séries de 8-12 répétitions  
– Soulevé de terre avec haltères : 3 séries de 10-12 répétitions  
– Abdominaux : 3 séries de 15 répétitions  

Dimanche : Course longue (60 minutes)  
– Course à une allure confortable, en privilégiant le temps passé sur le terrain plus que la distance parcourue.

Semaine 2

Lundi : Renforcement musculaire (30-45 minutes)  
– Step-ups : 3 séries de 10 répétitions par jambe  
– Tractions ou tirage : 3 séries de 5-10 répétitions  
– Gainage latéral : 3 x 30-60 secondes par côté  

Mercredi : Course à pied (30-40 minutes)  
– Séance d’intervalles : 5 x 2 minutes à allure rapide, récup de 2 minutes entre les intervalles  

Vendredi : Activité croisée (30-45 minutes)  
– Natation, vélo ou autre activité aérobique à intensité modérée  

Dimanche : Course en nature (60-90 minutes)  
– Privilégier un parcours avec dénivelé pour travailler l’endurance et la force.

Semaine 3

Lundi : Renforcement musculaire (30-45 minutes)  
– Burpees : 3 séries de 8-10 répétitions  
– Squats sautés : 3 séries de 10 répétitions  
– Planche dynamique : 3 x 30-60 secondes  

Mercredi : Course à pied (45-60 minutes)  
– Course à allure modérée, en intégrant des côtes si possible  

Vendredi : Séance de mobilité (30 minutes)  
– Yoga ou étirements pour améliorer la flexibilité et la récupération  

Dimanche : Course longue (60-90 minutes)  
– Choisir un parcours technique pour simuler des conditions de trail.

Semaine 4

Lundi : Renforcement musculaire (30-45 minutes)  
– Circuit training : Combiner plusieurs exercices (squats, pompes, gainage) avec peu de repos entre chaque. 3 tours.  

Mercredi : Course à pied (30-45 minutes)  
– Séance de fartlek : Alternance entre phases rapides et lentes sur le parcours.  

Vendredi : Activité croisée ou repos actif (30-45 minutes)  
– Randonnée ou marche rapide si possible  

Dimanche : Course en nature (60-90 minutes)  
– Dernière sortie longue de la période, se concentrer sur le plaisir et la technique.

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C’est une question que l’on se pose souvent à l’abord de l’hiver, surtout lorsque les jours raccourcissent et qu’il fait froid : faut-il ou pas faire une coupure de l’entraînement ? Et si oui, comment et combien de temps ? La réponse est simple : si vous avez beaucoup couru cette année, il vous faut du repos… actif. On vous explique tout.

Pourquoi faut-il faire une coupure de l’entraînement

Le corps a ses cycles chronobiologiques : au jour succède la nuit, remettant les compteurs à niveau. À la phase d’entraînement intensif succède la phase de régénération, cette alternance de temps forts et de périodes « douces » garantissant tant la progression de vos performances que votre intégrité physique. Et pas que cela ! On peut parler aussi de ressourcement mental et psychologique. À l’issue de 5 à 10 jours de repos complet, vos capacités physiques sont peu modifiées. Cette période permet aux muscles de se reconstruire en fabriquant de nouvelles fibres. Les tendons et les ligaments se réparent des traumatismes et des chocs répétés tout au long de la saison.

Après 15 jours de simple réduction de l’entraînement en quantité et en qualité, les études montrent que les performances s’améliorent nettement. Cette période de récupération relative doit d’ailleurs systématiquement précéder vos grandes échéances. Au cours de ces deux semaines, les muscles se réparent, augmentent leur stock de sucre, et multiplient les structures chimiques destinées à la combustion des réserves. Les glandes accumulent à nouveau les hormones destinées à construire et à stimuler le corps.

Le mental aussi se régénère, car après une saison complète et intense, une fatigue psychologique s’installe progressivement. Le cerveau refait le plein en substances dont la mission est de transmettre l’information de neurone en neurone. Sur le plan psychologique, voilà qui contribue probablement à évacuer la saturation et à renforcer la motivation d’aller coûte que coûte au bout du chemin.

Coupure de l’entraînement : pas pour tout le monde !

Déjà, disons le tout de go : si vous ne courez qu’une ou deux fois par semaine, ne coupez pas ! Maintenez au contraire cette cadence qui est le minimum pour entretenir votre niveau et faire ensuite fructifier votre capital au printemps prochain, en augmentant quantité et qualité. La coupure est en revanche incontournable chez le traileur assidu qui s’entraîne régulièrement au moins 3 à 4 fois par semaine, et qui programme plus de 5 à 6 compétitions par an.

La longueur de la coupure sera différente en fonction de l’âge. Le traileur de 30 ans qui court quasiment tous les jours et participe à une course par mois, peut stopper vraiment jusqu’à 10 jours et reprendre ensuite progressivement. En revanche, le coureur de 50 ans devra éviter de couper totalement et aura intérêt à maintenir une activité physique (marche active, vélo, home trainer, natation, gym, etc.) lui garantissant la préservation de ses acquis physiologiques, plus difficiles à réinstaller après un certain âge.

Coupure de l’entraînement : pas trop longtemps !

Attention, dès qu’on atteint les 3 semaines de repos complet, la cylindrée du moteur musculaire ou VO2 max diminue de presque 30%. Le réservoir en sucre du muscle et l’énergie disponible se réduisent dans les mêmes proportions. La souplesse s’altère vite en l’absence d’étirements. On conseille donc d’éviter de couper totalement durant plus d’une semaine, et de poursuivre avec des activités d’endurance différentes.

Quand effectuer votre coupure

Celui qui a un entraînement très structuré, en suivant un programme pour préparer un objectif, n’aura pas trop de questions à se poser. Après une période intensive aboutissant à un trail long voire un ultra, ou même à une série de courses plus courtes, une coupure d’une quinzaine de jours s’imposera naturellement : environ une semaine sans sport, puis une reprise progressive par des activités physiques autres que le running.

Pour celui qui court pour se maintenir en forme, sans suivre de plan, et ne recherche pas spécialement à être hyper performant à des moments précis, mais préfère se maintenir à un niveau correct toute l’année, il peut être judicieux de ne pas prévoir sa coupure à l’avance, et plutôt de l’improviser quand le besoin s’en fait sentir : gros coup de barre, apparition d’une douleur, météo horrible, surcroît de boulot… Il est des moments où l’on se fait plus de mal que de bien en se donnant l’obligation absolue d’aller courir. Dans ces cas-là, la coupure pourra durer moins d’une semaine et n’affaiblira en rien vos capacités physiques, bien au contraire.

Coupure de l’entraînement et prise de poids

C’est souvent l’inquiétude principale des sportifs. En effet, le paradoxe quand on se repose, c’est que l’on a faim. C’est un phénomène naturel : le corps est au repos, reconstitue ses réserves et remet les niveaux à leur plein. Alors, il faut manger, mais manger intelligemment. Il est certain que si l’on profite de sa plus grande disponibilité pour aller au restaurant s’offrir des petits plats bien caloriques ou que l’on vide les pots de Nutella du placard, les kilos viendront au grand galop. Pour faire simple, il est normal, de prendre 1 à 2kg pendant la période de coupure, mais pas plus. La période de reprise stabilisera votre poids, et le retour à votre rythme de croisière vous ramènera à votre poids de forme.

Photo Cimalp
La randonnée permet de continuer d’être actif durant la période de coupure. Photo Cimalp

Vos programmes de coupure et de reprise de l’entraînement

Programme de reprise sur 6 semaines pour un traileur courant habituellement 3 à 4 fois par semaine

1ère semaine : repos complet

2ème semaine :

-Une séance vélo ou marche active d’une heure

-Une séance de gainage et d’étirements

-Une séance de natation, ou aquajogging de 40mn, ou marche active (de préférence nordique) d’une heure.

3ème semaine :

-2 footings de 35mn sur un parcours plat

-Une séance vélo ou marche active d’1h15 (ou natation de 45mn).

-Une séance de gainage et d’étirements

4ème semaine :

-2 footings de 45mn sur un parcours plat (dont un ponctué de 6 accélérations style lignes droites sur terrain souple)

-Une séance vélo ou marche active d’1h30 (ou natation de 50mn à 1h).

-Une séance de gainage et d’étirements

5ème semaine

-2 footings de 50mn à 1h sur un parcours plat (dont un ponctué de 6 accélérations style lignes droites sur terrain souple)

-Une séance de 50mn dont 8 x 30s vite-30s lents

-Une séance de gainage et d’étirements

6ème semaine

-2 footings d’1h à 1h15 sur un parcours plat

-Une séance de 50mn dont 10 x 30s vite-30s lents

-Une séance de fartleck d’1h au total dont 15mn de variations d’allures.

Programme de reprise sur 6 semaines pour un traileur courant habituellement 5 à 6 fois par semaine

1ère semaine : repos complet

2ème semaine :

-Une séance vélo ou marche active d’une heure

-Une séance de gainage et d’étirements

-Une séance de natation, ou aquajogging de 40mn, ou marche active (de préférence nordique) d’une heure.

3ème semaine :

-3 footings de 35mn sur un parcours plat

-2 séances vélo ou marche active d’1h15 (ou natation de 45mn).

-Une séance de gainage et d’étirements

4ème semaine :

-2 footings de 45mn sur un parcours plat (dont un ponctué de 6 accélérations style lignes droites sur terrain souple)

-Une séance de 50mn dont 8 x 30s vite-30s lents

-Une séance vélo ou marche active d’1h30 (ou natation de 50mn à 1h).

-Une séance de gainage et d’étirements

5ème semaine

-2 footings de 50mn à 1h sur un parcours plat (dont un ponctué de 6 accélérations style lignes droites sur terrain souple)

-Une séance de 50mn dont 10 x 30s vite-30s lents

-Une séance de fartleck d’1h au total dont 15mn de variations d’allures.

-Une séance de gainage et d’étirements

6ème semaine

-3 footings de 50mn à 1h sur un parcours plat (dont un ponctué de 6 accélérations style lignes droites sur terrain souple)

-Une séance de 50mn dont 10 x 30s vite-30s lents

-Une séance de fartleck d’1h au total dont 20mn de variations d’allures.

-Une séance vélo ou marche active d’1h30 (ou natation de 50mn à 1h).

Cet article est paru dans le magazine Esprit Trail N°140. Commandez-le en version digitale ou papier ICI

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Flash-back : 23 mars 2022, Kilian Jornet lève le voile sur le mystère qui planait depuis l’annonce de son départ de chez Salomon. Via les réseaux sociaux, il annonce s’être associé à l’entreprise familiale de chaussures Camper pour lancer la marque NNormal, des équipements pour les activités outdoor pensés pour être les plus durables et écoresponsables possible. La devise de NNormal : apprécier la nature sans laisser de traces. Et être performant, aussi, bien aidé par son ambassadeur N°1, qui remporte cette année-là le marathon de Zegama et la Hardrock avec le premier modèle de chaussure de la marque. 2 ans et demi plus tard, alors que la nouvelle recrue de NNormal, Elhousine Elazzaoui, a remporté la Golden Trail World Series et que vient de commencer la commercialisation de son 3ème modèle de chaussure, la très innovante Kboix et ses 3 semelles intermédiaires interchangeables, Sito Luis Salas, CEO de l’entreprise, raconte l’aventure et la mission de NNormal, entre ambitions claires et des objectifs extraordinaires.

NNormal, une vision signée Kilian Jornet

« Nous partageons les mêmes valeurs avec Camper, explique Kilian Jornet début 2022 lorsqu’il présente pour la première fois l’aventure NNormal. Cela a constitué une énorme motivation pour initier ce projet. Nous sommes en effet très vite tombés d’accord sur le fait qu’il existe un moyen de changer notre manière de penser et d’agir vis-à-vis de notre environnement dans le cadre de nos activités en extérieur. En ce qui concerne NNormal, nous souhaitons faire preuve d’une grande honnêteté quant au mode de production des équipements et au rôle de l’entreprise vis-à-vis de la société et de l’environnement.

Cela exige une transparence totale et l’élaboration de produits durables. Afin de minimiser notre impact et éviter la surconsommation, nous travaillons donc beaucoup sur les choix de matériaux et explorons de nouveaux designs. C’est un parcours long et difficile, mais il est au cœur de ma motivation et de celle de toute l’équipe au moment de démarrer ce projet. »

NNormal, d’un doux rêve à une entreprise internationale

Créés à Majorque et testés en Norvège — le nom est d’ailleurs un clin d’œil astucieux à ces deux origines, avec “Nor” pour Norvège et “Mal” pour Majorque (Mallorca) — les produits NNormal ont pour objectif de refléter la philosophie des deux partenaires : allier authenticité et utilité afin de créer un équipement intemporel conçu pour durer, fonctionnel et tourné vers la performance pour une pratique sportive la plus respectueuse de la nature possible. Les 2 premiers modèles de chaussures à voir le jour quelques mois plus tard, longuement testés par Kilian Jornet lui-même au cours de la saison 2022, sont la Kjerag pour la compétition et la Tomir pour le grand public, Tomir qui a laissé place à une Tomir 2.0 suite à des retours de la communauté NNormal.

« La création d’une nouvelle marque est toujours une aventure excitante, bien que nous ayons conscience des défis qu’elle implique, déclarait de son côté Miguel Fluxa, PDG de Camper et membre de la quatrième génération de la famille fondatrice. Avoir l’opportunité de la concevoir avec quelqu’un comme Kilian est réellement une chance unique : le mariage de la performance et de la responsabilité individuelle s’inscrit totalement dans notre ADN. Nous sommes parfaitement complémentaires : Kilian apporte son expertise dans le développement des produits et sa vision de ce que nous pouvons faire pour l’environnement, tandis que nous apportons notre entrepreneuriat, notre expertise en cordonnerie et son savoir-faire créatif. »

Lire les coulisses de la création de l’entreprise NNormal ICI

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Source NNormal

L’interview de Sito Luis Salas, ou l’éloge de la « non normalité »

Sito, diriger une entreprise qui se veut «non normale» ne doit pas être facile ! Où trouvez-vous l’inspiration pour insuffler cette philosophie au sein de l’équipe ?

Sito Luis Salas : 80% de ce que nous faisons repose sur des pratiques commerciales très conventionnelles ou standard, mais cela devient vraiment intéressant lorsque nous trouvons des idées ou des initiatives qui sortent des cadres habituels. Ce sont ces moments qui me rendent fier et qui, en même temps, créent un impact significatif pour la marque.

Avez-vous des exemples en tête ?

Sito Luis Salas : Oui, bien sûr ! Le groupe Telegram Communautaire, que nous avons ouvert au lancement de la marque. Nous avons embauché un pacer via LinkedIn pour l’édition Hardrock 2022 parmi les fans de NNormal ! Ou encore l’équipe que forment nos athlètes, alliant performance et valeurs personnelles alignées sur un engagement social ou environnemental, comme Dakota (Jones, NDLR), Elhousine (Elazzaoui, NDLR), Emelie (Forsberg, NDLR), Jandro (Forcades, NDLR), Tofol (Castanyer, NDLR) ou Allie (Ostrander, NDLR). Sans oublier des initiatives telles que la publication Kjerag Durability, la garantie de réparation gratuite à vie, ainsi que notre esthétique singulière dans l’industrie de l’outdoor.

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Sito Luis Salas. Source NNormal

Est-il vrai que ces idées peuvent venir de n’importe quel membre de l’équipe ?

Sito Luis Salas : Oui, et nous encourageons activement chaque membre de l’équipe à explorer systématiquement de nouvelles pistes qui ne semblent pas conventionnelles. Ce n’est pas facile, car nous devons également gérer les activités quotidiennes de NNormal. Et lorsque nous en trouvons une, nous la célébrons, car il est important de toujours valoriser ces exemples qui expriment nos valeurs « non-normales ».

Vous avez dit un jour que gérer l’avenir de cette jeune marque était le défi d’une vie. Qu’est-ce qui le rend si spécial ?

Sito Luis Salas : L’opportunité de participer à la création d’une nouvelle marque ne se présente qu’une fois dans une vie professionnelle. Diriger une marque de sport qui combine les meilleures valeurs de Camper et de Kilian Jornet pour défier l’industrie est incroyablement gratifiant. En même temps, c’est une aventure stimulante, en concurrence avec des marques plus grandes et établies depuis longtemps. Et sur un plan plus personnel, étant un amoureux des activités de plein air qui pratique la course à pied dès qu’il peut, NNormal se trouve à la parfaite intersection de ma vie professionnelle et personnelle.

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Source NNormal

Diriez-vous que diriger NNormal requiert les qualités d’un Kjerag (léger et rapide) ou d’un Tomir (solide et résistant) ?

Sito Luis Salas : Je pense que nous avons besoin des deux. 50% de mon temps est consacré au lancement de la marque, à la constitution de l’équipe et à la mise sur le marché des premiers produits, dans le but d’atteindre la rentabilité le plus rapidement possible. C’est le mode « léger et rapide » de Kjerag.

Et les 50% restants ?

Sito Luis Salas : L’autre moitié est consacrée à la stratégie à long terme, sachant qu’il s’agit d’une course ultra-rapide. Nous devons définir les prochaines catégories de produits et mettre en place des partenariats à long terme. Cette partie du travail est davantage axée sur la durabilité et la résilience. Nous savons qu’il faut du temps pour construire une nouvelle marque dans ce domaine.

Pouvez-vous nous parler de votre moment préféré au travail : dans l’atelier, en voyant des prototypes, lors d’un événement communautaire, d’un lancement de produit… ?

Sito Luis Salas : Mon moment préféré est celui où je vois un membre de l’équipe évoluer professionnellement et prendre plus de responsabilités, ce qui me permet de me détendre un peu (Sourire.) ! Outre le développement de l’équipe, j’aime beaucoup tester un produit qui fonctionne bien et le commercialiser avec succès. J’apprécie également le temps passé avec les partenaires détaillants et les consommateurs qui soutiennent le lancement de la marque.

Quel est le principal défi économique pour une entreprise qui investit autant dans son impact environnemental ?

Sito Luis Salas : L’une de nos solutions pour réduire notre impact environnemental est la durabilité des chaussures. Cette volonté implique d’utiliser les meilleurs matériaux et les meilleures usines, ce qui augmente évidemment les coûts. Or, si nos produits sont vendus à des prix similaires à ceux de nos concurrents, les marges s’en trouvent réduites. D’un autre côté, cela permet de fidéliser les clients s’ils sont satisfaits de la qualité. Pour avoir un impact réel, nous devons nous développer au-delà d’une marque de niche; sinon, nos bonnes valeurs et nos initiatives n’auront qu’une portée limitée.

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Source NNormal

NNormal intègre également un soutien financier aux associations environnementales…

Sito Luis Salas : Oui, nous allouons 1% de nos ventes à la Fondation Kilian Jornet, qui finance des projets environnementaux tels que la restauration de sentiers et l’éducation à la nature.

Parlons du dernier produit lancé, la Kboix. Ces chaussures révolutionnaires remettent en question la manière traditionnelle de « consommer » des chaussures de sport. NNormal a-t-il déjà trouvé son modèle idéal ?

Sito Luis Salas : Kboix est née de la vision de Kilian, qui souhaitait construire une chaussure modulaire et plus durable. Nous venons de lancer la première version et nous suivrons de près les réactions des consommateurs. La chaussure comprend trois semelles intermédiaires qui s’adaptent aux différents terrains, et lorsqu’une semelle intermédiaire s’use, elle peut être remplacée, ce qui prolonge la durée de vie de la chaussure. C’est notre première innovation qui remet en question la façon dont les chaussures de plein air sont fabriquées, vendues et utilisées.

Tout savoir sur la Kboix

Pour proposer des produits innovants, il faut des compétences techniques et le courage d’investir dans des projets susceptibles d’échouer. Quelle est la partie la plus difficile ?

Sito Luis Salas : L’innovation est essentielle pour l’avenir de toute entreprise, mais il est toujours difficile d’introduire quelque chose de nouveau sur le marché. Outre la vision du produit, nous avons besoin de l’équipe et des ressources nécessaires pour y parvenir, et cela ne fonctionnera pas toujours sur le plan commercial. Nous comptons sur Kilian, sur l’expérience de Camper et sur la passion de l’équipe de NNormal pour donner vie à cette ambition.

Tout le monde participe, encore une fois ?

Sito Luis Salas : Oui. Il est essentiel que chacun apporte ses idées et teste les prototypes, qu’il s’agisse de nos athlètes ambassadeurs ou des membres de l’équipe qui les utilisent à l’entraînement ou lors d’activités de plein air. Le plus difficile est de gérer cette innovation en même temps que les impératifs de production de la collection existante, qui plus est avec une petite équipe. D’un autre côté, le fait de se concentrer sur le trail running avec une petite gamme de produits nous permet de nous concentrer sur les bonnes innovations.

L’attachement profond de NNormal à sa communauté, à travers des réunions en personne, la communication et l’interaction avec les médias sociaux, est au cœur de son ADN. Avez-vous des souvenirs particuliers de ces moments ?

Sito Luis Salas : Oui, la communauté de trail running est une initiative stratégique essentielle pour NNormal, et ses membres ont joué un rôle déterminant dans les tests et la promotion de nos produits et de notre marque. L’un de mes premiers souvenirs est celui des testeurs de produits à Majorque, où nous avons eu nos premières interactions et réactions pour la marque. Un autre moment mémorable fut la rencontre avec les détaillants spécialisés dans la course à pied, qui ont contribué à notre lancement. Dès le départ, ils ont montré une forte volonté de réussite pour NNormal et se sont montrés très proches de nos valeurs. Et, bien sûr, les courses de Zegama et Hardrock, où Kilian a présenté les chaussures Kjerag pour la première fois, ont été très spéciales pour moi et pour l’équipe. Et le fait qu’il ait gagné les deux courses a été un immense boost !

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Lors de la Hardrock 2022, Dakota Jones et Kilian Jornet, les 2 “hommes en noir” de NNormal, en compagnie de François D’Haene. Photo Organisation

La petite taille de NNormal est-elle un avantage en termes de flexibilité ou un inconvénient en raison du manque de ressources ?

Sito Luis Salas : La petite taille est un avantage si nous avons une stratégie ciblée (trail running, produits sélectionnés, marchés limités). Cela nous permet de lancer des initiatives de manière efficace et de rester proches de nos partenaires, consommatrices et consommateurs. Mais pour être compétitifs et pertinents dans l’industrie de l’outdoor, nous avons besoin de ressources. La clé est, comme toujours, de concentrer les ressources sur les activités principales et de poursuivre une croissance durable qui génère des fonds à réinvestir.

Et maintenant, pour conclure cette interview, une question légèrement introspective : quels conseils donneriez-vous au Sito d’il y a deux ans, en lançant ce projet ?

Sito Luis Salas : Oh, c’est une bonne question ! Eh bien, je lui recommanderais de se préparer aux erreurs et à la pression qu’elles entraînent, mais aussi de les considérer comme de précieuses occasions d’apprentissage. Le plus important est d’avoir la bonne vision et la bonne stratégie, ainsi que l’équipe et la culture nécessaires pour y parvenir. Cela prend du temps. Il faut aussi s’attendre à des hauts et des bas, tant pour la marque que sur le plan personnel, Camper offrant un environnement commercial plus stable et structuré. Mais je lui dirais aussi d’être heureux et de se dire qu’il a de la chance, car j’aimerais être à sa place et pouvoir revivre le début de cette aventure pour la première fois !

Source NNormal
Source NNormal
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C’est « l’affaire » qui a secoué le monde du trail après le Grand Trail des Templiers : 5 des 10 athlètes élite contrôlés à l’arrivée de la course par l’association antidopage Athletes for Transparency étaient positifs à l’ibuprofène (Advil, Motrin), un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) consommé dans les jours précédant la course. Or cet anti-inflammatoire, qui ne fait pas partie des produits interdits par l’Agence mondiale antidopage (AMA) et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), était cette année interdit par l’organisation des Templiers. Pourquoi cette interdiction ? Pourquoi les sanctions prévues au règlement n’ont pas été appliquées ? L’ibuprofène influence-t-il réellement les performances sportives ? Doit-on le classer en produit dopant ? On a fait le tour de la question.

Interdire l’ibuprofène en auto-médication : une mesure de prévention

C’est la première question qui vient à l’esprit : pourquoi les organisateurs du Grand Trail des Templiers ont décrété cette année une interdiction de l’ibuprofène hors avis médical, et mis en place des tests pour détecter son usage, alors que c’est un produit autorisé par l’Agence mondiale antidopage (AMA) et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) ? La raison est simple : son usage incontrôlé est dangereux, et dans le cadre de leur politique de santé ambitieuse, les Templiers ont souhaiter agir comme des lanceurs d’alerte.

En effet, cette classe de médicaments utilisés pour traiter la douleur, la fièvre et d’autres processus inflammatoires étant distribuée sans ordonnance médicale, de nombreux coureurs les prennent en auto-médication pour gérer les douleurs musculaires ou accélérer la récupération, particulièrement dans les épreuves d’ultra-endurance, sans être conscients qu’une mauvaise utilisation peut avoir des conséquences contre-productives bien plus lourdes que celles du problème d’origine. Dès lors, interdire l’usage de l’ibuprofène, particulièrement sur une épreuve d’ultra-endurance telle que le Grand Trail des Templiers, est une mesure de prévention justifiée.

Les dangers potentiels liés à l’auto-médication d’ibuprofène

Le principal problème lié à l’usage d’AINS dans la pratique sportive est qu’ils empêchent la fabrication des prostaglandines, substances produites naturellement par l’organisme et qui agissent comme médiateurs pour diverses fonctions physiologiques, notamment la protection de la muqueuse de l’estomac et la régulation de la pression artérielle. En bloquant toutes les prostaglandines, les AINS peuvent déclencher de nombreux effets secondaires.

Parmi ceux-ci, les plus courants sont les troubles digestifs affectant la muqueuse gastrique, puisque les AINS augmentent la perméabilité intestinale. Ce sont les plus répandus, d’autant plus importants lorsque les AINS sont consommés régulièrement. On observe à ce titre que les crampes abdominales menant à l’abandon d’une épreuve sont plus fréquentes chez les coureurs qui ont pris des AINS. Autre danger majeur, les troubles rénaux associés à l’exercice, qui sont amplifiés si une activité prolongée type ultra-trail est combinée à un stress thermique sévère et/ou à une déshydratation. A noter également pour certaines AINS les risques d’éventuels accidents cardiaques causés par le dépassement des propres limites physiologiques, limites camouflées par ces analgésiques.

Attention à ne pas masquer les signaux de douleur

Il est important de souligner que la douleur est un signal d’alarme pour notre corps, qui donne des indications sur nos capacités physiques. En cas d’apparition d’une douleur, la masquer ne permet donc pas de ressentir et comprendre les signaux envoyés par le corps pour gérer son effort et prévenir des blessures, comme une lésion musculaire ou articulaire. Si l’effort est poursuivi, le risque pour le sportif qui ne s’arrête pas est une blessure plus invalidante, ou pire encore. De plus, contrairement à la croyance populaire, l’inflammation est un processus utile, une réponse de l’organisme à un problème qu’il a identifié, par exemple pour reconstruire des fibres musculaires endommagées. Tenter de l’inhiber avec des médicaments anti-inflammatoires est contre-productif, car si les AINS peuvent la réduire et aider à la récupération à court terme, ils peuvent également nuire à l’adaptation à long terme. L’adage « No pain, no gain » prend alors tout son sens.

Mieux vaut apprendre à courir avec une petite douleur que la masquer avec des AINS !

L’an dernier, le médecin lyonnais Patrick Basset, directeur médical du Marathon du Mont-Blanc et de l’UTMB, spécialisé dans l’encadrement et les pathologies des sports d’endurance, tirait la sonnette d’alarme sur l’automédication par anti-inflammatoires, qu’il qualifiait même de « catastrophe ». Il s’en expliquait ainsi : « L’automédication est notre principal souci. En fait, c’est le pot de terre contre le pot de fer. Les anti-inflammatoires sont des médicaments qui marchent très bien pour les douleurs des chevilles, les douleurs du tendon, toutes les petites douleurs des coureurs. Le problème, c’est qu’ils sont en vente libre. On les consomme comme des cachous, si je puis dire. C’est une catastrophe parce qu’on se rend compte que tous les patients qui terminent en réanimation ont pris des anti-inflammatoires. En fait, pour réussir à faire sa course sans symptômes, il vaut mieux apprendre à courir avec une petite douleur, accepter cette douleur plutôt que de prendre des anti-inflammatoires. » Du côté de la Clinique du Coureur, même son de cloche : « La prise d’AINS lors d’épreuves d’endurance et d’ultra-endurance devrait être proscrite et une sensibilisation devrait être prodiguée à cet effet par les promoteurs d’événements. »

Grand Trail des Templiers 2024 : pourquoi les sanctions n’ont pas été appliquées

L’article 6 du règlement des Templiers prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à 1 heure de pénalité, voire une disqualification, à l’encontre des coureurs contrôlés positifs qui n’auraient pas préalablement informé l’organisation de sa prise de médicaments, en la justifiant par un avis médical. Pourtant, aucune sanction n’a été appliquée aux 5 athlètes élite contrôlés positifs. L’indulgence invoquée par l’organisation (« c’est une première mise en place de la politique de santé sur cette édition, et l’objectif est avant tout éducatif ») peut paraître excessive, et décrédibiliser la volonté réelle de politique de santé et de prévoyance, mais vu le nombre d’athlètes concernés, les conséquences d’image auraient été désastreuses.

Certains regretteront cette frilosité finale, d’autres apprécieront l’avertissement sans frais de cette année, en se disant que sur l’édition 2025, la clémence ne serait plus de mise. Il faut par ailleurs souligner que si des sanctions avaient été appliquées, l’ibuprofène n’étant pas sur la liste des produits interdits, elles n’auraient eu de conséquences qu’au niveau de cette compétition, sans aucune autre répercussion au-delà du cadre de l’événement.

Il reste cependant regrettable que de tels contrôles non sanctionnés aient créé un climat de suspicion parmi les athlètes élite, d’autant qu’aucun nom de contrôlé positif n’a pu être divulgué (secret médical oblige). Thomas Cardin, le vainqueur du Grand Trail, a même dû se fendre d’une communication pour préciser qu’il ne faisait pas partie des athlètes contrôlés par Athletes for Transparency, lui-même ayant été contrôlé par l’Agence française de lutte contre le dopage.

Templiers 2024. Photo Guillaume Salem

Ibuprofène et amélioration des performances sportives : que dit la science ?

L’information « 50% des athlètes élite du Grand Trail des Templiers ont été contrôlés positifs à l’ibuprofène » s’est évidemment transformée en « 50% des athlètes élite du Grand Trail des Templiers étaient dopés ». Mais l’ibuprofène, classé non dopant par l’Agence mondiale antidopage (AMA) et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), devrait-il être considéré comme un produit dopant ? Si son effet sur la tolérance à la douleur pendant l’exercice est controversé, ses effets sur les performances d’endurance ont été peu étudiés. Néanmoins, nous avons pu nous appuyer sur 2 études scientifiques récentes pour avoir un début de réponse.

Etude N°1 : Effets de l’ibuprofène lors d’un trail de 42 km sur le stress oxydatif, la fatigue musculaire, les lésions musculaires et les performances

Cette étude randomisée publiée en septembre 2024 part d’un constat : jusqu’à 75 % des marathoniens ingèrent des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pendant la compétition. Or l’effet des AINS dans les sports d’endurance n’est pas clair. Afin de lever les doutes quant à leur contribution à la performance, les chercheurs ont évalué l’effet de l’utilisation de l’ibuprofène (IBU) sur le stress oxydatif, les lésions musculaires, la performance physique et le saut vertical des coureurs participant à une course en trail de 42 km.

L’échantillon était composé de 12 hommes répartis au hasard en 2 groupes : un groupe placebo (placebo) et un groupe ibuprofène (IBG). Une capsule d’IBU de 400 mg a été administrée au groupe IBG 15 minutes avant le début de l’épreuve et une autre 5 heures après, tandis qu’une capsule placebo a été adminsitrée au groupe placebo dans les mêmes conditions. Dans l’analyse intergroupe qui a suivi, il a été démontré que l’IBU avait des effets positifs sur le stress oxydatif et la fatigue musculaire, mais n’avait aucun effet sur les performances physiques et les dommages musculaires.

Etude N°2 : Utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et endurance pendant la course chez les coureurs de fond masculins

L’objectif de cette étude clinique contrôlée randomisée de mars 2024 effectuée en laboratoire était d’étudier l’effet de l’administration prophylactique de l’ibuprofène sur le temps écoulé jusqu’à l’auto-évaluation de la fatigue chez les coureurs présentant des lésions musculaires induites par l’exercice. Elle s’est établie sur 20 coureurs de fond masculins en bonne santé, répartis en 2 groupes (groupe ibuprofène = 10, groupe placebo = 10) pour réaliser des essais de vitesse limite (qui correspondait à leurs deuxièmes seuils ventilatoires préalablement déterminés) 48 heures avant et 48 heures après l’induction d’un muscle d’un membre inférieur. Une heure avant le deuxième essai final, le groupe ibuprofène a reçu 1,2 g d’ibuprofène et le groupe placebo a reçu du lactose par voie orale.

Les principaux critères de jugement enregistrés au cours de chaque test ont été le temps écoulé jusqu’à la fatigue auto-déclarée, la fréquence cardiaque, le quotient respiratoire, la consommation d’oxygène et l’effort perçu. Au niveau des résultats, les deux groupes ont signalé une augmentation des douleurs musculaires dans les extenseurs et les fléchisseurs du genou 48 heures après le protocole de lésions musculaires. Les chercheurs ont de leur côté observé une réduction des performances d’endurance des deux groupes, mais aucune différence entre les groupes. Leurs conclusions sont que l’ibuprofène n’a pas réduit l’effet des lésions musculaires et de la douleur sur la performance.

A ce stade, force est de conclure que l’ibuprofène ne peut pas être considéré comme un produit dopant. Cependant, dans le cadre de politiques de prévention et de santé du sportif, et afin de limiter les risques d’accidents, il est souhaitable que les organisateurs d’événements, dans un but éducatif et de prise de conscience, suivent l’exemple du Festival des Templiers.

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Participer à un trail dans le désert, franchir des dunes, longer des canyons de roches ocres et récupérer le temps d’un bivouac en pleine nature est une expérience intense et riche en émotions, que tout coureur se doit de vivre une fois dans sa vie. Ça tombe bien, les épreuves par étapes en milieu désertique se multiplient, toutes plus attrayantes les unes que les autres. Notre sélection pour 2025. À vous de choisir votre bac à sable.

Oman Desert Marathon

Oman Desert marathon
Oman Desert Marathon. Photo Organisation

Foulez le désert d’Oman, ses sables plus reculés et intacts en 165 km en 5 étapes de l’Oasis d’Alwasil jusqu’à Bediyah, avec une longue étape de 42 km. Egalement 100, 42, 21 km et 10 km à l’affiche.

Prochaine édition du 18 au 22 janvier 2025

A lire : courir dans le sable mode d’emploi

MDS – 5 destinations

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MDS Cappadocia. Photo Organisation

Anciennement nommé Half MDS, les MDS sont des épreuves d’une semaine sous forme de 4 jours d’aventure au milieu du désert en autonomie alimentaire totale (hors eau) durant la course. Les parcours sont divisés en 3 étapes et avec 3 distances au choix en fonction des destinations (70, 100 ou 120km) à réaliser en courant et en marchant.

Prochaines épreuves :
Maroc / Atlantic Coast du 25 janvier au 1er février 2025 (1ère édition)
Turquie (Cappadoce) du 21 au 28 juin 2025
Namibie du 26 avril au 3 mai 2025 (1ère édition)
Jordanie du 9 au 16 mai 2025
Pérou du 29 novembre au 6 décembre 2025

A lire : Courir dans le désert, les 6 conseils de Cécile Bertin, « reine des sables »

Trans Sahara Marathon – Maroc

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Trans Sahara Marathon / Photo Organisation

Un ultra marathon d’environ 150km en 4 étapes dans le désert du Sahara organisé par Mohamad Ahansal, légendaire coureur du désert connu pour ses 5 victoires au Marathon des Sables.

Prochaine édition du 14 au 22 février 2025

Jordan Running Adventure Race

Jordan Running Adventure Race
Jordan Running Adventure Race. Photo Organisation

Une aventure inoubliable au cœur du désert du Wadi Rum, avec une course, des visites et des hébergements de qualité. 100 km ou 60 km en 3 étapes en semi-autonomie ou bien 185 km non-stop avec un départ de Petit Petra, un passage dans le site antique de Petra, puis un final dans l’exceptionnel désert jordanien.

Prochaine édition du 15 au 22 février 2025

Treg Ennedi Trail

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TREG Tchad. Photo Organisation

3 courses non-stop (180, 90 et 54 km) dans le désert de l’Ennedi du Tchad en autosuffisance et auto-navigation par GPS. Cette région méconnue et très préservée est tout simplement grandiose. Programme pour les marcheurs et les accompagnants.

Prochaine édition du 15 au 25 février 2025

Tizi N’Trail – Maroc

Tizi N'Trail : Photo Organisation : DR
Tizi N’Trail / Photo Organisation

Une épreuve qui permet tous les ans de découvrir différentes facettes du Maroc. L’an prochain, cette nouvelle édition se déroulera dans la région de l’erg Chegaga, l’une des 2 plus grands zones de dunes du Maroc, au sud de Zagora. 3 étapes au programme.

Prochaine édition du 10 au 16 mars 2025

Marathon des Sables – Legendary – Maroc

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Marathon des Sables – The Legendary. Photo Organisation

C’est la course désertique la plus connue du monde, imaginée par Patrick Bauer après avoir parcouru le Sahara en solitaire et en autonomie totale en 1984. Si Patrick a tiré sa révérence en 2024, l’aventure continue, avec environ 250km en 6 étapes, mais surtout 7 jours en autosuffisance alimentaire totale.

Prochaine édition du 4 au 14 avril 2025

Namib Race – Namibie

Namib Race : Photo Organisation
Namib Race / Photo Organisation

C’est dans le plus vieux désert et les plus grandes dunes du monde que se déroule cette course par étapes de 7 jours et environ 250 km. Vastes plaines rouges, affleurements montagneux, immenses étendues de dunes de sable, paysages lunaires et vagues de l’océan Atlantique se brisant contre le rivage sablonneux, le parcours offre un dépaysement total.

Prochaine édition fin avril 2025

Atacama Crossing – Chili

Atacama Crossing - Photo Organisation : DR
Atacama Crossing. Photo Organisation /DR

Course de 250 km qui se déroule dans le désert d’Atacama, considéré comme le désert le plus sec du monde (là où il ne pleut jamais). 6 étapes au programme : pratiquement 4 marathons en 4 jours, puis une « étape longue » de 74 km, un jour de repos et une dernière étape de 11 km.

Prochaine édition du 30 avril au 5 juin 2025

Gobi March – Mongolie

Gobi March Photo Organisation : Thiago Diz
Gobi March / Photo Organisation – Thiago Diz

Le Gоbі Mаrch еst unе cоursе par étapes de 6 jоurs, pоur unе dіstаncе d’environ 250 kіlоmètrеs. Particularité : les tеmpérаturеs sоnt d’еnvіrоn 10°C sur lа prеmіèrе pаrtіе dе l’éprеuvе, pоur pаssеr еnsuіtе à dеs vаlеurs cоmprіsеs еntrе 35 еt 45°C.

Prochaine édition du 22 au 28 juin 2025

Treg Algeria Trail – Algérie

TREG ALGERIA - Photo Linka Production – V. Kronental – Le Treg
TREG Algeria – Photo Linka Production – V. Kronental – Le Treg

C’est dans une très belle oasis du Sahara en bordure du Grand Erg Occidental, dans une zone dunaire très étendue, que se déroule le Treg Algeria Trail, une aventure d’ultra-trail par étapes en autosuffisance sur 3 formats possibles : 50, 106 et 182 km.

Prochaine édition du 29 novembre au 6 décembre 2025

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